Loos/Hermann: un débat peut en cacher un autre

Spohr Hermann Loos Bach CTA feuille2chouphoto

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En apparence, le débat d’hier soir entre le premier adjoint Robert Hermann et l’ex ministre François Loos portait sur la Collectivité territoriale d’Alsace quelques jours avant le référendum du 7 avril.

Et les deux hommes, si proches politiquement, bien que l’un vote non et l’autre oui, ont effectivement parlé du sujet devant une salle remplie de partisans de Loos à voir les applaudissements à sens unique.

Hermann Loos CTA feuille2chouphoto

Hermann Loos CTA feuille2chouphoto

Mais derrière un débat quasi consensuel, du genre de ceux plaisamment dénoncés dans Les nouveaux chiens de garde, où deux larrons d’accord sur presque tout, font semblant de s’opposer, on voyait déjà se profiler les municipales de Strasbourg, chacun des deux hommes, ayant déjà fait savoir qu’il était prêt à s’y coller. On espère qu’ils n’ont pas de compte en Suisse. Ou alors, qu’ils penseront à les fermer illico s’ils ne veulent pas se faire cahu-saquer.

intervenant contre les frontières intérieures en Alsace feuille2chouphoto

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On peut écouter-réécouter, pour les masos, ce débat ci-dessous, mené par Antoine Spohr et Christian Bach.
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L’évocation finale de la vieille affaire du synchrotron qui a opposé Grenoble et Strasbourg, suffit à rappeler le vrai enjeu, d’ailleurs pas du tout occulté de ce scrutin, à la différence de la campagne officielle et du document électoral envoyé aux gogos-électeurs, qui est de mettre en place les régions fortes et concurrentielles exigées par le néo-libéralisme mondial.

Hermann regretta même qu’on n’ait pas choisi de ne faire que sept grandes régions en France au lieu des vingt-deux actuelles. Idem pour la future métropole autour de Strasbourg qui pourrait s’étendre au-delà de l’actuelle CUS, à une super CUS étendue à une grosse partie du département du Bas-Rhin.

Bref, les deux compères étaient d’accord, avec quelques nuances, pour taper sur les responsables actuels de la région et des départements qui jouent petit bras.

Les réponses respectives des deux challengers avaient ceci de commun qu’ils sont incapable de penser la politique autrement qu’en termes économico-financiers. Dès qu’on suggère qu’il peut y avoir autre chose que la concurrence dans la vie, et que le monde s’en porterait mieux, Hermann ne trouve rien de mieux comme argumentaire qu’une critique de la “décroissance” dont le nom n’avait pas été prononcé! Produire toujours plus au meilleur coût et pour le profit maximum du capital, sans jamais se poser la question des besoins essentiels pas satisfaits, voilà l’horizon commun de ces messieurs.

N’oubliez pas, dimanche 7 avril, de voter NON!

Communiqué de presse du NPA 67

La Collectivité Territoriale d’Alsace : un laboratoire du capitalisme

Le NPA 67 se prononce contre la Collectivité Territoriale d’Alsace sur laquelle les alsaciens sont appelés à voter lors du référendum qui se déroulera le 7 avril prochain.

La fusion des trois collectivités (conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin et du Conseil d’Alsace) et de leurs services publics n’est rien d’autre que l’application de l’austérité budgétaire au niveau territorial. Ce projet s’inscrit dans la continuité de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) de Sarkozy que poursuit actuellement le gouvernement social-libéral de Hollande.

Ce projet ne fera qu’accentuer la concurrence entre les régions. L’Alsace ne sera pas le laboratoire du démantèlement des services publics locaux !

Pour la défense et le développement des services publics de proximité et de qualité, le NPA appelle à refuser le projet de la Collectivité Territoriale d’Alsace en votant « NON » ou en s’abstenant le 7 avril.

Le NPA 67 vous donne rendez vous le 8 avril à 20h à la Maison des associations (1 place des orphelins, 67000 Strasbourg) pour débattre de la construction d’une opposition de gauche au gouvernement et au patronat.

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 Le secrétaire régional de la CGT appelle à voter non. Le projet, dit-il, ne vise qu’à diminuer les droits des salariés.

publiée le 06/03/2013 à 05:00 | Vu 36 fois

Opinion Raymond Ruck, secrétaire régional de la CGT « La collectivité, un cheval de Troie »
Raymond Ruck. Photo Archives DNA

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Raymond Ruck. Photo Archives DNA

La création de la collectivité territoriale d’Alsace qui remplacerait les trois collectivités que sont les deux départements et l’actuelle Région serait-elle de nature à améliorer la vie des salariés de notre région ?

Ce projet n’est pas porté par une volonté populaire. La notion d’empilement institutionnel et de savoir qui fait quoi sont uniquement des spéculations d’initiés. À l’heure où le nombre de demandeurs d’emploi atteint, voire dépasse le pic le plus élevé jamais connu dans notre région, cette idée ne suscitera que peu d’intérêt parmi nos collègues de travail dans les entreprises.

Si la question semble relever de la sphère politique, la CGT sait d’expérience qu’une décision politique n’est jamais neutre pour les intérêts des salariés.

La question de la modification de l’organisation du territoire découle, au-delà des préoccupations politiciennes des élus locaux, de l’environnement économique et social. Nous connaissons aujourd’hui une crise majeure qui touche durement les salariés. Sa cause réside dans les objectifs de rentabilité fixés par les financiers, les banquiers, les actionnaires et les PDG à leurs services. Pour atteindre leurs exigences, ils veulent obliger les salariés à une flexibilité de leur emploi et de leur salaire.
Variable d’ajustement

Dans cette optique, les règles du Code du travail sont trop contraignantes et sont un obstacle au développement de la compétitivité. Les salariés, qui sont les créateurs des richesses produites, sont ainsi voués à être des variables d’ajustement de la guerre économique planétaire. L’accord honteux négocié le 11 janvier entre toutes les organisations syndicales des employeurs et trois syndicats de salariés (CFDT, CGC et CFTC) minoritaires réduit sévèrement encore les droits des salariés et s’inscrit dans cette orientation désastreuse.

Les choix politiques dans tous les domaines ne répondent pas aux souhaits des électeurs mais bien à cette vaste compétition qui broie la vie de millions de personnes.

Le projet porté par une majorité des élus locaux n’échappe pas à cette règle et vise à augmenter la compétitivité du territoire alsacien. Ce n’est pas une invention de la CGT ; l’objectif de favoriser l’attractivité et la compétitivité du territoire alsacien figure dans les documents produits lors de l’élaboration de ce projet de fusion territoriale. C’est pourquoi, dans un premier temps, le texte soutenant le projet réclame l’attribution d’une capacité réglementaire et d’un droit à expérimenter.
Les jours fériés locaux

Certains pensent d’ailleurs déjà à instrumentaliser le droit local hérité de l’histoire particulière de notre région pour le faire évoluer indépendamment du cadre des lois de la République française. Le MEDEF d’Alsace, qui a opté pour la fusion de ses instances départementales, revendique un processus concerté avec les syndicats des salariés de la région pour augmenter la compétitivité en abandonnant par exemple les jours fériés supplémentaires issus du droit local.
« Les économies ne se feront qu’au détriment de l’emploi »

Les discours produits par les promoteurs de la collectivité unique occultent ces enjeux fondamentaux au profit d’arguments simplistes susceptibles d’emporter la conviction des électeurs. Les présidents Richert, Kennel et Buttner mettent en avant la simplicité et les économies d’échelle censées découler de la mise en place d’une structure unique pour assurer plus d’efficacité. Ce n’est qu’un miroir aux alouettes. Si les économies devaient se réaliser, ce ne serait qu’au détriment de l’emploi et des services publics rendus à la population.

La CGT Alsace appelle les salariés à réfléchir et à ne pas se laisser abuser par cette nouvelle collectivité dont personne ne connaît les compétences et les moyens propres à les financer. On nous réclame un chèque en blanc. Quel peut-être l’intérêt pour la région Alsace de faire cavalier seul alors qu’un acte III de la décentralisation est en cours de discussion dans le cadre national ? Ce projet soumis à votre approbation n’est qu’un cheval de Troie.

Salariés, lors de la consultation référendaire le 7 avril pour défendre vos droits sociaux, le vote efficace, c’est le vote non.
publiée le 06/03/2013 à 05:00

 Grèce : lettre ouverte au peuple français après la visite de F. Hollande

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Après la visite de François Hollande en Grèce qui en dit long sur la vision de la “solidarité” de la France à l’égard de la Grèce pour le président français (lire ou relire “François Hollande à Athènes : les affaires sont les affaires“), l’initiative pour la non privatisation de l’eau en Grèce propose cette lettre ouverte destinée au peuple français. Encore une fois, OkeaNews partage l’initiative de SaveGreekWater.

Le texte est disponible sur le site de SaveGreekWater et une pétition pour lutter contre la privatisation de l’eau en Grèce est toujours en ligne ici.

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« Les tyrans ont toujours quelque ombre de vertu. Ils soutiennent les lois avant de les abattre. » Voltaire, Catilina, acte I, scène 5.

Français, nos frères !

Le 19 février 2013, votre président, François Hollande, s’est rendu dans notre capitale Athènes. « Notre message envers la Grèce est un message d’amitié profonde, de soutien, de confiance et de croissance » : voilà ce qu’a dit votre président. Avant d’appeler les entreprises françaises à investir… dans la terre et l’eau.

François Hollande et Antonis Samaras (Premier ministre grec) parlent « d’investissements » dans le domaine de la gestion des ressources en eau de la Grèce, ressources naturelles protégées par la Constitution grecque, qui n’appartiennent à personne d’entre nous, ni même au Premier ministre qui veut en faire commerce.

Nous connaissons très bien votre combat pour la protection des biens publics et sociaux et votre sensibilisation au sujet de la gestion de l’eau. Après des dizaines d’années de gestion privée de l’eau, et bien que Suez et Veolia, les deux grandes multinationales de l’eau, aient des intérêts français, les villes de Paris, Brest, Varages, Durance-Lubéron, Castres, Cherbourg, Toulouse et d’autres, se sont battues et ont obtenu que la gestion de l’eau redevienne publique. Ces villes ont agi ainsi après avoir vécu les conséquences de la commercialisation de l’eau, la montée vertigineuse des prix, l’accès inégal aux services hydrauliquesla baisse des investissements dans l’entretien du réseau, et les pratiques monopolistiques.

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 L’intersyndicale CGT-FSU-Solidaire et UNEF appelle à une grève dans la fonction publique ce 31 janvier.

Le changement, c’est l’action !

La Fonction publique et les services publics sont indispensables pour tous les citoyens. Or, la situation s’est dégradée ces dernières années pour les personnels comme pour les usagers.

Il est urgent et indispensable maintenant de changer de cap !

Et la crise ne peut pas servir de prétexte pour ne pas répondre aux légitimes revendications des agents publics.

Alors que des discussions sont en cours dans le cadre d’un agenda social de la Fonction publique, le gouvernement doit permettre à la Fonction Publique et aux services publics de jouer tout leur rôle.

Leur action est un puissant moyen pour lutter contre les inégalités et les injustices sociales.

Le rôle de l’État est aujourd’hui de donner les capacités d’agir pour améliorer la qualité des services rendus à tous les usagers sur l’ensemble du territoire et dans le même temps d’améliorer les conditions de travail et de rémunération des agents.

Les organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires appellent les agents de la Fonction publique à une journée de grève le 31 janvier prochain et à participer aux initiatives locales de mobilisation (rassemblements, manifestations…).

Elles considèrent que les enjeux nécessitent une intervention la plus large possible despersonnels.

C’est pourquoi, elles poursuivent les contacts avec toutes les organisations syndicales de la Fonction publique pour une mobilisation massive le 31 janvier et pour construire ensemble les suites nécessaires.

Le 31 janvier, elles porteront des revendications pour :

• l’emploi en exigeant un moratoire immédiat sur les suppressions d’emplois et des créations partout où cela est nécessaire,

• les salaires et le pouvoir d’achat en exigeant notamment une augmentation urgente de la valeur du point d’indice,

• l’abrogation du jour de carence,

• l’amélioration du fonctionnement de la Fonction publique et des services publics.

Autant d’exigences que nous défendrons ensemble le 31 janvier pour peser sur les négociations à venir et en particulier sur la réunion du 7 février prévue avec la Ministre concernant les rémunérations.

Paris le 10 janvier 2013

 

AGISSONS POUR DIRE NON !

Rassemblement Strasbourg : jeudi 31 janvier 11h – place Broglie

http://www.solidaires.org/IMG/pdf/Tract_emplois_31_janvier.pdf

 

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 Compétitivité, flexibilité à l’ère «hollandiste»

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par Gérard Deneux
A contrecourant

Ce que l’on veut nous faire croire, en brandissant le manque de compétitivité dont souffrirait l’économie française face à ses concurrents, consiste à faire admettre le besoin d’allègement massif des «charges» sociales (voir encart «Rappel») que subirait le patronat ainsi que la nécessaire suppression des contraintes réglementaires qui l’empêcheraient de s’adapter à la concurrence : la flexibilité des salariés serait donc requise pour mieux s’ajuster à la demande. Derrière cette novlangue il y a la réalité d’une stratégie dite de croissance partagée par les gouvernants. De Sarko à Hollande rien de changé fondamentalement. Quand l’un jurait qu’il allait «chercher la croissance avec les dents» le suivant promet qu’il «va redonner des chances à la croissance». Tous les deux brandissent les mêmes recettes : réduction des dépenses de l’Etat, donc des services publics et diminution des charges et contraintes qui pèseraient sur le capital. Sauf que la majorité dite de gauche entend aller plus loin et taper plus fort que Sarko sous la pression de Merkel, de la Troïka et la menace des marchés. Pour démontrer la supercherie de cette construction rhétorique, il convient d’abord de saisir la réalité qui réside derrière les mots compétitivité, flexibilité afin d’en souligner la logique antisociale.

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 L’Internationale des Services Publics s’engage contre l’apartheid israélien.

Major trade union backs boycott of Israel

Submitted by Alice Bach on Tue, 12/04/2012 – 09:16

 One of the world’s largest cross-border trade union groups has declared its support for the campaign to boycott Israeli goods and institutions.

Meeting in Durban, South Africa last week, Public Services International (PSI) also pledged to participate in Israel Apartheid Week, an annual series of events designed to raise awareness about the discrimination and human rights abuses faced by Palestinians. PSI represents 20 million workers throughout the globe.

A resolution urging support for the Palestinian-led mobilisation for boycott, divestment and sanctions (BDS) against Israel was proposed to the PSI congress by the South African Municipal Workers Union. Approved by a large majority, the resolution stated:

“We will continue working with our partners in the trade union movement to ensure that worker solidarity is maximized locally and internationally. The slogan of the trade union movement — ‘an injury to one is an injury to all’ — rings true for the people of Palestine. The injustices and human rights abuses towards Palestinians, while living under the rule of apartheid Israel, affects us all and we will continue to mobilize for a just resolution with urgency.”

The PSI binds together some 500 public-sector unions, who deliver vital services in 150 countries. Among the major concerns of PSI are bringing union solidarity to migrating workers; violence against women; and improving infrastructures in the areas of road-building, water and sanitation, energy, and waste. The PSI has also called on the US and its allies to cease providing weapons to Israel. And it pledged to develop campaigns aimed at persuading companies who are complicit in the occupation to withdraw from any economic activity in the occupied West Bank and East Jerusalem.

Welcoming the PSI vote, Muhammed Desai from the organization BDS South Africa said: “Public tenders, municipal contracts and other services must now be scrutinized by shop stewards and trade unionists to ensure that our public services are not in any way connected to Israel. There should be no normal relations with an abnormal state.”

Source

 Statut religieux d’Alsace-Moselle en débat au Club 3 et aux Etats généraux du christianisme

Jean-Marie Woerhling de l’Institut du Droit local d’Alsace-Moselle a présenté le statut particulier des religions reconnues (ou statutaires, selon le conférencier) en Alsace-Moselle.

On sait que de nombreux textes datant de plusieurs époques, française et allemande, régissent les religions dans la région faisant de celle-ci une exception dans la République française, puisque en particulier, la loi de séparation des églises et de l’État, loi de 1905, ne s’y applique toujours pas. Ainsi, les curés, les pasteurs, les rabbins sont payés par le ministère de l’Intérieur, selon la grille de la Fonction publique; des cours de religion sont réputés obligatoires dans l’école publique du primaire au secondaire. Deux facultés publiques de théologie appartiennent à l’Université de Strasbourg. Et le président de la République nomme avec le pape, l’évêque de Strasbourg!

Les défenseurs de ce système prétendant que les Alsaciens-Mosellans y sont attachés, sans que jamais on ne leur ait demandé leur avis.
Ces questions sont revenues dans l’actualité depuis que le président Hollande a proposé d’introduite la loi de 1905 dans la Constitution alors que la laïcité y figure déjà, tout en faisant une exception pour l’Alsace-Moselle, ce qui aggraverait la situation en gravant dans le marbre la non-laïcité de cette région.

Une affaire récente de “blasphème” supposé a donné lieu à une plainte de milieux intégristes catholiques après que le Conseil français du culte musulman s’était posé cette question lors de la récente affaire Charlie-hebdo.

Un blasphème en plein 21e siècle! On croit rêver. Ce texte de loi est l’exemple le plus radical du caractère obsolète, caduc et archaïque du statut des religions ici. Mais rien ne bouge, et même, certains proposent que ce système soit étendu à toute la France et à ‘Europe! A gauche, beaucoup de courants politiques ont renoncé à lutter sur ce terrain. cependant, la laïcité est défendue depuis des années en particulier par l’Association Laïcité d’Accord dont deux membres étaient présents à la conférence où se trouvait aussi l’ex Inspecteur général Robillart, le Grand-Rabbin de Strasbourg, René Gutmann et Janine Elkouby..

Club 3 Woehrling 4

Club 3 Woehrling 4

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Novembre 2012

Petit compte-rendu d’un débat qui n’a pas eu lieu.

Fin octobre à l’Hôtel de Région, lors des états généraux du christianisme, on a pu entendre des choses surprenantes. Je rassure les athées convaincus, il n’y a pas été question de foi. La conférence-débat annoncée portait sur le problème du concordat. A la question de l’animatrice, pourquoi un régime religieux particulier en Alsace et en Moselle, les trois partisans du Concordat qui occupaient la tribune (Ph.Richert, F.Messner et J-F.Collange) ont tenté de répondre en reformulant la question : qu’est-ce qui justifie le maintien du concordat. A quoi il sert ? On sentait le malaise d’avoir à se justifier (c’est le terme qui a été plusieurs fois utilisé).

Du côté des réponses on trouve à peu de chose près les mêmes arguments : Pour PH.Richert la religion et le concordat permettent l’apprentissage du vivre ensemble en évitant les tensions. Pour F.Collange la religion façonne la société et crée du lien social ce que reprend F.Messner. Bref, les cultes c’est utile. Et F.Collange d’enfoncer le clou et de déclarer que les cultes doivent être financés comme des services publics qu’ils sont. Et de citer Napoléon « Un curé et un pasteur ça vaut dix gendarmes. » On croit rêver. Voilà qui traduit un singulier désir d’ordre et une basse soumission aux séductions de l’Etat. On aura encore l’occasion un peu plus tard d’entendre une brillante démonstration pédagogique de Ph.Richert qui, prenant l’exemple du métro parisien, qui bénéficie surtout aux Parisiens, Franciliens et qui est pourtant financé par l’impôt et donc par tous, en conclut qu’il n’y a rien de choquant à que les cultes d’Alsace et de Moselle soient financés par l’ensemble des contribuables français. Le métro sans doute aussi une affaire de foi, de conviction, de croyance. C’est ce qu’on ne peut qu’en conclure. Pour M.Richert, comme pour les partisans du maintien du concordat, service des croyances et services publics doivent être traités sur un pied d’égalité et bénéficier du financement public et, à la tribune et dans la salle, on se plait à rêver un instant à l’extension du régime d’exception d’Alsace et de Moselle. Et M.Messner de surenchérir en affirmant que ce n’est pas le financement des cultes (pourtant interdit explicitement par l’article 2 de la loi de 1905) qui pose problème mais l’interdiction de ce financement qui crée des discriminations et rompt le principe constitutionnel d’égalité. Édifiant.

B.Anclin

 “La loi doit être la même pour tous…”, mais…

Il y a des cas où le législateur peut déroger…

J.O.du 30/06/2012

Conseil constitutionnel

- Décision n° 2012-259 QPC du 29 juin 2012
Communiqué de presse
(Statut civil de droit local des musulmans d ‘Algérie et citoyenneté française)

Statut civil de droit local des musulmans d’Algérie…

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Décision n° 2012-259 QPC du 29 juin 2012
Décision n° 2012-259 QPC
Communiqué de presse
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Décision n° 2012-259 QPC du 29 juin 2012
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M. Mouloud A. [Statut civil de droit local des musulmans d'Algérie et citoyenneté française]

Le Conseil constitutionnel a été saisi le 12 avril 2012 par la Cour de cassation (première chambre civile, arrêt n° 581 du 12 avril 2012), dans les conditions prévues à l’article 61-1 de la Constitution, d’une question prioritaire de constitutionnalité posée par M. Mouloud A., relative à la conformité aux droits et libertés que la Constitution garantit de l’article 3 de l’ordonnance du 7 mars 1944 relative au statut des Français musulmans d’Algérie.

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,

Vu la Constitution ;

Vu l’ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 modifiée portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;

Vu l’ordonnance du 7 mars 1944 relative au statut des Français musulmans d’Algérie ;

Vu l’ordonnance n° 62-825 du 21 juillet 1962 relative à certaines dispositions concernant la nationalité française, prises en application de la loi n° 62-421 du 13 avril 1962 ;

Vu le code civil ;

Vu le règlement du 4 février 2010 sur la procédure suivie devant le Conseil constitutionnel pour les questions prioritaires de constitutionnalité ;

Vu les observations produites pour le requérant par Me Patrice Spinosi, avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation, enregistrées les 4 et 21 mai 2012 ;

Vu les observations produites par le Premier ministre, enregistrées le 4 mai 2012 ;

Vu les pièces produites et jointes au dossier ;

Me Spinosi, pour le requérant, et M. Xavier Pottier, désigné par le Premier ministre, ayant été entendus à l’audience publique du 19 juin 2012 ;

Le rapporteur ayant été entendu ;

1. Considérant qu’aux termes de l’article 3 de l’ordonnance du 7 mars 1944 relative au statut des Français musulmans d’Algérie : « Sont déclarés citoyens français, à titre personnel, et inscrits sur les mêmes listes électorales que les citoyens non musulmans et participent aux mêmes scrutins les Français musulmans du sexe masculin âgés de vingt-et-un ans et appartenant aux catégories ci-après :

« – anciens officiers ;
« – titulaires d’un des diplômes suivants : diplôme de l’enseignement supérieur, baccalauréat de l’enseignement secondaire, brevet supérieur, brevet élémentaire, brevet d’études primaires supérieures, diplôme de fin d’études secondaires, diplômes des Médersas, diplôme de sortie d’une grande école nationale ou d’une école nationale de l’enseignement professionnel industriel, agricole ou commercial, brevet de langue arabe et berbère ;
« – fonctionnaires ou agents de l’État, des départements, des communes, des services publics ou concédés, en activité ou en retraite, titulaires d’un emploi permanent soumis à un statut réglementaire, dans des conditions qui seront fixées par décret ;
« – membres actuels et anciens des chambres de commerce et d’agriculture ;
« – bachaghas, aghas et caïds ayant exercé leurs fonctions pendant au moins trois ans et n’ayant pas fait postérieurement l’objet d’une mesure de révocation ;
« – personnalités exerçant ou ayant exercé des mandats de délégué financier, conseiller général, conseiller municipal de commune de plein exercice, ou président d’une djemââ ;
« – membres de l’ordre national de la Légion d’honneur ;
« – compagnons de l’ordre de la Libération ;
« – titulaires de la médaille de la résistance ;
« – titulaires de la médaille militaire ;
« – titulaires de la médaille du travail et membres actuels ou anciens des conseils syndicaux des syndicats ouvriers régulièrement constitués, après trois ans d’exercice de leurs fonctions ;
« – conseillers prud’hommes actuels ou anciens ;
« – oukils judiciaires ;
« – membres actuels et anciens des conseils d’administrations des S.I.P. artisanales et agricoles ;
« – membres actuels et anciens des conseils de section des S.I.P. artisanales et agricoles » ;

2. Considérant que, selon le requérant, en interprétant cette disposition comme ne reconnaissant pas à certains musulmans d’Algérie s’étant vu accorder la « citoyenneté française » l’ensemble des droits attachés à cette citoyenneté, la Cour de cassation a conféré à cette disposition une portée contraire au principe d’égalité devant la loi ;

3. Considérant qu’aux termes de l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « La loi . . . Doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse » ; que le principe d’égalité ne s’oppose ni à ce que le législateur règle de façon différente des situations différentes, ni à ce qu’il déroge à l’égalité pour des raisons d’intérêt général, pourvu que, dans l’un et l’autre cas, la différence de traitement qui en résulte soit en rapport direct avec l’objet de la loi qui l’établit ;

4. Considérant que, d’une part, par la disposition contestée, le législateur a entendu conférer, en raison de leurs mérites, à certains Français musulmans d’Algérie relevant du statut personnel des droits politiques identiques à ceux qui étaient exercés par les Français de statut civil de droit commun domiciliés en Algérie ; que, d’autre part, lors de l’accession de l’Algérie à l’indépendance, l’article 1er de l’ordonnance du 21 juillet 1962 susvisée, ensuite codifié à l’article 32-1 du code civil, a prévu : « Les Français de statut civil de droit commun domiciliés en Algérie à la date de l’annonce officielle des résultats du scrutin d’autodétermination conservent la nationalité française quelle que soit leur situation au regard de la nationalité algérienne » ; que l’accession à la citoyenneté française à titre personnel en application de la disposition contestée ne permet pas, pour conserver la nationalité française, de bénéficier de l’application de l’article 32-1 du code civil qui ne s’applique qu’aux Français relevant du statut civil de droit commun domiciliés en Algérie le 3 juillet 1962 ;

5. Considérant que le principe d’égalité n’imposait ni que des personnes bénéficiant de droits politiques identiques soient soumises au même statut civil ni qu’elles soient soumises aux mêmes règles concernant la conservation de la nationalité française ; que les dispositions contestées n’ont pas pour effet de soumettre à un traitement différent des personnes placées dans une situation identique ; qu’il résulte de ce qui précède que le législateur n’a pas porté atteinte au principe d’égalité devant la loi ;

6. Considérant que l’article 3 de l’ordonnance du 7 mars 1944 susvisée n’est contraire à aucun autre droit ou liberté garanti par la Constitution ; qu’il doit être déclaré conforme à la Constitution,

D É C I D E :

Article 1er.- L’article 3 de l’ordonnance du 7 mars 1944 relative au statut des Français musulmans d’Algérie est conforme à la Constitution.

Article 2.- La présente décision sera publiée au Journal officiel de la République française et notifiée dans les conditions prévues à l’article 23-11 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 susvisée.

Délibéré par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 28 juin 2012, où siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, M. Jacques BARROT, Mme Claire BAZY MALAURIE, MM. Guy CANIVET, Michel CHARASSE, Renaud DENOIX de SAINT MARC, Mme Jacqueline de GUILLENCHMIDT, MM. Hubert HAENEL, Nicolas SARKOZY et Pierre STEINMETZ.

Rendu public le 29 juin 2012.