La solidarité, contre la com et le protocole: Jean-Michel Augé

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Jean-Michel Augé, conseiller national suppléant du PS, appelle de ses vœux une politique municipale de solidarité dirigée vers les quartiers et les populations les plus fragiles. Les mesures proposées représenteraient 1 % des budgets de la Ville et de la CUS et seraient financées en surveillant la politique des achats et en taillant dans les frais de communication et de protocole.

« La crise est le fruit d’une politique irresponsable conduite durant de longues années. Le choix de privilégier la rente au détriment de la rémunération du travail a conduit à un enrichissement des plus riches et à un appauvrissement des plus pauvres. Notre pays se trouve à présent dans une situation très préoccupante sur le plan économique et social. À Strasbourg, les habitants des quartiers populaires subissent les conséquences de cette crise beaucoup plus lourdement que les autres. Pauvreté, chômage, échec scolaire s’y sont développés massivement sans que l’on y prête vraiment attention. Cette évolution générale a été parfaitement décrite dans le rapport de la cour des comptes : « Politique de la ville, une décennie de réformes – 17 juillet 2012 ». Il est indispensable d’engager, localement comme nationalement, une politique extrêmement volontariste.

Alors que la tête de liste socialiste pour les élections municipales de 2014 sera désignée à la sortie de l’été, et à moins d’un an du scrutin lui-même, il est utile de s’interroger sur la façon dont ces enjeux seront pris en considération dans notre ville et dans notre agglomération durant les six prochaines années.

Les clichés ont la vie dure : l’argent public coulerait à flots – et en pure perte – dans les quartiers populaires. C’est totalement faux quoiqu’en dise l’extrême droite. Dans notre pays, les quartiers populaires n’accèdent pas au même niveau de soutien financier que les autres quartiers. Pire, alors que des efforts exceptionnels devraient être consentis pour compenser les handicaps qui les affectent, ces quartiers reçoivent au contraire moins d’argent public que les autres. Le rapport de la cour des comptes en atteste.

Près d’un Strasbourgeois sur quatre et près d’un habitant de la CUS sur cinq réside dans les quartiers d’habitat social. Les jeunes de moins de 20 ans y sont, en proportion, nettement plus nombreux que dans les autres quartiers. Certes, ces quartiers changent ; la rénovation urbaine a fait son chemin ; de nouveaux équipements voient le jour. Certes, pour faciliter la réussite scolaire, les effectifs de l’Éducation nationale vont être renforcés. Mais cela ne suffira pas compte tenu de l’ampleur considérable des enjeux en question.

 15 millions d’euros de plus chaque année : c’est le montant qui peut raisonnablement être avancé sur le territoire de notre agglomération pour donner un nouveau souffle au principe républicain d’égalité. Cela peut sembler énorme et donc irréaliste. C’est au contraire raisonnable et donc très réaliste. 15 millions d’euros par an – soit 1 % des budgets cumulés de la ville et de la CUS – pourraient financer l’ensemble des actions suivantes :

•2 000 places supplémentaires en accompagnement scolaire pour les jeunes en difficulté

•1 000 places supplémentaires pour l’accompagnement vers la réussite éducative de jeunes en grande difficulté

•150 postes supplémentaires d’éducateurs ou d’animateurs pour le sport, l’éducation à la citoyenneté, et la réalisation de projets culturels

•600 postes en emplois d’avenir supplémentaires pour les jeunes sans qualification

•L’accompagnement vers l’emploi de 500 chômeurs en grande difficulté d’insertion professionnelle.

Est-il utile de préciser que ces actions correspondent à des besoins avérés ?

Des équipements moins coûteux, des dépenses de communication et de protocole réduites, une politique des achats rigoureusement orientée vers les économies pour davantage de bien-être chez ceux qui en ont le plus besoin. C’est par une politique exigeante de réduction des coûts sur les autres dépenses que nous pourrons, à pression fiscale inchangée, mettre en place une audacieuse politique d’égalité des chances dans notre cité. La question de savoir si cela est possible ne se posant plus, reste celle de la volonté politique.

« Vous trouvez que l’éducation coûte cher ? Essayez l’ignorance », disait Abraham Lincoln. En 2014, nous devrons faire le choix de l’éducation. Et plus largement de l’égalité des chances. Nous cherchons régulièrement de nouveaux projets qui contribuent au rayonnement de la capitale européenne des droits de l’homme ? L’esprit de solidarité des élus et des habitants de Strasbourg fera parler de lui bien au-delà des frontières régionales. Je défendrai un tel projet. Je m’y engage dès à présent avec détermination. »
par Jean-Michel AUGE, Conseiller national suppléant du Parti socialiste, Membre du bureau fédéral du PS 67, mandataire de la motion , publiée le 18/05/2013 à 05:00

 Ultime Apéro’Coop avant fermeture

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COMMUNIQUE DE PRESSE
association régionale de soutien aux coop d’alsace – Weitbruch 28 mars 2013 18h24

L’ULTIME APERO’COOP ?

L’Association Régionale de soutien aux Coop d’Alsace appelle tous ses adhérents, tous les sociétaires, tous les élus des communes d’Alsace, tous les amis de la Coop à un ultime Apéro’Coop en compagnie des salariés des Coop le mardi 4 avril 2013 à 10 heures sur le parvis de l’opéra de Strasbourg – place Broglie.

L’ARSCA appelle à soutenir les derniers 953 salariés (4000 il y a encore deux ans) dans leur mouvement social, à l’appel de tous les syndicats représentés à l’Union des Coopérateurs d’Alsace qui lancent un mouvement de grève ce jour.

C’est l’action de la dernière chance, où, ensemble, nous pourrons montrer notre attachement aux commerces de proximité de nos quartiers et de nos villages. La fin est annoncée, seul un sursaut des alsaciennes et des alsaciens peuvent encore infléchir cette dure réalité.

Chacun apportera une bouteille de jus de fruits ou de vin et quelques cacahouètes ou saucissons et autres knacks, gâteaux .. que vous aurez achetés à la Coop bien sûr…

pour mémoire notre dernier communiqué de presse alarmiste :

Aujourd’hui Le groupe de distribution alimentaire Coop Alsace annonce qu’il va supprimer 210 postes sur un peu moins de 1 000 salariés dans les 144 succursales des villages et des quartiers.

L’annonce en a été faite à l’issue d’un comité central d’entreprise réuni ce mercredi 20 février 2013. Christian Duvillet, PDG de Coop Alsace, a confirmé le chiffre de 210 suppressions de postes.

Nous, Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace, sommes attristés et horrifiés par cette annonce malheureusement prévisible depuis plusieurs mois.

La casse organisée du premier groupe coopératif d’Alsace est maintenant clairement établi. les PDG successifs se sont servis de la Coop pour eux même ou pour deux grands groupes de distribution épaulés par un Conseil d’Administration décimé par des affaires de justice moribond et totalement illégitime.

De nombreux employés sont mis en cause et vont grossir dès maintenant les rangs des chômeurs alsaciens, de nombreuses Coop de proximités jugées non rentables vont fermer dans les mois qui viennent. Leclerc et Casino vont acheter sous nos yeux une entreprise d’une valeur de 1 000 millions d’euros pour moins de 200 millions d’euros.

Le PDG agit-il sous ordres ? A qui profite les véritables intérêts de cet accord qui depuis 2008 a provoqué la liquidation de ce Groupe coopératif au profit de deux groupes privés adeptes d’un capitalisme sauvage à l’encontre de l’esprit humaniste et coopératifs de tous les alsaciens ?

Le projet alternatif que l’Association Régionale de soutien aux Coop d’Alsace porte n’a jamais été étudié par les fossoyeurs du Groupe UCA. Pire la famille des sociétaires a été éloignée et exclue des derniers souffles de la mourante.

Président Philippe Spitz
+33 (0)689 648 856

Vice-Président Dominique Bézu
+33 (0)661 656 617


association régionale de soutien aux coop d’alsace
2 rue du Cimetière 67500 Weitbruch
Tél : +33 (0)960 511 237 +33 (0)689 648 856

Mèl contact@soutien-coop-alsace Site www.soutien-coop-alsace.org

Association inscrite au registre des Association Tribunal de Haguenau : Volume en cours Folio n°en cours
Siret en cours Ape en cours
CCM weitbruch IBAN en cours – BIC en cours

Président Philippe Spitz +33 (0)689 648 856
Vice-Président Dominique Bézu +33 (0)661 656 617

 Les résultats des élections israéliennes: ou l’évacuation de la question palestinienne

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Suivi de Gidéon Lévy: Élections au conseil syndical

Eyal Sivan propos recueillis par Michèle Sibony

Eyal Sivan, le cinéaste et auteur israélien, co-auteur avec Eric Hazan de «un Etat Commun» et du film qui l’ accompagne : Conversation Potentielle (édition La fabrique) , a accepté de partager avec nous sa connaissance approfondie du système électoral israélien, et ses analyses du déroulement de la campagne et de ses résultats. Il a aussi voulu nous offrir la lecture de l’article de Gideon Levy publié dans Haaretz le 24 janvier 2013, après l’annonce des résultats définitifs:«Elections au conseil syndical» qu’il a traduit depuis l’hébreu.

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 Les Saoudiennes tracées électroniquement lors de leurs voyages à l’étranger


Les Saoudiennes tracées électroniquement lors de leurs voyages à l’étranger

Par: rédaction
21/11/12 – 12h38 Source: afp.com

Privées du droit de conduire et de voyager sans autorisation, les Saoudiennes
sont désormais soumises à une nouvelle mesure de contrôle avec un système
électronique mis en place par les autorités avertissant leur famille dès
qu’elles quittent le royaume.

Depuis la semaine dernière, le “gardien” de la femme saoudienne –père,
époux, frère ou tuteur– reçoit sur son téléphone un message SMS l’informant
que la femme placée sous sa garde légale a franchi les frontières du royaume,
même si elle voyage en sa compagnie.

C’est la militante Manal al-Chérif, icône de la campagne pour obtenir le droit
des femmes à conduire qui a relayé l’information sur Twitter, après avoir été
alertée par un couple. L’époux, qui voyageait pourtant en compagnie de sa
femme, a reçu un message par SMS des services de l’émigration, l’informant que
son épouse “a quitté l’aéroport international de Ryad”.

“Les autorités ont recours à la technologie pour surveiller les femmes”,
déplore la romancière et éditorialiste Badriya al-Bichr, dénonçant “l’état
d’esclavage dans lequel est maintenue la femme saoudienne”.

Les femmes n’ont pas le droit de quitter le royaume sans une autorisation de
leur “gardien”, qui peut être son propre fils pour une veuve ou une divorcée,
et doivent produire à l’aéroport ou aux frontières du royaume une “feuille
jaune” signée par ce dernier servant d’autorisation de voyager.

Cette nouvelle décision a été violemment dénoncée sur Twitter, rare bulle de
liberté dans le royaume. “Qu’ils nous passent les menottes, tant qu’ils y
sont”, affirme une femme. “Il ne reste plus qu’à équiper nos femmes d’une puce
électronique, pour qu’on puisse suivre tous leurs déplacements!”, ironise un
homme.

“La technologie au service d’une mentalité arriérée”
“C’est la technologie au service d’une mentalité arriérée. Ils veulent garder
les femmes prisonnières”, estime de son côté Badriya al-Bichr, qui a dénoncé
dans ses romans l’état de servitude des Saoudiennes, estimant que “le
gouvernement ferait mieux de s’occuper des femmes soumises à la violence
familiale”.

Le royaume applique une interprétation rigoriste de l’islam et il s’agit du
seul pays au monde où les femmes n’ont pas le droit de conduire. Des
militantes avaient lancé en juin 2011 une campagne pour braver cette
interdiction, et avaient adressé une pétition au roi, mais sans obtenir gain
de cause.

Le roi Abdallah, un prudent réformateur, a accordé le droit de vote aux femmes
à partir des prochaines élections municipales en 2015 et allégé la pression de
la terrible police religieuse, qui traque les femmes qui ne sont pas dûment
voilées ou les couples non mariés.

Pour la militante libérale Souad Al-Chammari, c’est “l’establishment
religieux” qui fait pression pour maintenir les restrictions sur les femmes,
“traitées comme des mineures toute leur vie, même si elles occupent des postes
élevés”. Elle estime “qu’il ne peut y avoir de véritables réformes en Arabie
saoudite sans changer le statut de la femme et lui accorder l’égalité avec les
hommes”.

Outre les restrictions sur leurs déplacements, les femmes sont obligées de
sortir voilées, qu’elles soient Saoudiennes ou étrangères. L’interdiction de
la mixité rend en outre difficile l’accès des femmes à plusieurs métiers et
cette situation fait que le taux de chômage dépasse les 30% parmi les
Saoudiennes selon une étude officielle, alors que le royaume fait appel à
quelque huit millions de travailleurs étrangers.

En octobre, la presse locale avait rapporté une directive du ministère de la
Justice selon laquelle les avocates seraient autorisées à plaider devant les
tribunaux dès le mois de novembre. Dans cette directive, le ministère
demandait aux tribunaux de permettre aux avocates, détentrices d’un diplôme en
droit et ayant effectué un stage de trois ans dans un cabinet de droit, de
plaider devant eux, mais cette annonce est restée lettre morte.

 Stop homophobie et violences contre les femmes


COMMUNIQUE DE LA LUNE

La Lune, association de femmes homosexuelles de Strasbourg veut exprimer son indignation suite à l’agression, à Strasbourg d’un jeune homme homosexuel le 8 novembre dernier.

Les deux responsables de cet acte odieux ne sont pas seulement les voyous qui ont lâchement agressé ce jeune homme…

Nous tenons également pour responsables, tous ceux/ celles qui, ces derniers jours , lors de différents débats sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, n’ont pas hésité à utiliser des propos indignes sur les personnes LGBTI…

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 Discrimination indirecte fondée sur le sexe

Discrimination indirecte fondée sur le sexe

L’égalité entre les hommes est un droit fondamental consacré, notamment, par l’article L. 1121-1 du Code du travail qui énonce que « nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives des restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ».

Lors de l’intégration du régime complémentaire agricole aux régimes Agirc/Arrco, l’Agirc a refusé d’affilier des salariés employés à des postes spécifiques de la Mutualité sociale agricole (MSA), à savoir les assistants de service social, délégués à la tutelle ou conseillers en économie sociale et familiale.

Plusieurs salariées assignent l’Agirc aux fins d’affiliation à compter du 1er janvier 1997. Elles estiment en effet que sa décision constitue une discrimination indirecte fondée sur le sexe. Les juges du fond accueillent leurs demandes, ce que confirme la Cour de cassation.

La Haute Cour rappelle tout d’abord « qu’une discrimination indirecte en raison du sexe est constituée dans le cas où une disposition, un critère ou une pratique apparemment neutre est susceptible d’entraîner un désavantage particulier pour des personnes d’un sexe donné par rapport à d’autres personnes, à moins que cette disposition, ce critère ou cette pratique ne soit objectivement justifié par un objectif légitime et que les moyens de réaliser cet objectif soient appropriés et nécessaires ». Elle en conclut « qu’une telle discrimination est caractérisée lorsque la mesure affecte une proportion nettement plus élevée de personnes d’un sexe ».

En l’espèce, les Magistrats ont ainsi constaté que les postes qui ont fait l’objet d’un refus d’affiliation étaient très majoritairement occupés par des femmes, contrairement aux fonctions de contrôleurs, inspecteurs, agents d’animation, techniciens et conseils de prévention dépendant de la même convention collective, principalement occupées par des hommes. Dès lors, l’Agirc, qui se bornait à soutenir que le critère de comparaison avec des fonctions semblables dans des conventions collectives voisines était le seul qui permette d’atteindre l’objectif de stabilité, de cohérence et de pérennité du régime, ne justifiait pas du caractère nécessaire et approprié du refus d’affiliation des catégories essentiellement féminines d’assistant du service social, de délégué à la tutelle et de conseiller en économie sociale. Le refus d’affiliation de certains cadres de la MSA constitue donc une discrimination indirecte en ce que, d’une part, cette mesure entraîne un traitement défavorable au détriment des fonctions majoritairement occupées par des femmes et, d’autre part, que le critère de comparaison avec des fonctions semblables dans des conventions collectives voisines ne justifiait pas du caractère nécessaire et approprié du refus d’affiliation des catégories exclues.

Cass. soc., 6 juin 2012, pourvoi no 10-21.489, arrêt no 1375 FS-P+B
Auteur : N.G.-R.

http://www.wk-rh.fr/actualites/detail/57758/discrimination-indirecte-fondee-sur-le-sexe.html

 Comment le hasard malicieux a pourri le dimanche d’un journaliste des Dernières Nouvelles d’Alsace…

Avertissement:

Ce qui est ici narré, est selon les critères médiatiques, du off the record. Cela n’empêche pas les médias d’en user quand ça leur est utile…Mais les faits rapportés sont garantis sans OGM.

C’était pas son jour de veine à ce journaliste des DNA. Il croyait faire une petite promenade agréable, avec son amie, du côté d’ archi20, à Muttersholtz, un lieu enchanteur qui expose en plein champ, entre prés et bosquets, avec au loin la ligne bleue des Vosges, des cabanes de 20 mètres carrés réalisées en matériaux « pauvres » avec une belle inventivité, et patatras, il m’a rencontré. Au secours !

Que choisir ? Les DNA ou l’Alsace ?
Crédit Mutuel ou Mutuel Crédit?

Au lendemain de l’agression subie dimanche 22 juillet, à l’Hôtel de Ville de Strasbourg, dont je l’avais informé, il m’avait envoyé un bref texto « c’est qui ce type ? » auquel j’ai répondu en l’informant de ma plainte déposée à la police lundi 23. Depuis, silence radio des DNA et du journaliste à qui j’ai demandé en cours de semaine si un papier informatif allait sortir, comme ça avait été le cas dans l’autre quotidien de Michel Lucas, l’Alsace. Aucune réponse.

Mais le dieu Tyché (en grec ancien Τύχη / Túchê, en avait décidé autrement. Il s’est amusé à organiser, de manière impromptue, cette rencontre si hasardeuse d’hier où nous nous sommes croisés.

C’est ainsi qu’en plein sentier, entre deux architectures de cabane, je l’ai interpellé, lui faisant part de mon étonnement que le Journal nordiste du groupe Crédit Mutuel n’ait pas jugé bon d’informer de l’incident pourtant traité par son confrère jumeau sudiste.

Et là, quelle n’a pas été ma demi-surprise d’observer, tout du long, la gène avec laquelle le journaliste s’est exprimé, tout en reculant à plusieurs reprises de quelques pas, comme s’il voulait échapper à l’instant et reprendre sa promenade dominicale gâchée. J’ai cependant réussi à le retenir quelques minutes, le temps d’un échange. Son visage comme son comportement de fuite manifestaient une contrariété très visible.

Il ne s’est rien passé.

Dans un premier temps, il a affirmé s’être informé auprès de la police par le biais d’un  journaliste de la rubrique. Et selon la police, il ne se serait rien passé !

A quoi j’ai opposé et ma plainte du 23 juillet, et le papier de l’Alsace qui a enquêté auprès de la police et des témoins.

On ne peut parler de toutes les agressions.

Deuxième moment : cette agression (il y en a donc eu une?) n’est pas un fait digne d’intérêt. Il y en a des tas tous les jours. On ne va pas en parler chaque fois…

Je lui fais observer le caractère particulier de celle que j’ai subie, du fait du jour : on commémorait la destruction de la Synagogue de Strasbourg par les nazis et on inaugurait l’Allée des Justes, près des Halles; des lieux : les salons de l’Hôtel de Ville de Strasbourg); des personnalités présentes, dont le Ministre de l’Intérieur, l’Ambassadeur d’Israël, les responsables politiques, religieux, etc.

Comme l’a écrit l’Alsace en conclusion : « Cet incident est d’autant plus déplorable qu’il s’est produit à l’issue d’une cérémonie ayant insisté sur les valeurs de tolérance, de respect de l’autre et d’humanité. »

Un incident symbolique

De plus, loin d’être une « altercation » privée entre deux membres de la Communauté juive, l’incident a opposé un agresseur, administrateur de la dite Communauté, et un agressé dont il est de notoriété publique qu’en même temps qu’il affirme sa judéité d’incroyant et son appartenance à l’Union juive française pour la paix, association juive laïque et antiraciste opposée à la politique de l’État qui se prétend « juif » et parle, comme le CRIF, au nom de tous les Juifs, il milite pour les droits du peuple palestinien, spolié chaque jour plus de sa terre, et pour le respect du droit international par cet État d’Israël qui le viole sous le regard complice des États dits démocratiques, tant les USA que l’Union européenne.

Le caractère symbolique, et réel ,en même temps, de l’agression ne justifie-il pas que le Journal informe? A moins que, et il n’entre ici aucun complotisme que je combats, certaines institutions, proches de tous les pouvoirs en place, ne bénéficient d’une omerta et d’une mansuétude particulières?

On observe souvent qu’un traitement différent est accordé par la sphère politico-médiatique pour certains faits divers, lorsqu’il s’agit d’une agression contre des Juifs ou des Musulmans. Sauf ici pour un Juif pas très catholique, si on peut dire! Dans le premier cas, le gouvernement monte au créneau, la presse aussi, quitte à se tromper et à tromper, comme dans l’affaire du RER à Paris. Pour les Musulmans, la médiatisation est plus rare.

Agresseur d’habitude

Par ailleurs, pour revenir à nos moutons casher-halal, cet agresseur n’en est pas à son premier méfait. Comme détaillé ici, il avait, en janvier 2010, bousculé, sous les yeux du « service de sécurité », une femme, au sein même de la Communauté, après lui avoir demandé si elle était juive…lui intimant l’ordre de quitter les lieux « sors, la goy ! » – c’est pas du racisme, ça?- avait-il délicatement éructé, avant de la bousculer une seconde fois près du sas de sortie des bâtiments.

« C’est un fou

Troisième tentative du journaliste d’expliquer le silence du Journal : « c’est un fou ».

Remarquons que les trois « explications » sont contradictoires : si l’événement n’a pas eu lieu, on ne peut, en même temps affirmer que l’agression était banale. Et si son auteur est « fou », alors les responsables de la CIS (Communauté israélite de Strasbourg)  sont coupables de laisser cet homme à un poste d’administrateur. Mais notre journaliste est-il, en même temps, psychiatre pour établir, à distance, et sans avoir rencontré l’individu, un tel diagnostic ?

Feu sur une “consœur” !

La conversation s’est alors poursuivie, de son côté, par la mise en cause de la consœur de l’Alsace, auteure de l’article. Comme je demandais pourquoi l’Alsace a publié et pas les DNA, alors que les deux quotidiens appartiennent au même groupe Crédit Mutuel de Michel Lucas, il a qualifié sa consœur de « militante » !

De la vérité? C’est mal?

Les bras (EBRA : Est Bourgogne Rhône-Alpes, le nom du groupe tentaculaire de presse de M. Lucas) m’en sont tombés. Balancer un truc pareil, au moment où des restructurations ont lieu dans le groupe, que des dizaines de personnels ont profité de la clause de conscience pour partir, et que des suppressions de postes sont à craindre, c’est trop fort.

Je lui ai demandé si le Journal parlerait de l’affaire plus tard ( session de rattrapage…) au cas où l’enquête de police déboucherait sur des suites judiciaires . Oui, a-t-il rétorqué, tout en doutant de ces suites…

On a eu beau insister encore sur la signification d’une telle agression alors qu’à Paris, deux personnes, connues pour leur engagement pour la Palestine, Olivia Zemor et Jacob Cohen, ont été agressées par des membres de la prétendue « Ligue de défense juive », un groupuscule ultra-sioniste fascisant, interdit aux USA et en Israël, mais libres de ses nocives activités en France, sous Valls comme sous les ministres de l’Intérieur précédents, rien n’y a fait.

Excédé par tant de mauvaise foi, on a fini par rompre l’échange qu’il avait dû subir, en présence de son amie témoin muette tout au long, en lui disant : «Va te faire f.. ! ». Trop, c’est trop !

Et on a repris la visite d’Archi 20 dont le lecteur trouvera ailleurs plus tard un compte-rendu photographique.

30 juillet 2012

Jean-Claude Meyer

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En marge de l’inauguration

 Sauver l’automobile ou sauver l’emploi des salariés?

Le ministre des rodomontades, Arnaud Montebourg a annoncé le plan gouvernemental pour l’automobile.
Après moult déclarations musclées du genre on va voir ce qu’on va voir, face aux 8000 suppressions de postes annoncées, le moins qu’on puisse dire, sans surprise, c’est que le compte n’y est pas.
D’abord c’est un plan pour l’automobile en général et non contre les suppressions d’emploi de PSA. Manière de dire sans le dire que ce gouvernement, à part montrer ses petits biscotos, ne veut rien faire de sérieux contre la famille Peugeot. Car si ces gens étaient vraiment socialistes, ils annonceraient soit l’expropriation de l’entreprise sous contrôle des travailleurs, soit, au minimum qu’il ne doit pas y avoir de licenciements sans reclassement préalable.
Au lieu de quoi il va verser encore une fois l’argent du contribuable à ces naufrageurs qui annoncent fort à propos des pertes plus grandes que prévues. Mais qui va vérifier? Il faut l’ouverture totale des comptes de l’entreprise familiale!
Et puis, ce gouvernement croit s’en sortir en tirant des plans sur la comète. Il s’occupe de l’avenir de l’industrie automobile et favorise les véhicules environnementalement acceptables (selon lui).
Voitures électriques (bonjour le nucléaire) ou hybrides seront aidées, le bonus malus revu,etc. Voilà qui devrait plaire aux alliés écolos du PS.
Mais si on réfléchit deux minutes, on s’aperçoit qu’il y a une question préalable qui n’est pas posée et ne le sera pas, sauf par quelques décroissants et autres olibrius jugés peu sérieux.
Car avant de défendre l’automobile française contre ses concurrents asiatiques, coréens en particulier, par des mesures protectionnistes, il faudrait s’interroger sur la place envahissante de la bagnole dans le paysage et sur le coût social réel de son usage individuel.
Partout où les transports en commun peuvent être substitués à la voiture individuelle ou au camion, il faudrait les développer. Cela suppose en amont une réflexion générale sur la géographie des zones de logement et de production. Ne faudrait-il pas inverser le flux des habitants des villes qui vont s’installer dans les zones péri-urbaines et engendrent des mouvements pendulaires qui sont une perte de temps et une pollution de l’air inadmissibles?
Ne peut-on développer des transports collectifs intégrés? Pourquoi en Alsace n’y a-t-il pas encore de titre de transport unique?
Il faudra du temps pour se désintoxiquer de l’addiction à la bagnole. Avec ses mesures récentes et protectionnistes de soutien à l’automobile française (rouler français, c’est exporter le chômage aux autres pays), le gouvernement n’en prend hélas pas le chemin.
Ohé les écolos, rien d’autre à proposer que la solidarité gouvernementale?

Le classement des villes les plus embouteillées

http://unioneuropeenne.blogspot.com/2010/04/embouteillages-le-palmares-europeen.html