Strasbourg marche contre Monsanto

Ce samedi après-midi, Strasbourg a apporté 500 manifestants aux deux millions de marcheurs internationaux contre Monsanto.

Sur un parcours de plusieurs kilomètres dont le point de départ était le Parlement européen, des centaines de manifestants ont crié leur colère contre Monsanto, capitaliste semencier, chimiquier génocideur et dictateur du royaume végétal.

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http://www.rtl.be/info/vous/temoignage/1004911/cultiver-son-jardin-pourrait-devenir-un-acte-criminel

 Internaute recherché: un marteau-pilon pour attraper un coléoptère

Léviathan Hobbes

Près d’une semaine après la dénonciation par une mère de famille inquiète du message de HommeMort, annonçant un “suicide” et un “massacre” dans un lycée alsacien, malgré un déploiement démentiel de forces militaires et policières, les choses n’ont pas avancé d’un millimètre.

Toujours plus de paranoïa…

[DNA publié le 21/05/2013 à 09:19 | Vu 3184 fois

Les suites des menaces de fusillade dans un lycée CRS et gendarmes mobiles en renfort à Strasbourg et dans le Bas-Rhin
Les autorités restent vigilantes, alors que l'enquête sur l'auteur des menaces publiées la semaine dernière n'a pas abouti pour l'heure. Des renforts arrivent dans le Bas-Rhin.
Le préfet du Bas-Rhin Stéphane Bouillon a annoncé ce matin sur France Info que le ministre de l’Intérieur venait de lui affecter deux compagnies de CRS et un escadron de gendarmes mobiles pour assurer la surveillance des 59 lycées du Bas-Rhin. Comme vendredi dernier, 500 policiers et gendarmes sont déployés ce mardi à l’entrée des établissements scolaires, suite à la menace de fusillade postée mardi par un internaute depuis un cybercafé strasbourgeois.
DNA]

Les lycées sont toujours sous haute surveillance, dans le Bas-Rhin. Le jeune homme interpellé, après trois autres, avant-hier soir et ramené à l’Hôtel de police de Strasbourg a été relâché, heureusement pour lui, il avait un solide alibi.

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C’est le moment de relire Le Procès, de Franz Kafka!

Le Procès (titre original en allemand : Der Process, également orthographié Prozeß, Prozess ou Proceß) est un roman de l’écrivain pragois de langue allemande Franz Kafka. Il relate les mésaventures de Joseph K. qui se réveille un matin et, pour une raison obscure, est arrêté et soumis aux rigueurs de la justice. http://fr.ask.com/wiki/Le_Proc%C3%A8s?lang=fr&o=2802

Toujours est-il que cette affaire foireuse dévoile aux yeux de tous le caractère toujours plus policier de l’État, dit République française.

Une dénonciation, un jeune, comme il y en a des dizaines de milliers, en capuche (à quand l’interdiction du port de la capuche?) et on vous envoie le GIPN ou le GIGN, comme si c’était Ben Laden en personne ou ses successeurs.

Depuis que les RG ont fusionné avec la DGSE, pour produire la DCRI, les bornes sont franchies; plus de distinction entre les affaires intérieures et les affaires extérieures, entre des faits divers bien de chez nous, comme ailleurs, et du terrorisme international.

Tout ça, en réalité, a une autre fonction que celle, avouée, de rechercher, soit l’auteur d’un canular, soit un jeune mal dans sa peau; et ils sont nombreux au moment où on annonce plus de 25 % de chômeurs jeunes, un jeune qui aurait voulu médiatiser à l’étasunienne son mal-être.

C’est d’un ridicule achevé, comme le disent même des syndicalistes policiers. Et pendant ce temps, les vrais malfrats, petits et surtout grands, ceux de la finance internationale et des paradis fiscaux, ceux qui licencient par milliers, sous l’œil impuissant d’Arnaud “Têtu” Montebourg, poursuivent leurs affaires juteuses.

Il y a un moment, et il va arriver bientôt, où ce pauvre Valls (à contre-temps) va devoir manger son certificat de naturalisation. Le premier flic de France ridiculisé par un jeune internaute! Gageons que cela ne lui sera pas reproché dans les éléments de langage de l’UMP qui, sur ce sujet, délire autant que le gouvernement PS-EELV ou le Front anti-National…

Toutes ces opérations spectaculaires n’ont d’autres fonctions que d’entraîner les forces de l’ordre (capitaliste) sur zone, comme ILS disent, réelle, et d’imposer toujours plus la peur sécuritaire, et la demande de protection, aux esprits de ce qui reste de citoyens.

La France ne se gouverne déjà plus elle-même, quand elle obéit à l’économie mondialisé et à ce que les médias et les politiques nomment, injustement “Bruxelles“, c’est à dire la tyrannie qui, émanation du Conseil des ministres européens, prétend nous diriger, et les citoyens sont peu à peu dépouillés de leurs droits.

Il en reste un, à mettre en œuvre d’urgence, sur tout le continent, avant qu’il ne soit à nouveau “minuit dans le siècle“, la RÉSISTANCE.

Au suivant!

Et maintenant, [16h35] “Un homme se suicide dans Notre-Dame de Paris, la cathédrale évacuée“…AFP

Et combien de morts en Syrie?
La Syrie, c’est où?

 La solidarité, contre la com et le protocole: Jean-Michel Augé

augé j m

lu dans les DNA 180513

Jean-Michel Augé, conseiller national suppléant du PS, appelle de ses vœux une politique municipale de solidarité dirigée vers les quartiers et les populations les plus fragiles. Les mesures proposées représenteraient 1 % des budgets de la Ville et de la CUS et seraient financées en surveillant la politique des achats et en taillant dans les frais de communication et de protocole.

« La crise est le fruit d’une politique irresponsable conduite durant de longues années. Le choix de privilégier la rente au détriment de la rémunération du travail a conduit à un enrichissement des plus riches et à un appauvrissement des plus pauvres. Notre pays se trouve à présent dans une situation très préoccupante sur le plan économique et social. À Strasbourg, les habitants des quartiers populaires subissent les conséquences de cette crise beaucoup plus lourdement que les autres. Pauvreté, chômage, échec scolaire s’y sont développés massivement sans que l’on y prête vraiment attention. Cette évolution générale a été parfaitement décrite dans le rapport de la cour des comptes : « Politique de la ville, une décennie de réformes – 17 juillet 2012 ». Il est indispensable d’engager, localement comme nationalement, une politique extrêmement volontariste.

Alors que la tête de liste socialiste pour les élections municipales de 2014 sera désignée à la sortie de l’été, et à moins d’un an du scrutin lui-même, il est utile de s’interroger sur la façon dont ces enjeux seront pris en considération dans notre ville et dans notre agglomération durant les six prochaines années.

Les clichés ont la vie dure : l’argent public coulerait à flots – et en pure perte – dans les quartiers populaires. C’est totalement faux quoiqu’en dise l’extrême droite. Dans notre pays, les quartiers populaires n’accèdent pas au même niveau de soutien financier que les autres quartiers. Pire, alors que des efforts exceptionnels devraient être consentis pour compenser les handicaps qui les affectent, ces quartiers reçoivent au contraire moins d’argent public que les autres. Le rapport de la cour des comptes en atteste.

Près d’un Strasbourgeois sur quatre et près d’un habitant de la CUS sur cinq réside dans les quartiers d’habitat social. Les jeunes de moins de 20 ans y sont, en proportion, nettement plus nombreux que dans les autres quartiers. Certes, ces quartiers changent ; la rénovation urbaine a fait son chemin ; de nouveaux équipements voient le jour. Certes, pour faciliter la réussite scolaire, les effectifs de l’Éducation nationale vont être renforcés. Mais cela ne suffira pas compte tenu de l’ampleur considérable des enjeux en question.

 15 millions d’euros de plus chaque année : c’est le montant qui peut raisonnablement être avancé sur le territoire de notre agglomération pour donner un nouveau souffle au principe républicain d’égalité. Cela peut sembler énorme et donc irréaliste. C’est au contraire raisonnable et donc très réaliste. 15 millions d’euros par an – soit 1 % des budgets cumulés de la ville et de la CUS – pourraient financer l’ensemble des actions suivantes :

•2 000 places supplémentaires en accompagnement scolaire pour les jeunes en difficulté

•1 000 places supplémentaires pour l’accompagnement vers la réussite éducative de jeunes en grande difficulté

•150 postes supplémentaires d’éducateurs ou d’animateurs pour le sport, l’éducation à la citoyenneté, et la réalisation de projets culturels

•600 postes en emplois d’avenir supplémentaires pour les jeunes sans qualification

•L’accompagnement vers l’emploi de 500 chômeurs en grande difficulté d’insertion professionnelle.

Est-il utile de préciser que ces actions correspondent à des besoins avérés ?

Des équipements moins coûteux, des dépenses de communication et de protocole réduites, une politique des achats rigoureusement orientée vers les économies pour davantage de bien-être chez ceux qui en ont le plus besoin. C’est par une politique exigeante de réduction des coûts sur les autres dépenses que nous pourrons, à pression fiscale inchangée, mettre en place une audacieuse politique d’égalité des chances dans notre cité. La question de savoir si cela est possible ne se posant plus, reste celle de la volonté politique.

« Vous trouvez que l’éducation coûte cher ? Essayez l’ignorance », disait Abraham Lincoln. En 2014, nous devrons faire le choix de l’éducation. Et plus largement de l’égalité des chances. Nous cherchons régulièrement de nouveaux projets qui contribuent au rayonnement de la capitale européenne des droits de l’homme ? L’esprit de solidarité des élus et des habitants de Strasbourg fera parler de lui bien au-delà des frontières régionales. Je défendrai un tel projet. Je m’y engage dès à présent avec détermination. »
par Jean-Michel AUGE, Conseiller national suppléant du Parti socialiste, Membre du bureau fédéral du PS 67, mandataire de la motion , publiée le 18/05/2013 à 05:00

 “Peur sur les lycées”, “Traque à l’apprenti terroriste”: le rôle des médias dans la psychose sécuritaire d’Etat

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Ce samedi 18 mai, seuls les quotidiens régionaux d’Alsace, font leur une sur l’affaire.
http://unes.spqr.fr/?date=20130518

Mais quelle une!

Peur sur les lycées“, selon les Dernières Nouvelles d’Alsace.au-dessus d’une photo volontairement floue, où l’on distingue un brassard “Police” orange au premier plan, et quelques lycéens, en tenue réglementaire, jean-blouson-baskets, mains dans les poches, démentant le titre.

La photo semble prise devant le Gymnase Jean Sturm, au centre-ville, établissement privé, protestant, sous contrat, où la bourgeoisie envoie ses rejetons.

Le sous-titre de la photo fait dans l’exagération et le hors-sujet, en écrivant que “un jeune homme avait menacé sur Internet de commettre une tuerie..;”, sans mentionner la menace de suicide.

La Feuille de chou y était hier vers 17 h, où on pouvait observer que, si un véhicule de police nationale était garé sur le trottoir, et que des policiers en uniforme surveillaient la sortie, on ne percevait rigoureusement aucune différence avec l’ambiance décontractée d’une sortie de classe habituelle.

Même chose au Lycée Marcel Rudloff, dans le quartier plus excentré et populaire des Poteries, proche de Hautepierre, avec le véhicule de police sur le terre-plein, juste en face de la fontaine toujours sèche, transformée en pot-de-fleur géant, et de l’entrée. Quant aux policiers, ils étaient invisibles à l’heure du constat, avec, peut-être, l’un ou l’autre en civil, adossé comme une pseudo “caillera, à l’angle d’un mur, pianotant son portable. Calme plat, chef!

Les DNA en rajoutent une couche dans la confusion mentale organisée par l’État et les médias déchainés réunis. “Traque à l’apprenti terroriste“, saute aux yeux du lecteur de la page région 13.

N’importe quoi!

Le sous-titre parle d’un “message évoquant une tuerie dans un établissement scolaire..”, passant sous silence que la première menace du dit message est celui du suicide d’un adolescent.

Le papier signé Antoine Bonin, rappelle la chronologie des faits depuis l’alerte d’une mère de famille de Versailles, [des Versaillais, au sens historique?] informée par son fils. Alors que la presse se plaint habituellement (s’oubliant elle-même), de la non-maitrise par la jeunesse de la langue française, ici, on a l’impression qu’écrire un “texte relativement long dans un français impeccable” serait une preuve à charge. Il y a d’ailleurs à la place de préparatifs qu’on attendrait, le mot préparations, qui peut convenir aussi.

Racaille

Tous les jeunes à capuche suspects?

Dans sa contribution aux recherches policières, le Journal qui a, comme beaucoup, publié des photos du responsable présumé de l’expédition du message, et les reproduit en agrandissement dans cette édition papier,et sur la toile, remarque que “Sur les clichés qui ont été diffusés aux médias à la mi-journée, apparaît un jeune homme portant un sweat-shirt sombre à capuche“.

On espère que les milliers de garçons ainsi vêtus, auront pensé à se changer ce matin, sans quoi, ils risquent d’être abattus comme des loups par le GIPN.

Et voilà pourquoi “le préfet a décidé, en concertation avec le procureur, les forces de l’ordre et le recteur d’académie, de mettre en place un dispositif monstre aux abords de l’ensemble des lycées du Bas-Rhin.“. Les plus fous ne sont pas ceux qu’on pense.

255 OPJ, 500 policiers et gendarmes mobilisés!

Tout ça pour un jeune qui, soit a fabriqué “un canular“, selon le mot du Procureur, soit, mal dans sa peau, lance un appel au secours, par une menace de suicide public, au lendemain d’un autre, réussi, et hyper-médiatisé déjà, dans la cour d’une école maternelle. C’est le SAMU qu’il faut appeler, pas l’armée et la police.

Le Journal se fait cependant, in fine, l’écho de la sagesse lycéenne et populaire: “Pas de psychose parmi les lycéens, dans l’ensemble convaincus qu’il s’agit d’une ‘mauvaise blague’“.

A l’opposé de cette sagesse, le directeur des DNA, Dominique Jung, éditorialise en sens inverse.

Dès le titre “Angoisses“, au pluriel, on s’attend aux pires amalgames. Et on n’est pas déçus.

A sa décharge, on relève ceci : “Cette lettre qui naguère aurait pu finir au panier, devient une affaire d’État“.

Mais enfin, Dominique Jung, pour quoi ne pas creuser et documenter ce bon sens? Ce qu’on a essayé de faire ici.

Archives F2C
A qui, à quoi profite le climat médiatico-politique toujours plus sécuritaire? http://la-feuille-de-chou.fr/archives/50233
La guerre se prépare à Jeoffrecourt http://la-feuille-de-chou.fr/archives/49492

Sur-lignage grassé par la F2C

Angoisses

Nous sommes démunis. Et sur les nerfs. On l’a vu hier en Alsace.

Une lettre anonyme postée à partir d’un cybercafé de Strasbourg promet une fusillade dans un lycée indéfini. Coup d’esbroufe d’un gamin qui ne sait pas comment exister, canular mal calibré, vraie menace ? On n’en sait rien. Le texte est sorti de nulle part, il est vague mais il fait froid dans le dos. Le principe de précaution va jouer à plein.

L’hypothèse d’une fusillade, aussi peu documentée soit-elle, dessine le scénario le plus noir. Cette lettre qui naguère aurait pu finir au panier devient une affaire d’État. Ne rien faire est impensable. On dépêche des policiers et des gendarmes devant les lycées du Bas-Rhin parce qu’il y a des précédents : la tragédie scolaire est hélas à la mode, qu’il s’agisse de fusillades aveugles, de prises d’otages ou, comme jeudi à Paris, d’un suicide programmé sous les yeux d’enfants de six ans. La réaction collective était donc indispensable.

La surveillance policière n’épuise toutefois pas les questions. Jusqu’à quand cette protection ? Et pourquoi juste dans le Bas-Rhin ? Si un esprit dérangé envisage vraiment une fusillade, rien ne l’empêche de se transporter un peu plus loin.

Mais notre société est ainsi faite que le déploiement policier décidé à l’échelon d’un département entier apparaît comme une marque d’attention suffisante et appropriée de la part des pouvoirs publics. Le symbole rejoint ici l’action. Nous avons besoin d’être rassurés. Vigipirate fonctionne comme jadis l’ange gardien ; c’est le complément obligé de la panoplie chargée de conjurer nos angoisses.

Espérons au moins que si la menace émane d’un suicidaire, il a eu le temps de se raviser et de renoncer à son acte fou. Et si c’est un mauvais plaisant, qu’il soit sanctionné à la mesure de l’émotion des familles.
publiée le 18/05/2013 à 05:00

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Un jeune homme a fait part de son intention de se tuer, mais avant cela, de provoquer un carnage dans un lycée : canular ou menace réelle, un dispositif impressionnant a été déployé.

L’Alsace

« On ne flippe pas, mais… »
le 18/05/2013 à 05:00 H. de C.

Les lycéens du Bas-Rhin ont vécu hier une journée très particulière : des cours ordinaires, mais une présence policière, des déplacements parfois limités… et une angoisse sourde.

On s’attendait à trouver l’effervescence. Mais devant ce grand lycée strasbourgeois, hier en milieu d’après-midi, il règne un calme inhabituel. « D’habitude, il y a toujours plein de jeunes devant la porte, qui fument, qui discutent… Là, c’est vrai que c’est beaucoup plus tranquille » , constate Maximilien, élève de seconde, un des rares lycéens dehors à ce moment-là, avec deux amies.

Cette tranquillité apparente est peut-être due à la voiture bleu foncé stationnée juste devant l’entrée. Elle est banalisée, mais ça n’est franchement un mystère pour personne : les trois hommes à l’intérieur sont des policiers en civil. Toutes les entrées de ce lycée sont ainsi surveillées, et il y a au moins une présence devant chaque établissement du secteur. « Et pendant ce temps, la ville est ouverte aux délinquants ! » , lâche un de ces « surveillants » d’un nouveau genre…

Absentéisme

À l’intérieur du lycée, le téléphone de l’accueil ne cesse de sonner. « On assure les cours, rien ne change » , répond la standardiste à un parent inquiet. « Ça n’arrête pas depuis ce matin ! , confie-t-elle après avoir raccroché. Après, généralement, ils sont rassurés. » Mais pas tous… Certains parents sont venus rechercher leurs enfants, hier matin. « Je crois que des élèves en ont profité… »

Maximilien confirme un absentéisme élevé : « Cet après-midi, il manquait près d’un tiers des élèves de ma classe ! On ne flippe pas, mais c’est vrai qu’on fait attention… » Et ça n’empêche pas de rigoler un peu : « Des filles ont fait semblant d’avoir peur et, pour les calmer, le prof a dû fermer la porte de la classe à clé… » Une façon comme une autre d’évacuer la crainte sourde de ce qui peut ou aurait pu survenir… Tandis qu’elle répète aux parents que tout va bien, la dame de l’accueil surveille avec une attention particulière les entrées sur ses écrans de vidéosurveillance ; juste à côté des moniteurs est posée la photo du suspect. « Mais ici, il n’y en a pas beaucoup qui entrent avec des capuches… »
Devant un autre grand lycée de la ville, la présence policière est, cette fois, bien visible : la voiture de police garée devant l’entrée n’est pas banalisée et ses quatre occupants sont bien en uniforme. Seules les deux entrées principales de cet établissement ont été laissées ouvertes, tous les portails secondaires ont été temporairement fermés. Une autre voiture s’est positionnée dans l’enceinte même du lycée. Et dans un troisième établissement, hier matin, des policiers arpentaient le hall d’entrée…
Un œil sur les caméras de télésurveillance

« Des policiers sont venus jeudi nous montrer la photo du suspect, pour nous demander si on le connaissait , raconte un enseignant. C’est vrai qu’il y a un peu plus d’anxiété que d’habitude, surtout de la part des parents, et qu’on regarde les élèves un peu plus attentivement… Mais sinon, rien n’a changé ! »

Malgré tout, dans certains établissements, on a restreint les déplacements des élèves : ici, ceux-ci devaient rester dans un périmètre bien défini entre midi et deux ; là, ceux-là n’ont pas eu le droit de quitter l’enceinte du lycée à la pause de 10 h. Et ce matin, un examen dans un lycée strasbourgeois sera raccourci de deux heures parce qu’il n’y aura pas assez de présence policière pour aller jusqu’au bout des cinq heures d’épreuve…

 

 Dîner-débat de l’OCTFI [Observatoire citoyen pour la transparence financière internationale]

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La salle des corporations du Strissel à Strasbourg suffisait à peine pour les participants au dîner-débat organisé par l’OCTFI, présidé par Chantal Cutajar, et animé, oh, combien, par les propos vifs et instructifs du juge, M. Duchaine, bien escorté par des gardes du corps rendus nécessaire tant il est exposé à l’occasion de l’instruction Guérini et de réseaux maffieux.

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Un patron qui préfère Cahuzac aux fonctionnaires,et qui s’est trompé d’auditoire…
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http://octfi.org/

le juge Duchaine avec Chantal Cutajar feuille2chouphoto

Archives
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/le-juge-duchaine-il-faut-frapper-les-criminels-au-portefeuille_1225170.html

 Laïcité en danger

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Correspondant

La lecture du Monde.fr offre des découvertes surprenantes.

Ci-joint l’article paru ce jour à 12 h, rédigé par Nathalie BRAFMAN.

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On y apprend que le gouvernement prépare un plan de soutien pour les sciences humaines et l’on s’en réjouit d’avance …

Mais, dans le cours du texte, on découvre une énumération de douze « disciplines rares » qui méritent une attention particulière, car « au ministère, on estime qu’en deçà de 400 enseignants chercheurs, il y a menace. Douze disciplines rares ont déjà été recensées : de la théologie à l’histoire du droit en passant par les sciences politiques, la philosophie et les langues. Des filières entières sont en train de disparaître. Les langues slaves, germaniques, scandinaves, romanes ou orientales sont, dans de nombreux établissements, sur la sellette. Sans parler du grec et du latin… »

Il convient peut-être de se renseigner davantage sur le soutien dont pourrait bénéficier la théologie « discipline » qui, à ma connaissance, fait l’objet d’un enseignement dans une université publique seulement à STRASBOURG et METZ !

Si je change de « chaîne » et passe sur le Figaro.fr je trouve, toujours aujourd’hui, un autre papier intéressant !

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Fioraso et Valls veulent former les imams dans des établissements publics.

Fioraso : « C’est un travail en profondeur que nous menons avec la communauté musulmane. À Strasbourg, il y a déjà des formations qui se font dans un cadre laïc», a-t-elle précisé sur RMC mardi. Elle souhaiterait les étendre.

Les deux ministres ont confié cette mission à Francis Messner, directeur de recherche au CNRS et spécialiste des questions religieuses » …

Pour ceux qui ont oublié, Messner participe à l’INSTITUT DU DROIT LOCAL et écrivait par exemple sous Sarkozy : « Il est difficile de trouver un équilibre entre neutralité de l’État et politiques publiques … il faut modifier le régime des cultes pour mieux intégrer de nouvelles communautés » … (La Croix 2011)

 “Slow up”, was esch des?

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Le Chournal du Crédit Mutuel, les DNA, font de la pub (gratuite?) pour la Route des Vins d’Alsace qui organise “une journée festive et gourmande” pendant laquelle 20 km de route seront réservés au piétons, cyclistes et rollers. Et interdites aux véhicules à moteur.

En attendant que ces mêmes routes soient sillonnées par les bolides du Rallye de France en Alsace, évidemment, faut pas rêver.

Et ce nouveau “concept“, comme ILS disent s’appelle “Slow Up“. Was?

Littéralement, “Doucement, là-haut” ?

Mais ILS ont la main plutôt lourde.

Le Chournal nous fournit la compréhension de cet anglo-étasunisme néologique (dans tous les sens du terme).

Paraît que ça signifie, “accrochez-vous à la rampe“:
Ce nom artificiel est la contraction de ‘slow down/pleasure up’, c’est à dire diminuez l’allure et augmentez le plaisir

Et de justifier ce pataquès ainsi:
Il fallait une dénomination unique qui soit parlante (“tu causes, tu causes, c’est tout ce que tu sais faire, dit Laverdure“) dans toutes les régions linguistiques de notre pays”

Notre pays? Lequel? La France, ou notre petit pays, notre Heimat, l’Alsace?

Décidément, l’Europe parlera anglo-étasunien demain? Parce que à notre connaissance, les za-bitant de notre petit sous-continent, ont encore des langues, et même des dialectes et des patois (Yesses!) à leur disposition. On voudrait hâter leur disparition, comme pour l’alsacien, qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

On avait déjà Europtimist, comme on lit sur les trams de Strasbourg colorés horriblement en bleu, quand ils ne sont pas verts et roses tout aussi dégoulinants…

Ohé, là-haut, les téziteurs et autres gomunigants, si vous ne savez pas le dire en français, en allemand ou en dialecte, demandez donc au Centre Culturel alsacien. Ils vous dépanneront pour pas cher.

Au secours Germain Muller!

http://www.ina.fr/video/I06251850

 La Jeanne d’Arc de Daniel Bensaïd

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N’abandonnons pas Jeanne aux fascistes

Daniel Bensaïd 2009 http://danielbensaid.org/L-actualite-de-Jeanne-d-Arc

http://la-brochure.over-blog.com/article-jeanne-d-arc-bensaid-84168744.html

Parti de gauche http://www.gauchemip.org/spip.php?article4186

Jean Birnbaum http://www.npa2009.org/content/daniel-bensa%C3%AFd-philosophe-cofondateur-de-la-ligue-communiste-r%C3%A9volutionnaire-le-monde