“Peur sur les lycées”, “Traque à l’apprenti terroriste”: le rôle des médias dans la psychose sécuritaire d’Etat

peur sur les lycées dna 180513

Ce samedi 18 mai, seuls les quotidiens régionaux d’Alsace, font leur une sur l’affaire.
http://unes.spqr.fr/?date=20130518

Mais quelle une!

Peur sur les lycées“, selon les Dernières Nouvelles d’Alsace.au-dessus d’une photo volontairement floue, où l’on distingue un brassard “Police” orange au premier plan, et quelques lycéens, en tenue réglementaire, jean-blouson-baskets, mains dans les poches, démentant le titre.

La photo semble prise devant le Gymnase Jean Sturm, au centre-ville, établissement privé, protestant, sous contrat, où la bourgeoisie envoie ses rejetons.

Le sous-titre de la photo fait dans l’exagération et le hors-sujet, en écrivant que “un jeune homme avait menacé sur Internet de commettre une tuerie..;”, sans mentionner la menace de suicide.

La Feuille de chou y était hier vers 17 h, où on pouvait observer que, si un véhicule de police nationale était garé sur le trottoir, et que des policiers en uniforme surveillaient la sortie, on ne percevait rigoureusement aucune différence avec l’ambiance décontractée d’une sortie de classe habituelle.

Même chose au Lycée Marcel Rudloff, dans le quartier plus excentré et populaire des Poteries, proche de Hautepierre, avec le véhicule de police sur le terre-plein, juste en face de la fontaine toujours sèche, transformée en pot-de-fleur géant, et de l’entrée. Quant aux policiers, ils étaient invisibles à l’heure du constat, avec, peut-être, l’un ou l’autre en civil, adossé comme une pseudo “caillera, à l’angle d’un mur, pianotant son portable. Calme plat, chef!

Les DNA en rajoutent une couche dans la confusion mentale organisée par l’État et les médias déchainés réunis. “Traque à l’apprenti terroriste“, saute aux yeux du lecteur de la page région 13.

N’importe quoi!

Le sous-titre parle d’un “message évoquant une tuerie dans un établissement scolaire..”, passant sous silence que la première menace du dit message est celui du suicide d’un adolescent.

Le papier signé Antoine Bonin, rappelle la chronologie des faits depuis l’alerte d’une mère de famille de Versailles, [des Versaillais, au sens historique?] informée par son fils. Alors que la presse se plaint habituellement (s’oubliant elle-même), de la non-maitrise par la jeunesse de la langue française, ici, on a l’impression qu’écrire un “texte relativement long dans un français impeccable” serait une preuve à charge. Il y a d’ailleurs à la place de préparatifs qu’on attendrait, le mot préparations, qui peut convenir aussi.

Racaille

Tous les jeunes à capuche suspects?

Dans sa contribution aux recherches policières, le Journal qui a, comme beaucoup, publié des photos du responsable présumé de l’expédition du message, et les reproduit en agrandissement dans cette édition papier,et sur la toile, remarque que “Sur les clichés qui ont été diffusés aux médias à la mi-journée, apparaît un jeune homme portant un sweat-shirt sombre à capuche“.

On espère que les milliers de garçons ainsi vêtus, auront pensé à se changer ce matin, sans quoi, ils risquent d’être abattus comme des loups par le GIPN.

Et voilà pourquoi “le préfet a décidé, en concertation avec le procureur, les forces de l’ordre et le recteur d’académie, de mettre en place un dispositif monstre aux abords de l’ensemble des lycées du Bas-Rhin.“. Les plus fous ne sont pas ceux qu’on pense.

255 OPJ, 500 policiers et gendarmes mobilisés!

Tout ça pour un jeune qui, soit a fabriqué “un canular“, selon le mot du Procureur, soit, mal dans sa peau, lance un appel au secours, par une menace de suicide public, au lendemain d’un autre, réussi, et hyper-médiatisé déjà, dans la cour d’une école maternelle. C’est le SAMU qu’il faut appeler, pas l’armée et la police.

Le Journal se fait cependant, in fine, l’écho de la sagesse lycéenne et populaire: “Pas de psychose parmi les lycéens, dans l’ensemble convaincus qu’il s’agit d’une ‘mauvaise blague’“.

A l’opposé de cette sagesse, le directeur des DNA, Dominique Jung, éditorialise en sens inverse.

Dès le titre “Angoisses“, au pluriel, on s’attend aux pires amalgames. Et on n’est pas déçus.

A sa décharge, on relève ceci : “Cette lettre qui naguère aurait pu finir au panier, devient une affaire d’État“.

Mais enfin, Dominique Jung, pour quoi ne pas creuser et documenter ce bon sens? Ce qu’on a essayé de faire ici.

Archives F2C
A qui, à quoi profite le climat médiatico-politique toujours plus sécuritaire? http://la-feuille-de-chou.fr/archives/50233
La guerre se prépare à Jeoffrecourt http://la-feuille-de-chou.fr/archives/49492

Sur-lignage grassé par la F2C

Angoisses

Nous sommes démunis. Et sur les nerfs. On l’a vu hier en Alsace.

Une lettre anonyme postée à partir d’un cybercafé de Strasbourg promet une fusillade dans un lycée indéfini. Coup d’esbroufe d’un gamin qui ne sait pas comment exister, canular mal calibré, vraie menace ? On n’en sait rien. Le texte est sorti de nulle part, il est vague mais il fait froid dans le dos. Le principe de précaution va jouer à plein.

L’hypothèse d’une fusillade, aussi peu documentée soit-elle, dessine le scénario le plus noir. Cette lettre qui naguère aurait pu finir au panier devient une affaire d’État. Ne rien faire est impensable. On dépêche des policiers et des gendarmes devant les lycées du Bas-Rhin parce qu’il y a des précédents : la tragédie scolaire est hélas à la mode, qu’il s’agisse de fusillades aveugles, de prises d’otages ou, comme jeudi à Paris, d’un suicide programmé sous les yeux d’enfants de six ans. La réaction collective était donc indispensable.

La surveillance policière n’épuise toutefois pas les questions. Jusqu’à quand cette protection ? Et pourquoi juste dans le Bas-Rhin ? Si un esprit dérangé envisage vraiment une fusillade, rien ne l’empêche de se transporter un peu plus loin.

Mais notre société est ainsi faite que le déploiement policier décidé à l’échelon d’un département entier apparaît comme une marque d’attention suffisante et appropriée de la part des pouvoirs publics. Le symbole rejoint ici l’action. Nous avons besoin d’être rassurés. Vigipirate fonctionne comme jadis l’ange gardien ; c’est le complément obligé de la panoplie chargée de conjurer nos angoisses.

Espérons au moins que si la menace émane d’un suicidaire, il a eu le temps de se raviser et de renoncer à son acte fou. Et si c’est un mauvais plaisant, qu’il soit sanctionné à la mesure de l’émotion des familles.
publiée le 18/05/2013 à 05:00

L’Alsace 180513

L'Alsace 180513

Un jeune homme a fait part de son intention de se tuer, mais avant cela, de provoquer un carnage dans un lycée : canular ou menace réelle, un dispositif impressionnant a été déployé.

L’Alsace

« On ne flippe pas, mais… »
le 18/05/2013 à 05:00 H. de C.

Les lycéens du Bas-Rhin ont vécu hier une journée très particulière : des cours ordinaires, mais une présence policière, des déplacements parfois limités… et une angoisse sourde.

On s’attendait à trouver l’effervescence. Mais devant ce grand lycée strasbourgeois, hier en milieu d’après-midi, il règne un calme inhabituel. « D’habitude, il y a toujours plein de jeunes devant la porte, qui fument, qui discutent… Là, c’est vrai que c’est beaucoup plus tranquille » , constate Maximilien, élève de seconde, un des rares lycéens dehors à ce moment-là, avec deux amies.

Cette tranquillité apparente est peut-être due à la voiture bleu foncé stationnée juste devant l’entrée. Elle est banalisée, mais ça n’est franchement un mystère pour personne : les trois hommes à l’intérieur sont des policiers en civil. Toutes les entrées de ce lycée sont ainsi surveillées, et il y a au moins une présence devant chaque établissement du secteur. « Et pendant ce temps, la ville est ouverte aux délinquants ! » , lâche un de ces « surveillants » d’un nouveau genre…

Absentéisme

À l’intérieur du lycée, le téléphone de l’accueil ne cesse de sonner. « On assure les cours, rien ne change » , répond la standardiste à un parent inquiet. « Ça n’arrête pas depuis ce matin ! , confie-t-elle après avoir raccroché. Après, généralement, ils sont rassurés. » Mais pas tous… Certains parents sont venus rechercher leurs enfants, hier matin. « Je crois que des élèves en ont profité… »

Maximilien confirme un absentéisme élevé : « Cet après-midi, il manquait près d’un tiers des élèves de ma classe ! On ne flippe pas, mais c’est vrai qu’on fait attention… » Et ça n’empêche pas de rigoler un peu : « Des filles ont fait semblant d’avoir peur et, pour les calmer, le prof a dû fermer la porte de la classe à clé… » Une façon comme une autre d’évacuer la crainte sourde de ce qui peut ou aurait pu survenir… Tandis qu’elle répète aux parents que tout va bien, la dame de l’accueil surveille avec une attention particulière les entrées sur ses écrans de vidéosurveillance ; juste à côté des moniteurs est posée la photo du suspect. « Mais ici, il n’y en a pas beaucoup qui entrent avec des capuches… »
Devant un autre grand lycée de la ville, la présence policière est, cette fois, bien visible : la voiture de police garée devant l’entrée n’est pas banalisée et ses quatre occupants sont bien en uniforme. Seules les deux entrées principales de cet établissement ont été laissées ouvertes, tous les portails secondaires ont été temporairement fermés. Une autre voiture s’est positionnée dans l’enceinte même du lycée. Et dans un troisième établissement, hier matin, des policiers arpentaient le hall d’entrée…
Un œil sur les caméras de télésurveillance

« Des policiers sont venus jeudi nous montrer la photo du suspect, pour nous demander si on le connaissait , raconte un enseignant. C’est vrai qu’il y a un peu plus d’anxiété que d’habitude, surtout de la part des parents, et qu’on regarde les élèves un peu plus attentivement… Mais sinon, rien n’a changé ! »

Malgré tout, dans certains établissements, on a restreint les déplacements des élèves : ici, ceux-ci devaient rester dans un périmètre bien défini entre midi et deux ; là, ceux-là n’ont pas eu le droit de quitter l’enceinte du lycée à la pause de 10 h. Et ce matin, un examen dans un lycée strasbourgeois sera raccourci de deux heures parce qu’il n’y aura pas assez de présence policière pour aller jusqu’au bout des cinq heures d’épreuve…

 

 Encore des étudiants étrangers menacés d’expulsion à Strasbourg

UDEES

lu dans les DNA
http://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2013/04/20/cinq-etudiants-etrangers-menaces-d-expulsion

En prime, sur la photo de nos confrères des DNA, la Feuille de chou qui pratique un journalisme indépendant et participatif engagé…Merci au correspondant qui nous l’a signalé.

 Faut-il “supprimer les partis politiques”?, par Daniel Cohn-Bendit

L’ex trublion Dany-le-rouge, depuis longtemps passé au vert-libéral-libertaire a commis une brochure de moins de 40 pages où il livre ses “Réflexions d’un apatride sans parti”.
Sur la photo de couverture, on le voit avec l’expression et la gestuelle caractéristiques du pédago à l’oeil bleu et vif qu’on luit connait depuis toujours et ce côté provoc gentil qui va avec.
Libertaire, il n’a voté pour la première fois qu’à 39 ans. Depuis, il s’est bien intégré dans les mécaniques parlementaires allemande, française et européenne: il siège au PE depuis 1994 et lors des retransmissions télévisée, c’est souvent sa tronche que les caméras visent. On l’a vu il y a peu lors du discours de Shimon Pérès, où personne, en séance, n’a pipé mot..
Dany, c’est le must des babies boomers.
Avec humour, il raconte qu’il a choisi en 1984.la nationalité allemande pour échapper à l’armée.
Après avoir défrayé la chronique en 68, libertaire alliée des pas encore troskistes de la JCR à Nanterre, il a adhéré aux Grünen.
Ce qui est sympathique chez lui c’est que membre de partis, il n’a jamais abdiqué de son autonomie d’individu, ruant dans les brancards de nombreuses fois. C’est une critique en acte du stalinisme et du bolchévisme sacrificiel.
Le libertaire; influencé par Socialisme et Barbarie, une scission de la Quatrième Internationale, est devenu écolo et libéral en économie.
Parfois, dans son récit, il révise quelque peu la véracité des faits, comme lorsqu’il met das le même sac, toute l’extrême-gauche avec les staliniens et le socialistes, alors qu’au mouvement du 22 mars il cotoyait les JCR .
Il mentionne les intellectuels qui l’ont inspiré, comme ceux de l’École de Francfort, dont Habermas, ou André Gorz et Castoriadis, un ex trotskiste aussi. “Ne pas appartenir”, à un parti, rester autonome, refuser la violence, c’est là qu’il a trouvé ces modes d’agir.
On peut partager l’essentiel, sauf qu’il oublie de rappeler qu’historiquement, c’est toujours la classe dominante qui use en premier de la violence quand ses intérêts sont menacés, que ce soit la classe capitaliste, de la Commune de Paris à nos jours, comme dans les dictatures bureaucratisées à l’est jusqu’à la chute du mur.
Même aujourd’hui, en France on voit que la violence vient de l’extrême-droite alliée à l’UMP sous l’égide de la pasionaria Frigide Barjot qui promet du sang, quand les homophobes le font déjà couler.
Dès 1984, il dit avoir “déchiré le fantasme révolutionnaire”. Comme il ne distingue pas le “fantasme”, celui du Grand-Soir, qui n’existe que dans la tête des contre-révolutionnaires, de l’aspiration à changer radicalement le système capitaliste mondial, il ne peut que verser dans la défense d’un capitalisme “régulé” et du parlementarisme augmenté d’un peu de participatif qui ne change rien du tout.
Quand il écrit que “l’idée de démocratie renfermait quelque chose qui protège les sociétés contre elles-mêmes”, il passe à côté des avancées du courant “démocratie et socialisme”, au sein de l’Internationale trotskiste, sans compter que la “démocratie” sans qualité, “bourgeoise” ou “prolétarienne” comme on disait jadis, n’est rien d’autre que la première forme.
Qu’elle soit en général le moins pire des régimes pour reprendre Churchill, n’empêche pas que ce soit encore le règne de l’exploitation, du chômage, de la misère.
Adjoint au maire de Francfort, il produit certes des avancées sociétales, pour les étrangers en particulier. Cet ancien libertaire pacifiste invente le Panzer Pacifism et l’armée allemande peut à nouveau intervenir dans le monde sous des prétextes humanitaires ou de maintien de la paix qui masquent un nouvel impérialisme “démocratique”.
Il n’a pas de mal à souligner l’échec de Europe Écologie.
On le suit, pour avoir fait des expériences du même tabac à la LCR, quand il écrit: “Un parti, c’est un blindage, une structure fermée… qui capte une grande partie de l’énergie des militants pour régler des problèmes internes”.
Oui, il faut ouvrir les fenêtres, cesser de se regarder le nombril, mais pour autant faut-il renoncer à la forme-parti?
On partage aussi l’idée selon laquelle le productivisme se porte aussi bien à gauche qu’à droite. Et on y ajoute, la xénophobie, le racisme, l’islamophobie. On est européen contre les souverainismes et les nationalismes comme contre la “patrie citoyenne” de Mélenchon et du Front de gauche.
Depuis les années soixante-dix, la LC puis la LCR a défendu le concept États-Unis socialistes d’Europe.
Alors, un “mouvement” à la place de partis? Ce qui manque dans le mouvementisme, c’est la mémoire de l’histoire du mouvement ouvrier, la continuité intellectuelle et pratique des expériences bonnes ou mauvaise du passé. certes la forme avant-garde ne peut et ne doit plus fonctionner, mais le spontanéisme n’est pas meilleur pour les combats à mener.
La critique du “révolutionnaire professionnel” peut être faite, mais si c’est pour le remplacer par le parlementaire national ou européen non moins professionnel qu’a-t-on gagné? Ancien libertaire, Dany semble atteint de crétinisme parlementaire sénile avec “le miracle de la boite où tu mets ton bulletin de vote” .
“Décider une fois tous les X années qui foulera aux pieds les droits des citoyens..”, ce rappel léniniste rafraichit l’atmosphère surtout à l’ère des cahuzaqueries.
Comme si on ne pouvait imaginer un système politique dans lequel loin de la “participation” bidon, une grosse dose de démocratie directe soit instaurée. Mais immédiatement, on voit que cela suppose, pour que tous-tes y soient convoqué(e)s, une importante diminution du temps de travail afin qu’on puisse s’occuper des affaires publiques.
Dany a échangé le Principe Espérance ou le messianisme révolutionnaire pour une nébuleuse “éthique du futur”, d’un avenir toujours capitaliste et parlementaire.
Sa “Coopérative politique” peut sembler une belle idée, mais quel bilan depuis son lancement?
Il ne briguera plus, c’est promis, de mandat en 2014.(?).
Il prône le “réformisme subversif”?
C’est à dire, le réformisme, tout court, comme si l’expérience du mouvement ouvrier n’avait déjà pas depuis longtemps (1914) fait la preuve de l’échec.
Allez, soigne ta maladie, et repose toi bien Dany!

 ArcelorMittal Florange: deux documentaires et toute l’info

ArcelorMittaLF2C

ArcelorMittaLF2C

http://television.telerama.fr/television/la-promesse-de-florange-en-avant-premi-re-vendredi-sur-t-l-rama-fr,96068.php

ArcelorMittal: les métallos de Florange “enterrent” leurs hauts
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20130412.AFP9604/arcelormittal-les-metallos-de-florange-enterrent-leurs-hauts-fourneaux.html
Le Nouvel Observateur
FLORANGE (France) (AFP) – Brassards noirs et mines grises, c’est en cortège funèbre que les représentants des salariés d’ArcelorMittal sont sortis de la réunion du comité d’entreprise vendredi à Florange, signant l’arrêt de mort des hauts fourneaux.

Liberté-Algérie
Le groupe sidérurgique ArcelorMittal a annoncé, jeudi, qu’il était en pourparlers avec le gouvernement algérien afin d’accroître la production d’acier à l’usine d’El-Hadjar, dont il détient 70% du capital avec l’entreprise publique Sider qui détient le …
http://www.liberte-algerie.com/radar/arcelormittal-veut-augmenter-sa-production-a-el-hadjar-augmentation-de-la-demande-d-acier-au-maghreb-197883

RTBF
Un candidat repreneur se serait manifesté pour la reprise de la cokerie d’ArcelorMittal à Liège. La cokerie seulement, pas l’ensemble du bassin sidérurgique. L’information a été révélée par le journal l’Echo ce samedi matin et du côté des syndicats, on
http://www.rtbf.be/info/economie/detail_arcelormittal-liege-un-candidat-repreneur-pour-la-cokerie?id=7971355

Le Républicain Lorrain
Le comité d’entreprise d’ArcelorMittal-Florange a entériné, hier, la fin de la filière liquide en Lorraine. Alors que Lakshmi Mittal doit être entendu mercredi par les députés, Hollande n’est toujours pas le bienvenu dans la vallée.
http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2013/04/13/arcelormittal-c-est-une-journee-de-deuil

France Info
Président Directeur Général d’Arcelor-Mittal France est l’invité de “Patron chef d’Entreprise”. Un président particulièrement attendu alors qu’il vient de prendre la décision de fermer les hauts fourneaux de Florange.
http://www.franceinfo.fr/economie/patron-chef-d-entreprise/nous-avons-des-engagements-que-nous-tiendrons-herve-bourrier-pdg-d-arcelormi-950871-20

Ouest-France
Arcelor Mittal embauche à nouveau à Basse-Indre. Social vendredi 12 avril 2013. Bonne nouvelle pour les salariés d’Arcelor Mittal Basse-Indre. Photo : Ouest-France / Thierry Creux. À l’occasion de la venue du directeur général Lorraine Atlantique …
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Arcelor-Mittal-embauche-a-nouveau-a-Basse-Indre_55257-2183006_actu.Htm

 Le CRIF dépose plainte contre la LDJ

librairie résistance taguée ldj

On crierait presque bravo, si ça ne tombait pas pile-poil, pour faire oublier l’affaire, les affaires du Grand-Rabbin Gilles Bernheim…

Au fait, il n’a pas encore démissionné, le moraliste du Souci de l’autre (sauf le Palestinien…)?

http://www.saphirnews.com/Le-CRIF-depose-plainte-contre-la-LDJ_a16566.html

Ne nous emballons pas!
Ce n’est pas pour les nombreuses exactions de ces fascistes “juifs”, mais pour une photo légendée de Richard Prasquier…

 Liste des condamnations pénales et mises en examen des élus UMP

Alain Agostini (UMP) 2008, condamné pour proxénétisme aggravé en bande organisée.

Alain Carignon (UMP) 1999, condamné pour corruption, abus de biens sociaux et subornation de témoins.

Alain Ferrand (UMP) 2006, condamné pour faux et usage de faux. 1998, condamné pour prises illégales d’intérêts et condamné pour fraude fiscale.

Alain Juppé (UMP) 2007, condamné pour abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt.

Alain Tuduri (UMP) 2009-2010, condamné pour discrimination raciale, pour avoir préempté les biens immobiliers que voulait acheter des personnes d’origines étrangères dans sa commune.

Axel Poniatowski (UMP) 2010, condamné pour diffamation.

Brice Hortefeux (UMP) 2010, condamné pour atteinte à la présomption d’innocence. Il a également été condamné pour injure non publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine. Le Parquet Général a requis sa relaxe, la décision a été mise en délibéré au 15 septembre.

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 Le secrétaire régional de la CGT appelle à voter non. Le projet, dit-il, ne vise qu’à diminuer les droits des salariés.

publiée le 06/03/2013 à 05:00 | Vu 36 fois

Opinion Raymond Ruck, secrétaire régional de la CGT « La collectivité, un cheval de Troie »
Raymond Ruck. Photo Archives DNA

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Raymond Ruck. Photo Archives DNA

La création de la collectivité territoriale d’Alsace qui remplacerait les trois collectivités que sont les deux départements et l’actuelle Région serait-elle de nature à améliorer la vie des salariés de notre région ?

Ce projet n’est pas porté par une volonté populaire. La notion d’empilement institutionnel et de savoir qui fait quoi sont uniquement des spéculations d’initiés. À l’heure où le nombre de demandeurs d’emploi atteint, voire dépasse le pic le plus élevé jamais connu dans notre région, cette idée ne suscitera que peu d’intérêt parmi nos collègues de travail dans les entreprises.

Si la question semble relever de la sphère politique, la CGT sait d’expérience qu’une décision politique n’est jamais neutre pour les intérêts des salariés.

La question de la modification de l’organisation du territoire découle, au-delà des préoccupations politiciennes des élus locaux, de l’environnement économique et social. Nous connaissons aujourd’hui une crise majeure qui touche durement les salariés. Sa cause réside dans les objectifs de rentabilité fixés par les financiers, les banquiers, les actionnaires et les PDG à leurs services. Pour atteindre leurs exigences, ils veulent obliger les salariés à une flexibilité de leur emploi et de leur salaire.
Variable d’ajustement

Dans cette optique, les règles du Code du travail sont trop contraignantes et sont un obstacle au développement de la compétitivité. Les salariés, qui sont les créateurs des richesses produites, sont ainsi voués à être des variables d’ajustement de la guerre économique planétaire. L’accord honteux négocié le 11 janvier entre toutes les organisations syndicales des employeurs et trois syndicats de salariés (CFDT, CGC et CFTC) minoritaires réduit sévèrement encore les droits des salariés et s’inscrit dans cette orientation désastreuse.

Les choix politiques dans tous les domaines ne répondent pas aux souhaits des électeurs mais bien à cette vaste compétition qui broie la vie de millions de personnes.

Le projet porté par une majorité des élus locaux n’échappe pas à cette règle et vise à augmenter la compétitivité du territoire alsacien. Ce n’est pas une invention de la CGT ; l’objectif de favoriser l’attractivité et la compétitivité du territoire alsacien figure dans les documents produits lors de l’élaboration de ce projet de fusion territoriale. C’est pourquoi, dans un premier temps, le texte soutenant le projet réclame l’attribution d’une capacité réglementaire et d’un droit à expérimenter.
Les jours fériés locaux

Certains pensent d’ailleurs déjà à instrumentaliser le droit local hérité de l’histoire particulière de notre région pour le faire évoluer indépendamment du cadre des lois de la République française. Le MEDEF d’Alsace, qui a opté pour la fusion de ses instances départementales, revendique un processus concerté avec les syndicats des salariés de la région pour augmenter la compétitivité en abandonnant par exemple les jours fériés supplémentaires issus du droit local.
« Les économies ne se feront qu’au détriment de l’emploi »

Les discours produits par les promoteurs de la collectivité unique occultent ces enjeux fondamentaux au profit d’arguments simplistes susceptibles d’emporter la conviction des électeurs. Les présidents Richert, Kennel et Buttner mettent en avant la simplicité et les économies d’échelle censées découler de la mise en place d’une structure unique pour assurer plus d’efficacité. Ce n’est qu’un miroir aux alouettes. Si les économies devaient se réaliser, ce ne serait qu’au détriment de l’emploi et des services publics rendus à la population.

La CGT Alsace appelle les salariés à réfléchir et à ne pas se laisser abuser par cette nouvelle collectivité dont personne ne connaît les compétences et les moyens propres à les financer. On nous réclame un chèque en blanc. Quel peut-être l’intérêt pour la région Alsace de faire cavalier seul alors qu’un acte III de la décentralisation est en cours de discussion dans le cadre national ? Ce projet soumis à votre approbation n’est qu’un cheval de Troie.

Salariés, lors de la consultation référendaire le 7 avril pour défendre vos droits sociaux, le vote efficace, c’est le vote non.
publiée le 06/03/2013 à 05:00

 Les femmes en Egypte par la narration des graffitis/Women in Egypt through the Narrative of Graffiti

Soraya Morayef est une journaliste et une écrivaine habitant au Caire. Elle blogue sur http://suzeeinthecity.wordpress.com/

Toutes les photos © Soraya Morayef

Les deux années écoulées d’art de la rue au Caire ont été un récit fascinant de l’agitation politique et sociale en Egypte depuis le 25 janvier. Des artistes de graffitis ont représenté les soulèvements et les effondrements qui ont saisi notre société, décrivant les luttes des sans voix. Un fil intéressant à suivre est le récit sur les femmes égyptiennes depuis la révolution : les artistes de rue au Caire, dont la plupart étaient des hommes, ont adopté la cause des droits des femmes, éclairant l’injustice et la violence subies par les femmes et rendant hommage aux femmes courageuses luttant pour l’égalité dans l’Egypte post-révolutionnaire.

Ce graffiti-ci a été créé par Bahia Shehab, une historienne libano-égyptienne qui a fait un magnifique discours sur TEDX appelé ‘A Thousand Times No’ (Mille fois Non – sous-titres français)).

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