Femmes contre l’austérité

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Austérité: les femmes sont les premières pénalisées.

Refusons de trinquer!

Les femmes sont au premier rang du temps partiel imposé, des bas salaires et de la pauvreté.

Les femmes constituent la majorité des salariés peu rémunérés de la Fonction Publique et des Collectivités territoriales.

Les femmes sont les premières utilisatrices des services publics et subissent leur démantèlement.

Les femmes subissent de plein fouet la politique d’austérité!

Venez en discuter et apporter votre avis et vos revendications:

Assemblée citoyenne du Front de Gauche

Mercredi 22 mai 2013 à 18h

Hall du Théâtre de Hautepierre (Tram terminus Maillon)

organisée par: PCF, Parti de Gauche, Gauche Unitaire, PCOF, Cercle Communiste d’Alsace, gauche Anticapitaliste, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), et soutenu par: Organisation de Femmes EGALITE- Comité Louise Michel

Pour porter leurs exigences et faire entendre leur voix, une grande Marche des Femmes contre l’austérité est organisée le 9 juin à Paris.

Signez et diffusez l’appel:

http://www.femmescontreausterite.com

 

 Une page d’anticléricalisme primaire et de critique des médias: Très chrétiennes Dernières Nouvelles d’Alsace, catholico-pentecôtistes…

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Du sang à la” Une”, dans le Chournal, mais pour une fois, ce n’est pas un fait divers. On est plutôt dans le paganisme très catholique.

Certes, c’était le ouiquende de la Pentecôte, mais de là à l’imposer à tous les Alsaciens, il n’y a vraiment que notre région d’Alsace-Moselle, où la loi de 1905 se fait attendre, et où les laïques désespèrent, y compris d’un président “saucialiste” et d’un gouvernement PS-EELV, avec, à Strasbourg, un sénateur-maire tellement “saucialiste” qu’il s’est vanté, comme d’autres, de la “glaze bolidik”, d’avoir fait sa scolarité au Collège épiscopal Saint-Étienne, celui qui est en ce moment surveillé de près comme le Gymnase Jean Sturm par une escouade des 700 policiers et gendarmes, à la recherche, vaine, jusqu’à présent, d’un jeune internaute, farceur ou suicidaire, l’avenir le dira peut-être, il y a un grand pas que les DNA n’ont pas hésité à franchir.

Et le matraquage religieux se poursuit dans le corps du Christ Chournal. En page 15, “Autour de la relique de Jean Paul II, “Jesess Maria!“, c’est le cas de le dire.
S’expose sur un gros tiers de la page, le paganisme très catholique, avec la “relique” de Jean Paul II, offerte à la basilique de Marienthal, où “près de 200 fidèles se sont retrouvés…pour une procession mariale“. Les prières n’ont pas suffi à assurer le beau temps, donc elle a été “organisée à l’abri des voutes de Notre-Dame“.

Un peu de sang du bienheureux prélevé à la fin de sa vie et versé sur quelques millimètres de tissu, ouvre la procession.
De quel groupe, le sang du pape défunt? Les DNA ne le disent pas…C’est pas de l’information!
Ici se trouve, paraît-il, l’espérance au cœur de la souffrance

Nous, on aurait plutôt pensé que la souffrance, et l’espérance d’en finir, se seraient trouvées au Centre Socio-culturel de la Meinau, où, en même temps que se déroulait cette procession en chambre, catholico-païenne, 200 personnes, le même nombre qu’à Marienthal, se réunissaient pour dire leur solidarité avec le peuple palestinien, colonisé, opprimé, assassiné, muré, checkpointé, et privé de sa terre et de sa liberté depuis 65 ans.

Archives: http://la-feuille-de-chou.fr/archives/50319

Mon dieu, mon dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?“…

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Rassemblement que les DNA , après l’avoir annoncé (merci), ont totalement occulté. Vaut-il mieux être ami de Marie (Myriam) et des globules rouges du pape, qu’ami de la Palestine qui saigne sous les yeux de l’Europe et du monde, sans qu’aucune autorité politique n’arrête l’hémorragie? Surtout ne pas s’aliéner le lobby sioniste, n’est-ce pas? Et que crève la Palestine?

Et la charité, bordel, pour ne même pas parler de justice!

Dans un encadré titré “De nombreuses reliques en Alsace“, les DNA contribuent à la désinformation irrationaliste, en listant toutes les prétendues “reliques” de notre région. On croit lire un poème de Jacques Prévert. “Notre père qui êtes aux cieux, restez- y..“.

Un écharde de la Croix du Christ…un bout de voile de la Vierge (sic), un morceau de veste de son époux Joseph (made in Bangladesh?), une relique de l’apôtre Paul, une autre de Saint-André, celle de Saint-Florent, le reliquaire de Sainte-Richarde, (c’est pas la femme de Jean Richard et rien à voir avec la loi Marthe Richard) une main de la nièce de Sainte-Odile,(laquelle, la gauche?), une dent de Saint-Jacques (cariée?), un morceau de peau de Saint-Thiébaut.

Le Journal nous apprend que la balance commerciale de l’Alsace dans la colonne exportation, doit compter avec des reliques de Sainte-Odile, exportées dans d’autres pays, comme le Togo…Il y a encore des stocks à l’archevêché.

Mais on n’en a pas fini avec les bondieuseries ce mardi 21 mai dans le Journal.

En page LST04, le lecteur, gâté, tombe sur ce titre: “Réunis dans l’esprit de la Pentecôte. On y apprend, en gardant en mémoire le nombre de fidèles de la Palestine, qu’une “soixantaine de croyants s’est rassemblée, malgré le temps pluvieux,..pour prier et se recueillir, dans le cadre de la Journée mondiale de prière.

La pluie est toujours une bénédiction“, explique le pasteur évangéliste camerounais…

Évidemment, en Afrique, ce n’est pas comme en Alsace, où dans un autre papier, les DNA se font l’écho de la chasse aux escargots et autres limaces par les rares jardiniers sortis sous la pluie. Il y en a un même qui plante sa fourchette emmanchée dans les limaces avant de les passer au barbecue! Que fait la SPA? Le Chournal ne précise pas si le meurtrier les mange en famille.

On apprend, in fine, que “les participants ont prié pour la paix au Proche-Orient et pour… les chrétiens de Syrie“; vous savez, ceux que le tueur Bachar al Assad protège pendant qu’il massacre le gros de son peuple sauf les Alaouites de son clan

Le Journal ne précise évidemment pas, que la “paix” évoquée, est celle de l’occupant israélien, la “paix des cimetières“. Car les évangéliques protestants, sont israélophiles par antisémitisme.

 La solidarité, contre la com et le protocole: Jean-Michel Augé

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lu dans les DNA 180513

Jean-Michel Augé, conseiller national suppléant du PS, appelle de ses vœux une politique municipale de solidarité dirigée vers les quartiers et les populations les plus fragiles. Les mesures proposées représenteraient 1 % des budgets de la Ville et de la CUS et seraient financées en surveillant la politique des achats et en taillant dans les frais de communication et de protocole.

« La crise est le fruit d’une politique irresponsable conduite durant de longues années. Le choix de privilégier la rente au détriment de la rémunération du travail a conduit à un enrichissement des plus riches et à un appauvrissement des plus pauvres. Notre pays se trouve à présent dans une situation très préoccupante sur le plan économique et social. À Strasbourg, les habitants des quartiers populaires subissent les conséquences de cette crise beaucoup plus lourdement que les autres. Pauvreté, chômage, échec scolaire s’y sont développés massivement sans que l’on y prête vraiment attention. Cette évolution générale a été parfaitement décrite dans le rapport de la cour des comptes : « Politique de la ville, une décennie de réformes – 17 juillet 2012 ». Il est indispensable d’engager, localement comme nationalement, une politique extrêmement volontariste.

Alors que la tête de liste socialiste pour les élections municipales de 2014 sera désignée à la sortie de l’été, et à moins d’un an du scrutin lui-même, il est utile de s’interroger sur la façon dont ces enjeux seront pris en considération dans notre ville et dans notre agglomération durant les six prochaines années.

Les clichés ont la vie dure : l’argent public coulerait à flots – et en pure perte – dans les quartiers populaires. C’est totalement faux quoiqu’en dise l’extrême droite. Dans notre pays, les quartiers populaires n’accèdent pas au même niveau de soutien financier que les autres quartiers. Pire, alors que des efforts exceptionnels devraient être consentis pour compenser les handicaps qui les affectent, ces quartiers reçoivent au contraire moins d’argent public que les autres. Le rapport de la cour des comptes en atteste.

Près d’un Strasbourgeois sur quatre et près d’un habitant de la CUS sur cinq réside dans les quartiers d’habitat social. Les jeunes de moins de 20 ans y sont, en proportion, nettement plus nombreux que dans les autres quartiers. Certes, ces quartiers changent ; la rénovation urbaine a fait son chemin ; de nouveaux équipements voient le jour. Certes, pour faciliter la réussite scolaire, les effectifs de l’Éducation nationale vont être renforcés. Mais cela ne suffira pas compte tenu de l’ampleur considérable des enjeux en question.

 15 millions d’euros de plus chaque année : c’est le montant qui peut raisonnablement être avancé sur le territoire de notre agglomération pour donner un nouveau souffle au principe républicain d’égalité. Cela peut sembler énorme et donc irréaliste. C’est au contraire raisonnable et donc très réaliste. 15 millions d’euros par an – soit 1 % des budgets cumulés de la ville et de la CUS – pourraient financer l’ensemble des actions suivantes :

•2 000 places supplémentaires en accompagnement scolaire pour les jeunes en difficulté

•1 000 places supplémentaires pour l’accompagnement vers la réussite éducative de jeunes en grande difficulté

•150 postes supplémentaires d’éducateurs ou d’animateurs pour le sport, l’éducation à la citoyenneté, et la réalisation de projets culturels

•600 postes en emplois d’avenir supplémentaires pour les jeunes sans qualification

•L’accompagnement vers l’emploi de 500 chômeurs en grande difficulté d’insertion professionnelle.

Est-il utile de préciser que ces actions correspondent à des besoins avérés ?

Des équipements moins coûteux, des dépenses de communication et de protocole réduites, une politique des achats rigoureusement orientée vers les économies pour davantage de bien-être chez ceux qui en ont le plus besoin. C’est par une politique exigeante de réduction des coûts sur les autres dépenses que nous pourrons, à pression fiscale inchangée, mettre en place une audacieuse politique d’égalité des chances dans notre cité. La question de savoir si cela est possible ne se posant plus, reste celle de la volonté politique.

« Vous trouvez que l’éducation coûte cher ? Essayez l’ignorance », disait Abraham Lincoln. En 2014, nous devrons faire le choix de l’éducation. Et plus largement de l’égalité des chances. Nous cherchons régulièrement de nouveaux projets qui contribuent au rayonnement de la capitale européenne des droits de l’homme ? L’esprit de solidarité des élus et des habitants de Strasbourg fera parler de lui bien au-delà des frontières régionales. Je défendrai un tel projet. Je m’y engage dès à présent avec détermination. »
par Jean-Michel AUGE, Conseiller national suppléant du Parti socialiste, Membre du bureau fédéral du PS 67, mandataire de la motion , publiée le 18/05/2013 à 05:00

 Relaxe pour les boycotteurs d’Israël !

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LE 20 JUIN A PERPIGNAN ET LE 27 JUIN A ALENÇON,

EXIGEONS LA RELAXE DES MILITANTS POURSUIVIS POUR APPEL A
BOYCOTT DES PRODUITS ISRAÉLIENS !

Après plusieurs reports de procès et diverses autres procédures, Bernard, Jeanne et Yamina comparaîtront au Tribunal de Perpignan le 20 juin et sept autres militants comparaîtront au Tribunal d’Alençon le 27 juin.

Ils sont poursuivis par des plaignants tels que le « Bureau National de Vigilance contre l’Antisémitisme » (BNVCA) pour « provocation à la discrimination, à la haine et à la violence » parce qu’ils ont participé il y a plusieurs années dans une grande surface de l’une des deux villes à une action pacifique de sensibilisation au boycott des produits provenant d’Israël.

Leur comportement s’inscrit dans la campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre l’Etat d’Israël jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international.

Cette campagne BDS vise, à la demande de la société civile palestinienne et à l’image du mouvement qui avait contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud, un État qui développe en toute impunité une politique coloniale, d’apartheid et d’épuration ethnique contre le peuple palestinien : occupation et colonisation de la Cisjordanie, blocus de Gaza, refus catégorique du droit au retour des réfugiés, répression accrue contre les Palestiniens d’Israël.

Depuis les dates des faits incriminés, Israël a poursuivi sans relâche sa politique de déni du droit du droit international. Son isolement dans l’opinion publique s’est accru, et la Campagne BDS a remporté de nombreux succès, qu’il s’agisse des boycotts économique, syndical, sportif, académique ou culturels.

A Paris, Bobigny et Mulhouse, des procès similaires à ceux de Perpignan et d’Alençon aujourd’hui ont abouti à une relaxe des militants.
En particulier, le jugement du 8 juillet 2011 du tribunal de la 17ème Chambre correctionnelle du Palais de Justice de Paris a clairement établi que « Dès lors que l’appel au boycott des produits israéliens est formulé par un citoyen pour des motifs politiques et qu’il s’inscrit dans le cadre d’un débat politique relatif au conflit israélo-palestinien, débat qui porte sur un sujet d’intérêt général de portée internationale, l’infraction de provocation à la discrimination fondée sur l’appartenance à une Nation n’est pas constituée. » Et il a rappelé que « certains secteurs de l’opinion israélienne soutiennent BDS »

Ainsi, les accusations d’antisémitisme apparaissent clairement pour ce qu’elles sont : d’ultimes tentatives pour blanchir l’Etat d’Israël de ses crimes et pour harceler le mouvement de solidarité avec le peuple palestinien.

Toutefois les officines françaises au service de l’Etat d’Israël ne baissent pas les bras, et usent de tous moyens et de toute complicité pour continuer à attaquer les défenseurs du droit international.

Et la circulaire de Michèle Alliot Marie, ancienne ministre de la Justice de Nicolas Sarkozy, circulaire qui invite les parquets à poursuivre les militants de BDS, n’a pas été abolie à ce jour.

Mais nous sommes confiants dans les droits du peuple palestinien et dans le développement de la Campagne BDS.

NOUS CONTINUERONS A BOYCOTTER L’ETAT D’ISRAEL
JUSQU’A CE QU’IL SE CONFORME AU DROIT INTERNATIONAL !

SOYONS NOMBREUX-SES AUX PROCÈS DE PERPIGNAN ET D’ALENCON !

Site : http://www.bdsfrance.org/
Contact : campagnebdsfrance@yahoo.fr

http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=1146:proces-dalencon-et-perpignan-communique-de-soutien-de-la-campagne-bds-france&catid=10:actualites-bds-dans-le-monde&lang=fr

 Communiqué UNIRS – Union Nationale Interprofessionnelle des Retraités Solidaires

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Après avoir mollement soutenu les manifestants contre la contre-­‐réforme des retraites de Fillon-­‐ Sarkozy de 2010, après avoir vigoureusement promis qu’il s’attaquerait à la finance lors de sa campagne électorale et qu’il préconiserait toujours des réformes justes, M. Hollande élu Président de la République s’est rapidement installé dans les ornières du traité Merckel-­‐Sarkozy.

Désormais, les réformes engagées dans les domaines économiques, sociaux, budgétaires et financiers s’apparentent à celles qui sont préconisées ou demandées par les «  marchés financiers  », à celles qui sont souhaitées ou conseillées par le FMI, la BCE et la Commission Européenne, à celles qui sont présentées par les économistes et les experts officiels et patentés comme étant les seules possibles, les seules raisonnables et réalistes.

Engagé dans la course à la réduction des déficits publics tout en conservant le boulet de la concurrence fiscale entre les Etats, le gouvernement conduit une réelle politique d’austérité et de rigueur pour la majorité de la population.

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 Pas de Valls sur les cadavres de Roms

Article paru sur Mediapart
La France construit sa politique anti-roms sur des cadavres
15 mai 2013 Par philippe alain

Depuis lundi 13 mai 2013, la politique de stigmatisation menée par le gouvernement français contre les roms ne se chiffre plus seulement en nombre de reconduites à la frontière ou en nombre de destruction de bidonvilles. Elle se chiffre désormais en nombre de cadavres. Beni, un garçon de 12 ans, ainsi que 2 femmes, Pamela et Patrina sont morts, brûlés vifs, dans l’incendie de l’immeuble dans lequel ils vivaient à Lyon depuis 8 mois.

Il y a quelques jours, en prévision d’une expulsion à venir, la mairie de Lyon, dirigée par le très socialiste Gérard Collomb coupe l’électricité, tenez-vous bien, pour des raisons de sécurité… Les squatteurs ont osé se brancher sur un distributeur de courant et monsieur Collomb craint probablement que des enfants s’électrocutent. Bien lui en a pris, personne n’est mort électrocuté. Il oublie juste que les Roms sont comme nous, ils ont besoin de lumière. (1) Faute de courant, ils s’éclairent donc à la bougie et trois d’entre eux en sont morts.

Quelques heures après l’incendie, alors que les pompiers travaillent toujours sur les lieux du sinistre et que de nombreux journalistes sont présents, les familles se regroupent sur la place voisine. C’est toute la communauté rom de Lyon qui vient présenter ses condoléances aux familles endeuillées. Un peu plus tard dans la matinée, des hommes en noir affublés d’oreillettes blanches descendent de grosses berlines. Les journalistes quittent la place et le bruit commence à courir que Manuel Valls arrive sur les lieux du drame. Dans la confusion la plus totale et en évitant soigneusement les familles, Manuel Valls, Ministre de l’Intérieur, Christine Taubira, Ministre de la Justice, Gérard Collomb, maire de Lyon, Jean-François Carenco, Préfet de la région Rhône-Alpes vont se présenter devant le bâtiment qui fume encore.

Pas une de ces personnalités qui représentent les plus hautes institutions de la République et élevées dans le sérail des grandes écoles françaises où on n’enseigne visiblement pas la politesse la plus élémentaire, ne va venir présenter ses condoléances aux familles qui attendent à quelques mètres. Les roms sont-ils dangereux ? Manuel Valls aurait-il peur de femmes et d’enfants tétanisés par la douleur ? Un geste, une parole, un simple regard d’un ministre pour dire aux familles que la République Française s’incline devant leur douleur ? Non, rien, rien de rien. Roms vous êtes, roms vous resterez. Au contraire, Valls, oubliant la souffrance dans laquelle sont plongées les familles endeuillées va réaffirmer le leit-motiv de sa pré-campagne présidentielle qui est également devenu le fondement de la politique du gouvernement français contre la minorité rom: « Il faut poursuivre le travail de démantèlement et d’évacuation des campements », « comme l’a si bien commencé Nicolas Sarkozy » aurait-il pu ajouter. Aucune pudeur, aucune retenue. Alors qu’il a sous les yeux le résultat de plusieurs années d’expulsions à répétition, il répète inlassablement les même paroles et promet la même politique qui est responsable de la mort de 3 personnes. Valls tient absolument à continuer la chasse aux femmes, aux enfants, aux vieillards. Il tient absolument à les condamner à vivre dans des endroits de plus en plus dangereux quitte à ce qu’ils en meurent.

Madame Taubira, qu’on a connu plus inspirée se contente d’approuver les propos de son ministre de tutelle, comme si elle n’avait plus aucun rôle politique et humain à jouer après sa loi sur le mariage homosexuel.

Au moment de repartir, Valls se fait interpeller par un homme. Le ministre refuse de parler à un père et une mère qui sont submergés par la douleur d’avoir perdu un fils, mais il n’hésite pas à venir serrer la main d’un riverain qui demande l’expulsion des familles depuis des mois. Le voisin se plaint de vivre dans des « conditions épouvantables », abandonné de tous (rassurez-vous, il n’a jamais mis les pieds dans le squat, il parle seulement de la vue depuis son balcon). Valls vient le saluer et tenter de répondre à ses critiques. Alors que la discussion s’engage et que les journalistes commencent à enregistrer l’échange, monsieur Carenco, préfet de région, visiblement sur-excité repousse violemment plusieurs d’entre eux afin d’éviter une médiatisation des propos le mettant en cause.

Carenco. Préfet sous Sarkozy, préfet sous Hollande. Préfet pour toujours ? On garde les mêmes pour appliquer la même politique raciste de stigmatisation des étrangers. A Lyon, on gaze les enfants roms (2) on les parque dans des classes ghetto (3) et on met en garde-à-vue des bébés (4). En revanche on n’applique pas la circulaire inter-ministérielle censée apportée d’autres solutions que les expulsions. Carenco sera-t-il aussi préfet sous Le Pen ? « Le préfet de région a une grande part de responsabilité… Sur le terrain les expulsions se poursuivent malgré la circulaire du 26 août 2012 » accuse le sénateur Guy Fischer.

Dans l’après-midi, alors que journalistes et politiques sont partis, les proches des victimes attendent que les pompiers sortent les corps du bâtiment. L’ambiance sur la place est lourde. L’odeur âcre de la fumée fait mal à la gorge. Certains espèrent toujours et demandent désespérément s’il est possible qu’il y ait encore des survivants : « Il ne sont peut-être pas morts… ». Alors que la grande échelle s’approche d’une fenêtre afin de permettre à un pompier de prendre des photos, plusieurs dizaines de personnes s’approchent du bâtiment en criant le nom de l’enfant: « Béni, Béni » Face à ce mouvement de foule, un policier bien formé à l’école de Valls se fait menaçant et sort de son gilet une bouteille de gaz lacrymogène histoire de montrer aux femmes et aux enfants de quel bois il se chauffe. Pendant plusieurs heures, les familles sont totalement abandonnées à leur sort. Une femme perd connaissance plusieurs fois. La police municipale, à quelques mètres reste les bras croisés. Il n’y a aucun médecin, aucun psychologue, aucun soutien.

Mardi matin, alors que les corps calcinés de Beni, Pamela et Patrina viennent à peine d’être sortis des décombres fumants de l’immeuble, le préfet Carenco ordonne l’expulsion d’un nouveau squat. Une trentaine de personnes dont 15 enfants sont jetées à la rue, sans aucune proposition d’hébergement. Elle dormiront dans la rue, avec des enfants en bas âge, dans les conditions d’insécurité que l’on peut facilement imaginer, avant de retrouver un autre squat, probablement encore plus dangereux et insalubre. Valls nous expliquera à nouveau qu’il faut les expulser pour leur plus grand bien. Voilà une preuve de plus du discours mensonger du ministre qui, quelques heures auparavant, soulignait qu’il fallait poursuivre les expulsions tout en proposant des « solutions dignes ». Pour Valls, la rue est plus digne que le cimetière. Je n’en suis pas sur.

L’extrême droite à de beaux jours devant elle. Après Sarkozy, elle peut compter sur Hollande, Valls et les socialistes pour tenir le même discours de haine contre les étrangers et appliquer la même politique discriminatoire et hors la loi contre les roms. La France profonde applaudit, l’Union Européenne, pas son silence est complice. Marine Le Pen se frotte les mains. Manuel Valls, lui, ne pense qu’aux présidentielles. Le fait que son chemin soit désormais parsemé de cadavres ne le perturbe pas un seul instant. « Il faut continuer le travail » ose-t-il dire.

Mardi soir, la préfecture du Rhône fait savoir que les expulsions vont s’accélérer dans les jours à venir. La chasse aux Roms est ouverte. La campagne des municipales également.

Valls prétend que les roms n’ont pas vocation à s’intégrer en France. En les obligeant à vivre comme des chiens errants à la rue ou à brûler vifs dans des squats ils est certain d’avoir raison.

(1) http://www.mediapart.fr/journal/france/130513/les-roms-sont-comme-nous-ils-ont-besoin-de-lumiere

(2) http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/120113/la-police-gaze-des-enfants-et-saccage-un-camp-de-roms

(3) http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/260113/une-classe-reservee-aux-enfants-roms-dans-un-poste-de-police

(4) http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/050113/un-bebe-en-garde-vue-accuse-d-avoir-mendie

 “Comment être alsacien aujourd’hui?”, avec Roland Ries, au Centre culturel alsacien

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Roland Ries était l’invité du Centre Culturel Alsacien du boulevard de la Victoire à Strasbourg. Il a pu noter que le local était trop exigu pour sa conférence et toutes les activités qui s’y déroulent régulièrement. On attend donc du sénateur-maire qu’il offre des espaces plus grands aux amis de l’Alsace…

Diaporama: http://www.flickr.com/photos/69546723@N03/sets/72157633476781499/show/

Son exposé liminaire, bref, a porté sur ses origines, sa formation au Collège épiscopal Saint-Étienne…, sur son entrée en politique dont, avec sincérité, il ne parvient pas vraiment à donner les raisons. Pas vraiment engagé en mai 68, alors qu’il préparait l’agrégation, il s’est découvert, les années suivantes, modérément régionaliste alsacien et membre d’un Parti socialiste dont ce n’était pas la tasse de tisane, maintenant encore, quand on se souvient des prises de positions super jacobines de certains de ses conseillers municipaux ou adjoints…

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Il ne l’a pas évoqué, mais a aussi été longtemps syndicaliste au SNES-FEN, puis FSU, où il se contentait de faire de la figuration dans les instances dirigeantes départementale et régionale. Il siégeait avec la liste, alors majoritaire, Unité Indépendance Démocratie, socialisante, celle qui ayant eu le projet de se rapprocher de syndicats aussi réformistes qu’elle, comme la CFDT recentrée, n’a pas hésité à scissionner la FEN, pour se débarrasser des tendances plus à gauche, Unité et Action, proche du PCF et École Émancipée, syndicaliste-révolutionnaire, à laquelle le tenancier de la Feuille émargeait.

Pour revenir au sujet, disons que Roland Ries, authentique alsacien de centre-gauche, fils d’un père incorporé de force dans la Wehrmacht, est tout sauf un idéologue. Sympathique, mais quelque peu indécis, sans vraie colonne vertébrale, écoutant les avis des uns et des autres, pour ne décider qu’en creux, comme on l’a encore vu récemment dans sa non prise de position au référendum sur la Collectivité territoriale d’Alsace.

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Concernant la “laïcité” en Alsace-Moselle [qui n'existe pas], il assume sans état d’âme, contrairement à son épouse, membre de Laïcité d’Accord, et aux positions que, syndicaliste, il était censé partager, le Concordat, les ministres des cultes payés par la République et les cours de religion prétendus obligatoires.
Et son vivre-ensemble est singulièrement monothéiste.

On apprécie le rapprochement avec le Limousin martyr d’Oradour-sur-Glane et tout ce qui, comme l’Euro-district, pourtant si lent à se concrétiser populairement, va dans le sens de l’amitié et du rapprochement franco-allemand auquel œuvrait aussi le très récent disparu et résistant, André Bord.

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Et on souhaite, sans trop y croire que les engagements qu’il a pris oralement devant l’assistance nombreuse du Centre culturel alsacien seront tenus, comme la ratification, enfin, de la Charte des langues régionales et minoritaires.

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On n’a pas échappé à une question, même édulcorée, de M. Husser, distinguant les Alsaciens “de souche” de ceux “d’adoption”. On te voit venir!

Lire

 Les Roms sont comme nous: ils ont besoin de lumière

Incendie de caravanes roms à Strasbourg.

Et l’enquête sur les causes, elle en est où?


 

 

 

 

 

 

 

 

Les Roms sont comme nous

Article de Mediapart :
«Les Roms sont comme nous, ils ont besoin de lumière»

 

 
13 MAI 2013 | PAR CARINE FOUTEAU
Alors que les incendies de campements de Roms se multiplient depuis plusieurs semaines en France, jusque-là sans faire de victimes, celui qui a eu lieu à Lyon dans la nuit du 12 au 13 mai a été meurtrier. Au moins trois personnes, deux femmes et un enfant âgé d’une douzaine d’années, sont décédées après qu’une usine désaffectée (l’ex-usine Leroy-Somer) dans laquelle elles vivaient avec 200 à 300 autres personnes a pris feu.
À proximité du sinistre, la police bloque le passage. © Reuters
En fin d’après-midi, les corps n’avaient pu être sortis des décombres car le bâtiment, situé rue Audibert et Lavirotte dans le 8e arrondissement de la ville, menaçait toujours de s’écrouler. Des rescapés sont restés toute la journée dans les parages, refusant de quitter les lieux avant que l’opération de dégagement n’ait eu lieu. D’autres ont été évacués, en état de choc, et conduits en minibus dans le gymnase d’une école située avenue des Frères-Lumière, dans le même arrondissement, à une vingtaine de minutes à pied. La gestion de l’accueil a été confiée à la Croix-Rouge « avant qu’un relais soit pris par l’association Notre-Dame des sans-abris », a fait savoir la préfecture, qui ajoute qu’une « cellule d’aide médico-psychologique » a été mise en place.
Les occupants, parmi lesquels « un certain nombre » était de nationalité roumaine, avaient trouvé refuge dans ces locaux depuis octobre dernier. Le bilan est provisoire, ont insisté les pompiers inquiets de trouver d’autres personnes sans vie. Les flammes auraient totalement embrasé l’un des bâtiments du site peu après minuit. Dans la matinée, la préfecture indiquait ne disposer d’aucun élément sur l’origine du sinistre. Le procureur a demandé à la police judiciaire d’ouvrir une enquête. Les secours ont fait appel à des renforts, dont des équipes cynophiles. Le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, en déplacement ce jour dans l’agglomération lyonnaise pour dresser le bilan des zones de sécurité prioritaire, s’est rendu sur place, accompagné de la ministre de la justice, Christiane Taubira.
Militante de la Ligue des droits de l’homme (LDH), Gilberte Renard est l’une des premières à être arrivées sur place à l’aube, car elle s’attendait d’un jour à l’autre à une expulsion par les forces de l’ordre. Elle connaissait presque toutes les familles, d’origine Roms, y compris les personnes décédées. « Une des deux femmes étaient une mère de quatre enfants », indique-t-elle. « Il y avait beaucoup d’enfants, des tout-petits et des femmes enceintes », insiste-t-elle. « Ils dormaient souvent dans le grenier. Ils ont essayé de s’échapper par une lucarne, certains ont réussi, pas d’autres. Ça a été affreux », poursuit-elle.
« Tous vivaient en France depuis longtemps. J’en avais rencontré certains dès 2006 », se souvient-elle, énumérant les expulsions successives subies par les uns et les autres. Le terrain est une propriété privée. Une nouvelle fois, une décision de justice a ouvert la voie à une expulsion. Mais l’incendie a ravagé les lieux avant.
Pour Gilberte Renard, qui est également membre du Collectif lyonnais pour l’accès à la scolarisation et au soutien des enfants des squats, ces deux événements ne sont pas sans lien : « Une fois par semaine environ, les familles avaient la visite des policiers. Il y a sept ou dix jours, ils sont venus pour relever les identités de tout le monde, parents et enfants. Mercredi dernier, ils sont venus pour dire que l’expulsion était imminente. À peu près au même moment la mairie a coupé l’électricité. Les Roms sont comme nous, ils ont besoin de lumière. Ils ont dû s’éclairer à la bougie. Voilà le résultat », lance-t-elle, les pompiers ayant laissé entendre qu’une bougie sur une poutre était à l’origine du sinistre. « C’est une sacré responsabilité pour la mairie tout de même », souligne-t-elle.
Représentant local du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié avec les peuples (Mrap), Jean-Philippe, très investi sur le terrain, confirme : « L’électricité fonctionnait jusqu’à récemment. Puis effectivement, cela a été coupé. Ces derniers jours, il n’y en avait plus. La partie dans laquelle vivaient les Roms n’était pas en si mauvais état que ça. C’était même plutôt sain. Il faut être inconscient pour pousser les gens à s’éclairer à la bougie, avec les risques que cela comporte », s’indigne-t-il.
«Cela faisait six mois que l’on demandait le ramassage des ordures. En vain.»
La venue de deux ministres et la conférence de presse du maire de la ville, Gérard Collomb, n’ont en rien apaisé la colère des représentants associatifs présents sur les lieux, tant les pouvoirs publics semblent avoir négligé certaines de leurs responsabilités. Depuis la circulaire interministérielle du 26 août 2012 voulue par Jean-Marc Ayrault, les préfets sont censés intervenir en amont sur les campements pour aider les personnes à trouver des solutions de logement.
Selon ce texte, peu mis en œuvre, les occupants doivent faire l’objet d’un diagnostic et être suivis individuellement. Les collectivités territoriales sont supposées participer. « Rien de tout cela n’a été fait », regrette Aurélie Neveu, coordinatrice de la mission Roms à Lyon de Médecins du monde. « C’est même l’inverse qui s’est produit. Cela faisait six mois que l’on demandait le ramassage des ordures. En vain. Qui dit poubelles qui s’entassent, dit rats, dit maladies, dit aussi problèmes avec les riverains », poursuit-elle. « Les tensions avec les habitants du quartier étaient réelles, mais la mairie n’a pas fait ce qui est de son ressort pour les empêcher », déplore-t-elle.
La responsabilité de l’État est selon elle aussi engagée : « À deux reprises, nous avons sollicité madame Aimée Dubos, préfète déléguée pour l’égalité des chances, qui était la référente sur les questions de logement des Roms. En vain également. » En même temps qu’elle répond au téléphone, alors qu’elle se trouve dans le gymnase où sont accueillis les survivants du drame, elle décrit l’arrivée sur place d’agents de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), autrement dit des agents de l’État, proposant aux personnes… de retourner dans leur pays d’origine, moyennant une « aide au retour ».
Elle indique aussi que l’hébergement d’urgence local est saturé, estimant à 400 le nombre de refus au 115 ces derniers jours. « En raison de la fin de la trêve hivernale, il y a moins de places disponibles », observe-t-elle. Le gymnase a été réquisitionné pour une durée de quinze jours. Que deviendront ensuite ces personnes ? « Rien n’est prévu pour elles », s’étrangle Jean-Philippe. « Vous verrez qu’après leur avoir proposé de partir, les policiers viendront leur apporter des OQTF, c’est-à-dire des obligations de quitter le territoire », anticipe-t-il. « Si ces personnes ont brûlé, c’est qu’elles ont été expulsées d’autres campements, du quartier de Vaise notamment, sans diagnostic et sans solutions de relogement », reprend-il. « La passivité des pouvoirs publics aboutit à ce genre de situations », insiste-t-il, rappelant l’existence d’une récente décision du tribunal administratif de Lyon qui a condamné le 4 avril le préfet, Jean-François Carenco, à trouver d’urgence un hébergement, sous peine d’astreinte, pour dix familles qui venaient d’être délogées de leur campement à Villeurbanne. Après le démantèlement, des Roms de ce terrain avaient erré jusqu’à s’installer dans l’ex-usine, celle-là même qui a brûlé.
Parmi les enfants désormais hébergés dans le gymnase, certains étaient scolarisés. Mais là encore, à cause des évacuations à répétition, les parcours scolaires s’étaient effilochés. « Que va-t-il leur arriver ? » s’interroge Gilberte Renard. Outre le respect de la circulaire du 26 août, les acteurs associatifs demandent l’accès de ces personnes à des logements « dignes et pérennes ». En attendant, elles exigent l’arrêt des expulsions et la sécurisation des lieux habités, avec une mise à disposition des services vitaux (eau, sanitaires, électricité).
« Devant ce drame, il convient d’abord de s’incliner devant la mémoire des victimes, de s’interroger tous ensemble sur notre collectivité humaine et nos actions », a indiqué la préfecture dans un communiqué, refusant de répondre aux accusations portées à son encontre. La mairie, de son côté, fait savoir à Mediapart qu’un diagnostic a été réalisé sous l’égide de la Maison de la veille sociale, créée en 2009 et regroupant l’ensemble des partenaires concernés. Quant à l’électricité, elle a reconnu qu’elle avait été coupée il y a environ deux semaines parce que les « squatteurs s’étaient branchés sur le transformateur de secteur qui gère la production d’électricité sur le quartier » et que ce branchement « était risqué ». Des « raisons de sécurité » sont donc – paradoxalement – évoquées.
« L’agglomération ne peut pas accueillir tous ceux qui à travers le monde se trouvent en difficulté », a affirmé Gérard Collomb devant des journalistes, considérant être « totalement en harmonie » avec Manuel Valls qui, après avoir exprimé un « sentiment de profonde tristesse », venait d’ajouter qu’« en même temps, ces squats, comme les campements de fortune, doivent être évacués chaque fois quand ils présentent, ici comme ailleurs, de vrais dangers ». Une manière de justifier sa politique de démantèlement, sans s’interroger sur les effets pervers qu’elle peut avoir.