“Peur sur les lycées”, “Traque à l’apprenti terroriste”: le rôle des médias dans la psychose sécuritaire d’Etat

peur sur les lycées dna 180513

Ce samedi 18 mai, seuls les quotidiens régionaux d’Alsace, font leur une sur l’affaire.
http://unes.spqr.fr/?date=20130518

Mais quelle une!

Peur sur les lycées“, selon les Dernières Nouvelles d’Alsace.au-dessus d’une photo volontairement floue, où l’on distingue un brassard “Police” orange au premier plan, et quelques lycéens, en tenue réglementaire, jean-blouson-baskets, mains dans les poches, démentant le titre.

La photo semble prise devant le Gymnase Jean Sturm, au centre-ville, établissement privé, protestant, sous contrat, où la bourgeoisie envoie ses rejetons.

Le sous-titre de la photo fait dans l’exagération et le hors-sujet, en écrivant que “un jeune homme avait menacé sur Internet de commettre une tuerie..;”, sans mentionner la menace de suicide.

La Feuille de chou y était hier vers 17 h, où on pouvait observer que, si un véhicule de police nationale était garé sur le trottoir, et que des policiers en uniforme surveillaient la sortie, on ne percevait rigoureusement aucune différence avec l’ambiance décontractée d’une sortie de classe habituelle.

Même chose au Lycée Marcel Rudloff, dans le quartier plus excentré et populaire des Poteries, proche de Hautepierre, avec le véhicule de police sur le terre-plein, juste en face de la fontaine toujours sèche, transformée en pot-de-fleur géant, et de l’entrée. Quant aux policiers, ils étaient invisibles à l’heure du constat, avec, peut-être, l’un ou l’autre en civil, adossé comme une pseudo “caillera, à l’angle d’un mur, pianotant son portable. Calme plat, chef!

Les DNA en rajoutent une couche dans la confusion mentale organisée par l’État et les médias déchainés réunis. “Traque à l’apprenti terroriste“, saute aux yeux du lecteur de la page région 13.

N’importe quoi!

Le sous-titre parle d’un “message évoquant une tuerie dans un établissement scolaire..”, passant sous silence que la première menace du dit message est celui du suicide d’un adolescent.

Le papier signé Antoine Bonin, rappelle la chronologie des faits depuis l’alerte d’une mère de famille de Versailles, [des Versaillais, au sens historique?] informée par son fils. Alors que la presse se plaint habituellement (s’oubliant elle-même), de la non-maitrise par la jeunesse de la langue française, ici, on a l’impression qu’écrire un “texte relativement long dans un français impeccable” serait une preuve à charge. Il y a d’ailleurs à la place de préparatifs qu’on attendrait, le mot préparations, qui peut convenir aussi.

Racaille

Tous les jeunes à capuche suspects?

Dans sa contribution aux recherches policières, le Journal qui a, comme beaucoup, publié des photos du responsable présumé de l’expédition du message, et les reproduit en agrandissement dans cette édition papier,et sur la toile, remarque que “Sur les clichés qui ont été diffusés aux médias à la mi-journée, apparaît un jeune homme portant un sweat-shirt sombre à capuche“.

On espère que les milliers de garçons ainsi vêtus, auront pensé à se changer ce matin, sans quoi, ils risquent d’être abattus comme des loups par le GIPN.

Et voilà pourquoi “le préfet a décidé, en concertation avec le procureur, les forces de l’ordre et le recteur d’académie, de mettre en place un dispositif monstre aux abords de l’ensemble des lycées du Bas-Rhin.“. Les plus fous ne sont pas ceux qu’on pense.

255 OPJ, 500 policiers et gendarmes mobilisés!

Tout ça pour un jeune qui, soit a fabriqué “un canular“, selon le mot du Procureur, soit, mal dans sa peau, lance un appel au secours, par une menace de suicide public, au lendemain d’un autre, réussi, et hyper-médiatisé déjà, dans la cour d’une école maternelle. C’est le SAMU qu’il faut appeler, pas l’armée et la police.

Le Journal se fait cependant, in fine, l’écho de la sagesse lycéenne et populaire: “Pas de psychose parmi les lycéens, dans l’ensemble convaincus qu’il s’agit d’une ‘mauvaise blague’“.

A l’opposé de cette sagesse, le directeur des DNA, Dominique Jung, éditorialise en sens inverse.

Dès le titre “Angoisses“, au pluriel, on s’attend aux pires amalgames. Et on n’est pas déçus.

A sa décharge, on relève ceci : “Cette lettre qui naguère aurait pu finir au panier, devient une affaire d’État“.

Mais enfin, Dominique Jung, pour quoi ne pas creuser et documenter ce bon sens? Ce qu’on a essayé de faire ici.

Archives F2C
A qui, à quoi profite le climat médiatico-politique toujours plus sécuritaire? http://la-feuille-de-chou.fr/archives/50233
La guerre se prépare à Jeoffrecourt http://la-feuille-de-chou.fr/archives/49492

Sur-lignage grassé par la F2C

Angoisses

Nous sommes démunis. Et sur les nerfs. On l’a vu hier en Alsace.

Une lettre anonyme postée à partir d’un cybercafé de Strasbourg promet une fusillade dans un lycée indéfini. Coup d’esbroufe d’un gamin qui ne sait pas comment exister, canular mal calibré, vraie menace ? On n’en sait rien. Le texte est sorti de nulle part, il est vague mais il fait froid dans le dos. Le principe de précaution va jouer à plein.

L’hypothèse d’une fusillade, aussi peu documentée soit-elle, dessine le scénario le plus noir. Cette lettre qui naguère aurait pu finir au panier devient une affaire d’État. Ne rien faire est impensable. On dépêche des policiers et des gendarmes devant les lycées du Bas-Rhin parce qu’il y a des précédents : la tragédie scolaire est hélas à la mode, qu’il s’agisse de fusillades aveugles, de prises d’otages ou, comme jeudi à Paris, d’un suicide programmé sous les yeux d’enfants de six ans. La réaction collective était donc indispensable.

La surveillance policière n’épuise toutefois pas les questions. Jusqu’à quand cette protection ? Et pourquoi juste dans le Bas-Rhin ? Si un esprit dérangé envisage vraiment une fusillade, rien ne l’empêche de se transporter un peu plus loin.

Mais notre société est ainsi faite que le déploiement policier décidé à l’échelon d’un département entier apparaît comme une marque d’attention suffisante et appropriée de la part des pouvoirs publics. Le symbole rejoint ici l’action. Nous avons besoin d’être rassurés. Vigipirate fonctionne comme jadis l’ange gardien ; c’est le complément obligé de la panoplie chargée de conjurer nos angoisses.

Espérons au moins que si la menace émane d’un suicidaire, il a eu le temps de se raviser et de renoncer à son acte fou. Et si c’est un mauvais plaisant, qu’il soit sanctionné à la mesure de l’émotion des familles.
publiée le 18/05/2013 à 05:00

L’Alsace 180513

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Un jeune homme a fait part de son intention de se tuer, mais avant cela, de provoquer un carnage dans un lycée : canular ou menace réelle, un dispositif impressionnant a été déployé.

L’Alsace

« On ne flippe pas, mais… »
le 18/05/2013 à 05:00 H. de C.

Les lycéens du Bas-Rhin ont vécu hier une journée très particulière : des cours ordinaires, mais une présence policière, des déplacements parfois limités… et une angoisse sourde.

On s’attendait à trouver l’effervescence. Mais devant ce grand lycée strasbourgeois, hier en milieu d’après-midi, il règne un calme inhabituel. « D’habitude, il y a toujours plein de jeunes devant la porte, qui fument, qui discutent… Là, c’est vrai que c’est beaucoup plus tranquille » , constate Maximilien, élève de seconde, un des rares lycéens dehors à ce moment-là, avec deux amies.

Cette tranquillité apparente est peut-être due à la voiture bleu foncé stationnée juste devant l’entrée. Elle est banalisée, mais ça n’est franchement un mystère pour personne : les trois hommes à l’intérieur sont des policiers en civil. Toutes les entrées de ce lycée sont ainsi surveillées, et il y a au moins une présence devant chaque établissement du secteur. « Et pendant ce temps, la ville est ouverte aux délinquants ! » , lâche un de ces « surveillants » d’un nouveau genre…

Absentéisme

À l’intérieur du lycée, le téléphone de l’accueil ne cesse de sonner. « On assure les cours, rien ne change » , répond la standardiste à un parent inquiet. « Ça n’arrête pas depuis ce matin ! , confie-t-elle après avoir raccroché. Après, généralement, ils sont rassurés. » Mais pas tous… Certains parents sont venus rechercher leurs enfants, hier matin. « Je crois que des élèves en ont profité… »

Maximilien confirme un absentéisme élevé : « Cet après-midi, il manquait près d’un tiers des élèves de ma classe ! On ne flippe pas, mais c’est vrai qu’on fait attention… » Et ça n’empêche pas de rigoler un peu : « Des filles ont fait semblant d’avoir peur et, pour les calmer, le prof a dû fermer la porte de la classe à clé… » Une façon comme une autre d’évacuer la crainte sourde de ce qui peut ou aurait pu survenir… Tandis qu’elle répète aux parents que tout va bien, la dame de l’accueil surveille avec une attention particulière les entrées sur ses écrans de vidéosurveillance ; juste à côté des moniteurs est posée la photo du suspect. « Mais ici, il n’y en a pas beaucoup qui entrent avec des capuches… »
Devant un autre grand lycée de la ville, la présence policière est, cette fois, bien visible : la voiture de police garée devant l’entrée n’est pas banalisée et ses quatre occupants sont bien en uniforme. Seules les deux entrées principales de cet établissement ont été laissées ouvertes, tous les portails secondaires ont été temporairement fermés. Une autre voiture s’est positionnée dans l’enceinte même du lycée. Et dans un troisième établissement, hier matin, des policiers arpentaient le hall d’entrée…
Un œil sur les caméras de télésurveillance

« Des policiers sont venus jeudi nous montrer la photo du suspect, pour nous demander si on le connaissait , raconte un enseignant. C’est vrai qu’il y a un peu plus d’anxiété que d’habitude, surtout de la part des parents, et qu’on regarde les élèves un peu plus attentivement… Mais sinon, rien n’a changé ! »

Malgré tout, dans certains établissements, on a restreint les déplacements des élèves : ici, ceux-ci devaient rester dans un périmètre bien défini entre midi et deux ; là, ceux-là n’ont pas eu le droit de quitter l’enceinte du lycée à la pause de 10 h. Et ce matin, un examen dans un lycée strasbourgeois sera raccourci de deux heures parce qu’il n’y aura pas assez de présence policière pour aller jusqu’au bout des cinq heures d’épreuve…

 

 Alerte ANTIFA ! Attention piège…

Erratum 30 avril 2013 9h40
Attention FAKE et piège!
L’affiche ci-dessous en apparence antifa, serait un fake dont le lieu de rendez-vous correspond à celui des nazillons de Ayoub!
Il est peu fréquent en effet que les antifascistes se donnent rendez vous à la Madeleine, lieu par contre favori des bandes fachos…

En revanche, les infos sont exactes (quoique sans doute un peu gonflées pour paraître plus nombreux et unis qu’ils seront en réalité…): le 12 mai qui verra bien les fachos défiler à Paris: 3eVoie se réunira bien à 10h à la Madeleine, Les Jeunesses Nationalistes défileront à 10h place Maurice Barrès…

Les lieux d’appel du FN, de 3eVoie et des JN sont différents car dixit les Jeunesses Nationalistes : “Nous ne défilons pas avec le Front National pour plusieurs raisons, mais voici les trois principales : Premièrement, nous défilons le jour de la fête nationale officielle de Jeanne d’Arc, arrachée de force à la république par les nationalistes au prix de milliers de jours de prison, à savoir le deuxième dimanche du mois de mai, et pas à une autre date choisie pour des raisons de communication. Deuxièmement nous ne partageons pas les idées de Marine Le Pen, à savoir un positionnement national-républicain, judéo et maçonnico-compatible, finalement en phase avec les buts du mondialisme sur l’essentiel, et nous ne reconnaissons pas dans son mouvement dirigé par et pour des invertis et dont la finalité semble être, quelque soit la sincérité et le dévouement des militants de base, de permettre à une famille et un clan de placer ses proches et amis, pour leur permettre de vivre sans travailler, au détriment de la cause. Troisièmement, MLP ne veut pas de nous et c’est un sentiment réciproque.”

Merci à ceux qui ont démasqué le faux.

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“Le 12 MAI 2013 se tiendra à PARIS le plus grand rassemblement de l’extreme-droite neo-nazie de l’année. La liste des organisations qui participent habituellement à cette parade est la suivante: gud – action française – nationalistes autonomes -front comtois, 3eVoie, jeunesses nationalistes revolutionnaires, nation, ndp, fdp, jeunesses nationalistes, jeunesse defense et france jeunesse civitas – auquels nous rajouterons bien entendu quantités d’identitaires et de sympathisants du FN – Il est également à signaler la présence de groupuscules venus d’autres pays européens. Tout ce charmant équipage défilera en majorité de la Place de la Madeleine ou de l’Opéra en direction de la statue de Jeanne d’Arc, place des Pyramides.Nous appelons les populations habituellement visées par les discours discriminatoires de l’extreme-droite la plus radicale à la plus grande vigilance pour cette journée et également la soirée du 12 MAI. Et nous mettons l’accent sur la caractére particulierement violent de ce type de rassemblement.Nous appelons tous les partis, toutes les associations et tous les miltants impliqués ou désirant s’impliquer dans la lutte contre le fascisme et toutes les formes de racismes à se concerter et à s’unir avec la plus grande détermination afin d’offrir une réponse à la hauteur de celle que nos ainés firent aux derniers nazis s’étant permis de parader dans la capitale.”Mais la question est la suivante: Comment un président de gauche peut il laisser des neo-nazis parader en plein Paris avec tous les dangers que cela comporte?Merci à tous ceux qui permettront de faire interdire cette manifestation.Quelques photos de l’édition 2012: http://francstireurspartisans.over-blog.com/pages/C9M_2012_Photos_amp_Articles-8647511.html
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 Nancy: Fachos hors de nos facs, hors de nos vie !

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Mardi 24 mars. Ce matin là, nous arrivons à la fac de lettres vers 9h et une fois de plus, comme c’est le cas depuis plusieurs semaines, des dizaines de tags à caractère raciste et fasciste sont apparus dans la nuit sur notre campus. Les signataires sont clairement identifiés : Les rats du GUD (Groupement union défense ) qui sont réapparus sur Nancy depuis juin 2012 et qui sont les héritiers du mouvement ultra violent d’extrême droite Autonome Lorrain qui feront l’objet d’un procès prochainement pour une série d’une quinzaine d’agressions à caractère discriminatoire commises entre 2010 et 2011sur Nancy . Photos des tags : Croix celtiques, France aux Français, Signe SS, menace direct sur les locaux syndicaux « un bon gauchiste est un gauchiste à l’hôpital »

La suite: http://paris.indymedia.org/spip.php?article13200

SAMSUNG

 Les femmes en Egypte par la narration des graffitis/Women in Egypt through the Narrative of Graffiti

Soraya Morayef est une journaliste et une écrivaine habitant au Caire. Elle blogue sur http://suzeeinthecity.wordpress.com/

Toutes les photos © Soraya Morayef

Les deux années écoulées d’art de la rue au Caire ont été un récit fascinant de l’agitation politique et sociale en Egypte depuis le 25 janvier. Des artistes de graffitis ont représenté les soulèvements et les effondrements qui ont saisi notre société, décrivant les luttes des sans voix. Un fil intéressant à suivre est le récit sur les femmes égyptiennes depuis la révolution : les artistes de rue au Caire, dont la plupart étaient des hommes, ont adopté la cause des droits des femmes, éclairant l’injustice et la violence subies par les femmes et rendant hommage aux femmes courageuses luttant pour l’égalité dans l’Egypte post-révolutionnaire.

Ce graffiti-ci a été créé par Bahia Shehab, une historienne libano-égyptienne qui a fait un magnifique discours sur TEDX appelé ‘A Thousand Times No’ (Mille fois Non – sous-titres français)).

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 Roms Strasbourg: d’un campement à l’autre…

campement Rom écluse feuille2chouphoto

campement Rom écluse
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Suite à la réunion de vendredi dernier à la mairie de Strasbourg avec des Roms victimes de l’incendie de leurs caravanes au campement Petit Parking, certains d’entre eux, après avoir logé au Ciarus, ou à l’Auberge de Jeunesse, ou au foyer Jaurès, ont été relogés dans des caravanes d’occasion, achetées par la ville et placées sur un terrain déjà partiellement occupé, situé Impasse de l’Écluse, lieu difficile à atteindre, mais sans voisinage immédiat.

Ces personnes passent ainsi d’un terrain “sauvage” promis à fermeture après évacuation de tous les derniers occupants, à un terrain légal autorisé.

WC installés 180313 feuille2chouphoto

WC installés 180313 feuille2chouphoto

Une convention a été passée pour trois mois renouvelables. En un sens, on peut dire que la situation de ces Roms s’est améliorée, puisqu’ils ne sont plus susceptibles d’être expulsés.

campement Écluse feuille2chouphoto

campement Écluse feuille2chouphoto

Mais comme on le voit sur les photos prises samedi dernier, ce terrain, à la fois herbeux et goudronné au centre, se trouve coincé entre l’autoroute A35, la voie de chemin de fer et le canal de la Marne au Rhin. Des familles kosovares y sont déjà, en attente d’asile, depuis plus de deux ans.

campement rom écluse feuille2chouphoto

campement rom écluse
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Cinq caravanes ont été disposées, mais les deux WC chimiques promis n’y seront, paraît-il, que lundi. Il y a une prise d’eau, mais pas de branchement électrique, ce qui tient du paradoxe car au-dessus des caravanes passent deux lignes à haute tension et à côté les caténaires des trains. L’exposition à ces lignes n’est pas sans danger d’ailleurs.

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point d’eau campement écluse feuille2chouphoto

Dans les caravanes, le coin cuisinette et le chauffage sont prévus pour être alimentés au gaz en bouteille, mais les Roms n’avaient pas de bouteilles samedi, donc ni chauffage ni moyen de cuisiner, alors qu’il leur est interdit de faire des feux sur le sol et que le barbecue annoncé est absent.

campement rom écluse feuille2chouphoto

campement rom écluse
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Sur le campement Petit Parking, il reste une caravane au fond en mauvais état, où loge un couple avec bébé et femme enceinte, pas pris en compte dans le relogement, alors qu’il avait été auparavant chassé d’un jardin ouvrier par la police avant d’arriver route des Romains. Et aussi deux caravanes installées sur le devant, en bon état. Où pourront-elles s’installer?

Petit Parking 180313 feuille2chouphoto

Petit Parking 180313 feuille2chouphoto

Par ailleurs, une fois que le sort de ce campement Petit Parking aura été réglé, il restera encore près de 250 personnes vivant dans des conditions aussi précaires, dont celles du campement Saint-Gall, par exemple.

Quand on observe la lenteur administrative pour résoudre les problèmes et en même temps les dernières déclarations inadmissibles de Manuel Valls qui contredisent le type de règlement mis en avant par la ville de Strasbourg (pas d’expulsion sans relogement, même précaire, préalable), on ne peut qu’être inquiets.

C’est pourquoi l’association Latcho Rom reste vigilante et continuera à tout faire pour qu’une solution humaine d’ensemble soit mise en place et accélérée. Et l’association n’acceptera pas la solution de force prônée par le ministre de l’Intérieur.

Archives partielles
http://la-feuille-de-chou.fr/archives/46776
http://la-feuille-de-chou.fr/archives/46780

 Arcelor Mittal: quelques questions de simple bon sens après la répression des métallos à Strasbourg le 6 février 2013

Pour qui a été présent et/ou a participé à la manifestation des métallos d’Arcelor Mittal le 6 février à Strasbourg, après les incidents et la répression, plusieurs questions élémentaires se posent.

Pourquoi la manifestation n’avait-elle pas été déclarée ?

Selon le préfet de la région Alsace relayé par les DNA, la manifestation n’aurait pas été déclarée. On est en droit de s’étonner que des responsables syndicaux aguerris, français, de Lorraine ou leurs correspondants alsaciens, n’aient pas déposé en préfecture la déclaration règlementaire élémentaire alors qu’en plus des Lorrains, devaient participer des travailleurs d’Arcelor-Mittal de Belgique et du Luxembourg, membres de plusieurs syndicats dont la FGBT et le CSC. A quoi sert la Confédération européenne des syndicats ?

On se souvient, il y a quelques années, d’une manifestation européenne de dockers, déclarée, organisée par la CES avait eu lieu, dans le quartier proche du Parlement européen . Pourquoi cette fois des syndicalistes responsables ont-ils « oublié » ce point de droit ?

Le ministère français de l’Intérieur, le gouvernement français, le président de la République respectent-ils le droit de manifester ?

Les bus affrétés par les organisateurs ont subi un contrôle très serré sur l’autoroute avant Strasbourg. Les passagers, ont été fouillés au corps, y compris avec détecteurs de métaux, d’autres se sont retrouvés plaqués au sol et menottés, ce qui explique aisément leur colère d’être traités, selon leur expression comme des animaux, des délinquants ou des terroristes. (http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2013/02/07/les-siderurgistes-prives-de-manifestation)

Pourquoi les médias informés par la préfecture ont-ils mis en une un prétendu arsenal « offensif » alors que les consignes des syndicalistes étaient de ne rien transporter de semblable dans les bus ? Un brise-tympan peut-il être assimilé à une « bonbonne de gaz » ?

L’arrivée des bus, de ceux qui sont parvenus à destination (22 sur la trentaine au départ) s’est faite au compte-goutte, les derniers cars aperçus se garant à 15h20 sur le parking de la foire-exposition ce qui a, de fait, empêché tout rassemblement massif et unitaire…

Pourquoi aucune direction de manifestation sur place ?

Une fois débarqués des cars, et la délégation reçue au Parlement européen, les manifestants se retrouvaient pris au piège place Adrien Zeller, coincés entre le Conseil régional, le Théâtre du Maillon et les rues menant au PE, barrées par des cordons de gendarmes surarmés, d’abord assez peu déployés ( 30 cars présents vers 9h30) , puis augmentés de renforts dès après 14h20 où les premiers incidents ont eu lieu.

Sur place, aucune direction ni matériel de manifestation, pas un seul mégaphone, -jusqu’à l’arrivée tardive des métallos de Florange-, quelques rares banderoles, aucun tract, aucun plan photocopié du parcours et du quartier, aucun de ces stands de sandwichs, merguez, ou boissons souvent mis en place par les locaux de l’étape. Ceux-ci étaient d’ailleurs curieusement absents, tant les dirigeants CFDT d’Alsace, malgré la présence en nombre de la CFDT de Moselle avec Edouard Martin, que la CGT (certes toute occupée à son comité national confédéral…) qui compte de nombreux métallos en Alsace. Comment se fait-il que, par exemple, des délégués de la General Motors, dont l’un est intervenu le soir au cinéma Odyssée, ou d’autres boites d’Alsace menacées de fermeture comme de nombreuses entreprises n’aient pas été présents, au moins entre midi et 14h, auprès de leurs camarades métallos belges, luxembourgeois et lorrains ? 

En questionnant certains militants syndicaux locaux, tous nous ont affirmé ne pas avoir été au courant -alors que l’info d’une manifestation des salariés d’ArcelorMittal était diffusée dès le 1er février dans de nombreux journaux belges, luxembourgeois et français (Nouvel Obs, Républicain lorrain, DNA, Rue89 Strasbourg, et même le Figaro !), d’autres évoquent un “dysfonctionnement” dans la communication (verticale) interne de l’information dans certains syndicats… Communication rétablie dès le lendemain des affrontements comme le prouvent quelques communiqués comme celui du PCF du Bas-Rhin (http://67.pcf.fr/35371) ou de la CGT métallurgie (http://www.ftm.cgt.fr/actu_lutte_plus.php?IDchapitre=109).

Dés lors il était quasi fatal, comme une musique pré-enregistrée, que des salariés déjà humiliés par les contrôles policiers, échaudés par la disposition des gendarmes qui les privait de leur manifestation de soutien à leur délégation reçue au Parlement, interdisant tout cortège vers le PE soit boulevard de Dresde, soit par l’Allée du Printemps, et barraient la voie vers la place de Bordeaux et le centre-ville, bref, que ces manifestants s’énervent… N’oublions pas qu’ils font partie de ceux qui, soit ont déjà subi les licenciements de Lakshmi (am Arch), soit, sont les suivants de la charrette.

Comment comprendre, à l’heure des portables et de l’information instantanée que des députés européens ne soient sortis, avec Edouard Martin, que peu avant 16h pour calmer la répression policière, alors que cela faisait une heure trente déjà que les forces de gendarmerie et de police se déchainaient ?

José Bové et d’autres expliquaient aux médias très nombreux qu’ils avaient refusé de rencontrer le président du Parlement, après les groupes parlementaires, à cause de cette situation. Pourquoi si tard ?

On espère des réponses à ces questions de stratégie et de tactique syndicale et politique.

Le débat qui a eu lieu le soir au cinéma Odyssée après la projection d’un film sur la lutte de Florange, dont le timing s’arrêtait le jour de l’élection du président Hollande (voir http://la-feuille-de-chou.fr/archives/44998renforce ces questions.

A l’heure où les gouvernements de droite comme de « gauche » des pays européens criminalisent la révolte ouvrière et le militantisme syndical, que penser de ceux qui exposent les travailleurs à une répression féroce – un jeune métallo belge a perdu un œil- en laissant des syndicalistes tomber dans le piège qui leur a été tendu ?

Durga-Schlomo

 

Peu d’hommes politiques ont critiqué la répression policière contre les salariés d’ArcelorMittal. Les deux articles suivants sont d’autant plus éclairants sur le rôle de chiens de garde du capital et de canaliseurs de révolte que le ministre de l’Intérieur attend des responsables syndicaux…:

http://www.lesoir.be/186901/article/actualite/france/2013-02-09/arcelormittal-mélenchon-«écœuré-par-bestialité»-police

http://www.humanite.fr/politique/pierre-laurent-choque-par-le-propos-de-valls-sur-l-514871

Ci-dessous, les événements traités dans les journaux télévisés français (France 3) et belge (RTBF) illustrent et confortent cette criminalisation de la révolte.

A noter que, dans le direct de la RTBF, l’envoyé spécial au Parlement déclare que “la plupart des gens de la délégation (reçue au Parlement) n’étaient pas au courant des événements qui se déroulaient à quelques centaines de mètres d’eux…”.

La “plupart”, ça n’est pas la totalité…


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Strasbourg- heurts entre les métallos d… par lmvGi

 Arcelor Mittal: Tirs tendus, des photos accablantes de gendarmes en position de tir face aux métallos d’Arcelor Mittal

http://www.flickr.com/photos/mediactivista/8451942189/in/set-72157632709143140/

blessé assis sur une chaise prêtée par le Conseil régional feuille2chouphoto

Aidons l’IGPN [Inspection générale de la police nationale] et la Justice dans leurs enquêtes…

Dans le diaporama ci-dessous, plusieurs photos montrent des gendarmes en position de tir tendu…

http://www.flickr.com/photos/mediactivista/sets/72157632709143140/show/