La solidarité, contre la com et le protocole: Jean-Michel Augé

augé j m

lu dans les DNA 180513

Jean-Michel Augé, conseiller national suppléant du PS, appelle de ses vœux une politique municipale de solidarité dirigée vers les quartiers et les populations les plus fragiles. Les mesures proposées représenteraient 1 % des budgets de la Ville et de la CUS et seraient financées en surveillant la politique des achats et en taillant dans les frais de communication et de protocole.

« La crise est le fruit d’une politique irresponsable conduite durant de longues années. Le choix de privilégier la rente au détriment de la rémunération du travail a conduit à un enrichissement des plus riches et à un appauvrissement des plus pauvres. Notre pays se trouve à présent dans une situation très préoccupante sur le plan économique et social. À Strasbourg, les habitants des quartiers populaires subissent les conséquences de cette crise beaucoup plus lourdement que les autres. Pauvreté, chômage, échec scolaire s’y sont développés massivement sans que l’on y prête vraiment attention. Cette évolution générale a été parfaitement décrite dans le rapport de la cour des comptes : « Politique de la ville, une décennie de réformes – 17 juillet 2012 ». Il est indispensable d’engager, localement comme nationalement, une politique extrêmement volontariste.

Alors que la tête de liste socialiste pour les élections municipales de 2014 sera désignée à la sortie de l’été, et à moins d’un an du scrutin lui-même, il est utile de s’interroger sur la façon dont ces enjeux seront pris en considération dans notre ville et dans notre agglomération durant les six prochaines années.

Les clichés ont la vie dure : l’argent public coulerait à flots – et en pure perte – dans les quartiers populaires. C’est totalement faux quoiqu’en dise l’extrême droite. Dans notre pays, les quartiers populaires n’accèdent pas au même niveau de soutien financier que les autres quartiers. Pire, alors que des efforts exceptionnels devraient être consentis pour compenser les handicaps qui les affectent, ces quartiers reçoivent au contraire moins d’argent public que les autres. Le rapport de la cour des comptes en atteste.

Près d’un Strasbourgeois sur quatre et près d’un habitant de la CUS sur cinq réside dans les quartiers d’habitat social. Les jeunes de moins de 20 ans y sont, en proportion, nettement plus nombreux que dans les autres quartiers. Certes, ces quartiers changent ; la rénovation urbaine a fait son chemin ; de nouveaux équipements voient le jour. Certes, pour faciliter la réussite scolaire, les effectifs de l’Éducation nationale vont être renforcés. Mais cela ne suffira pas compte tenu de l’ampleur considérable des enjeux en question.

 15 millions d’euros de plus chaque année : c’est le montant qui peut raisonnablement être avancé sur le territoire de notre agglomération pour donner un nouveau souffle au principe républicain d’égalité. Cela peut sembler énorme et donc irréaliste. C’est au contraire raisonnable et donc très réaliste. 15 millions d’euros par an – soit 1 % des budgets cumulés de la ville et de la CUS – pourraient financer l’ensemble des actions suivantes :

•2 000 places supplémentaires en accompagnement scolaire pour les jeunes en difficulté

•1 000 places supplémentaires pour l’accompagnement vers la réussite éducative de jeunes en grande difficulté

•150 postes supplémentaires d’éducateurs ou d’animateurs pour le sport, l’éducation à la citoyenneté, et la réalisation de projets culturels

•600 postes en emplois d’avenir supplémentaires pour les jeunes sans qualification

•L’accompagnement vers l’emploi de 500 chômeurs en grande difficulté d’insertion professionnelle.

Est-il utile de préciser que ces actions correspondent à des besoins avérés ?

Des équipements moins coûteux, des dépenses de communication et de protocole réduites, une politique des achats rigoureusement orientée vers les économies pour davantage de bien-être chez ceux qui en ont le plus besoin. C’est par une politique exigeante de réduction des coûts sur les autres dépenses que nous pourrons, à pression fiscale inchangée, mettre en place une audacieuse politique d’égalité des chances dans notre cité. La question de savoir si cela est possible ne se posant plus, reste celle de la volonté politique.

« Vous trouvez que l’éducation coûte cher ? Essayez l’ignorance », disait Abraham Lincoln. En 2014, nous devrons faire le choix de l’éducation. Et plus largement de l’égalité des chances. Nous cherchons régulièrement de nouveaux projets qui contribuent au rayonnement de la capitale européenne des droits de l’homme ? L’esprit de solidarité des élus et des habitants de Strasbourg fera parler de lui bien au-delà des frontières régionales. Je défendrai un tel projet. Je m’y engage dès à présent avec détermination. »
par Jean-Michel AUGE, Conseiller national suppléant du Parti socialiste, Membre du bureau fédéral du PS 67, mandataire de la motion , publiée le 18/05/2013 à 05:00

 “À visage découvert Burqa : l’Etat de droit, aimez-le ou quittez-le !”

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rencontre voilée au Christkindelsmärik
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Merci à Elisabeth Lévy dont j’ai seulement remplacé quelques mots par d’autres pour faire sens au moment où une nouvelle loi contre les musulmanes est proposée en haut lieu…

À visage découvertcuisses découvertes
BurqaMinijupes : l’Etat de droit, aimez-le ou quittez-le !

Publié le 19 juin 2009 à 18:50 dans MédiasSociété
légèrement rectifié le 2 avril 2013

“Peut-on empêcher la femme musulmanefrançaise d’affirmer son identité ?” Je ne sais plus quel journaliste de radio a lancé avec cette phrase le sujet sur la burqaminijupe (ou j’ai préféré l’oublier), mais évidemment, la réponse était contenue dans la question. Et c’était non, bien sûr : on ne saurait, sous peine d’être taxé de ringardisme ou de racisme, empêcher qui que ce soit de se livrer à quelque exhibition identitaire que ce soit – même quand cette exhibition consiste à se cacher des regards dumontrer ses cuisses au reste du monde. Les identités c’est sacré, proclament chaque jour les médias et les grandes consciences. Imposer des limites à certaines d’entre elles serait de surcroît atrocement discriminatoire.

En réalité, on peut et on doit empêcher la femme musulmanefrançaise d’affirmer son identité quand cette affirmation heurte la décence commune, c’est-à-dire la culture commune. On trouverait, j’imagine, assez légitime, d’empêcher une femme à qui son identité imposerait d’être promenée en laisse de laisser libre cours à ses pulsions identitaires dans la rue. Je ne vois pas de raison d’être plus tolérante avec celles qui s’affirment en se cachantmontrant tout. Que certains et certaines s’épanouissent dans la servitude ne nous oblige en rien à leur donner droit de cité dans la Cité.

C’est mon choix, nous disent-elles, ces femmes sans visagecuisses nues, à l’image de cette titulaire d’un mastère qui expliquait sur France Info que sous son niqabquasi à poil (terme qui vient de faire son entrée dans notre vocabulaire), elle se sentait pleinement “épanouie”. Au passage, elle confiait qu’en-dessous, elle était habillée en jean’s et t-shirt.n’avait pas grand-chose “Et pourquoi pas à poil, ça devient érotique”, me souffle un copain. Je m’égare.

D’abord, ne soyons pas naïfs : les femmes voilées de pied en cap denudéessont rarement autorisées à causer dans un micro, puisque l’objectif de leur armureexhibition vestimentaire est précisément de leur interdirefavoriser tout contact avec le monde extérieur, celui-ci commençant à la lisière de la famille nucléaire, et encore, après un certain âge, il n’est pas certain que les garçons aient le droit de voir leur mère en jean’stoutes nues. Elles sont plus souvent analphabètes que diplômées de l’enseignement supérieur. Celle qui répond aux journalistes est donc, par le simple fait qu’elle répond, une exception. Et quand bien même toutes seraient dans ce cas, je m’en fiche complètement, que les femmes-fantômesdeshabillées soient consentantes et épanouies. Moi, je ne suis pas consentante.

Le défilé des bonnes âmes a promptement commencé. Soyons honnête, personne ne défend le port de la burqala nudité intégrale. La seule chose sur laquelle on se dispute, c’est sur la meilleure façon de la faire disparaîtrel’exhiber. Face aux partisans de la schlague législative (dont je suis au cas où vous ne l’auriez pas compris), les fanatiques du compromis, les angoissés du “remède pire que le mal”, les mous du genou qui jurent que “l’interdiction est toujours la plus mauvaise des solutions” sont donc sortis du bois. Eric Besson aimerait qu’on parle d’autre chose. Pour Cécile Duflot, qui parait-il, exerce des fonctions dirigeantes chez les Verts, le principal danger n’est pas l’islamisation l’apoilisation mais la “stigmatisation”. On n’en attendait pas moins. Quant à Martine Aubry, elle s’est surpassée, en demandant sur RMC et BFM TV qu’on s’occupe un peu moins de burqaminijupes et un peu plus d’insertion. Donnons-leur des emplois et des subventions, et tout changera. Heureusement que la Première secrétaire a ajouté qu’il fallait éviter les solutions “simplistes”. Pour la maire de Lille, une loi interdisant le voile intégralles tenues affriolantes n’empêchera pas les femmes de continuer à le lesporter mais “elles resteront chez elles, on ne les verra plus”. J’en suis sincèrement désolée pour ces dames, dont beaucoup subissent cet enfermementpublicité sans même savoir qu’elles pourraient se révolter, mais justement, “ne plus les voir”, c’est exactement ce que nous voulons. Aussi cruel que cela puisse sembler, l’interdiction de la burqaminijupe n’a pas pour objectif essentiel de sauver celles qui en sont prisonnières mais de nous épargner à tous cet atterrant spectacle.

Personne n’est obligé de vivre en Occident. Mais en Occident, on accepte le regard des autres.

PCC Elisabeth Lévy (T)

 Les femmes en Egypte par la narration des graffitis/Women in Egypt through the Narrative of Graffiti

Soraya Morayef est une journaliste et une écrivaine habitant au Caire. Elle blogue sur http://suzeeinthecity.wordpress.com/

Toutes les photos © Soraya Morayef

Les deux années écoulées d’art de la rue au Caire ont été un récit fascinant de l’agitation politique et sociale en Egypte depuis le 25 janvier. Des artistes de graffitis ont représenté les soulèvements et les effondrements qui ont saisi notre société, décrivant les luttes des sans voix. Un fil intéressant à suivre est le récit sur les femmes égyptiennes depuis la révolution : les artistes de rue au Caire, dont la plupart étaient des hommes, ont adopté la cause des droits des femmes, éclairant l’injustice et la violence subies par les femmes et rendant hommage aux femmes courageuses luttant pour l’égalité dans l’Egypte post-révolutionnaire.

Ce graffiti-ci a été créé par Bahia Shehab, une historienne libano-égyptienne qui a fait un magnifique discours sur TEDX appelé ‘A Thousand Times No’ (Mille fois Non – sous-titres français)).

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 Grèce : lettre ouverte au peuple français après la visite de F. Hollande

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Après la visite de François Hollande en Grèce qui en dit long sur la vision de la “solidarité” de la France à l’égard de la Grèce pour le président français (lire ou relire “François Hollande à Athènes : les affaires sont les affaires“), l’initiative pour la non privatisation de l’eau en Grèce propose cette lettre ouverte destinée au peuple français. Encore une fois, OkeaNews partage l’initiative de SaveGreekWater.

Le texte est disponible sur le site de SaveGreekWater et une pétition pour lutter contre la privatisation de l’eau en Grèce est toujours en ligne ici.

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« Les tyrans ont toujours quelque ombre de vertu. Ils soutiennent les lois avant de les abattre. » Voltaire, Catilina, acte I, scène 5.

Français, nos frères !

Le 19 février 2013, votre président, François Hollande, s’est rendu dans notre capitale Athènes. « Notre message envers la Grèce est un message d’amitié profonde, de soutien, de confiance et de croissance » : voilà ce qu’a dit votre président. Avant d’appeler les entreprises françaises à investir… dans la terre et l’eau.

François Hollande et Antonis Samaras (Premier ministre grec) parlent « d’investissements » dans le domaine de la gestion des ressources en eau de la Grèce, ressources naturelles protégées par la Constitution grecque, qui n’appartiennent à personne d’entre nous, ni même au Premier ministre qui veut en faire commerce.

Nous connaissons très bien votre combat pour la protection des biens publics et sociaux et votre sensibilisation au sujet de la gestion de l’eau. Après des dizaines d’années de gestion privée de l’eau, et bien que Suez et Veolia, les deux grandes multinationales de l’eau, aient des intérêts français, les villes de Paris, Brest, Varages, Durance-Lubéron, Castres, Cherbourg, Toulouse et d’autres, se sont battues et ont obtenu que la gestion de l’eau redevienne publique. Ces villes ont agi ainsi après avoir vécu les conséquences de la commercialisation de l’eau, la montée vertigineuse des prix, l’accès inégal aux services hydrauliquesla baisse des investissements dans l’entretien du réseau, et les pratiques monopolistiques.

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 Lettre Ouverte D’un Palestinien Au Président De La République Française Suite À L’hommage National Rendu À Stéphane Hessel

par Majed Bamya, jeudi 7 mars 2013

Le Président Hollande évoquant Stéphane Hessel lors de l’hommage national qui lui a été rendu aujourd’hui:
« Il pouvait aussi, porté par une cause légitime comme celle du peuple palestinien, susciter, par ses propos, l’incompréhension de ses propres amis. J’en fus. La sincérité n’est pas toujours la vérité. Il le savait. Mais nul ne pouvait lui disputer le courage ».

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Monsieur le Président,

Des millions de personnes ont suivi l’hommage rendu par la France à l’un de ses citoyens, qui a réussi par ses actes et ses paroles à raviver des valeurs universelles en manque d’incarnation, et à donner corps aux aspirations d’une jeunesse en quête de repères. Vous avez compris qu’au coeur du combat de Stéphane Hessel, il y avait la liberté, et sans doute la dignité humaine. Ce combat, il l’a mené comme résistant, comme diplomate, comme militant, comme écrivain. Il n’a jamais déposé les armes et a continué à défendre jusqu’à son souffle ultime cet absolu, faisant face aux fatalistes, aux résignés, aux frileux.

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 L’agression israélienne contre Gaza redouble; la désinformation médiatique continue!

Aux dernières nouvelles d’hier soir, l’État sioniste rappelle 30 000 réservistes alors que ses chars sont déjà depuis plusieurs jours massés à la frontière de Gaza.

Il y a quatre ans, c’était la terreur de Plomb durci (1400 morts palestiniens, dont 350 enfants), cette année, entre élection d’Obama et futur scrutin législatif israélien, voici Pilier de défense, un gros oxymore par rapport à la rupture par Israël de la trêve que le gouvernement de Gaza (Hamas) respectait depuis des années. Ce sont les sionistes qui ont rompu cette trêve.

L’opération en cours, avions, missiles autrement “performant que les roquettes palestiniennes, et qui va probablement se développer, peut-être même en nouvelle invasion terrestre, n’a rien d’une opération défensive.

Certes, des roquettes tirées depuis Gaza, tombent chaque jour sur les villes israéliennes jusqu’à quelques dizaines de kilomètres. Et même, en riposte à l’agression, des tirs palestiniens ont touché pour la première fois la banlieue sud de Tel-Aviv, un progrès (au sens technique).

Mais contrairement à ce que dit l’État-voyou, ce n’est pas le Hamas, avant la rupture unilatérale de la trêve, qui lançait des roquettes, mais d’autres petites organisation, en particulier islamistes ou Al Quaidistes, que le Hamas pourchassait et emprisonnait.

Or, les médias, reprenant en boucle, depuis toujours, la propagande israélo-sioniste, attribuent mensongèrement ces tirs de faible portée au Hamas.

Vu dans les DNA en page Faits divers Justice (???)

par Ju.M.., publié le 16/11/2012 à 05:00 | Mis à jour il y a environ 2 heures

Place Kléber Manifestation Strasbourg: Contre les frappes sur Gaza

Une trentaine de personnes se sont réunies hier à 18 h, place Kléber, à l’appel de l’Union juive française pour la paix (UJFP) et du collectif judéo-arabe et citoyen pour la paix (CJACP) afin de dénoncer les frappes israéliennes sur Gaza. Ils n’étaient pas très nombreux, devant l’entrée de la Maison-Rouge, mais leurs slogans scandés dans un porte-voix ont retenu l’attention des passants.

Ils ont suscité des témoignages de sympathie ou de franches réactions d’hostilité.

« Israël, c’est un pays formidable, c’est la seule démocratie de la région ! » s’emportait une femme qui tentait, en vain, de faire taire les « Palestine vaincra, Israël assassin ».

Jean-Claude Meyer, l’un des organisateurs de la manifestation, a longuement pris la parole, reprenant le fil de l’histoire depuis 1948 jusqu’à la mort mercredi du chef militaire du Hamas, Ahmad Jaabri, dans un bombardement israélien. L’UJFP et le CJACP y voient des raisons « purement électoralistes » et craignent une escalade de la violence.

Les associations réclament surtout « la fin du blocus de Gaza, ce territoire-prison à ciel ouvert où 1,5 million d’habitants survivent difficilement ». Selon elles, l’attitude passive de l’Europe et du gouvernement français témoigne de leur « complicité honteuse » avec Benyamin Netanyahou dont ils réclament la traduction « devant le tribunal pénal international ».

Suite du papier F2C

Prenons, comme exemple, ce que les Dernières Nouvelles d’Alsace publient ce vendredi 16 novembre dans les pages internationales.

En une, un petit encart avec une photo de fumée au-dessus de Gaza, un titre: Gaza, escalade dangereuse, et cette présentation déjà biaisée qui parle de “conflit israélo-palestinien“, qui laisserait supposer qu’on a affaire à deux États, (comme la France et l’Allemagne, autrefois) alors qu’il n’y a qu’un État qui occupe presque tout le territoire du peuple palestinien, et ce, depuis l’origine, en 1948. Et de l’autre côté, la petite Cisjordanie qui est le fief de la prétendue Autorité palestinienne, qui en a si peu que même son “président” (illégal depuis 3 ans et quasi marionnette des USA et d’Israël) doit demander aux occupants l’autorisation de se déplacer pour aller à sa banque…

Les médias nous bourrent le crâne depuis des années d’un fantomatique “processus de paix” qui serait en panne et qu’il faudrait réanimer, alors qu’il n’y a ni paix ni processus depuis longtemps. Tot ce verbiage sert à couvrir la lente mais sûre progression de l’emprise juive-israélienne sur la Palestine

La réalité du terrain, observable sur les cartes, c’est que depuis 1948, en passant par 1967, et depuis, et sous nos yeux encore, l’État sioniste procède méthodiquement à l’épuration ethnique de la Palestine, un sociocide, selon une juste terminologie, qui, selon les moments, peut consister en meurtres de masse, en meurtres ciblés (comme l’exécution extra-judiciaire du dirigeant militaire du Hamas ou de Cheik Yassine), en déportations, en mesures destinées à rendre la vie des Palestiniens impossible pour qu’ils s’en aillent d’eux-mêmes, (le mur, les barrages, les prisons, le vol de l’eau, etc). A chaque moment, l’État d’Israël réalise le projet du mouvement sioniste international depuis sa création à la fin du 19e siècle.

Israël n’a en réalité aucune intention de laisser place à un État palestinien à ses côtés, fut-il microscopique. Tout au plus, quelques bantoustans-confettis, sous contrôle, là où la densité de population palestinienne rend son contrôle militaire direct impossible, comme c’était le cas lorsque 500 Juifs, protégés par des milliers de soldats, colonisaient le territoire de Gaza au milieu de 1,5 million de Gazaouis. C’est pourquoi Ariel Sharon avait préféré faire évacuer ce territoire.

Toute la page 2 du Journal est consacré au nouvel épisode de l’agression israélienne.

Deux photos prétendent à une pseudo objectivité “L’escalade de la violence” est le titre qui renvoie dos à dos l’agresseur et l’agressé, l’occupant et l’occupé) balancée en présentant, à gauche, une “habitation endommagée par une roquette palestinienne” (il y a, produit par le souffle de l’explosion, autant de désordre dans la salle à manger montrée que celui après une perquisition de la police française…).

A droite, au contraire, “Des Palestiniens tentent de dégager une personne ensevelie après un raid israélien“.

Du désordre à ranger, un peu de ménage à faire (rarement des tués ou blessés et peu) et, de l’autre côté, un mort, tout est dit.

Certes, et c’est tant mieux, car tout peuple occupé a le droit légitime et reconnu légalement, de se défendre contre l’occupation, les tirs des organisations islamistes et des autres, laïques et progresssistes, semblent plus précis, et le matériel est plus performant puisqu’ils réussissent à atteindre la banlieue de Tel-Aviv.

Rappelez vous aussi que les résistants à l’occupation nazie étaient eux-aussi qualifiés de “terroristes“, (de même les dirigeants juifs sionistes de Stern et Irgoun, avant 1948) par les hitlériens et leurs collabos français.

Mais qui peut croire que le peuple palestinien, et les Gazaouis en particulier, dans leur prison à ciel plombé, qui subissent un blocus, aérien, maritime, terrestre inhumain, comme les Juifs jadis dans le ghetto de Varsovie, seraient capables de menacer la sécurité d’Israël, une superpuissance militaire qui outre ses chars ses avions, ses centaines de milliers de réserviste surentraînés un mois par an jusqu’à cinquante cinq ans, possède 250 têtes nucléaires avec les moyens de détruire tout le Moyen-Orient et plus si nécessaire?

Le vocabulaire des DNA, comme de la plupart des médias, est tout à fait inapproprié. Ainsi parler de “flambée de violences“, c’est comme si le Journal traitait d’incidents dans les fameux “quartiers sensibles“.

Alors qu’il s’agit, du côté des agresseurs israéliens, d’une nouvelle série de frappes planifiées depuis longtemps, à visée électorale, pour affaiblir les Palestiniens (le Hamas surtout) et renforcer la victoire prévue de la coalition droite-extrême-droite qui dirige déjà le pays et qui est critiquée de plusieurs côtés, à sa droite et à sa gauche, sans même parler des demi citoyens Palestiniens d’Israël ou des Bédouins dont les villages sont détruits, comme à Al Arakib, 15 fois déjà, et qu’ils veulent regrouper, comme au temps de l’Algérie “française” dans quelques points forcés du “Negev”,le Naqab.

Tout le monde sait, mais les médias ne le disent pas, que la “sécurité” des habitants du sud d’Israël, et d’ailleurs, ne sera assurée que lorsque ce pays aura évacué tous les territoires occupés depuis 1967, la Cisjordanie, Jérusalem-Est, Al Qod, (capitale de la Palestine), le plateau syrien du Golan ainsi que mis fin au blocus de la bande de Gaza.

Israël doit stopper toute colonisation et rapatrier les 500 000 colons juifs des territoires volés à la Palestine. Le droit au retour des Palestiniens, ou une indemnisation juste, doit leur être accordé. Les milliers de prisonniers palestiniens, dont des enfants, en Israël doivent être libérés. Il faut stopper la judaïsation de Al Qod qui vise à modifier la démographie au détriment des Palestiniens.
Et tout de suite il faut qu’Israël mette fin à son agression contre Gaza.

Enfin, les responsabilités de la France et de l’Europe, comme celle des USA est grande. Qu’ils cessent de fermer les yeux sur la politique criminelle de l’État-voyou. Qu’ils exigent qu’il respecte la centaine de résolutions de l’ONU et du Conseil de sécurité.

Que l’Europe cesse de tolérer les importations “israéliennes” de produits volés aux territoires occupés. Que l’aide financière, économique, culturelle, militaire des États dits démocratiques pour Israël s’arrête.

Non! Israël n’est pas “la seule démocratie” eu Proche Orient. Cet État pratique, outre l’occupation du territoire palestinien, l’apartheid contre ses propres ressortissants non juifs et laisse se développer un racisme anti Africains.

Enfin, il faut mettre fin à la confusion intéressé des sionistes qui comme Netanyahu, se proposent de protéger les citoyens français-juifs! De quoi il se mêle? C’est cela qui est responsable d’une nouvelle forme d’antisémitisme dans le monde.

Et Hollande a eu tort d’aller à Toulouse avec ce Netanyahu, criminel de guerre à déférer au TPI, et avec le CRIF, alors que cet individu confond sciemment juif, sioniste, israélien, ce qui produit de l’antisémitisme et de l’antijudaïsme, dangereux pour les Juifs du monde comme pour ceux d’Israël qui souhaiteraient pouvoir rester au Moyen-Orient dans un nouveau cadre démocratique fondé sur l’égalité de tous-tes les citoyens-nes.

Un appel de Chomsky et les “GAZA Huit” qui accusent la manière d’informer des médias officiels et recommandent -dernier paragraphe-:

Nous tenons à exprimer notre indignation face à la couverture médiatique répréhensible de ces actes au grand public par les médias. Nous appelons les journalistes à travers le monde qui travaillent pour les médias corporatifs de refuser d’être les instruments de cette politique systématique de dissimulation des faits. Nous appelons les citoyens à s’informer par des médias indépendants, et d’exprimer leur opinion par des moyens auxquels ils ont accès.

L’article /appel a été signé par:
Hagit Borer, U.K.
Antoine Bustros, Canada
Noam Chomsky, US
David Heap, Canada
Stephanie Kelly, Canada
Máire Noonan, Canada
Philippe Prévost, France
Verena Stresing, France
Laurie Tuller, France

 Communiqué de la Déléguée générale de la Palestine Leila Shahid à l’occasion de la tenue du Conseil d’Association UE-Israël

24 Juillet 2012, Bruxelles

Le Conseil d’Association UE-Israël se tient aujourd’hui, deux mois seulement après l’adoption des conclusions du Conseil Européen de Mai 2012 dénonçant les politiques coloniales israéliennes et évoquant la menace qu’elles font peser sur la solution des deux Etats. En lisant la déclaration européenne adoptée à cette occasion, les citoyens européens, le peuple palestinien et les autres peuples de la région, seront confrontés à un contraste saisissant. Celui qui existe entre les avancées notables dans les relations entre l’Union européenne et Israël, d’un côté, et la détérioration substantielle de la situation sur le terrain, de l’autre. Car si l’Union Européenne continue de refuser à Israël l’adoption d’un nouveau plan d’action, elle ne cesse de renforcer sa coopération avec ce pays. Cette coopération atteint désormais un niveau sans équivalent dans la région. Pourtant, au moment même où ce Conseil d’Association se tient, de nouvelles colonies sont construites, de nouvelles maisons démolies, des familles sont chassées de leurs terres, des Palestiniens sont détenus administrativement, sans connaître les charges qui pèsent contre eux, et pour une durée illimitée. La liste des violations israéliennes du droit international est longue.

Or, l’Union Européenne, il n’y a pas si longtemps, et suite au printemps arabe, a présenté un mea culpa pour avoir fermé les yeux, dans le cadre de ses relations bilatérales, sur les violations des droits commises par ses partenaires. Elle a révisé sa politique de voisinage pour lier le développement des relations bilatérales au respect des valeurs communes et des droits de l’Homme. L’exigence du respect du droit s’arrête-t-elle à nos frontières? L’Etat Israël demeurera-t-il l’exception, au risque d’affecter la crédibilité européenne et de donner un nouveau souffle à l’accusation de deux poids deux mesures? Il apparait clair aujourd’hui qu’en dissociant le développement des relations bilatérales de la cessation des violations israéliennes du droit international et du respect par ce pays de ses obligations en matière de droits de l’Homme, tant à l’égard des Palestiniens dans le territoire occupé, qu’en Israël même, l’UE renonce à user des instruments les plus importants à sa disposition pour contribuer à la construction de la paix. Dans une certaine mesure, elle permet à l’impunité israélienne de perdurer. Car les déclarations politiques, et la construction des institutions palestiniennes, ne pourront aboutir seules à la fin de l’occupation, à la liberté et à la dignité pour le peuple palestinien, et à la paix pour tous les peuples de la région.

L’aide que l’Union européenne a apporté à la construction de l’Etat palestinien est hors du commun. Ses positions politiques depuis 30 ans sur le conflit sont sans équivoque, y compris quant à sa reconnaissance du droit du peuple palestinien à l’auto-détermination. Et pourtant, sur le terrain, Israël défie la communauté internationale et détruit ce que l’Europe nous aide à construire. Comment expliquer alors qu’Israël demeure, et de loin, le premier partenaire de l’Europe dans la région? Comment expliquer la signature de plusieurs accords sans contrepartie politique et alors même qu’Israël prive un autre partenaire, la Palestine, de mettre en œuvre ses propres accords avec l’Union européenne? Comment exiger des autres partenaires de respecter leurs obligations pour obtenir des bénéfices déjà accordés à Israël, qui est pourtant responsable de violations graves et répétées du droit international? Il revient à l’Union européenne de tirer les conséquences de ces questionnements afin de préserver son rôle, sa crédibilité, et son image, non seulement en Palestine, mais dans la région, et au-delà.

 Lettre à Guéant : Le crachat et le rêve français, par Amine El Khatmi

 

Lettre à monsieur le ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration

 

Monsieur le ministre,

 

La sous-direction de l’accès à la nationalité française du ministère que vous dirigez vient de signifier à madame S. Boujrada, ma mère, le classement de son dossier et un refus d’attribution de nationalité. «Vous ne répondez pas aux critères», est-il écrit dans un courrier sans âme que l’on croirait tout droit sorti de l’étude d’un huissier ou d’un notaire.

 

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