“Peur sur les lycées”, “Traque à l’apprenti terroriste”: le rôle des médias dans la psychose sécuritaire d’Etat

peur sur les lycées dna 180513

Ce samedi 18 mai, seuls les quotidiens régionaux d’Alsace, font leur une sur l’affaire.
http://unes.spqr.fr/?date=20130518

Mais quelle une!

Peur sur les lycées“, selon les Dernières Nouvelles d’Alsace.au-dessus d’une photo volontairement floue, où l’on distingue un brassard “Police” orange au premier plan, et quelques lycéens, en tenue réglementaire, jean-blouson-baskets, mains dans les poches, démentant le titre.

La photo semble prise devant le Gymnase Jean Sturm, au centre-ville, établissement privé, protestant, sous contrat, où la bourgeoisie envoie ses rejetons.

Le sous-titre de la photo fait dans l’exagération et le hors-sujet, en écrivant que “un jeune homme avait menacé sur Internet de commettre une tuerie..;”, sans mentionner la menace de suicide.

La Feuille de chou y était hier vers 17 h, où on pouvait observer que, si un véhicule de police nationale était garé sur le trottoir, et que des policiers en uniforme surveillaient la sortie, on ne percevait rigoureusement aucune différence avec l’ambiance décontractée d’une sortie de classe habituelle.

Même chose au Lycée Marcel Rudloff, dans le quartier plus excentré et populaire des Poteries, proche de Hautepierre, avec le véhicule de police sur le terre-plein, juste en face de la fontaine toujours sèche, transformée en pot-de-fleur géant, et de l’entrée. Quant aux policiers, ils étaient invisibles à l’heure du constat, avec, peut-être, l’un ou l’autre en civil, adossé comme une pseudo “caillera, à l’angle d’un mur, pianotant son portable. Calme plat, chef!

Les DNA en rajoutent une couche dans la confusion mentale organisée par l’État et les médias déchainés réunis. “Traque à l’apprenti terroriste“, saute aux yeux du lecteur de la page région 13.

N’importe quoi!

Le sous-titre parle d’un “message évoquant une tuerie dans un établissement scolaire..”, passant sous silence que la première menace du dit message est celui du suicide d’un adolescent.

Le papier signé Antoine Bonin, rappelle la chronologie des faits depuis l’alerte d’une mère de famille de Versailles, [des Versaillais, au sens historique?] informée par son fils. Alors que la presse se plaint habituellement (s’oubliant elle-même), de la non-maitrise par la jeunesse de la langue française, ici, on a l’impression qu’écrire un “texte relativement long dans un français impeccable” serait une preuve à charge. Il y a d’ailleurs à la place de préparatifs qu’on attendrait, le mot préparations, qui peut convenir aussi.

Racaille

Tous les jeunes à capuche suspects?

Dans sa contribution aux recherches policières, le Journal qui a, comme beaucoup, publié des photos du responsable présumé de l’expédition du message, et les reproduit en agrandissement dans cette édition papier,et sur la toile, remarque que “Sur les clichés qui ont été diffusés aux médias à la mi-journée, apparaît un jeune homme portant un sweat-shirt sombre à capuche“.

On espère que les milliers de garçons ainsi vêtus, auront pensé à se changer ce matin, sans quoi, ils risquent d’être abattus comme des loups par le GIPN.

Et voilà pourquoi “le préfet a décidé, en concertation avec le procureur, les forces de l’ordre et le recteur d’académie, de mettre en place un dispositif monstre aux abords de l’ensemble des lycées du Bas-Rhin.“. Les plus fous ne sont pas ceux qu’on pense.

255 OPJ, 500 policiers et gendarmes mobilisés!

Tout ça pour un jeune qui, soit a fabriqué “un canular“, selon le mot du Procureur, soit, mal dans sa peau, lance un appel au secours, par une menace de suicide public, au lendemain d’un autre, réussi, et hyper-médiatisé déjà, dans la cour d’une école maternelle. C’est le SAMU qu’il faut appeler, pas l’armée et la police.

Le Journal se fait cependant, in fine, l’écho de la sagesse lycéenne et populaire: “Pas de psychose parmi les lycéens, dans l’ensemble convaincus qu’il s’agit d’une ‘mauvaise blague’“.

A l’opposé de cette sagesse, le directeur des DNA, Dominique Jung, éditorialise en sens inverse.

Dès le titre “Angoisses“, au pluriel, on s’attend aux pires amalgames. Et on n’est pas déçus.

A sa décharge, on relève ceci : “Cette lettre qui naguère aurait pu finir au panier, devient une affaire d’État“.

Mais enfin, Dominique Jung, pour quoi ne pas creuser et documenter ce bon sens? Ce qu’on a essayé de faire ici.

Archives F2C
A qui, à quoi profite le climat médiatico-politique toujours plus sécuritaire? http://la-feuille-de-chou.fr/archives/50233
La guerre se prépare à Jeoffrecourt http://la-feuille-de-chou.fr/archives/49492

Sur-lignage grassé par la F2C

Angoisses

Nous sommes démunis. Et sur les nerfs. On l’a vu hier en Alsace.

Une lettre anonyme postée à partir d’un cybercafé de Strasbourg promet une fusillade dans un lycée indéfini. Coup d’esbroufe d’un gamin qui ne sait pas comment exister, canular mal calibré, vraie menace ? On n’en sait rien. Le texte est sorti de nulle part, il est vague mais il fait froid dans le dos. Le principe de précaution va jouer à plein.

L’hypothèse d’une fusillade, aussi peu documentée soit-elle, dessine le scénario le plus noir. Cette lettre qui naguère aurait pu finir au panier devient une affaire d’État. Ne rien faire est impensable. On dépêche des policiers et des gendarmes devant les lycées du Bas-Rhin parce qu’il y a des précédents : la tragédie scolaire est hélas à la mode, qu’il s’agisse de fusillades aveugles, de prises d’otages ou, comme jeudi à Paris, d’un suicide programmé sous les yeux d’enfants de six ans. La réaction collective était donc indispensable.

La surveillance policière n’épuise toutefois pas les questions. Jusqu’à quand cette protection ? Et pourquoi juste dans le Bas-Rhin ? Si un esprit dérangé envisage vraiment une fusillade, rien ne l’empêche de se transporter un peu plus loin.

Mais notre société est ainsi faite que le déploiement policier décidé à l’échelon d’un département entier apparaît comme une marque d’attention suffisante et appropriée de la part des pouvoirs publics. Le symbole rejoint ici l’action. Nous avons besoin d’être rassurés. Vigipirate fonctionne comme jadis l’ange gardien ; c’est le complément obligé de la panoplie chargée de conjurer nos angoisses.

Espérons au moins que si la menace émane d’un suicidaire, il a eu le temps de se raviser et de renoncer à son acte fou. Et si c’est un mauvais plaisant, qu’il soit sanctionné à la mesure de l’émotion des familles.
publiée le 18/05/2013 à 05:00

L’Alsace 180513

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Un jeune homme a fait part de son intention de se tuer, mais avant cela, de provoquer un carnage dans un lycée : canular ou menace réelle, un dispositif impressionnant a été déployé.

L’Alsace

« On ne flippe pas, mais… »
le 18/05/2013 à 05:00 H. de C.

Les lycéens du Bas-Rhin ont vécu hier une journée très particulière : des cours ordinaires, mais une présence policière, des déplacements parfois limités… et une angoisse sourde.

On s’attendait à trouver l’effervescence. Mais devant ce grand lycée strasbourgeois, hier en milieu d’après-midi, il règne un calme inhabituel. « D’habitude, il y a toujours plein de jeunes devant la porte, qui fument, qui discutent… Là, c’est vrai que c’est beaucoup plus tranquille » , constate Maximilien, élève de seconde, un des rares lycéens dehors à ce moment-là, avec deux amies.

Cette tranquillité apparente est peut-être due à la voiture bleu foncé stationnée juste devant l’entrée. Elle est banalisée, mais ça n’est franchement un mystère pour personne : les trois hommes à l’intérieur sont des policiers en civil. Toutes les entrées de ce lycée sont ainsi surveillées, et il y a au moins une présence devant chaque établissement du secteur. « Et pendant ce temps, la ville est ouverte aux délinquants ! » , lâche un de ces « surveillants » d’un nouveau genre…

Absentéisme

À l’intérieur du lycée, le téléphone de l’accueil ne cesse de sonner. « On assure les cours, rien ne change » , répond la standardiste à un parent inquiet. « Ça n’arrête pas depuis ce matin ! , confie-t-elle après avoir raccroché. Après, généralement, ils sont rassurés. » Mais pas tous… Certains parents sont venus rechercher leurs enfants, hier matin. « Je crois que des élèves en ont profité… »

Maximilien confirme un absentéisme élevé : « Cet après-midi, il manquait près d’un tiers des élèves de ma classe ! On ne flippe pas, mais c’est vrai qu’on fait attention… » Et ça n’empêche pas de rigoler un peu : « Des filles ont fait semblant d’avoir peur et, pour les calmer, le prof a dû fermer la porte de la classe à clé… » Une façon comme une autre d’évacuer la crainte sourde de ce qui peut ou aurait pu survenir… Tandis qu’elle répète aux parents que tout va bien, la dame de l’accueil surveille avec une attention particulière les entrées sur ses écrans de vidéosurveillance ; juste à côté des moniteurs est posée la photo du suspect. « Mais ici, il n’y en a pas beaucoup qui entrent avec des capuches… »
Devant un autre grand lycée de la ville, la présence policière est, cette fois, bien visible : la voiture de police garée devant l’entrée n’est pas banalisée et ses quatre occupants sont bien en uniforme. Seules les deux entrées principales de cet établissement ont été laissées ouvertes, tous les portails secondaires ont été temporairement fermés. Une autre voiture s’est positionnée dans l’enceinte même du lycée. Et dans un troisième établissement, hier matin, des policiers arpentaient le hall d’entrée…
Un œil sur les caméras de télésurveillance

« Des policiers sont venus jeudi nous montrer la photo du suspect, pour nous demander si on le connaissait , raconte un enseignant. C’est vrai qu’il y a un peu plus d’anxiété que d’habitude, surtout de la part des parents, et qu’on regarde les élèves un peu plus attentivement… Mais sinon, rien n’a changé ! »

Malgré tout, dans certains établissements, on a restreint les déplacements des élèves : ici, ceux-ci devaient rester dans un périmètre bien défini entre midi et deux ; là, ceux-là n’ont pas eu le droit de quitter l’enceinte du lycée à la pause de 10 h. Et ce matin, un examen dans un lycée strasbourgeois sera raccourci de deux heures parce qu’il n’y aura pas assez de présence policière pour aller jusqu’au bout des cinq heures d’épreuve…

 

 Non à la parade de l’extrême-droite le 12 mai à Paris

Ce 12 mai, une nouvelle fois, l’extrême-droite la plus violente annonce plusieurs manifestations dans Paris.

Plusieurs groupes et organisations, dont certains sont ouvertement néo-nazis, vont en effet « commémorer » à leur manière, la mort d’un de leurs militants, survenue le 9 mai 1994 suite à une manifestation non autorisée et violente, organisée par le GUD ; pour certains d’entre eux il s’agit aussi de rendre leur « hommage » à Jeanne d’Arc.

Le premier cortège partira de la Madeleine à 10h ; il est organisé par le groupe « 3ème Voie » son dirigeant Serge Ayoub alias ” Batskin” , a animé nombre d’organisations et de mouvances, dont certains militants ont très rapidement franchi le pas vers la violence active, voire le meurtre. Ainsi le 18 juin 1990 au Havre, le jeune James Dindoyal était empoisonné puis jeté à l’eau, avant de décéder dans d’atroces souffrances. Les responsables étaient deux membres des Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires, proches de Serge Ayoub (1).

Aujourd’hui, Serge Ayoub et ses troupes prétendent à la respectabilité : cependant, très récemment, le 23 avril dernier les deux militants armés venus soutenir les agresseurs homophobes du bar de Lille et interpellés par la police, ont fait référence à leur appartenance au groupe 3ème Voie (2).

Cette manifestation est appelée au nom de la lutte contre l’’ impérialisme ». Or, la dernière initiative de ce type (3) a rassemblé autour de 3ème Voie des organisations de défense de la dictature syrienne, organisations dont les militants ont attaqué très violemment, à Paris et ailleurs en France, des manifestations organisée par les démocrates syriens (4).

Cette initiative est d’ailleurs rejointe par d’autres groupes notamment une partie des « nationalistes autonomes », belges et français, dont la dangerosité immédiate n’est plus à prouver. Ainsi, leur section de Nancy s‘est spécialisée dans l‘agression des cibles habituelles de l’extrême-droite, membres des minorités ou des mouvements progressistes (5).

La seconde manifestation est appelée notamment par l’Oeuvre Française, à 10h à la Concorde. On y trouvera aussi les Jeunesses Nationalistes et le GUD. Ces trois organisations sont ouvertement pétainistes et pro-nazies. Leur propagande est faite d’un mélange extrêmement violent d’antisémitisme, de racisme, d’homophobie et de négationnisme. Les Jeunesses Nationalistes comme le GUD sont à l’origine de nombreuses agressions ces deux dernières années : très récemment, le GUD a appelé ouvertement à la violence contre les homosexuels (6), et l’un de ses membres a également été condamné pour l’agression grave d’un jeune musulman dans les Yvelines (7).

Plus globalement c’est autour de ces groupes et de leur propagande en ligne, que gravitent et se forment les individus qui attaquent les locaux des associations LGBT, des forces de gauche, les centres de planning familial, les mosquées. C’est aussi sur leurs sites et leurs pages Facebook que sont diffusées des théories meurtrières contre les Juifs et les Roms et des appels au passage à l’acte contre ces populations.

L’après-midi, une troisième manifestation se tiendra à l’appel de CIVITAS, et nul doute que nombre des manifestants du matin iront ensuite grossir les rangs de l’organisation catholique intégriste.

Ces dernières semaines, galvanisée par l’élan violent des manifestations homophobes, cette extrême-droite n’hésite plus, même dans la capitale, à passer à l’attaque physique contre les manifestations ou les militants : le 1er mai, un cortège en hommage à Brahim Bouarram a été attaqué par une quarantaine de néo-fascistes armés (8).

ll ne s’agit pas de « groupuscules » sans importance ou anecdotiques: ces groupes sont parfaitement intégrés et tolérés, aussi bien dans les manifestations homophobes soutenues par l’UMP que dans les défilés du FN ” dédiabolisé” quoi qu’en disent Marine Le Pen ou Frigide Barjot. C’est bien au sein du défilé du FN du 1er mai, au vu et au su de son service de sécurité, qu’ont par exemple été diffusées et collées des affiches comportant l’adresse personnelle de journalistes et d’intellectuels désignés comme les cibles à abattre (9)

Comment comprendre que de tels défilés belliqueux, organisés par des individus et des organisations ayant fait la preuve de leur violence, se voient autorisés ?

Stopper cette agitation haineuse et dangereuse doit constituer une priorité pour un gouvernement se revendiquant du progressisme et affirmant vouloir protéger les minorités mises en cause.

Il n’y a aucun obstacle juridique pour interdire ces manifestations du 12 mai : les précédents violents lors des manifestations d’extrême-droite sont légion, même en prenant uniquement en compte les derniers mois. Le «  trouble à l’ordre public » est donc bien constitué sauf si l’on considère que l’attaque de certaines catégories de la population ne provoque pas un trouble conséquent et important.

La démocratie, c’est la protection du droit de chacun à vivre en paix ; elle ne consiste à pas autoriser les appels à la violence contre une partie de la population, même sous couvert de liberté d’expression.

Ça suffit. Nous refusons de vivre dans la peur des violences qui entourent ces défilés de la haine.

Nous exigeons du Ministre de l’Intérieur, et du Préfet de Police qu’ils mettent un terme à cette agitation haineuse permanente et qu’ils prennent les mesures nécessaires pour rendre l’espace public à tous et à toutes.

Nous demandons également à toutes les organisations progressistes et antiracistes et notamment aux plus importantes d’entre elles de prendre la mesure de la gravité de la situation et de se mobiliser pour que ce 12 mai ne soit pas une nouvelle banalisation des parades fascistes.

Memorial 98

Operation Poulpe

(1)http://www.liberation.fr/histoires/0101262224-skins-tueurs-a-la-biere-empoisonnee-les-meurtriers-d-un-mauricien-au-havre-demasques-huit-ans-apres

(2)http://www.nordeclair.fr/faits-divers-justice/violences-homophobes-deux-skinheads-armes-etaient-ia0b0n198056

(3)http://www.streetpress.com/sujet/73877-les-skinheads-de-troisieme-voie-defileront-samedi-au-coeur-de-paris

(4)http://www.lemonde.fr/proche-orient/portfolio/2011/10/03/portraits-d-opposants-syriens-agresses-a-paris_1581630_3218.html#ens_id=1481132

(5)http://www.libestrasbourg.fr/actu/2011/02/cinq-skinheads-suspectes-dagressions-en-serie.html

(6)http://yagg.com/2013/04/03/provocation-homophobe-du-gud-linter-lgbt-va-porter-plainte/

(7)http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/01/31/deux-militants-d-extreme-droite-comparaissent-pour-agression-contre-un-musulman_1637089_3224.html

(8)http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/1er-mai-des-militants-anti-fascistes-agresses-lors-d-un-hommage-7948618.html

(9)http://www.europe1.fr/France/Le-Monde-va-porter-plainte-contre-le-FN-1503797/

Comment relayer cet appel ?

Vous pouvez également l’envoyer aux associations de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, de défense des droits de l’homme, afin qu’ils prennent des initiatives contre ces parades d’extrême-droite. Et bien sûr, le diffuser dans vos propres réseaux… ou faire votre propre appel.

 Appels des étudiantes et étudiants, de l’Education, de la Santé… pour la 6e République

Appel des étudiantes et étudiants pour la 6e République:

La République que nous voulons est le lieu de l’émancipation de toutes et tous et doit permettre à chacun-e de prendre effectivement part à la vie civique. Pour les étudiant-e-s, cela passe notamment par la libération des lieux d’éducation et de savoir – moyens de l’émancipation citoyenne que nous souhaitons – des politiques néo-libérales qui les contraignent.

Dans cette 6e République, l’université ne sera pas un lieu où l’on apprend quoi penser, mais un lieu où l’on apprend à penser. Elle contribuera à la production et à la transmission d’un savoir libre. La République ne transformera plus ce savoir en marchandise et ne soumettra plus l’université aux aléas des conjonctures économiques. Notre 6e république n’est pas celle des autoproclamés « pôles d’excellence universitaire ». Notre excellence, c’est l’égalité : l’université de la 6e république ne sera pas le lieu de la reproduction sociale, mais celui de la justice sociale, un endroit favorisant l’auto-détermination des individus ; elle ne hiérarchisera pas les disciplines en fonction de leur prétendue rentabilité. L’université de la 6e République travaillera aussi aux évolutions concrètes que nous souhaitons, en formant par exemple chacun-e aux besoins de la transition énergétique et de la planification écologique, quelle que soit sa place dans la société. La rentabilité financière ne sera plus la toise sous laquelle devront passer les diplômes pour survivre. Au contraire, l’intérêt général sera l’étalon de toute chose. L’université de la 6eRépublique sera aussi celle de la démocratie : les droits des étudiant-e-s et des personnels ne seront pas soumis à une gouvernance opaque et asservie au monde des entreprises. Les étudiant-e-s recevront un revenu garantissant leur autonomie financière, grâce à laquelle nous passerons de l’égalité des chances à l’égalité des droits. Ils et elles n’auront plus à faire le choix entre travailler et réussir leurs études, entre s’endetter et arrêter leurs études. La 6e République garantira une université qui permet à tou-te-s les étudiant-e-s de se doter d’un diplôme vraiment protecteur, grâce auquel la rémunération sera en relation avec le niveau de qualification. Seul un cadre national des diplômes assurera ce droit face au patronat.

Parce que la 6e République affirmera que l’université est un service public, donc accessible à tou-te-s, et qu’elle est une des clés accompagnant le changement que nous voulons ; parce que nous sommes potentiellement tou-te-s des constituant-e-s de cette nouvelle République, nous, étudiant-e-s appelons toutes celles et tous ceux qui veulent une Université au service du Peuple et non de la finance à participer à la grande marche citoyenne pour la 6e République le 5 mai !

Appel de l’éducation pour la 6ème République

Les professionnel-les et usager-es de la santé et du social appellent à la marche citoyenne du 5 mai pour la 6e République

Appel de syndicalistes à la marche unitaire du 5 mai, contre la finance et l’austérité, pour la 6ème République

Appel de la culture pour la marche citoyenne pour la 6ème République

Appel des Français de l’Étranger pour le 5 mai 2013

Appel des économistes pour une VIe République, contre la finance et l’austérité

Appel pour la défense des libertés associatives et de l’éducation populaire à la marche du 5 mai pour la 6e République

Appel des écologistes à la grande marche citoyenne du 5 mai pour la 6e République

Appel d’élu-e-s pour la 6ème République

D’autres appels nationaux: http://www.marchepourla6eme.fr/?cat=5

D’autres appels locaux: http://www.marchepourla6eme.fr/?cat=4

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 Prisonniers palestiniens: il faut les libérer tous-tes, les enfants aussi!

JOURNÉE INTERNATIONALE DES PRISONNIERS PALESTINIENS

La situation des prisonniers politiques palestiniens

dans les prisons israéliennes condamnée par

le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies

Ces deux dernières années ont vu la situation des prisonniers politiques palestiniens progresser encore dans l’horreur, sont morts :

le 23 février, Arafat Jaradat, 30 ans, père de deux enfants, des suites de tortures pendant son interrogatoire dans une prison israélienne.

le 2 avril, Missarah Abu-Hamdiyeh, 64 ans, emprisonné depuis 2002, victime depuis plusieurs années de négligences médicales délibérées alors qu’il était atteint d’un cancer.

Une très longue et difficile grève de la faim en 2011 aboutit à un accord signé entre les représentants des prisonniers et Israël, sur les conditions de détention. Cet accord, systématiquement violé par Israël, a entraîné plusieurs autres grèves de la faim dont certaines ont duré plus de 220 jours entraînant la mise en danger de la vie de leurs auteurs.

On compte 4 800 prisonniers politiques palestiniens dans les prisons israéliennes dont 220 enfants.

Aujourd’hui, les mouvements de solidarité se mobilisent, autour des FEMMES EN NOIR, pour défendre leurs droits :

Ø pour le respect de la 4ème convention de Genève par Israël qui en est signataire,

Ø pour la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens.

Les gouvernements européens doivent prendre des mesures pour l’imposer :

Ø nous exigeons des sanctions pour mettre fin à l’impunité d’Israël

Ø nous demandons la suspension de l’accord d’association entre l’UE et Israël

Rassemblement devant la FNAC place Kléber

samedi 20 avril à 17h

Femmes en Noir de Strasbourg- Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine – Association Internationale de Protection du Peuple Palestinien – Civimed Initiatives – REDA (de la Dynamique Présence Musulmane)– Union Juive Française pour la Paix Alsace – Association des Travailleurs Magrébins de France 67 – Mouvement contre le Racisme et pour l’ Amitié entre les Peuples Strasbourg – Jeunes Communistes 67- Parti Communiste Français 67 – Cercle Communiste d’Alsace – Coordination des Associations de Résidents Étrangers de Strasbourg -

 Manifeste antifasciste européen

SIGNEZ LE MANIFESTE: http://antifascismeuropa.org/manifiesto/fr

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Manifeste antifasciste européen

Soixante huit ans après la fin de la deuxième guerre mondiale et la défaite du fascisme et du nazisme on assiste presque partout en Europe à la montée de l’extrême droite. Mais, phénomène encore plus inquiétant, on voit se développer à la droite de cette extrême droite  des forces carrément néo-nazies qui, dans certains cas (Grèce, Hongrie,…) s’enracinent dans la société formant des vraies mouvements populaires de masse, radicaux, racistes, ultra-violents et pogromistes dont l’objectif déclaré est la destruction de toute organisation syndicale, politique et culturelle des travailleurs, l’écrasement de toute résistance citoyenne, la négation du droit à la différence et l’ extermination –même physique- des « différents » et des plus faibles.

Comme dans les années ’20 et ’30, la cause génératrice de cette menace néo-fasciste et d’extrême droite est la profonde crise économique, sociale, politique et aussi éthique et écologique  du capitalisme lequel, prenant prétexte de la crise de la dette, est en train de mener une offensive sans précédent contre le niveau de vie, les libertés et les droits des travailleurs, contre tous ceux d’en bas !   Profitant de la peur des nantis face aux risques d’explosion sociale, ainsi que de la radicalisation des classes moyennes laminées par la crise et les politiques d’austérité draconienne, et du désespoir des chômeurs marginalisés et paupérisés,  l’extrême droite et les forces néo-nazies et néo-fascistes se développent dans toute l’Europe ; ils  acquièrent une influence de masse dans les couches déshéritées  qu’elles tournent systématiquement contre des boucs émissaires traditionnels et nouveaux (les immigrés, les musulmans, les Juifs, les homosexuels, les handicapés,…) ainsi que contre les mouvements sociaux, les organisations de gauche et les syndicats ouvriers.

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 Les Frères Musulmans contre la libération des femmes, suivi de L’islam et les femmes, par Tariq Ramadan

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Déclaration des Frères musulmans sur la Convention pour l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les Femmes (CEDAW) qui viole tous les principes de la Charia islamique et de la communauté islamique.

La Commission du statut des femmes tient une conférence dans la période du 4 au 15 mars 2013 pour approuver un document intitulé (Convention pour l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les Femmes) un titre trompeur qui comprend des points qui entrent en conflit avec les principes de l’Islam et ses éléments unanimes de base du Coran et de la Sunnah, qui détruisent l’éthique islamique et cherchent à démolir l’institution de la famille, que la Constitution égyptienne a confirmé dans le groupe de construction de la société, et ainsi réaliser le démantèlement de la communauté, et terminer jusqu’à la dernière étape de l’invasion intellectuelle et culturelle et éliminer l’aspect privé qui préserve les éléments des sociétés islamiques et leur cohésion.

Il suffit d’une lecture plus approfondie de ces points pour réaliser ce qu’ils signifient pour nous, et ces points sont :

1. Accorder aux filles une liberté sexuelle complète, ainsi que la liberté de choisir leur sexe et la liberté de choisir leurs partenaires sexuels (i.e. choisir d’avoir une relation sexuelle normale ou atypique) avec l’augmentation de l’âge du mariage.

2. Fournir la contraception à des adolescentes et leur enseigner comment en user avec la légalisation de l’avortement pour avorter d’une grossesse non désirée au nom de droits reproductifs et sexuels.

3. Egalité entre une adultère et une épouse, et égalité entre les enfants adultérins (enfants hors mariage) et légitimer tous les droits des fils.

4. Accorder tous leurs droits, , protection et respect aux homosexuels, et accorder la protection pour les femmes dans la prostitution.

5. Accorder aux épouses tous les droits pour poursuivre leur mari pour viol ou harcèlement, et les autorités compétentes devraient donner les mêmes punitions que pour un viol ou un harcèlement par un étranger.

6. L’égalité d’héritage.

7. Remplacer la tutelle par le partenariat, et partager pleinement les rôles dans la famille entre hommes et femmes comme : les dépenses, le soin des enfants, les affaires de la maison.

8. Accès égal aux législations du mariage comme : Stopper la polygamie, Iddah, le mandat ( ???) et la dot et stopper les dépenses obligatoires de l’homme dans la famille et permettre à des femmes musulmanes d’épouser un non-Musulman et d’autres.

9. Retirer l’autorité d’un divorce des maris et l’autoriser au pouvoir judiciaire et partager la propriété après le divorce.

10. Supprimer l’autorisation obligatoire du mari pour : voyager, travailler ou sortir ou utiliser la contraception.

Tels sont les moyens destructifs de l’institution de la famille et de la communauté qui appelle au renvoi de la première ignorance.

Les Frères musulmans appellent les dirigeants des pays islamiques et leurs Ministres des Affaires étrangères et leurs représentants à l’ONU à rejeter ce document et nous invitons aussi cette organisation à répondre aux relations purement familiales prescrites par l’Islam.

Les Frères musulmans appellent aussi al-Azhar à agir en fonction de son rôle dirigeant et de condamner ce document et déclarer la position de l’Islam vis-à-vis de ces articles, car c’est la référence pour les Musulmans.

Nous appelons aussi d’autres groupes et associations islamiques à prendre une position décisive contre ce document ou un document semblable.

Nous appelons aussi les organisations de femmes à adhérer à leur religion et à la morale de leurs communautés et les éléments de notre vie sociale et à ne pas être séduites par des appels trompeurs, fallacieux et destructeurs pour l’urbanisation.

Les Frères musulmans

Le Caire : 13 mars 2013

Tariq Ramadan L’islam et les femmes

 Liste des condamnations pénales et mises en examen des élus UMP

Alain Agostini (UMP) 2008, condamné pour proxénétisme aggravé en bande organisée.

Alain Carignon (UMP) 1999, condamné pour corruption, abus de biens sociaux et subornation de témoins.

Alain Ferrand (UMP) 2006, condamné pour faux et usage de faux. 1998, condamné pour prises illégales d’intérêts et condamné pour fraude fiscale.

Alain Juppé (UMP) 2007, condamné pour abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt.

Alain Tuduri (UMP) 2009-2010, condamné pour discrimination raciale, pour avoir préempté les biens immobiliers que voulait acheter des personnes d’origines étrangères dans sa commune.

Axel Poniatowski (UMP) 2010, condamné pour diffamation.

Brice Hortefeux (UMP) 2010, condamné pour atteinte à la présomption d’innocence. Il a également été condamné pour injure non publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine. Le Parquet Général a requis sa relaxe, la décision a été mise en délibéré au 15 septembre.

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 ZAPI, CAPI, CAPO? Les camps d’internement des personnes en instance (d’expulsion)

zapi
“L’Alsace est une terre hospitalière.
On connaît son histoire tourmentée et si riche et ce qu’en dit Tomi UNGERER, le célèbre illustrateur :
«L’Alsace a été vendue à la France.
Elle a été vendue à l’Allemagne.
On aurait dû la vendre aux Juifs comme ça elle serait restée dans la famille».

Si on accède à Strasbourg par avion, on atterrit sur la piste de l’aéroport d’Entzheim dont on peut rappeler qu’ elle a été réalisée par un des 70 Kommandos autrement dit un des camps de travail annexe du camp de concentration du Struthof situé en territoire annexé à 65 km à l’ ouest de Strasbourg , entre 41 et 44.

A proximité de l’aéroport se trouvent les locaux de la ZAPI :
« Zone d’attente pour les personnes en instance ».

PAF

Je me suis toujours interrogé sur le sens de ces abréviations qui ont un effet euphémisant incontestable en réduisant dans l’esprit du vulgaire, pour le coup, la portée de la violence infligée à l’étranger retenu.

Le sigle ZAPI nous donnerait presque envie « d’aller y passer le week-end ».

Il s’agit de zones destinées à empêcher les personnes arrêtées à leur arrivée à l’aéroport et retenues (« en instance » diront les autorités) d’entrer sur le territoire français.
Elles sont enfermées dans des locaux qui sont des zones de non-droit au moins pendant 96 heures .
« Néanmoins, le maintien au delà de 4 jours n’est possible que s’il est autorisé par le juge des libertés et de la détention .»

A Paris à l’aéroport de Roissy, les locaux d’hébergement (si les retenus doivent y passer plusieurs nuits) appartiennent au groupe hôtelier Accor.

Lors du « Procès de l’enfermement des enfants » qui a eu lieu à l’Institut Catholique, rue d’Assas à Paris le samedi 14 mai , j’ai proposé que l’on débaptisât les ZAPI en « Camp d’attente pour personnes en instance » ce qui pourrait donner CAPI et j’ai même suggéré d’aller plus loin, en transformant l’appellation en « Camp d’Attente pour personnes obligées », ce qui donnerait CAPO!!.

J’ai été confronté moi-même en mai 2009 à une situation bouleversante au cours de laquelle j’ai fait le constat de l’internement de 3 nourrissons dans la ZAPI d’ Entzheim ; trois nourrissons entre 6 mois et 22 mois à qui les autorités, durant les 36 heures de leur rétention n’avaient donné que de l’eau et du sucre! .

Ils appartenaient à un groupe de Philippins en situation irrégulière qui avaient vécu clandestinement en France dans la région parisienne, pendant une dizaine d’années pour certains.
Ils pensaient que la conséquence de leur travail , au noir, les autorisait légitimement à partir en vacances en Hollande où ils s’étaient rendu comme des fleurs, si j’ose dire, en car,collectivement.

Arrêtés à la frontière entre l’Allemagne et la Hollande, il avaient été renvoyés à Strasbourg, protection de l’Espace Schengen oblige !.

On mesure la qualité de l’accueil d’un pays et la qualité de l’accueil d’une corporation professionnelle à sa capacité à prendre en charge les marginaux, j’en suis convaincu.

Or aujourd’hui on se rend compte que toutes les enquêtes confirment que dans 1 cas sur 2, les « bénéficiaires » (6) de la CMU se voient refuser un premier rendez-vous chez un spécialiste, en France.

La question est de savoir comment après l’expérience traumatique collective du nazisme et l’adhésion en masse des médecins aux structures totalitaires de l’Allemagne à partir de 1933, comment donc après 10 ans d’études en France, les médecins- spécialistes parviennent à reconnaître les pauvres …pour ne pas les soigner.

Sans aucun doute l’enseignement distillé dans les facultés de médecine permet-il implicitement aux futurs spécialistes d’acquérir une expérience qui les aguerri dans cet exercice et leur permet de ne soigner que les patients qui leur ressemblent en terme d’appartenance à une classe sociale proche de la leur.

En effet, accueillir de manière inconditionnelle toute la misère du monde dans nos cabinets, ce serait impossible probablement, mais ne sommes-nous pas tenus de le faire plus largement qu’aujourd’hui ?

Et de militer pour la disparition concertée de Médecins du Monde !

S’agissant notamment des traumatisés du monde entier, ne serait-il pas important d’apprendre à reconnaître les effets de leurs souffrances ?
Qui parmi nous est sensible aux effets morbides de leurs nuits peuplées de cauchemars leur interdisant donc de venir à nos rendez-vous le matin et leur imposant de n’accéder au cabinet qu’ à des moments où la douleur les épargne un peu, c’est-à-dire à partir du début de l’après midi ?

J’ai déjà abordé ailleurs ce que cette situation m’a imposé en termes pratiques, à savoir d’ouvrir mon cabinet sans rendez-vous pour ces raisons cliniques qui font que ces traumatisés ressemblent beaucoup aux toxicomanes, dans leur rapport au temps. (9)
Temps qui s’impose à eux comme une forme de supplice chinois !

Par ailleurs, j’ai reconnu une similitude et je l’avais déjà exprimé à Budapest entre le vécu des internés des camps de concentration et celui des traumatisés d’aujourd’hui.

Je suis donc intervenu le 14 mai 2011 au Procès de l’Enfermement des Enfants et ai évoqué que compte-tenu du traumatisme subi, dans une indifférence quasi générale jusqu’à présent, le plus préoccupant sera l’absence de troubles psychopathologiques observés chez les enfants.

Quid de la transmission des parents retenus à leurs enfants enfermés avec eux des effets d’humiliation et de culpabilité, des troubles de la parentalité et de la conjugalité ?

J’ai suggéré que nous aurions à observer et traiter, chez nombre d’enfants, les effets de l’obsessionnalité, du conformisme et d’une capacité d’hyper-adaptation sociale avec une vision manichéenne du monde.

Les effets de la sidération linguistique liés au fait de ne pas comprendre la langue française quand on est confronté à la violence des autorités, réduit ces personnes à la situation que vivent dans le quotidien les sourds-muets.

Et je peux manquer de me projeter à l’époque du nazisme où dès 34 ceux-ci ont été stérilisés pour rendre le corps collectif plus sain.

N’oublions jamais que les sourds-muets ont été les premières victimes du projet médical totalitaire nazi !

Sachant, bien sûr, que comparaison ne vaut pas raison.

Mon questionnement renvoie encore au fait que dans un contexte social déterminé le médecin n’est pas libre ; en tout cas pas aussi libre qu’il le croit et ses décisions vont être surdéterminées par la commande sociale qu’il a intégrée implicitement …notamment sur les bancs de la faculté.

Il est donc, d’une certaine manière, « sous surveillance » et d’un point de vue anthropologique on peut se demander comment il se représente ces patients marginalisés tout comme on peut se demander comment les médecins allemands ayant adhéré au nazisme se représentaient les juifs avant de décider de leur mise à mort.

J’ai tranché il y a longtemps dans le sens où je suis convaincu que « ces collègues » se représentaient les juifs comme des lapins ou des cobayes.

En est-il autrement s’agissant de la manière dont les médecins d’aujourd’hui se représentent les marginalisés dont sont les ex-occupants des ZAPI accédant parfois péniblement à leur cabinet de médecine libérale ?

Georges Yoram Federmann
Strasbourg ,le 24 mai 2011.