Le nouvel échiquier politique italien vu par Wu Ming (groupe d’historiens italiens)

« Le mouvement 5 étoiles a défendu le système » par Wu Ming

Maintenant que le Mouvement 5 Etoiles semble avoir « renversé la table », nous croyons qu’on ne peut plus renvoyer le fait de constater l’absence, le manque, que le mouvement de Grillo et de Casaleggio représente et administre. Le M5S (Movimenti Cinque Stelle) administre le manque de mouvements radicaux en Italie. Il y a un espace vide que le M5S occupe… pour le garder vide.

Malgré les apparences et les rhétoriques révolutionnaires, nous croyons que ces dernières années, le M5S a été un efficace défenseur de l’existant. Une force qui a servi de « bouchon » et a stabilisé le système. C’est une affirmation contre-intuitive, elle paraît absurde, si on ne considère que l’Italie et, surtout, si on s’arrête au premier coup d’œil. Mais comment ça ? Grillo stabilisateur ? Justement lui, qui veut « renvoyer à la maison la vieille politique » ? Justement lui qui, tout le monde le dit, s’apprête à être un facteur d’ingouvernabilité ? Nous croyons que ces dernières années Grillo, bon gré mal gré, a garanti le maintien du système.

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 Ils ont peur ! (par gerardselys)

Oui, ils ont peur, nos gouvernants. Ils ont peur, tous les gouvernants des pays dits riches.

La rue Mazy où se trouve le siège du gouvernement wallon a été aménagée spécialement pour être barricadée contre les colères du peuple, des trous ont été aménagés pour pouvoir la barrer par des chevaux de frise. Au sommet de Davos (et dans toutes les réunions mêlant patrons et politiques au pouvoir), on discute activement des moyens de se “protéger” du peuple. On ne le dit pas.

La loi européenne de lutte contre le terrorisme (2003) a été adoptée par les ministres européens de l’Intérieur (la police) et de la justice (la répression) moins de quinze jours après les attentats du 11 semptembre 2001. Ce qui veut dire qu’elle était déjà prête depuis longtemps. Elle criminalise les syndicats et tout manifestant. Si elle n’a pas encore été utilisée entièrement à cette fin, c’est que la situation ne s’y prête pas encore, selon les dirigeants.

En 1996, la Chambre de Commerce International (CIC) qui regroupe plus de 30.000 patrons du monde, au cours de sa réunion annuelle à Genève, avait demandé à l’ONU de prendre des mesures contre les “activistes”. Elle demandait une surveillance et un contrôle accru des syndicats. L’ONU n’a pas accepté, de justesse, la situation ne s’y prêtait pas encore.

La sauvegarde de la “démocratie de marché” chère à la Table Ronde Européenne des Industriels (ERT) mobilise de plus en plus de troupes militaires et de flics. Plusieurs villes construites spécialement en Amérique du nord et en Europe (Allemagne) servent de champ de manœuvre aux militaires pour réprimer les révoltes urbaines.

Les budgets affectés aux polices et la répression explosent dans le monde entier. Pour eux, c’est la guerre. Soit. Soyons-le aussi, en guerre.

Ces mots ne sont pas seulement un coup de gueule et une manifestation de révolte.

http://gerardselys.over-blog.com/article-ils-ont-peur-114849686.html

 Le massacre apporte un éclairage sur les combattantes kurdes

Sakine Cansiz, Abdullah Ocalan

Copyright 2008 Associated Press.

Sur cette photo du début des années 1990, Sakine Canzis, une des fondatrices d’un groupe militant combattant les troupes turques depuis 1984, à gauche, et une autre femme entoure Abdullah Ocaln, le dirigeant du Parti des travailleurs du Kurdistan, ou PKK, au camp rebelle de Mahzun Korkmaz dans la vallée de la Bekaa, au Liban.

Canzis et deux autres femmes ont été « exécutées » au Centre kurde à Paris, jeudi. 10 janvier 2013.

Il n’est pas clair qui a tué ces femmes, qui appartenaient au PKK, un groupe que la Turquie et ses alliés occidentaux, y compris les Etats-Unis et l’Union européenne considèrent comme une organisation terroriste.

(AP Photo – IHA,)

Par SUZAN FRASER
De Associated Press
Janvier 11, 2013 10:37 AM EST

ANKARA, Turquie (AP) La photo montre une jeune femme en tenue de guérilla, de long cheveux attachés par derrière, tenant une mitraillette. Elle est à côté d’Abdullah Ocalan, le chef craint des militants kurdes séparatistes de Turquie, un témoignage de son rôle éminent dans l’insurrection.

Le lieu était un camp d’entraînement de la guérilla au sommet de la rébellion kurde. La femme était Sakine Cansiz, la militante kurde exilée qu’on a trouvée tuée par balle avec deux autres femmes, jeudi à Paris.

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 Lille sans-papiers: suspension de la grève de la faim après 73 jours

SansPapManif

Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos, 59800, Lille Fives – tél : 0680575061 – e-mail : csp59@wanadoo.fr

AU 73éme JOUR

LES SANS PAPIERS SUSPENDENT LA GREVE DE LA FAIM !

Après lecture de trois documents datés du 11 janvier 2013 – le communiqué ‘le préfet propose une sortie de crise’, ‘Information sur le conflit des sans papiers de Lille après le nouveau communiqué de la préfecture de nos partenaires de la Ldh’ et ‘communiqué de presse du 12 janvier 2013, Emmaüs, CCFD-Terre solidaire, Cimade, Secours Catholique’ – les sans papiers grévistes de la faim ont décidé de suspendre leur mouvement de refus de s’alimenter.

Ces documents font état d’engagement du préfet :

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 Manuel Valls et les sans-papiers: un Sarkozy “de gauche”

VALLS 22 JUILLET 2012 STRASBOURG feuille2chouphoto

Occupation du siège national du PS

GREVE DE LA FAIM DES SANS PAPIERS DU CSP59 :

https://picasaweb.google.com/114600362942396530293/FautIlMourirPourAvoirDesPapiers

VALLS, LE PS ET LE SARKOZISME DE « GAUCHE » !

La politique de ‘gauche’ en matière d’immigration n’est « ni angélique, ni laxiste », telle est l’enseigne brandie par M. VALLS.

Ainsi le même en tant que Maire fait parrainer un sans papier, écrit pour ce dernier une demande de régularisation au Ministre de droite qui le lui refuse, puis une fois devenu ministre de l’intérieur le même VALLS maintient la décision de son prédécesseur de l’UMP.

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 Quatre campements menacés d’évacuation à tout moment à Strasbourg

Communiqué de presse de l’Association Latcho Rom.

Depuis des siècles, Roms et Tziganes ont été jetés à la vindicte populaire et même exterminés à 90 % pendant l’holocauste. Aujourd’hui encore Les Roms servent de boucs émissaires. Ne l’oublions pas !

Mardi, le tribunal a rendu sa décision dans le référé demandé par la Ville de Strasbourg concernant quatre campements roms. Les 110 personnes occupant ces terrains peuvent désormais être expulsées à tout moment.

L’association et le collectif Latcho Rom contestent cette décision et regrettent vivement que la Ville ait maintenu la décision de poursuivre la procédure jusqu’à son terme, malgré nos demandes incessantes. Des pressions sont faites par la police, des huissiers pour faire partir ces Roms de leurs campements. Nous observons un décalage entre la réalité vécue par ces Roms et les intentions affichées par les autorités.

Le Président Hollande et le gouvernement, par la circulaire du 22 août 2012, se sont en effet engagés à ne pas procéder à des expulsions sans relogement et ont insisté sur la notion de “concertation” avec les associations et les autres acteurs publics.
Roland Ries, lors d’un Sommet des maires européens pour améliorer la situation des Roms au Conseil de l’Europe en 2011 avait dénoncé « la politique du bouc émissaire » en faisant allusion à la politique du Ministre de l’Intérieur d’alors. Il s’agissait de prendre des mesures concrètes pour améliorer l’hébergement, la scolarisation ou encore l’accès au travail des Roms.

Nous demandons, conformément aux engagements de la municipalité, répétés lundi 8 octobre lors d’une réunion avec les représentants de l’association et du collectif Latcho Rom, qu’aucune famille Rom ne soit expulsée sans solution durable et globale.

Nous demandons que l’ensemble des pouvoirs publics (Ville, Département, Région, Etat, Europe) prennent leurs responsabilités de manière urgente, avant la période hivernale, pour trouver, avec les associations, des solutions pérennes à la situation dramatique que vivent ces familles et garantir le droit au logement de tous ces citoyens européens.

Pour que Strasbourg, capitale de l’Europe, soit à la hauteur de ses ambitions en matière de démocratie locale et de droits de l’homme, il n’est plus tolérable que des hommes, des femmes et des enfants continuent à vivre sur notre territoire, non seulement dans une situation aussi inhumaine mais aussi avec l’angoisse d’être expulsés
Des dizaines de millions d’euros de fonds spéciaux européens pour les ROMS, seront perdus en 2012 parce que l’Etat Français n’a utilisé qu’un million d’euros.

Nous proposons des projets comme l’autoconstruction par ces Roms, en impliquant toutes les collectivités locales et l’Union Européenne. Ceci permettra un hébergement digne des familles mais aussi la possibilité d’un retour au pays pour ceux qui le désirent en ayant un vrai projet “économique d’insertion – formation ».
Il est souvent fait état de la déclaration universelle des droits de l’Homme, mais ces droits sont très souvent bafoués lorsqu’il s’agit des Roms. A nous de changer cela !

Strasbourg, le 11 octobre 2012

Le collectif Latcho Rom est composé des associations suivantes :
Association Latcho Rom, Amsed 67, Arpomt, association Nomade ln Metz, Cercle Menachem Taffel Cimade, Changer dR67, Collectif SDF Alsace, Comité de Strasbourg du MRAP, Emmaüs – Mundolsheim, Enfants de Sancho Panza, Médecins du Monde 67, Secours Populaire Français, UJFP-Alsace, Collectif Justice et Liberté.

 Appel Roms Strasbourg

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 28 août 9h salle 140

Palais de justice de Strasbourg

4 camps Roms menacés!

Après Lille, Lyon et Paris… Strasbourg ? Non !
Appel d’associations strasbourgeoises

Deux ans après le honteux « discours de Grenoble », peu de choses ont changé semble-t-il pour les 15 à 20 000 Roms migrants qui vivent en France. En ce mois d’août 2012, alors que beaucoup profitent tranquillement de leurs vacances, les expulsions s’enchaînent, de Lyon à Lille en passant par Paris, attirant une nouvelle fois l’attention de la Commission européenne qui veut lutter contre les « expulsions arbitraires et les traitements discriminatoires ».
Le changement du 6 mai dernier a fait naître de nombreux espoirs, y compris chez les Roms qui ont souffert de la politique de Nicolas Sarkozy et de la stigmatisation qui en a découlé. Cent jours à peine après l’élection de François Hollande, les interrogations sont cependant nombreuses… Les incertitudes aussi. Car lorsqu’on vit avec la crainte d’être expulsé à tout instant ; lorsqu’on ne peut, malgré tous ses efforts, accéder à l’emploi ; lorsqu’on se heurte aux préjugés, le quotidien n’est alors fait que d’incertitudes.
Cette situation ne peut plus aujourd’hui être tolérée en Europe, une Europe bâtie au lendemain de la Seconde guerre mondiale pour assurer la paix et la prospérité sur un continent dévasté. Parmi les valeurs fondatrices de cette Europe se trouvent le respect des droits de l’homme et la non-discrimination. Parmi les principes qui ont dirigé la construction européenne depuis lors, se trouve la libre circulation. La libre circulation des personnes notamment. Comment alors, plus d’un demi-siècle après l’adoption de la Convention européenne des droits de l’homme et du Traité de Rome, accepter que des citoyens européens soient ainsi traités?
Les expulsions ne règlent aucun problème. Certes, les terrains sont débarrassés de leurs occupants indésirables. Mais ceux-ci n’ont alors d’autre choix que d’aller s’installer un peu plus loin, sur un autre terrain, dans l’attente d’une autre expulsion. L’aide au retour n’apporte pas plus de solution. C’est un dispositif coûteux et inefficace, puisque nombre de personnes en ayant bénéficié reviennent peu de temps après. Pourquoi ? Car malgré la précarité de leurs conditions de vie en France, l’espoir d’une vie meilleure, pour elles et leurs enfants, reste plus grand que dans leur pays d’origine.
LA solution à la question de l’intégration des populations Roms n’existe pas. Il est néanmoins possible d’apporter DES solutions. Au niveau national, un travail de fond doit être mené pour lutter contre les stéréotypes et mieux connaître et comprendre l’histoire de ces populations. A plus court terme, le régime transitoire et discriminatoire concernant l’accès à l’emploi des Roumains et des Bulgares doit aussi prendre fin. Au niveau local, des réponses concrètes aux problèmes du quotidien (logement, santé, scolarisation, formation) doivent être apportées par les collectivités en étroit partenariat avec la société civile et les populations concernées, et avec le concours de financements européens comme le FEDER ou le FSE.
Hier, le gouvernement a fait un premier pas en ce sens en annonçant la suppression de la taxe qu’un employeur doit payer à l’OFII et l’élargissement de la liste des métiers accessibles aux ressortissants roumains et bulgares. Mais cela n’est pas suffisant et une stratégie plus globale doit être élaborée en étroite coopération avec les représentants de ces populations, la société civile et les collectivités territoriales. Surtout, les expulsions doivent cesser en attendant que des alternatives satisfaisantes puissent être proposées. Les expulsions sont synonymes d’angoisse pour les familles et ne font que repousser le problème un peu plus loin.
A Strasbourg, les habitants de 4 sites ont été assignés en référé par la ville. L’audience est prévue mardi 28 août 2012 à 9h. Presqu’un an après le Sommet des Maires sur l’intégration des populations Roms organisé par le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe, en partenariat avec la Ville de Strasbourg, l’on est en droit d’attendre une autre politique de la part de la « capitale européenne des droits de l’homme ».
Ainsi, nous, associations présentes auprès des familles Roms au quotidien (Médecins du Monde, Emmaüs, Arpomt, Cercle Menachem Taffel, Latcho Rom) appelons la Ville de Strasbourg à ne pas donner suite aux procédures d’expulsions en cours et à mettre en place un dialogue structuré en vue de trouver des solutions durables et satisfaisantes pour tous. Des contacts en ce sens sont en cours et nous espérons un aboutissement rapide.
La valeur d’une société se mesure sans aucun doute à la manière dont elle s’occupe de ses groupes les plus vulnérables… Montrons l’exemple à Strasbourg !
Strasbourg, le 23 août 2012
Médecins du Monde-Strasbourg, Emmaüs Mundolsheim, Arpomt, Cercle Menachem Taffel,
Latcho Rom.
Contact : latchorom.strasbourg@gmail.com