Les philosophes des Lumières dans la France des années noires 1940-1944

Auteur: Pascale Pellerin

les philosophes[2]

LES PHILOSOPHES DES LUMIERES DANS LA FRANCE DES ANNEES NOIRES : 1940-1944.

INTRODUCTION p. 9

I CHAOS ET REORGANISATION DE LA VIE POLITIQUE : ENTRE ALLEGEANCE, SOUMISSION ET REBELLION p. 15

1– Les chemins vers la Collaboration p. 18

a) De la gauche à la collaboration franco-allemande : glissements et ruptures. p. 18

b) Une droite tentée par le fascisme. p. 25

c) Une extrême droite triomphante. p. 27

2– Une résistance difficile et périlleuse p. 29

II LE MONDE INTELLECTUEL ET SES RELAIS MEDIATIQUES SOUS L’OCCUPATION. p. 33

1– Une presse habilement muselée p. 33

2– l’édition p. 42

III QUATRE PORTRAITS DE PHILOSOPHES p. 47

1– Montesquieu : un honnête homme heureux p. 49

2– Voltaire, l’icône des Lumières aux multiples facettes p. 57

3– Rousseau, homme traqué ou fou solitaire ? p. 65

4– Diderot, maître d’œuvre de l’Encyclopédie p. 82

IV COLLABORATEURS ET PETAINISTES FACE A LA PENSEE POLITIQUE DES LUMIERES : MONTESQUIEU ET ROUSSEAU ENTRE CONDAMNATION ET RECUPERATION

p. 91

1– Montesquieu, un conservateur heureux p. 91

2– Rousseau, le lieu d’une polémique p. 107

a) Rousseau et le conservatisme moral de Vichy. p. 108

b) L’homme par qui le désastre arrive. p. 114

c) Rousseau inspirateur du nazisme. p. 121

V LES LUMIERES AU SECOURS DE LA RESISTANCE p. 135

1– Montesquieu, un libéral humaniste p. 136

2– Rousseau, une dissidence spirituelle sous l’Occupation p. 139

3– Les Lumières, emblème de la raison contre l’obscurantisme

nazi p. 149.

VI LES LUMIERES ET LA QUESTION JUIVE p. 159

1– Voltaire antisémite ? p. 160

2– Rousseau, le « sabbes goy » p. 174

VII LES LUMIERES ET LA REVOLUTION FRANCAISE : UNE CONTROVERSE PARMI LES COLLABORATEURS p. 183

1– Rousseau et Diderot, « les indécrottables » p. 184

2– Montesquieu et Voltaire, révolutionnaires sans le savoir p. 196

VII LES LUMIERES, UN ENJEU EUROPEEN p. 201

1– Montesquieu, le cosmopolite curieux p. 203

2– Voltaire, entre cosmopolitisme européen et revendication

nationale p. 208.

CONCLUSION p. 219

BIBLIOGRAPHIE p. 223

INDEX p. 225

 Alain TGV Badiou/de tout un peu

Alain Badiou à la librairie Kléber.

Alain Badiou Strasbourg

Il y avait du monde à la Salle Blanche pour Badiou, intellectuel philosophe, presque pipeul maintenant, pour la présentation de son petit livre, un entretien sur l’amour.

On a déjà dit ici ce qu’on pensait de ces séances dans la librairie quasi officielle de la place, au détriment des autres. On s’y rend, cependant, souvent, pour voir et entendre, en chair et en os, les zôteurs, mais, pour Badiou, malgré l’estime et l’intérêt même qu’on a pour son œuvre, on doit dire qu’on a été frustré.

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 Philippe, par Jean-Luc

Clôture (provisoire) du colloque sur Philippe Lacoue-Labarthe au TNS samedi 24 octobre 2009 de 20h à 21h30.

Jean Luc Nancy point d'orgue au colloque sur Lacoue-Labarthe
Jean Luc Nancy point d’orgue au colloque sur Lacoue-Labarthe

Philippe, par Jean-Luc.

On était aux anges -qui stationnaient plus qu’ils ne passaient- en cette salle Hubert Gignoux du TNS, samedi soir, pendant 90 minutes, alors que Jean-Luc (Nancy), mettait, non pas un terme, au colloque sur Philippe Lacoue-Labarthe, mais posait un point-virgule, après deux jours de contributions sur Lacoue, cette intériorité pensante, dont le fantôme hantait le lieu.

Moment rare où l’autre de Philippe, le Nancy de Nancy-Lacoue, survivant, lui survivant comme se survivant par un intrus, l’évoquait, -sa voix- le convoquait et l’invoquait, même. Et personne ne pouvait échapper à la pensée, oh, prématurée, de savoir quel non-sujet, quel type, serait à la place, comme si c’était possible autrement que spatialement, de Jean-Luc, le jour où, ou au lendemain de.

Ce pourquoi, cette attention soutenue, qui n’osa évidemment pas, à la fin, intervenir après lui, et silencieusement, tournaient les caméras et autres enregistreurs saisissant le vif.

J L Nancy remercie J Rogozinski au TNS

Mais ceci est écrit d’après l’écho, seulement, de la soirée d’hier, avant toute répétition mécanique. Y sont déposées les bribes, survivantes, elles-aussi, de l’oralité, ruminées, d’une nuit ayant fait son travail de dépôt, d’enfouissement, d’émergence possible.

Philippe, donc, le titre de l’évocation, mais aussi le nom- prénom- de Lacoue pour Jean-Luc, son nom, si on peut dire de famille, une famille inédite, ni classique, ni décomposée, ni même recomposée, une famille dont le nom reste encore à trouver, une galaxie pas encore connue ou reconnue dans le ciel sociologique.

Philippe, ce nom, que son porteur n’aimait pas, tant il est difficile, né en 1940, d’y être inscrit. Nom qui, malgré sa grécité cavalière, ne lui agréait pas; nom pourtant de ce qui s’appellerait l’intime, si précisément, en cette configuration, l’intime et l’extime, comme la vie et la pensée, ne se réinventaient pas dans leurs rapports.

Et Jean-Luc de rapporter encore leur rencontre, effet de la tuchè (le hasard), et du kairos (l’occasion, qui a fait ici deux larrons), l’improbable prolongation de séjour et auto-assignation commune à résidence à Strasbourg, (en place de Paris) où l’hiver était si froid, sur l’invitation de Lucien Braun qui avait pressenti quelque chose, encore à venir, leur opus, leur inédite communauté de vie et de travail dans, et de la pensée, à l’heure de La fin des conceptions du monde et le commencement de la pensée (Heidegger), leur situation à la frontière de la philosophie et de la littérature.

Alors même qu’on commençait, inutilement, à s’inquiéter de cet autobiographique en commun, Nancy rassura le public; il ne s’agirait pas de cela. De quoi alors?

D’aventures de la vie et de la pensée unies, de typographies, de typologies, de caractères frappés, non dans le plomb, mais dans la chair humaine, du Dasein, un, souligna-t-il. Il nous restitua Philippe, sa voix, son père, sa mère, son protestantisme, à qui la grâce n’est pas donnée, comme au catholique Nancy, son questionnement sans certitudes finales, son combat avec et contre Heidegger, dont l’œuvre de 1927, Sein und Zeit échappe pour toujours à l’infamant stigmate nazi, sa mimesis déconstruite, son radicalisme politique loin de la social-démocratie, etc.

Philippe, en ce TNS, pour lequel il avait travaillé, sur Sophocle, Hölderlin. Philippe qui fit œuvre de traduction, c’est-à-dire de passage improbable d’un monde à un autre monde. Philippe pour qui la musique, dont l’écho ne fait pas retour comme dans le miroir, celle de Coltrane comme de Schoenberg (Moïse et Aaron) et bien d’autres, se substituait au trop visuel de la figure, dont il a dit, comme Barthes, du langage, avec la même exagération, qu’elle était « fasciste ». Philippe et Adorno, Celan, Derrida, Artaud, plus caché, dont il refusait de parler.

Philippe qui, enfin, et en fin, avait accepté de se dessaisir, de se désubjectiver, de se laisser couler dans la mort, -on est toujours déjà mort- qu’on ne rencontre jamais.

Jean-Luc Nancy, en cette extrémité, de la vie de Philippe, et de son intervention, manifesta une fois de plus sa géniale, dans la modestie, capacité d’improviser, mais, comme en jazz, cela suppose beaucoup de travail préalable, avec sous les yeux, ses notes, de sa voix douce, grave, lentement, en pesant les mots, en rectifiant, tout en allant là où il voulait aller, laissant le temps à la pensée, la sienne, et celle du public, de suivre les infinis méandres du sens, jamais figé, ouvrant toujours et encore de nouvelles voies, sans jamais achever, partition ininterrompue, sauf par le respect de l’horaire imparti par le TNS.

Il se défendit de conduire celui qui ne pouvait désormais plus répondre,

ne répond pas

ne répond pas

vers une réponse à la question qui s’énonce, ailleurs, moins philosophiquement, « Et D. dans tout ça ? ». On sentit la différence entre les deux. Une sorte d’espoir, malgré tout, chez l’un, un refus des espérances chez l’autre, un questionnement laissé ouvert en vue du néant. Nancy sembla affirmer qu’une simple adresse au Nom, imprononçable, même s’il n’y a personne (ou Personne) pour répondre, le soutenait de fait. Vaste question !

JCM 251009

 de tout, un peu: boycott,SDF,Lacoue-Labarthe

attention à la peinture f2c

attention à la peinture f2c

clic sur les miniatures!

Jacques Muller, sénateur-maire de Wattwiller appelle au boycott.

http://www.dailymotion.com/video/xawb6i_le-senateurmaire-jacques-muller-kay_news

Auprès de mon arbre…chassés par la ville de Strasbourg, nous campons sous la pluie

des algeco aux tentes quechua rue de l'abbé lemire strasbourgdéjeunons sous l'arbre et la pluie sdf

des algecos aux tentes quechua

Parlement des philosophes

palais U évacuation ça se passe là

saint paul échafaudage pas loin de

étudiante étasunienne lisant lacoue le public poli écoute jusqu’au bout…

lacoue ne répond pas f2c photo

lacoue (ne répond pas) f2c photo

andré hirn auteur d'un livre sur lacoue

André Hirt

 de tout, un peu

Lacoue

http://www.parlement-des-philosophes.org/lacoue.html


lu dans les DNA

Peine plancher pour un Don Quichotte

Condamné à six mois de prison pour des violences sur un restaurateur à Strasbourg en mars dernier, Alexandre Glardon, président de l’antenne strasbourgeoise des Don Quichotte s’est désisté de son appel.
La cour a hier condamné le second prévenu. Frédéric Malaczynski, qui avait écopé devant le tribunal correctionnel de Strasbourg d’une peine d’un an de prison, a vu la sanction s’alourdir.
Le sympathisant des Don Quichotte a été condamné à la peine plancher d’un an ferme et un avec sursis avec mise à l’épreuve pendant deux ans avec obligation de soins et de travail. Il avait reconnu les violences, expliquant que la victime avait bousculé son amie.

Édition du Ven 23 oct. 2009

logements vides et droits de l'homme

Note:
Depuis l’expulsion des sans abri de la rue des Foulons, un nouveau campement a été installé sous un arbre près de la station de tram Montagne-Verte. A l’image de celui plus ancien de la rue des Remparts.
Est-ce ainsi que les hommes vivent à Strasbourg capitale-de…?
Ohé, Roland Ries, y a quelqu’un au neuvième?

M.A.P La chasse est ouverte

http://www.youtube.com/watch?v=C9EBDdKuwx4

Refuseniks

http://www.newprofile.org/english/?p=221

DNA Palestine

Minuscule article (comparé à l’Alsace) du Journal sur le séjour d’une délégation de Palestinian Farmers Union en Alsace et la réunion de Kaysersberg. Cependant, merci pour Salah Hamouri!

Français innocent détenu en Israêl

Français innocent détenu en Israël

Pour la Palestine

Un meeting de soutien à la Palestine s’est tenu mercredi à Kaysersberg en présence de paysans palestiniens venus pour le séminaire de formation organisé par l’association France Palestine Solidarité 68 (DNA du 17 octobre). Ibrahim H.A Deeik, le président du syndicat agricole, a appelé à intensifier les échanges entre la Palestine et la France, en répétant le credo de son organisation : « Une main pour cultiver, une main pour résister ». Cette rencontre a aussi lancé le comité régional pour la libération de Salah Hamouri, un Franco-palestinien de 23 ans condamné à 7 ans de prison par « un tribunal militaire d’occupation illégal » pour « être passé un check-point, de nuit, devant la maison d’un rabbin », selon les défenseurs des droits de l’homme (www.salah-hamouri.fr).

 israël Etat voyou j.o.photo

Taser à quoi?

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20091022.OBS5393/olivier_besancenot_fustige_le_cynisme_de_taser.html