Islamophobie : la ligne rouge a été franchie

Lettre ouverte à Christiane Taubira par Guillaume Weill-Raynal, ex-avocat et essayiste

Madame la Ministre,
Depuis quelques années, déjà, nous nous habituons.
Nous nous étions habitués à entendre des journalistes respectables, ou tenus pour tels, avouer sans gêne être “un peu islamophobe”.
Nous nous sommes accoutumés à voir fleurir périodiquement, comme des marronniers, les couvertures sensationnalistes et racoleuses d’hebdomadaires et de magazines consacrées à l’islam sur le ton du “ce-qu’on-n’ose-pas-dire”, qui entretiennent avec beaucoup de démagogie et de confusion la peur du foulard, du hallal, des prières des rues, du terrorisme international, de réalités sociales de pays fort éloignés, et qui n’ont en réalité d’autre but que d’entretenir une haine aussi préconçue qu’irrationnelle à l’encontre de certains de nos concitoyens.
Ces dérives sont devenues tellement courantes qu’elles finissent par nous apparaître, même quand elles nous heurtent, comme le cadre “acquis”, et donc inévitable, dans lequel le débat serait dorénavant appelé à se poursuivre.
Mais où est la limite ? L’islamophobie, comme le relevait récemment Azouz Begag, “avance comme un bulldozer silencieux”. Preuve en est le sondage publié il y a quelques semaines par “Le Monde”, selon lequel 74% des Français considèrent que l’islam est incompatible avec les valeurs de la République. Une religion pourtant pratiquée et vécue de manière paisible, en France, par l’immense majorité de ses fidèles. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir l’origine fantasmatique d’un tel ressenti, entretenu précisément par ces dérives médiatiques que je viens d’évoquer.
La limite a été franchie ces dernières semaines.

 Les femmes en Egypte par la narration des graffitis/Women in Egypt through the Narrative of Graffiti

Soraya Morayef est une journaliste et une écrivaine habitant au Caire. Elle blogue sur http://suzeeinthecity.wordpress.com/

Toutes les photos © Soraya Morayef

Les deux années écoulées d’art de la rue au Caire ont été un récit fascinant de l’agitation politique et sociale en Egypte depuis le 25 janvier. Des artistes de graffitis ont représenté les soulèvements et les effondrements qui ont saisi notre société, décrivant les luttes des sans voix. Un fil intéressant à suivre est le récit sur les femmes égyptiennes depuis la révolution : les artistes de rue au Caire, dont la plupart étaient des hommes, ont adopté la cause des droits des femmes, éclairant l’injustice et la violence subies par les femmes et rendant hommage aux femmes courageuses luttant pour l’égalité dans l’Egypte post-révolutionnaire.

Ce graffiti-ci a été créé par Bahia Shehab, une historienne libano-égyptienne qui a fait un magnifique discours sur TEDX appelé ‘A Thousand Times No’ (Mille fois Non – sous-titres français)).

Lire la suite

 Égypte: journée mondiale de protestation contre les agressions sexuelles contre les femmes

65229_530189617011866_530751311_n

NON au harcèlement sexuel en Egypte !

Soutenez la lutte des femmes égyptiennes contre la Soumission et le Viol, et contre les déclarations honteuses de la Chambre haute (Conseil de la Choura) qui rendent les femmes responsables des agressions sexuelles qu’elles subissent !

Appel au soulèvement des femmes dans le monde arabe !

Le futur est femme.

Manifestation du 12/02/2013 au Caire contre le harcèlement sexuel et l’égalité des femmes à l’occasion de la journée internationale contre les agressions sexuelles dont sont victimes les femmes. Les slogans visent les harceleurs, les islamistes, accusent le Conseil de la Choura d’encourager les extrémistes et de protéger les violeurs, et réclament la liberté, la dignité et l’égalité. Couteaux et cutters sont préconisés pour la self-défense et l’action directe !

379223_530456886985139_737936756_n

 Le CRIF contre BDS et l’antisionisme assimilés à de l’antisémitisme

Discours de Nicole Bornstein, présidente du CRIF Rhône-Alpes, lors du dîner du CRIF Rhône-Alpes, jeudi 31 janvier 2013

“Monsieur le ministre, même si nombre d’entre nous puisent leurs racines loin dans les siècles en terre de France, beaucoup sont arrière-petit- fils, petit-fils ou fils d’étranger, qui, comme vous, ont choisi la France tolérante, la France des droits de l’homme en se naturalisant. Cette communauté de destin explique peut-être le courant de sympathie réciproque entre vous et nous.
Monsieur le ministre soyez ici le bienvenu!
J’ai beaucoup réfléchi à la façon dont j’allais m’exprimer aujourd’hui.  La tâche me paraissait très difficile.
Lire la suite

 Grèce : le gouvernement décrète la loi martiale contre les travailleurs des ferries

Mardi soir, le gouvernement grec a imposé la loi martiale contre les marins des ferries en grève en mobilisant la police pour briser leurs piquets de grève. Les travailleurs avaient débrayé pour protester contre les suppressions d’emplois et les réductions de salaires ainsi que pour revendiquer le versement de salaires impayés. Cela fait des mois que certains d’entre eux ne reçoivent pas de salaire.
des_marins_en_greve_le_6_fevriLa grève a suspendu le transport maritime entre le continent et les nombreuses îles du pays, provoquant des pénuries alimentaires dans les îles plus petites qui n’ont pas d’aéroport.

Les équipages des ferries ont arrêté le travail jeudi dernier, 31 janvier. Le débrayage n’était initialement prévu que pour 48 heures, mais il a été reconduit pour trois fois 48 heures avant d’être brisé par le gouvernement.

Le gouvernement de coalition mené par Nouvelle Démocratie et qui regroupe aussi le PASOK (social-démocrate) et la Gauche démocratique, a invoqué tard mardi soir les pouvoirs d’urgence sous la forme d’une « mobilisation civile, » en enrôlant formellement les travailleurs des ferries dans l’armée et en leur ordonnant de reprendre le travail. Les travailleurs qui défient cet ordre sont passibles de peines de prison allant jusqu’à cinq ans.

 Des militants palestiniens ont créé vendredi un nouveau village de tentes de protestation au nord-ouest de Jérusalem.

http://www.ustream.tv/channel/qariat-al-karama-beit-iksa

Dernière minute: Évacuation du campement
http://www.naharnet.com/stories/en/69114-israeli-army-removes-new-palestinian-protest-camp

Traduction JCM depuis agence Ma’an News Agency

Des activistes palestiniens ont créé vendredi un nouveau village de tentes de protestation au nord-ouest de Jérusalem, la deuxième initiative contre la construction de colonies israéliennes quelques semaines.

Les militants ont mis en place trois tentes et un petit bâtiment dans la zone près de Beit Iksa, en nommant le village al-Karama (Dignité).

Des gens du coin disent qu’environ de 400 Palestiniens ont effectué la prière du vendredi en plein air.

Saed Yakrina, un militant du village proche de Beit Ijza, a déclaré que le campement était «un message à Israël et à toutes les sociétés démocratiques pour dire que “nous sommes humains, et nous voulons la paix.”

Des militants de tout le spectre politique, principalement dans les villages voisins, se sont réunis et vont dormir dans les tentes selon l’agence Ma’an.

Beit Iksa, entourée de colonies israéliennes, est situé de sorte qu’il sera entièrement encerclé par le mur de séparation israélien, le coupant de Jérusalem.

Les autorités israéliennes ont ordonné la confiscation de 500 dounams de terres du village il y a trois semaines, et n’autorisent aucun nouveau bâtiment dans la ville, dit Yakrina, notant que les colonies israéliennes étaient toujours en expansion.

«Nous sommes à la recherche d’une vie sans points de contrôle, de murs et des colonies», a-t-il dit.

Les forces israéliennes ont immédiatement fermé le checkpoint militaire à l’entrée de Beit Iksa pour empêcher d’autres militants et sympathisants d’accéder au site de protestation, ont indiqué des témoins.

Mercredi, les forces israéliennes ont démoli le village de tentes de Bab al-Shams, mis en place pour protester contre les projets d’Israël de construire la zone “E1″, coupant la Cisjordanie de Jérusalem.

Le juriste palestinien Mustafa Barghouthi a déclaré vendredi que Bab al-Shams et Al-Karama sont une nouvelle dimension à la lutte palestinienne et que de plus en plus de villages de protestation seraient mis en place.

“L’esprit de résistance populaire diffusé par Bab al-Shams se renforce aujourd’hui dans d’autres e,droits, y compris Izbat al-Tabib et Beit Iksa, ” a déclaré le secrétaire général de l’Initiative nationale palestinienne dans un communiqué.

Un rassemblement a eu lieu à Izbat al-Tabib dans le district de Qalqiliya du nord de la Cisjordanie, vendredi, pour protester contre les projets israéliens visant à démolir une école dans le village.

Le rassemblement a montré que la résistance populaire contre l’occupation israélienne se répand, a dit Barghouthi.

Activists set up new protest village northwest of Jerusalem
Published Friday 18/01/2013 (updated) 19/01/2013 17:41

Palestinian activists on Friday established a new tented protest village
northwest of Jerusalem. (MaanImages/HO)
JERUSALEM (Ma’an) — Palestinian activists on Friday established a new tented protest village northwest of Jerusalem, the second such initiative against Israeli settlement building in as many weeks.

Activists set up three tents and a small building in the area near Beit Iksa, naming the village al-Karamah (Dignity).

Locals said around 400 Palestinians performed Friday prayers in the open area.

Saed Yakrina, an activist from nearby village Beit Ijza, said the camp was “a message to Israel and all democratic societies that we are human, and we want peace.”

Activists from across the political spectrum, mainly from nearby villages, have gathered and will sleep in the tents overnight, he told Ma’an.

Beit Iksa, surrounded by Israeli settlements, is set to be entirely encircled by Israel’s separation wall, cutting it off from Jerusalem.

Israeli authorities ordered the confiscation of 500 dunams of the village’s land three weeks ago, and do not permit any new building in the town, Yakrina said, noting that Israeli settlements were still expanding.

“We are looking for a life without checkpoints, walls and settlements,” he said.

Israeli forces immediately shut down the military checkpoint at the entrance to Beit Iksa to prevent more activists and supporters from accessing the protest site, witnesses said.

On Wednesday, Israeli forces tore down the tented village Bab al-Shams, set up to protest Israel’s plans to build the “E1″ settlement on the land, severing the West Bank from Jerusalem.

Palestinian lawmaker Mustafa Barghouthi on Friday said Bab al-Shams and al-Karama were a new dimension in the Palestinian struggle and that more protest villages would be established.

“The spirit of popular resistance which Bab al-Shams disseminated is being strengthened today in other areas including Izbat al-Tabib and Beit Iksa,” the secretary-general of the Palestinian National Initiative said in a statement.

A rally was held in Izbat al-Tabib in the Qalqiliya district of the northern West Bank on Friday to protest Israeli plans to demolish a school in the village.

The rally showed that popular resistance against Israel’s occupation is spreading, Barghouthi said.

L’armée israélienne occupée ailleurs ce lundi
http://www.maannews.net/eng/ViewDetails.aspx?ID=557876&utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

 He comes the sun! (Ya llega el sol !)

L’Espagne résiste dignement aux conséquences désastreuses et parfois homicides des politiques “austéritaires” (austérité-autoritaire…) européennes mises en place par leurs gouvernements succéssifs.

La méthode et stratégie de résistance la plus remarquable est une “solidarité joyeuse” indéfectible qui consiste à afficher publiquement une “joie de vivre ensemble” par des manifestations chantantes, des rassemblements dansants, des flash mob musicaux…, afin de renverser le rapport de force entre l’image des officiels et des médias (hyper-normalisée, austère, confite, moribonde et marchant sur la tête), et l’image que le peuple espagnol veut donner de lui: vivant, plein de bon sens et marchant sur ses deux jambes!

2 exemples en vidéo:

Un flash mob « here comes the sun » dans une agence espagnole pour l’emploi (en Espagne, le chômage touche 25% de la population active…).

 

Le mouvement de protestation contre le sauvetage à coups de milliards publics de la banque en difficultés Bankia alors que le pays est plongé dans l’austérité, provoque des formes originales d’« occupation ». Ici, à Séville, le 17 mai 2012, des protestataires se sont livrés à une démonstration de flamenco dans une succursale de Bankia, durant laquelle un chanteur accompagné de danseuses ont mis en scène une chanson intitulée « Bankia, pulmones y branquias »: