Non à la parade de l’extrême-droite le 12 mai à Paris

Ce 12 mai, une nouvelle fois, l’extrême-droite la plus violente annonce plusieurs manifestations dans Paris.

Plusieurs groupes et organisations, dont certains sont ouvertement néo-nazis, vont en effet « commémorer » à leur manière, la mort d’un de leurs militants, survenue le 9 mai 1994 suite à une manifestation non autorisée et violente, organisée par le GUD ; pour certains d’entre eux il s’agit aussi de rendre leur « hommage » à Jeanne d’Arc.

Le premier cortège partira de la Madeleine à 10h ; il est organisé par le groupe « 3ème Voie » son dirigeant Serge Ayoub alias ” Batskin” , a animé nombre d’organisations et de mouvances, dont certains militants ont très rapidement franchi le pas vers la violence active, voire le meurtre. Ainsi le 18 juin 1990 au Havre, le jeune James Dindoyal était empoisonné puis jeté à l’eau, avant de décéder dans d’atroces souffrances. Les responsables étaient deux membres des Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires, proches de Serge Ayoub (1).

Aujourd’hui, Serge Ayoub et ses troupes prétendent à la respectabilité : cependant, très récemment, le 23 avril dernier les deux militants armés venus soutenir les agresseurs homophobes du bar de Lille et interpellés par la police, ont fait référence à leur appartenance au groupe 3ème Voie (2).

Cette manifestation est appelée au nom de la lutte contre l’’ impérialisme ». Or, la dernière initiative de ce type (3) a rassemblé autour de 3ème Voie des organisations de défense de la dictature syrienne, organisations dont les militants ont attaqué très violemment, à Paris et ailleurs en France, des manifestations organisée par les démocrates syriens (4).

Cette initiative est d’ailleurs rejointe par d’autres groupes notamment une partie des « nationalistes autonomes », belges et français, dont la dangerosité immédiate n’est plus à prouver. Ainsi, leur section de Nancy s‘est spécialisée dans l‘agression des cibles habituelles de l’extrême-droite, membres des minorités ou des mouvements progressistes (5).

La seconde manifestation est appelée notamment par l’Oeuvre Française, à 10h à la Concorde. On y trouvera aussi les Jeunesses Nationalistes et le GUD. Ces trois organisations sont ouvertement pétainistes et pro-nazies. Leur propagande est faite d’un mélange extrêmement violent d’antisémitisme, de racisme, d’homophobie et de négationnisme. Les Jeunesses Nationalistes comme le GUD sont à l’origine de nombreuses agressions ces deux dernières années : très récemment, le GUD a appelé ouvertement à la violence contre les homosexuels (6), et l’un de ses membres a également été condamné pour l’agression grave d’un jeune musulman dans les Yvelines (7).

Plus globalement c’est autour de ces groupes et de leur propagande en ligne, que gravitent et se forment les individus qui attaquent les locaux des associations LGBT, des forces de gauche, les centres de planning familial, les mosquées. C’est aussi sur leurs sites et leurs pages Facebook que sont diffusées des théories meurtrières contre les Juifs et les Roms et des appels au passage à l’acte contre ces populations.

L’après-midi, une troisième manifestation se tiendra à l’appel de CIVITAS, et nul doute que nombre des manifestants du matin iront ensuite grossir les rangs de l’organisation catholique intégriste.

Ces dernières semaines, galvanisée par l’élan violent des manifestations homophobes, cette extrême-droite n’hésite plus, même dans la capitale, à passer à l’attaque physique contre les manifestations ou les militants : le 1er mai, un cortège en hommage à Brahim Bouarram a été attaqué par une quarantaine de néo-fascistes armés (8).

ll ne s’agit pas de « groupuscules » sans importance ou anecdotiques: ces groupes sont parfaitement intégrés et tolérés, aussi bien dans les manifestations homophobes soutenues par l’UMP que dans les défilés du FN ” dédiabolisé” quoi qu’en disent Marine Le Pen ou Frigide Barjot. C’est bien au sein du défilé du FN du 1er mai, au vu et au su de son service de sécurité, qu’ont par exemple été diffusées et collées des affiches comportant l’adresse personnelle de journalistes et d’intellectuels désignés comme les cibles à abattre (9)

Comment comprendre que de tels défilés belliqueux, organisés par des individus et des organisations ayant fait la preuve de leur violence, se voient autorisés ?

Stopper cette agitation haineuse et dangereuse doit constituer une priorité pour un gouvernement se revendiquant du progressisme et affirmant vouloir protéger les minorités mises en cause.

Il n’y a aucun obstacle juridique pour interdire ces manifestations du 12 mai : les précédents violents lors des manifestations d’extrême-droite sont légion, même en prenant uniquement en compte les derniers mois. Le «  trouble à l’ordre public » est donc bien constitué sauf si l’on considère que l’attaque de certaines catégories de la population ne provoque pas un trouble conséquent et important.

La démocratie, c’est la protection du droit de chacun à vivre en paix ; elle ne consiste à pas autoriser les appels à la violence contre une partie de la population, même sous couvert de liberté d’expression.

Ça suffit. Nous refusons de vivre dans la peur des violences qui entourent ces défilés de la haine.

Nous exigeons du Ministre de l’Intérieur, et du Préfet de Police qu’ils mettent un terme à cette agitation haineuse permanente et qu’ils prennent les mesures nécessaires pour rendre l’espace public à tous et à toutes.

Nous demandons également à toutes les organisations progressistes et antiracistes et notamment aux plus importantes d’entre elles de prendre la mesure de la gravité de la situation et de se mobiliser pour que ce 12 mai ne soit pas une nouvelle banalisation des parades fascistes.

Memorial 98

Operation Poulpe

(1)http://www.liberation.fr/histoires/0101262224-skins-tueurs-a-la-biere-empoisonnee-les-meurtriers-d-un-mauricien-au-havre-demasques-huit-ans-apres

(2)http://www.nordeclair.fr/faits-divers-justice/violences-homophobes-deux-skinheads-armes-etaient-ia0b0n198056

(3)http://www.streetpress.com/sujet/73877-les-skinheads-de-troisieme-voie-defileront-samedi-au-coeur-de-paris

(4)http://www.lemonde.fr/proche-orient/portfolio/2011/10/03/portraits-d-opposants-syriens-agresses-a-paris_1581630_3218.html#ens_id=1481132

(5)http://www.libestrasbourg.fr/actu/2011/02/cinq-skinheads-suspectes-dagressions-en-serie.html

(6)http://yagg.com/2013/04/03/provocation-homophobe-du-gud-linter-lgbt-va-porter-plainte/

(7)http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/01/31/deux-militants-d-extreme-droite-comparaissent-pour-agression-contre-un-musulman_1637089_3224.html

(8)http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/1er-mai-des-militants-anti-fascistes-agresses-lors-d-un-hommage-7948618.html

(9)http://www.europe1.fr/France/Le-Monde-va-porter-plainte-contre-le-FN-1503797/

Comment relayer cet appel ?

Vous pouvez également l’envoyer aux associations de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, de défense des droits de l’homme, afin qu’ils prennent des initiatives contre ces parades d’extrême-droite. Et bien sûr, le diffuser dans vos propres réseaux… ou faire votre propre appel.

 Dangereux communautarisme judéo-israélien à Montpellier

boycott Israël

LA MAIRE DE MONTPELLIER DÉCLARE A LA COMMUNAUTÉ JUIVE DE MONTPELLIER:
“SOYEZ FIERS DE VOTRE PAYS”(ISRAËL)

​Selon elle le pays des juifs de Montpellier ne serait pas la France mais Israël​​ ! Est-ce de l’antisémitisme​, du sionisme ou plus simplement parce que le maire de Montpellier à autant de culture et de bave qu’un escargot ?
Mld

VOICI COMMENT LE CCCJM DIFFUSE LA soit disant “CULTURE JUIVE” A L’OCCASION DE LA JOURNÉE “DITE DE JÉRUSALEM” DEPUIS 35 ANS À MONTPELLIER AVEC LES SUBVENTIONS ET LA PRÉSENCE DES ÉLUS DE LA RÉGION, DU DÉPARTEMENT ET DE LA VILLE.
Le petit dîner du CRIF en province…

N’oublions pas que l’élue responsable des relations internationales à la Ville de Montpellier, Mme Perla Dana, n’est autre que la vice-présidente du CRIF Languedoc-Roussillon…Vous comprendrez pourquoi il a été impossible de voir flotter le drapeau palestinien à la Mairie (ancienne et nouvelle) !!

Déclaration de Frédéric CORCOS, Président du Centre Communautaire et Culturel juif (CCCJ) de Montpellier (en 2011)

« Notre attachement à cette commémoration de la réunification de la ville de Jérusalem reste un particularisme spécifique à Montpellier et unique en Diaspora… A travers le symbole de cette journée, nous crions, avec tous nos amis, haut et fort, notre sionisme et notre soutien à l’Etat d’Israël !… JERUSALEM EST ET DOIT RESTER LA CAPITALE DE L’ETAT D’ISRAËL !(faux!) Venez très nombreux commémorer ce 33ème anniversaire de la Journée de Jérusalem et soutenir ainsi l’Etat d’Israël, seul rempart de notre Peuple. Vive Israël ! »

C’est pourquoi depuis juin 2011 une large campagne est lancée contre la tenue de cette journée tant qu’elle se fera sur les bases actuelles de la violation du droit international ! Bien sûr nous dénonçons le financement de cette opération de propagande israélienne en France par les collectivités territoriales mais nous dénonçons plus fermement encore leur complicité dans cet acte de violation flagrante du droit international et de soutien à la colonisation de Jérusalem. Jérusalem n’est pas la capitale d’Israël !! (c’est Tel Aviv)

Ne ratez pas l’exceptionnelle conférence débat :

libérer alqodsDER

 Honte à ceux qui font de l’antisémitisme leur fond de commerce!

ujfp logo

Honte à ceux qui font de l’antisémitisme leur fond de commerce !

par Pierre Stambul

Des officines zélées (CRIF, BNVCA* …) ont pris l’habitude de dégainer instantanément pour faire taire toute critique de la politique israélienne.

Une propagande bien rodée

Vous vous réclamez du droit international, vous revendiquez l’égalité des droits pour les Palestiniens ? Vous êtes antisémites.

Vous dénoncez l’occupation et la colonisation ? Vous êtes antisémites.

Vous n’acceptez pas l’expulsion du peuple palestinien de son propre pays en 1948-49 et vous êtes pour le droit au retour des réfugiés palestiniens ? Vous voulez « jeter les Juifs à la mer » et vous êtes antisémites.

Le tribunal Russell sur la Palestine utilise les mots justes pour qualifier ce qui est à l’œuvre : apartheid, sociocide … ? Ce tribunal est bien sûr antisémite.

Sur le modèle de ce qui s’est fait en Afrique du Sud, 172 associations de la société civile palestinienne lancent un appel mondial au BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) de l’État d’Israël ? Les Palestiniens veulent bien sûr « achever l’œuvre des Nazis ». D’ailleurs « Arafat était un nouvel Hitler ». Et ceux qui pratiquent le BDS sont des antisémites.

Des personnalités juives françaises critiquent publiquement la politique israélienne ? On les traîne dans la boue. On fait un procès à Edgar Morin qui fut un grand résistant. On récuse la judéité et les combats dans la résistance de Stéphane Hessel et on proclame qu’il fut « un maître à ne pas penser » (lire Prasquier, président du CRIF). On orchestre une campagne de diffamation contre Charles Enderlin accusé d’avoir « bidonné » un reportage sur l’assassinat de Mohamed al-Durah. Tous ces Juifs critiques sont des « traîtres ayant la haine de soi », voire des Juifs nazis.

Les Pays-Bas décident de demander l’étiquetage des produits des colonies ? Cette décision est qualifiée d’antisémite. Et le ministre de l’intérieur israélien déclare que les Pays-Bas n’ont pas correctement indemnisé les Juifs néerlandais victimes du nazisme. Bref, vous leur parlez colonialisme, droit international, égalité des droits et ils vous répondent Shoah.

Comprendre ce qu’est l’antisémitisme …

C’est le christianisme qui a inventé l’antijudaïsme à la fin de l’Empire Romain quand il est devenu religion d’État. Il y a eu l’accusation de déicide et de crimes rituels, les stéréotypes racistes (« les Juifs veulent dominer le monde »), les nombreux interdits professionnels (notamment à la possession de la terre), les expulsions et spoliations répétées, l’enfermement dans les juderias et les ghettos, puis les pogroms qui commencent dès la première croisade et connaîtront leur apogée en Espagne et en Ukraine.

Une réécriture de l’histoire est en marche, à la fois pour masquer l’antijudaïsme chrétien et pour prétendre que les Juifs ont vécu l’enfer dans le monde arabo-musulman. Les Juifs ont eu le statut de « dhimmi » (= « protégé ») auquel avaient droit les adeptes des « religions du livre » non musulmanes : chrétiens, zoroastriens, juifs … Ce n’était certes pas la citoyenneté (elle n’existait nulle part à l’époque). Il y a eu des moments difficiles, mais rien de comparable (avant l’apparition du sionisme) avec les massacres et discriminations incessants subits par les Juifs dans l’Europe chrétienne. Et d’ailleurs c’est au Maghreb ou dans l’empire Ottoman que la majorité des Juifs expulsés d’Espagne trouveront refuge et accueil.

L’émancipation des Juifs commence en Europe à la fin du XVIIIe siècle et c’est paradoxalement elle qui va provoquer la transformation de l’antijudaïsme chrétien en antisémitisme racial. En sortant du ghetto et en se laïcisant, les Juifs deviennent une minorité invisible et un obstacle au rêve fou d’États ethniquement purs. Le consensus antisémite parmi les dirigeants européens apparaît en Europe dans une période d’exacerbation de nationalismes niant les droits de « l’autre ». C’est pourtant sur ce terreau idéologique qu’est né le sionisme.

… qui n’a rien à voir avec l’antisionisme

Les Juifs ont été les parias de l’Europe, réputés être des « asiatiques inassimilables ». Balfour était Premier ministre anglais en 1905. Il prononce devant la Chambre des Communes un discours antisémite virulent considérant les Juifs polonais comme des agitateurs révolutionnaires et il interdit leur immigration en Angleterre. Plus tard en 1917, il envoie à Lord Rothschild (choix pas vraiment neutre) la fameuse déclaration Balfour promettant aux Juifs que la Palestine (où moins de 10% de la population est juive) deviendra un « Foyer National Juif ».

Lire la suite

 Collectivité Territoriale d’Alsace, Front de gauche: défendre l’Etat-nation ou la lutte des classes?

quatrieme internationale logo

drapeau alsacien

Lu dans le compte-rendu d’une réunion publique tenue en Alsace du nord

vendredi 29 mars 2013
7ème Assemblée Citoyenne du Front de Gauche – Bilan

Extrait

Faut-il à ce point ne pas aimer l’Alsace pour voter “non” ? Contrairement aux contenus des messages subliminaux induits par la propagande des tenants du “oui”, c’est justement aimer l’Alsace que de s’opposer fermement à son détachement de la République Française. Parce que nous aimons l’Alsace, nous ne voulons pas qu’elle se dilue dans un espace rhénan supérieur devenant progressivement un land d’une Europe des Régions dans laquelle la législation échapperait aux Etats Nations. Et c’est ça, comme l’a souligné Jean-Louis Dolfus, les véritables orientations d’un projet politique qui n’ose pas dire son nom.

S’il est vrai que le projet de CTA masque la volonté de constituer des régions dans le cadre d’un espace fédéral européen, il nous semble que, s’y opposer au nom de l’État-nation n’est pas la bonne posture.

L’affirmation selon laquelle “Parce que nous aimons l’Alsace, nous ne voulons pas qu’elle se dilue dans un espace rhénan supérieur devenant progressivement un land d’une Europe des Régions dans laquelle la législation échapperait aux États Nations.” se heurte à plusieurs problèmes.

D’abord, qu’on le veuille ou non, l’Alsace appartient, géographiquement, historiquement, culturellement, linguistiquement et économiquement à cet “espace rhénan supérieur.

Aucune force politique n’y peut rien.

Autre chose est, pour s’opposer au projet néo-libéral, masqué par le référendum du 7 avril, de prendre appui sur l’État-nation français.
Qu’on défende les principes républicains, c’est une chose.

Mais défendre l’organisation nationale française, serait-elle républicaine, déporte sur un terrain glissant où le Front de gauche se retrouve d’ailleurs, avec sa Marseillaise, obligatoire après l’Internationale, et ses drapeaux tricolores, aux côtés de nationaux républicains de droite et même d’extrême-droite.

Le national ou le social, il faut choisir!

Le droit social, effectivement visé par les libéraux, qu’ils voudraient réduire comme peau de chagrin, ne peut-il être défendu que dans un cadre national? Ne peut-on combattre pour la défense et l’amélioration des droits sociaux que dans le cadre étriqué des États-nations? On a pourtant défendu un droit social mieux-disant européen (et mondial à terme) lors des référendums en Europe!

L’histoire de la composante PCF du Front de gauche rend compte de plusieurs périodes où, ce parti, obéissant aux tournants successifs de la Troisième Internationale stalinisée, abandonnait ses périodes ultra-gauche pour pratiquer l’union nationale. Après 1928, par exemple, la période qui conduit au Front populaire en est un exemple, comme le gouvernement d’union nationale entre de Gaulle et Thorez, qui conduisit ce dernier à s’opposer aux grévistes du Nord, au nom de la reconstruction de l’économie nationale française, après avoir laissé désarmer les FTP.

Le Parti de gauch,e plus récent de création, partage ce positionnement, mêlant un langage et une pratique luttes de classes avec un national-républicanisme tricolore avéré qui s’accompagne d’ailleurs de positions parfois ambiguës sur la laïcité (laïcarde) et l’Islam, confondu avec ses caricatures.

Or, il existe une autre perspective, c’est celle du point de vue de la lutte des classes.

En ce sens, peu importe le cadre national, de toutes façons économiquement et financièrement obsolète, ou un autre cadre politique. L’essentiel selon le BA BA du marxisme c’est l’indépendance absolue du mouvement ouvrier.

Même quand il est amené à s’allier à des éléments bourgeois ou petits-bourgeois, comme par exemple pour défendre les libertés démocratiques, ou comme en 39/45 pour combattre le nazisme, c’est cette indépendance qu’il faut conserver. Sans quoi, le mouvement ouvrier de chaque État est à la traine de sa propre bourgeoisie. On a vu le résultat catastrophique en août 1914! Nach Paris contre A Berlin!

C’est le capital et la marchandise qui détruisent les vieilles frontières. Et ce n’est pas par hasard que Marx, dans son Manifeste communiste, salue la puissance révolutionnaire du capital qui détruit le vieux monde, condition nécessaire afin que le prolétariat puisse poser la question de la révolution et du communisme qui sera sans États-Nations ni frontières aucunes.

La seule “patrie” de l’ouvrier, qu’il le sache ou pas, c’est la classe, internationale, à laquelle il appartient;

Les partis comme le PCF et le PG, aujourd’hui, retardent sur l’état réel du monde et du cadre politique nécessairement international qui devrait naître pour sortir l’humanité de l’état de “crise” où le plongent les libéraux ou néo-libéraux, de droite ou de “gauche”.

On ne s’étonnera donc pas des positions anti-régionalistes de ces partis et de l’abandon de la défense des langues parlées en Alsace-Moselle, qui pourtant faisait partie jadis du bagage des staliniens.

C’est pourquoi, personnellement, à l’intérieur du courant régionaliste, je défends des positions lutte de classe, et à l’intérieur des mouvements du Front de gauche ou de la gauche radicale, je défends des positions régionalistes.

Et j’appelle à voter NON le 7 avril!

 Fin du “plan hivernal” [SDF Alsace]

gel Bruche canal feuille2chouphoto

Collectif SDF Alsace, Strasbourg le 28 mars 2013.
Communiqué

Si les lois étaient respectées, il ne serait pas utile de communiquer sur la fin du plan grand froid.
Plus que réaffirmer « qu’aucune personne hébergée dans un centre d’urgence ne serait remise à la rue le 31 mars ou le 15 avril», Cécile Duflot ne devrait-elle se préoccuper prioritairement des personnes qui ont été cet hiver, et qui sont encore aujourd’hui, refusées par le 115 ou qui ont été hébergées et qui ont été remises à la rue ?
Il faut que l’État arrête de chercher à se donner bonne conscience en déclenchant des plans grand froid et se donne les moyens de respecter les lois qu’il s’est donné à lui-même. C’est-à-dire de mettre en place un véritable service d’hébergement et de logement comme la loi le stipule.
Le 115 est devenu “inutile” et lorsque la Préfecture dit « Le numéro gratuit 115, reste accessible toute la nuit, et est en mesure de répondre aux demandes de conseil et d’orientation concernant toute personne se trouvant sans abri pour la nuit. » ça sonne comme une propagande faite pour rassurer les citoyens bien logés. Car nous savons bien nous que ce numéro n’apporte que rarement une réponse positive qui ne couvrira qu’une nuit la plupart du temps, trois nuits parfois pour les plus fragiles.
Nous savons bien, que des personnes vont rencontrer plus de difficultés que d’autres : les hommes seuls (isolés), les étrangers, en situation régulière ou non, les personnes accompagnées d’animaux, les usagers de drogues ou d’alcool ou les sortants de prison sont le plus souvent laissés de côté. Leur état de santé s’aggrave, les “solutions” qu’ils trouvent pour se mettre à l’abri deviennent des sources de conflits. Tout est fait pour nous stigmatiser et donne aux villes l’occasion d’avoir recours “à la loi”. Lois contre lois ; une machine à broyer les plus démunis.
Les moyens déployés pendant cette période montrent bien l’insuffisance du dispositif permanent. Toutes les structures constatent l’augmentation des publics en situation de précarité, avec en plus des profils nouveaux pour lesquelles les réponses proposées sont totalement inadaptées.
En clair rien n’a été fait pour les personnes sans logement en dehors d’annonces toutes contradictoires et aucun signe positif ne nous est parvenu alors que les mesures d’urgence à prendre aujourd’hui nécessitent à la fois des choix et une volonté politique sans faille. Ces mesures basées sur des solutions qui existent et ont fait leurs preuves (voir du côté de la Feantsa) doivent traduire un changement radical dans la conception même de la prise en charge des sans logement, comme dans les logiques de politique du logement et des moyens qui lui sont affectés.
Nous constatons également que le souhait d’un hébergement peut rajouter une difficulté à des survies devenues insupportables. Obtenir un hébergement ; une obsession désespérante qui fragilise encore plus. Ailleurs, dans les files de plus en plus longues pour un repas, pour quelques vêtements, nous constatons de plus en plus d’incidents.
Pour le Collectif SDF Alsace la réquisition, les campements sont devenus l’unique solution pour des centaines de citoyens.
RÉQUISITION

Strasbourg Solidarité

Rien n’a changé, le nombre de places reste insuffisant.
L’application du plan de sortie hivernale n’est pas validée en termes de moyens sur Strasbourg.
Mais nous savons tous que c’est un combat de tous les jours. Vos signatures et le travail des associations caritatives, notamment du Collectif SDF Alsace ont permis de faire entendre la voix des sans abris.
Seule la prise de conscience de la majorité fera évoluer les choses dans le bon sens.
Il est donc nécessaire de continuer à interpeller nos élus et de soutenir le travail des associations!!!
Et de répondre à l’urgence par la réquisition de logement, inscrite dans la loi de lutte contre les exclusions :

http://www.senat.fr/rap/l97-473/l97-4732.html

http://www.territoires.gouv.fr/spip.php?article1316

http://collectifsdfalsace.20minutes-blogs.fr/archive/2013/03/29/si-les-lois-etaient-respectees-il-ne-serait-pas-utile-de-com.html#.UVVDEQ_SeAE.facebook

 Le rôle d’Israël dans la répression au plan mondial

Le rôle d’Israël dans la répression au plan mondial

©2012

Écrit et édité par des membres du Réseau juif international antisioniste (IJAN) après les recherches nécessaires.

Nos remerciements spéciaux à Jimmy Johnson pour ses longues recherches.

Cette publication s’inspire largement de The Israel Connection: Who Israel Arms and Why de Benjamin Beit-Hallahmi (Pantheon City: 1987). Malgré le fait que l’ouvrage date d’il y a 25 ans, le livre continue à jouer un rôle crucial pour documenter le rôle d’Israël dans la répression mondiale. Celle-ci, et la participation d’Israël, s’est énormément développée depuis ; cependant, ces informations restent largement méconnues. Ce qui suit est une tentative modeste de compilation des informations de cette source et d’autres pour faire avancer la trame de cette histoire.Introduction
Lire la suite

 Bédouins, nomades malgré eux…

Quelques vidéos d’Adalah qui valent mieux qu’un long discours… (Chacune dure 5mn environ et n’ont pas besoin de leurs sous-titres anglais; les images se suffisent !).

Tout d’abord un petit film “Nomades malgré eux” qui nous montre le village d’Umm al-Hiran, village créé en 1956 par Israël pour y regrouper quelques familles bédouines (mais toujours sans raccordement d’eau, électricité, égouts …) tel qu’il est aujourd’hui, comment il pourrait devenir s’il bénéficiait du minimum de ressources accordées aux autres villages israéliens… et ce qui l’attend dans les jours qui viennent (images de la 21e destruction d’al-Araqib):

L’Etat d’Israël a planifié à sa place la construction de la ville juive d’Hiran. 30 familles de colons (religieux du mouvement juif américain Or –c’est à dire “Lumière”) se sont donc installés à côté sur un emplacement appelé Camp Yatir. On les voit eux-mêmes se mettre en scène découvrant Umm al-Hiran où il n’y a que du sable et des Bédouins (!!). Petit traveling sur le “camp” pendant lequel on peut voir une plaque (à 1mn 44sec.) indiquant que ces maisons provisoires ont été construites grâce au JNF, le KKL américain !

Et enfin, la vidéo faite par les colons eux-mêmes, morceau de propagande infecte, et qui n’ont pas hésité à piquer -et détourner- des images du film d’Adalah “Nomades malgré eux”:

 Lundi 18 fevrier, projection-debat d’un documentaire sur la lutte contre l’homophobie de l’Etat russe

Film documentaire sur la lutte des homosexuelLEs russes face à
l’homophobie de plus en plus virulente de l’État russe (interdiction
de marches de fierté, persécution d’activistes homosexuelLEs, lois de
censure récentes…). Des activistes strasbourgeoisES ont soutenu
solidairement cette lutte depuis ses débuts, p.ex. en février 2009 :
http://tapages67.org/_pages/actions/act_20090213.html

mrpropaganda580
Cet événement a lieu le 18 février 2013.

A 20h au cinéma Star

AVANT-PREMIERE EUROPEENNE

La Station, en partenariat avec les cinémas Star, vous invite à l’avant-première européenne du documentaire

“Mr. Propaganda 18+”

(2013, VOST en anglais)
en présence de son réalisateur, Vladimir Ivanov

C’est au cours de ces 7 dernières années que la communauté LGBT russe a fait des tentatives pour organiser le défilé de la Gay Pride à Moscou, mais toutes les actions publiques LGBT restent interdites par les autorités. En 2010, la Cour européenne des droits de l’homme a estimé que l’interdiction de la Gay Pride de Moscou était illégale. Mais depuis, de nouvelles lois homophobes qui interdisent « la propagande homosexuelle » à des mineurs ont été adoptées dans plusieurs régions de la Russie. Le documentaire parle des lois anti-gay en Russie et des principaux activistes dans leur bataille pour la révolution.

La bande annonce : http://www.youtube.com/watch?v=lTxiyCtSttAMais

Entrée: 4,50 euros

La projection sera suivi d’une discussion avec :

Kirill Koroteev 
Juriste au sein du Centre des droits de l’Homme “Mémorial” basée à Moscou. Il est spécialiste du contentieux devant la Cour européenne des Droits de l’Homme et représente actuellement de nombreux requérants ayant porté plainte contre la Russie. Il est notamment impliqué dans le contentieux concernant la population LGBT en Russie.

Nikolaï Alelseïev
Fondateur de la marche des fiertés de Moscou depuis 2005, qui est interdite par les autorités chaque année. Avec son organisation “Projet des droits de l’Homme LGBT” (Gayrussia.ru), il a organisé plusieurs manifestations pour les droits des minorités sexuelles en Russie. Aucune d’entre elles n’a été autorisée.

Dan Choi 
Célèbre militaire gay américain. En 2011, il a été arrêté parmi les participants qui ont été attaqués par des fondamentalistes orthodoxes lors de la Pride de Moscou qui avait été interdite par les autorités.

Page Facebook de l’évènement