Le rôle d’Israël dans la répression au plan mondial

Le rôle d’Israël dans la répression au plan mondial

©2012

Écrit et édité par des membres du Réseau juif international antisioniste (IJAN) après les recherches nécessaires.

Nos remerciements spéciaux à Jimmy Johnson pour ses longues recherches.

Cette publication s’inspire largement de The Israel Connection: Who Israel Arms and Why de Benjamin Beit-Hallahmi (Pantheon City: 1987). Malgré le fait que l’ouvrage date d’il y a 25 ans, le livre continue à jouer un rôle crucial pour documenter le rôle d’Israël dans la répression mondiale. Celle-ci, et la participation d’Israël, s’est énormément développée depuis ; cependant, ces informations restent largement méconnues. Ce qui suit est une tentative modeste de compilation des informations de cette source et d’autres pour faire avancer la trame de cette histoire.Introduction
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 Pénalisation des étrangers : « tout changer pour que r ien ne change » ?

Observatoire de l’enfermement des étrangers (OEE)

Pénalisation des étrangers : « tout changer pour que rien ne change » ?

Contraint de se plier aux décisions de la Cour de justice de l’Union européenne, le gouvernement a fait adopter laloi du 31 décembre 2012 supprimant le délit de séjour irrégulier.

Une rupture avec la ligne de fermeté envers les étrangers en situation irrégulière ? Un pas vers plus d’humanité dans une logique de protection des droits fondamentaux ? Ce n’est malheureusement pas le cas.

Pour pallier la suppression du délit de séjour irrégulier, des infractions demeurent ou sont mises en place. C’est ainsi que l’article L. 621-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Cesesa) prévoit toujours la répression de l’entrée irrégulière et que la loi du 31 décembre 2012, reprenant d’une main ce qu’elle donne de l’autre, introduit une infraction de résistance passive à une mesure d’éloignement ou d’assignation à résidence (nouvel alinéa 1 ajouté à l’article L. 624-1 du Ceseda) : une façon de ne pas heurter de front la jurisprudence de la Cour de Luxembourg ;

La garde à vue des étrangers, rendue impraticable du fait de la dépénalisation du séjour irrégulier, est remplacée par une mesure de retenue administrative qui en est la copie quasi conforme : les services de police peuvent continuer de remplir les centres de rétention et les salles d’embarquement en tout confort.

L’essentiel répressif étant ainsi préservé, ce même gouvernement aurait pu se montrer plus compréhensif dans le traitement des conséquences réglementaires et administratives de ce tour de passe-passe législatif. Il n’en est rien.

Le décret n° 87-249 du 8 avril 1987 portant création du fichier automatisé des empreintes digitales (FAED) n’autorise que l’enregistrement de données destinées à permettre l’identification d’auteurs de crimes ou délits ; il est donc en toute logique devenu inutilisable pour identifier les étrangers en situation de séjour irrégulier. Qu’à cela ne tienne, le ministère de l’intérieur prépare un décret élargissant l’objet du FAED, qui permettra de continuer à traiter leurs empreintes comme s’il s’agissait de délinquants ;

Les dépenses médicales et d’interprétariat engagées dans le cadre des nouvelles mesures de retenue administrative ne peuvent plus constituer des frais de justice, car ne se rattachant plus à la recherche d’auteurs d’infraction ; le ministère de la justice demandait donc que la logique budgétaire soit respectée et que le ministère de l’intérieur les prenne en charge. Matignon a pourtant tranché : ces dépenses continueront d’être imputées sur les frais de justice correctionnelle.

Ainsi, malgré la suppression du délit de séjour irrégulier, la pénalisation des étrangers continue d’imprégner la loi jusque dans ses moindres détails.

Le 13 mars 2013


Les associations membres de l’Observatoire de l’enfermement des étrangers sont : Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat), Anafe, ADDE, Comede, Emmaüs France, Fasti, Gisti, La Cimade, LDH, Mrap, Observatoire du CRA de Palaiseau, Revue « Pratiques », Syndicat de la magistrature (SM), Syndicat de la médecine générale (SMG)  Syndicat des avocats de France (SAF)

Vous pouvez retrouver ce communiqué en ligne

Observatoire de l‘enfermement des étrangers

 L’Etat d’Israël devant le Tribunal de Paris pour avoir séquestré le bateau français pour Gaza

bateau gaza

L’Etat d’Israël comparaît devant le tribunal de Paris pour avoir séquestré le « bateau français pour Gaza »
7 mars 2013

L’Etat d’Israël est convoqué devant la première chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris, mercredi 13 mars à 14h30, pour répondre de l’abordage dans les eaux internationales en juillet 2011 du « Dignité Al Karama » , dans le cadre de la campagne « Un bateau français pour Gaza », et à sa séquestration dans un port israélien.

Paris le 07/03/2013,

Le « Dignité Al Karama », bateau de plaisance battant pavillon français, avec 16 civils à son bord, était le seul membre de la « Flottille de la liberté II » qui a réussi à échapper à l’interdiction de naviguer des autorités grecques, sous pression israélienne, et à tenter de briser le blocus de Gaza. Ce navire a été attaqué et arraisonné, ses passagers emprisonnés, par les forces navales israéliennes le 19 juillet 2011 dans les eaux internationales, au mépris du droit international sur la libre circulation maritime et du droit de la mer. Il est depuis placé sous séquestre dans un port israélien.

L’Etat d’Israël invoque son immunité d’Etat, et prétend avoir agi dans l’exercice de ses pouvoirs de police. Il est inconcevable en termes de droit qu’un Etat s’arroge le droit d’agir en fonction de ses « intérêts propres » en dehors de ses frontières terrestres, aériennes et maritimes, et refuse de restituer un navire dans l’état où il l’a saisi. Ce serait la négation de toute règle de droit international, de droit maritime et une infraction évidente à l’article 2.4 de la charte des Nations unies, que l’Etat d’Israël se doit, comme tout Etat membre des Nations unies, de respecter.

Dans ces conditions, on ne peut que s’indigner de la position du ministère public français dans cette affaire, qui dans ses conclusions, légitime l’acte de piraterie de l’Etat d’Israël. A le suivre, il n’y a plus de droit, ni de règles internationales, chaque Etat a le pouvoir de faire ce qu’il veut.

L’Etat d’Israël, comme tout Etat, ne peut agir, en violation du droit, comme bon lui semble, là où il le souhaite et quand il le souhaite. L’Etat d’Israël doit être sanctionné. Il existe des règles, celles du droit international, la justice française doit les faire appliquer.

Campagne « Un bateau français pour Gaza ».

Nous invitons la presse à se rendre à l’audience le 13 mars à 14h30 à la 1ère chambre du TGI de Paris.

Contact presse : Maxime Guimberteau – 01 40 36 41 46/ contact@plateforme-palestine.org

SIGNATAIRES DU COLLECTIF NATIONAL POUR UNE PAIX JUSTE ET DURABLE ENTRE PALESTINIENS ET ISRAÉLIENS.
Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – Alliance for Freedom and Dignity (AFD) – Américains contre la guerre (AAW) – Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) – Association des Tunisiens en France (ATF) – Association France Palestine Solidarité (AFPS) – Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) – Association pour la Taxation des Transactions financières et l’Action Citoyenne (ATTAC) – Association pour les Jumelages entre les camps de réfugies Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) – Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) – Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) – Cedetim / IPAM – Collectif des Musulmans de France (CMF) – Collectif Faty Koumba : association des libertés, droits de l’Homme et non-violence – Collectif Interuniversitaire pour la Coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) – Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix (CJACP) – Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) – Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) – Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) – Confédération Générale du Travail (CGT) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) – Fédération Syndicale Unitaire (FSU) – Génération Palestine – La Courneuve-Palestine – Le Mouvement de la Paix – Les Alternatifs – Les Femmes en noir – Les Verts / Europe-Écologie – Ligue des Droits de l’Homme (LDH) – Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Liberty (WILPF) (LIFPL) – Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) – Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Organisation de Femmes Egalité – Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Parti Communiste Français (PCF) – Parti de Gauche (PG) – Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) – Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) – Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS-France) – Union Juive Française pour la Paix (UJFP) – Union syndicale Solidaires.

SIGNATAIRES DE LA PLATEFORME DES ONG FRANÇAISES POUR LA PALESTINE.
Membres : Association France Palestine Solidarité (AFPS) – Association pour les jumelages entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises (AJPF) – CEDETIM/IPAM – Cimade – Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement – Terre Solidaire (CCFD – Terre Solidaire) – Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens (CBSP) – Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche Orient (CVPR-PO) – Collectif Interuniversitaire pour la Coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) – Comité Pays de Loire Gaza Jérusalem Méditerranée – Fédération Artisans du Monde – Génération Palestine – Ligue Internationale des Femmes pour la paix et la liberté – section française (LIFPL) – Ligue des Droits de l’Homme (LDH) – Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) – Mouvement International de la Réconciliation (MIR) – Pax Christi France – Terre des Hommes France – Union Juive Française pour la Paix (UJFP).
Observateurs : Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT-France) – Afran Saurel – Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme (AEDH) – Association « Pour Jérusalem » -Centre de Recherche et d’Information sur le Développement (CRID) – Collectif judéo-arabe et citoyen pour la Paix – Strasbourg – Groupe d’Amitié Islamo-Chrétienne (GAIC) – RITIMO – SIDI.
AUTRES SIGNATAIRES : Collectif 69 de soutien au peuple palestinien, Coalition contre Agrexco, Corsica Palestine, Mouvement pour une Alternative Non Violente (MAN), Forum pour un Autre Monde, Collectif 13 « Un Bateau pour Gaza », Chrétiens de la Méditerranée, Compagnie Erinna, Mouvement des Jeunes Communistes (MJC), Confédération paysanne, UNEF, Les Amis d’Al Rowwad, Alternative Libertaire, Syndicat des Travailleurs Corses.

 Etat des lieux du droit d’asile en France : Un système d’accueil des demandeurs d’asile à bout de souffle

plantu-France

Communiqué CFDA

La Coordination française pour le droit d’asile (CFDA) présente aujourd’hui son rapport intitulé « Droit d’asile en France : conditions d’accueil – Etat des lieux 2012 ». Le constat dressé après plusieurs mois d’enquête réalisée dans 31 départements de quinze régions en France montre que le système d’asile est à bout de souffle.

Les vingt associations regroupées au sein de la CFDA tirent la sonnette d’alarme sur le système français d’asile. Alors que le nombre de demandes d’asile a tendance à baisser (41 222 primo-demandeurs adultes en 2012 soit moins qu’en 1989 (61 400), ou 2003 (52 200), la CFDA dénonce l’incapacité à sortir d’une logique qui porte atteinte aux droits des demandeurs.

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 L’État grec fait sauter les derniers remparts contre le fascisme

http://roarmag.org/2013/01/in-greece-the-criminals-live-in-other-villas/

Traduction automatique:

Prétendant lutter contre l’anarchie et le chaos, l’Etat grec est sévir sur l’un des derniers remparts contre le fascisme: l’anarchiste squats d’Athènes.

La semaine dernière, le Premier ministre grec Antonis Samaras, de concert avec le ministre de l’Ordre public Dendias Nikos (le même homme qui a menacé de poursuivre le Guardian pour avoir publié un rapport sur la torture de 15 militants antifascistes par la police grecque), a ordonné à la police d’un raid l’un des plus anciens squats anarchistes et les plus actifs d’Athènes: Villa Amalias.

En plus d’être un des plus anciens squats, ce qui rend encore plus Amalias Villa spécial est le fait qu’elle se situe dans un quartier d’Athènes, où vivent de nombreux immigrés: une région que Aube dorée a longtemps pris pour cible des raids mort de leur Agios Panteleimonas forteresse. Grâce à ses activités sociales, qui rassemblent les habitants et les immigrants – bien que généralement tenter de lutter contre la propagation de l’idéologie de la haine – Villa Amalias est l’un des derniers remparts contre la propagation de Aube dorée.

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 Le massacre apporte un éclairage sur les combattantes kurdes

Sakine Cansiz, Abdullah Ocalan

Copyright 2008 Associated Press.

Sur cette photo du début des années 1990, Sakine Canzis, une des fondatrices d’un groupe militant combattant les troupes turques depuis 1984, à gauche, et une autre femme entoure Abdullah Ocaln, le dirigeant du Parti des travailleurs du Kurdistan, ou PKK, au camp rebelle de Mahzun Korkmaz dans la vallée de la Bekaa, au Liban.

Canzis et deux autres femmes ont été « exécutées » au Centre kurde à Paris, jeudi. 10 janvier 2013.

Il n’est pas clair qui a tué ces femmes, qui appartenaient au PKK, un groupe que la Turquie et ses alliés occidentaux, y compris les Etats-Unis et l’Union européenne considèrent comme une organisation terroriste.

(AP Photo – IHA,)

Par SUZAN FRASER
De Associated Press
Janvier 11, 2013 10:37 AM EST

ANKARA, Turquie (AP) La photo montre une jeune femme en tenue de guérilla, de long cheveux attachés par derrière, tenant une mitraillette. Elle est à côté d’Abdullah Ocalan, le chef craint des militants kurdes séparatistes de Turquie, un témoignage de son rôle éminent dans l’insurrection.

Le lieu était un camp d’entraînement de la guérilla au sommet de la rébellion kurde. La femme était Sakine Cansiz, la militante kurde exilée qu’on a trouvée tuée par balle avec deux autres femmes, jeudi à Paris.

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