Laïcité en danger

Logolaicitedaccord

Correspondant

La lecture du Monde.fr offre des découvertes surprenantes.

Ci-joint l’article paru ce jour à 12 h, rédigé par Nathalie BRAFMAN.

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On y apprend que le gouvernement prépare un plan de soutien pour les sciences humaines et l’on s’en réjouit d’avance …

Mais, dans le cours du texte, on découvre une énumération de douze « disciplines rares » qui méritent une attention particulière, car « au ministère, on estime qu’en deçà de 400 enseignants chercheurs, il y a menace. Douze disciplines rares ont déjà été recensées : de la théologie à l’histoire du droit en passant par les sciences politiques, la philosophie et les langues. Des filières entières sont en train de disparaître. Les langues slaves, germaniques, scandinaves, romanes ou orientales sont, dans de nombreux établissements, sur la sellette. Sans parler du grec et du latin… »

Il convient peut-être de se renseigner davantage sur le soutien dont pourrait bénéficier la théologie « discipline » qui, à ma connaissance, fait l’objet d’un enseignement dans une université publique seulement à STRASBOURG et METZ !

Si je change de « chaîne » et passe sur le Figaro.fr je trouve, toujours aujourd’hui, un autre papier intéressant !

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Fioraso et Valls veulent former les imams dans des établissements publics.

Fioraso : « C’est un travail en profondeur que nous menons avec la communauté musulmane. À Strasbourg, il y a déjà des formations qui se font dans un cadre laïc», a-t-elle précisé sur RMC mardi. Elle souhaiterait les étendre.

Les deux ministres ont confié cette mission à Francis Messner, directeur de recherche au CNRS et spécialiste des questions religieuses » …

Pour ceux qui ont oublié, Messner participe à l’INSTITUT DU DROIT LOCAL et écrivait par exemple sous Sarkozy : « Il est difficile de trouver un équilibre entre neutralité de l’État et politiques publiques … il faut modifier le régime des cultes pour mieux intégrer de nouvelles communautés » … (La Croix 2011)

 Yom Hashoah 2013 judéo-juif à Strasbourg? Une crispation identitaire régressive.

birkenau
Archives
Yom Hashoah mai 2011
http://la-feuille-de-chou.fr/archives/23354

2013
Cette année, en Alsace, le Yom Hashoah (journée de l’extermination, avec lecture des noms des victimes du génocide) n’a été organisée que par L’Union juive libérale de Strasbourg, avec le CRIF Alsace.

Georges Yoram Federmann et le Cercle Menachem Taffel, inventeurs ici de cette commémoration, en ont été exclus.

Conséquence, la lecture des noms n’a concerné que les Juifs exterminés, et seule une mention a été faite du génocide des Tziganes. Par contre, ont été laissées dans l’ombre les autres catégories de victimes, évoquées les années passées, en présence de leurs représentants: homosexuels-lles, malades mentaux, sourds, handicapés, etc.

En même temps, l’absence de GYF, empêchait que soit mentionnée l’actualité des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, aussi bien au Rwanda qu’en Bosnie ou en Palestine occupée…

Georges Yoram Federmann:
Tout a commencé le 1er avril 2012 par ma prise de position relayée par le CAPJPO et Parténia
http://www.europalestine.com/IMG/article_PDF/article_a7087.pdf
Je ne pouvais plus prendre la parole.
J’ai accepté à la condition que nous préparions avec l’ UJLS (qui fait partie du CRIF) le Yom Hashoah 2013 sur la base de ma lettre jointe.(11 avril 12)
Ce qui n’a jamais été fait par nos ex-partenaires durant 7 ans…

Chers amis,(UJLS)

Je vous remercie pour votre appel qui encourage la réflexion.

J’ai relu ma lettre qui a été relayée par le site de Partenia et celui des Citoyens du monde sans susciter de réactions outragées.

J’ai relu ma lettre qui traite de sujets complexes et délicats et qui appelle à la paix comme je crois l’avoir toujours fait.

Qui tente d’en faire autant ,localement, avec les risques que cela peut représenter?

Pourquoi ,d’ailleurs, les réactions ne surviennent-elles qu’ aujourd’hui alors que j’ai pris des positions aux côtés du CAPJPO depuis 2005?

Je reste perplexe car elles réveillent en moi celles de mes anciens amis ,cofondateurs du Cercle Taffel, qui l’ont quitté fin 2010 parce que le CRIF avait rejoint le Yom Hashoah!!(cf lettre jointe du 1er février 2011 jointe).

CRIF qui est ,au passage,connu pour ses positions radicales et communautaristes. (Je ne parle pas de Pierre Levy).

J’ai relu ma lettre et me demande ce qui vous semble devoir heurter ?

N’aide-t-elle pas à avancer?

Appelle-t-elle à la haine ? A la Guerre?

Elle critique l’État d’ Israël?
Oui ,nous devrions nous l’interdire?

En quoi cette lettre écrite en mon nom et qui n’engage jamais Taffel est-elle un danger pour le Yom Hashoah et la mémoire des morts que nous honorons ?

En quoi l’actualité internationale serait proscrite de nos journées.

C’est bien le député Jung qui parle régulièrement du massacre des Tamouls à notre tribune?

En première intention ,je ne comprendrais pas les raisons du silence de Taffel dimanche.

A ce sujet ,qui serait appelé à prendre la parole?

Mais je suis en train de consulter le Cercle Taffel et m’effacerai à titre personnel si la majorité le suggérait.

Permettez-moi simplement de rappeler que Taffel est en grande partie à l’origine de la diversité de la manifestation en ayant aidé ,avec votre soutien, à ouvrir aux manouches ,homosexuels, sourds et malentendant et usagers de la psychiatrie.

Et ,l’on viendrait reprocher à “un faiseur de paix” son pacifisme en légitimant la violence d’Etat?

Je trouve dommage votre réaction car nous restons bien les organisateurs du Yom Hashoah.

Ou bien l’institutionnel et le religieux nous auraient-ils déjà rattrapé pour faire de cette manifestation une journée convenue et figée “entre nous”, confondant la mémoire de la Shoah avec le soutien inconditionnel à l’État d’ Israël?

Les mêmes qui critiquent mon texte “pour la paix” n’ont rien trouvé à redire au programme des Oubliés de l’ Histoire que je co-organise.

La nuit va entretenir nos réflexions et je souhaite comme vous
un dénouement favorable à la défense de la cause des victimes et de l’humain.

Fidèlement

Georges Yoram

enzo traverso

lu dans les DNA

Strasbourg Cérémonie Yom Hashoa
L’identité retrouvée

« Abraham Charles , 59 ans, convoi 68. Ackermann Théodore, 51 ans, convoi 70. Adam Georgette, 56 ans, convoi 39. Adler Chaim, 23 ans… » Les noms des victimes juives alsaciennes de la déportation noircissent des dizaines de pages. Ils ont tous été lus, hier, place Broglie à Strasbourg, au cours de la cérémonie Yom Hashoa. Commencée un peu avant 11 h, la lecture publique s’est achevée vers 15 h 30.

Cette façon de rendre hommage aux morts a pour objectif « de mettre en échec la volonté des bourreaux de transformer les victimes en numéros », rappelle Pierre Levy, représentant en Alsace du Conseil représentatif des institutions juives de France, qui patronne cette cérémonie organisée par l’Union juive libérale de Strasbourg (UJLS).
« Les valeurs
de la République »

Avant que la lecture ne commence, plusieurs enfants ont allumé six bougies symbolisant les six millions de juifs tués durant l’Holocauste, mais aussi les 600 000 Roms qui ont subi le même sort – bien que leurs noms ne soient pas lus, « nous tenons à les évoquer. Nous ne les oublions pas », explique Pierre Haas, trésorier de l’UJLS.

Robert Herrmann, premier adjoint au maire de Strasbourg, s’est réjoui de pouvoir « participer à l’œuvre de mémoire » mais aussi à « une occasion de célébrer la fraternité ». « Les valeurs de la République sont à l’opposé de celles des génocidaires », a pour sa part souligné Raphaël Nisand. Rappelant les assassinats perpétrés par Mohamed Merah, le maire de Schiltigheim a souligné que « des questions sont encore posées. L’an passé à Toulouse, des enfants ont été tués parce qu’ils étaient juifs. Yom Hashoah ne doit pas juste servir à se rassembler pour lire des noms. Il faut aussi réfléchir pour qu’un génocide ne se reproduise pas. »
par Aurélien Poivret, publiée le 08/04/2013 à 05:00

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 Une des dernières parmi les survivants du ghetto de Varsovie appelle à la rébellion contre l’occupation israélienne.

mur varsovie

Traduit par Serge Quadruppani du blog de Richard Silverstein (qui l’a lui-même traduit de l’hébreu) le discours qu’à l’occasion de la journée de la Shoah, l’une des dernières survivantes du ghetto de Varsovie, Chavka Fulman-Raban, a tenu à la Maison des combattants du ghetto.

http://quadruppani.blogspot.fr/2013/04/une-des-dernieres-parmi-les-survivants.html

http://www.richardsilverstein.com/2013/04/09/last-of-warsaw-ghetto-survivors-calls-for-rebellion-against-israeli-occupation/

“Il y a une unité dans cette commémoration – 70 ans après la révolte du ghetto de Varsovie. Nous approchons de la fin de la génération de la Shoah et des derniers combattants du ghetto. La plupart d’entre vous qui êtes devant moi, représentez la génération de la continuité: les deuxième, trois et quatrième générations. J’ai des pensées et des émotions mélangées sur le passé, le présent, l’avenir.
Je vais vous raconter une expérience de l’époque. Au printemps 1942, j’étais messagère pour une opération secrète. Il m’arriva d’aller voir mes amis du mouvement de jeunesse Dror Bachrubishov, en Pologne orientale occupée, très près des nazis.

Je me trouvais dans la petite gare et de la fenêtre, je pouvais voir, dans un champ près des voies ferrées, une immense multitude, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. Ils étaient surveillés par des Allemands (running wild on horseback: galopant follement sur leurs chevaux: je soupçonne une erreur de traduction depuis l’hébreu – mais peut-être pas, avis aux hébraïsants ndt) A quelques mètres de moi, par la fenêtre, je voyais quatre garçons en train de creuser un trou. Les soldats les abattirent et ils y tombèrent. Le lendemain matin, les champs étaient vides. Le soir, les trains avaient poursuivi leur route: vers les camps, vers la mort.

Ce fut dans ces moments que je compris et que j’eus peur: c’est le début de la fin. C’est la Shoah. Avec cette terrible vérité, je retournai dans le ghetto de Varsovie, auprès de ma famille qui y était restée, auprès de mes camarades.

A ce moment, la nécessité de la révolte du ghetto nous apparut clairement. Nous continuions les activités et les séminaires d’éducation, les journaux et les écoles clandestins. Il était important de renforcer la jeunesse triste, agonisante, du ghetto.
Mais à ce point, il devint important par-dessus tout de trouver des sources d’approvisionnement en armes. La déportation de 3000 000 juifs de Varsovie à Treblinka à l’été 1942 renforça notre détermination pour la dernière bataille – le soulèvement armé.

Le 19 avril 1943, il y a 70 ans, le premier soulèvement en Europe occupé éclata – le soulèvement juif. Je n’y ai pas participé. Comme messagère, j’avais été arrêtée durant des opérations de résistance à Khakvo et emmenée à Auschwitz de nombreux mois auparavant.
Tous mes plus proches et bien-aimés camarades combattirent du haut des toits, dans les flammes, depuis les bunkers. La plupart périrent. Je souffre de ne plus pouvoir me rappeler tous leurs noms. Nous n’en retenons que quelques-uns. Mais dans mon cœur, je ne me suis pas séparée d’eux, les oubliés.

Laissez dans vos cœurs et vos mémoires une place pour eux, jeunes générations. Pour les beaux et fiers et si jeunes, combattants tombés dans la dernière bataille. Je souhaite aux milliers de personnes devant moi, des vies enrichies d’amour, de beauté, de rires, et de sens.

Continuez le soulèvement. Un soulèvement différent, d’ici et maintenant, contre le mal, contre le mal qui afflige notre pays unique et bien-aimé. Soulevez-vous contre le racisme et la violence et la haine de ceux qui sont différents. Contre l’inégalité, les disparités économiques, l’avidité et la corruption.

Soulevez-vous contre l’Occupation. Non – il nous est interdit de dominer un autre peuple, de l’opprimer. Le plus important est d’accomplir la paix et de mettre fin à l’effusion de sang. Ma génération a rêvé de paix. Je voudrais tant y arriver. Vous avez le pouvoir d’y contribuer. Tous mes espoirs sont en vous. Si seulement vous pouviez.”

israelwall  http://www.streetpress.com/sujet/150-un-mur-entre-l-egypte-et-israel-pour-limiter-l-immigration

 Manifeste antifasciste européen

SIGNEZ LE MANIFESTE: http://antifascismeuropa.org/manifiesto/fr

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Manifeste antifasciste européen

Soixante huit ans après la fin de la deuxième guerre mondiale et la défaite du fascisme et du nazisme on assiste presque partout en Europe à la montée de l’extrême droite. Mais, phénomène encore plus inquiétant, on voit se développer à la droite de cette extrême droite  des forces carrément néo-nazies qui, dans certains cas (Grèce, Hongrie,…) s’enracinent dans la société formant des vraies mouvements populaires de masse, radicaux, racistes, ultra-violents et pogromistes dont l’objectif déclaré est la destruction de toute organisation syndicale, politique et culturelle des travailleurs, l’écrasement de toute résistance citoyenne, la négation du droit à la différence et l’ extermination –même physique- des « différents » et des plus faibles.

Comme dans les années ’20 et ’30, la cause génératrice de cette menace néo-fasciste et d’extrême droite est la profonde crise économique, sociale, politique et aussi éthique et écologique  du capitalisme lequel, prenant prétexte de la crise de la dette, est en train de mener une offensive sans précédent contre le niveau de vie, les libertés et les droits des travailleurs, contre tous ceux d’en bas !   Profitant de la peur des nantis face aux risques d’explosion sociale, ainsi que de la radicalisation des classes moyennes laminées par la crise et les politiques d’austérité draconienne, et du désespoir des chômeurs marginalisés et paupérisés,  l’extrême droite et les forces néo-nazies et néo-fascistes se développent dans toute l’Europe ; ils  acquièrent une influence de masse dans les couches déshéritées  qu’elles tournent systématiquement contre des boucs émissaires traditionnels et nouveaux (les immigrés, les musulmans, les Juifs, les homosexuels, les handicapés,…) ainsi que contre les mouvements sociaux, les organisations de gauche et les syndicats ouvriers.

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 Ne dites plus UHA, dites UNISTRA!

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Et ce sera pareil avec la Collectivité Territoriale d’Alsace si vous oubliez de VOTER NON le 7 avril!

lu dans les DNA:

Mulhouse
Contrat de site Alsace UHA : « La mort de l’autonomie »

Les enseignants et les personnels de l’Université de Haute-Alsace découvrent, atterrés, le contrat de site transmis par le ministère. S’il est voté, dans le cadre du rattachement, l’Université de Strasbourg sera le seul pilote.

À l’appel du syndicat FSU, les enseignants et les étudiants se sont réunis hier en assemblée générale à Mulhouse. La plupart des élus universitaires étaient présents, visiblement très inquiets du contenu de ce texte, qui s’inscrit dans la nouvelle loi sur l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) que le Parlement va étudier prochainement. Le rattachement, pour lequel ils se sont prononcés après des tensions récurrentes au sein du conseil d’administration précédent, est en train de se transformer en fusion. L’UHA serait alors réduite à un « simple collège universitaire de premier cycle », et le Sud-Alsace perdrait « un levier majeur de sa dynamique territoriale ».

La présidente, Christine Gangloff-Ziegler, était présente pour les débats. Avec son équipe, elle a demandé à décaler les délais prévus pour la signature du contrat de site, qui lui est parvenu le 8 mars ; suivi par le contrat d’établissement, le 20 mars. Dans le contexte de l’ESR et de la collectivité territoriale d’Alsace, la région « devient le lieu d’expérimentation idéal ; l’idée est de créer un modèle que l’on puisse transmettre ». Mais « le modèle coopératif » fait place à « un modèle intégratif. Si le ministère veut concentrer les universités, qu’il l’affirme ! Nous avons précisé que le texte était inacceptable. »
« La chimie disparaîtra de Mulhouse »

« Tout est organisé autour de l’Unistra. Dans cette logique de grand pôle, elle est le grand vainqueur », indique Hervé Boeglen (Snesup-FSU). L’UHA se retrouve sur le même plan que l’Institut national des sciences appliquées de Strasbourg ou que la Bibliothèque nationale et universitaire. L’identité commune aux établissements du supérieur sera d’ailleurs réduite à « Université de Strasbourg ».

Aux chercheurs réunis dans l’amphithéâtre, Hervé Boeglen lance : « Vous allez tous rejoindre des laboratoires de l’Université de Strasbourg. Je pense qu’aujourd’hui, on a perdu nos écoles doctorales. Il y aura un pilotage centralisé de la recherche. » Au niveau de la chimie mulhousienne, qu’il pensait être la seule préservée, il est contredit par Pierre Llopiz, directeur de l’École nationale supérieure de chimie de Mulhouse. « J’ai une lecture contraire. Si le texte est appliqué, la chimie disparaîtra de Mulhouse. » Dans le calendrier, la structuration de la filière est prévue pour 2015.

En attendant, l’UHA suit de très près l’accréditation de l’école doctorale de sciences chimiques. Face à « ce match inégal », les membres du conseil d’administration émettent l’hypothèse de voter contre le contrat de site si elle leur échappe.

« Les décisions politiques sont très lourdes et l’enjeu est considérable », estime Pascal Maillard, secrétaire académique du Snesup-FSU (CA de l’Université de Strasbourg). « En Alsace, on anticipe le contrat de site, alors que la loi de décentralisation et la loi ESR ne sont pas encore votées. Si on excepte l’université pilote, c’est la perte progressive et programmée d’autonomie de dizaines d’établissements. C’est un rattachement pré-fusionnel. L’Insa a déjà dit non à cette fusion. »
par Karine Dautel, publiée le 03/04/2013 à 05:00

 Vague blanche pour la Syrie à Strasbourg ce vendredi 15 mars à 17h place Kléber

Syrie

Un rassemblement aura lieu ce jour de 17 à 19h30 place Kléber à l’occasion du second anniversaire du déclenchement de la guerre que le pouvoir syrien de Bachar el Assad mène contre son peuple.

Chacun-e est appelé-e à se munir d’un papier ou tissu blanc marqué STOP.

Interview par les DNA de Nazih Kussaibi, enseignant d’arabe à Strasbourg, et président de Alsace-Syrie, organisateur du rassemblement.

Strasbourg
Deux ans de conflit en Syrie.
« Ne laissez pas ce pays comme cela ! »

Larmes de Syrie feuille2chouphoto

Larmes de Syrie feuille2chouphoto

La révolte syrienne a débuté le 15 mars 2011. Nazih Kussaibi, le président de l’association Alsace-Syrie, revient sur ce conflit qui a déjà fait plus de 70 000 morts.

Il y a deux ans débutait la guerre en Syrie. Que se passe-t-il aujourd’hui ?

– Le régime de Bachar El Assad est un régime sanguinaire qui veut laisser la Syrie en ruines. Il ne voudra pas partir tant qu’il y aura un édifice debout. Il veut démolir le pays, le régime est en train de brûler le pays. Et malheureusement, actuellement, on a des groupes islamistes, il faut le reconnaître, qui s’infiltrent en Syrie. C’est une réalité.
Armez les non-djihadistes, armez les laïcs…
Est-ce qu’ils sont nombreux ?

– D’après les statistiques, ils représentent maintenant au moins quinze pour cent des combattants. Ils viennent de l’étranger, de partout, et je trouve que la faute revient aux Occidentaux qui ont laissé faire, qui ont laissé le pays sans aide, livré à lui-même sans soutien militaire. D’ailleurs, les ministres français et anglais des affaires étrangères prennent conscience qu’il y a un problème. On ne peut pas rester comme cela, indifférent à ce qui se passe en Syrie, sinon ces groupes islamistes vont aussi prendre de l’ampleur et on risque d’avoir un pays comme la Somalie. C’est insupportable de voir le pays en train d’être détruit.
Qu’est-ce que vous attendez des pays occidentaux ?

– J’aimerais qu’on arrête cette guerre.
Comment ?

– En aidant l’armée libre, en lui donnant les moyens de faire face au régime syrien et terminer cette guerre. On ne veut pas une intervention étrangère, on a assez de combattants en Syrie. Mais on voudrait terminer cette guerre, et cette guerre, malheureusement, ne se terminera qu’en faisant chuter le régime d’Assad.
Mais les Occidentaux ne veulent pas armer les djihadistes.

– Je leur dis : armez les non-djihadistes, armez les laïcs, armez qui vous voulez, mais armez ! Armez les gens qui sont avec vous, armez-les, ne laissez pas ce pays comme cela. Laisser faire signifie qu’il y aura plus de morts et une plus grande démolition du pays. Imaginez que Strasbourg soit démolie à soixante pour cent. C’est horrible pour les gens. Ils n’ont plus d’habitations.
Est-ce qu’une partie de la population syrienne soutient le régime ?

– Oui, ceux qui profitent du régime, ceux qui ont profité, qui participent, qui ne peuvent plus reculer. Le régime essaye aussi d’entraîner avec lui toute la communauté alaouite en lui faisant peur, en disant qu’elle sera massacrée par les sunnites. Mais heureusement, elle n’est pas complètement avec lui. Il y a beaucoup d’opposants alaouites. Mais il y a aussi une erreur de la part de la résistance, c’est vrai, il faut le dire : c’est de ne pas assez rassurer cette communauté.

L’association Alsace-Syrie appelle à un rassemblement aujourd’hui de 17 h à 19 h 30, place Kléber à Strasbourg, en solidarité avec le peuple syrien à l’occasion du deuxième anniversaire de la guerre en Syrie.

par Recueilli par Olivier Claudon, publiée le 15/03/2013 à 05:00

 François Hollande et Abdelaziz Bouteflika co-responsables du nouveau terrorisme au Mali

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Publié le 27 février 2013

Les populations touarègues et arabes du nord du Mali tombent de Charybde en Scylla. Après le règne des obscurantistes «islamistes», voici venu le temps de la terreur des soldats maliens. Ils doivent ce «bonheur» à la douce France et à la courtoisie et à la précieuse assistance du président Bouteflika, surnommé Abdelkader El Mali pendant la guerre de libération nationale. Amorcée sous un déluge de feu, transité par l’Algérie et ayant causé des dizaines de morts, l’opération Serval a fait plus de victimes que le terrorisme qu’il prétend combattre.

Malgré le huis clos imposé par les nouveaux maîtres du nord Mali, des bribes de nouvelles terrifiantes ont pu arriver à l’opinion publique mondiale. Les nouvelles font état de la poursuite des représailles de l’armée malienne contre les populations touareg et arabes qui se font sous le regard de l’armée française. Aux victimes de l’armée française s’ajoute une longue liste de victimes des supplétifs maliens. Des exécutions sommaires, des disparitions et des tortures, des pillages, des lynchages…, ont été rapportées par la presse française et par les ONG internationales. L’appel du ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian, lancé aux cadres de l’armée malienne, de prendre des mesures contre les exactions commises par leurs troupes n’a pas été entendu. Sur le terrain, rien n’a changé. Sous la protection des troupes tricolores, des hordes barbares de militaires maliens s’emparent des villes et villages du Nord malien et se livrent à une vengeance sanglante. Ils pourchassent les hommes suspectés de sympathie avec les islamistes et les exécutent sans autre forme de procès. Ils jettent les corps dans des puits ou les font ensabler dans la périphérie des villages.

La France n’est pas étrangère à ces crimes contre l’humanité. Involontairement, Alexandra Renard (sur l’image), une journaliste du « Grand reporter », a jeté un pavé dans la mare. Elle a révélé à France24 que lorsqu’ils sont alertés, les soldats français n’interviennent pas au moment où des exactions se produisent. Ils considèrent que ce sont des affaires maliennes et qu’ils n’ont pas à s’y immiscer. Étrange attitude de l’armée française qui occupe un territoire pour sauver des habitants du terrorisme et les livre, poings et mains liées, à une autre terreur. Le dérisoire appel à la retenue de Jean-Yves Le Drian semble être lancé pour faire bonne figure devant l’opinion publique. En la réalité, les faits montrent que le ministre de la Défense français se soucie du tiers comme du quart de la sécurité des habitants qu’il prétend être venu les défendre. La France ne retient pas visiblement les leçons de sa propre histoire, elle est en train de commettre les mêmes turpitudes qu’elle a commises au Rwanda en 1994. Sans doute, à l’époque, quand elle avait la possibilité d’empêcher le génocide rwandais — un million de victimes —, avait-elle considéré, exactement comme elle le fait aujourd’hui, que les tensions interethniques étaient une affaire intérieure du pays dans lequel son armée était présente.

Tous ces drames concernent les Algériens et les accablent. En ouvrant l’espace aérien à l’armée française, leur président, Abdelaziz Bouteflika, a sali l’honneur de leur pays. Il ne nous le pardonnera pas avant longtemps. Les populations du nord Mali tiendront l’Algérie coresponsable des crimes contre l’humanité qui ont été commis par la France et l’armée malienne. Le président Bouteflika a bouclé la boucle, il ne sera pas celui qui construira des relations solides avec les pays de la région et ne sera pas celui qui participera à l’émergence d’un bloc économique solide. Quand il quittera la présidence, il laissera pour l’Algérie un lourd fardeau politique. Tous les peuples de la région nous en haïront pour une raison ou une autre.

 Non, l’homosexualité n’est pas imposée aux Arabes par l’Occident

(Article de Abdellah Taïa, écrivain marocain né à Rabat en 1973)

Le paternalisme et l’ignorance ne sont pas venus cette fois de là où je les attendais.
Selon l’article de Street Press repris sur Rue89, les Indigènes de la République affirment que l’homosexualité, identité occidentale, n’est pas adaptée au monde arabe et africain.
Et, par analogie, qu’elle n’est pas vraiment la bienvenue dans ce qu’on appelle, en France, « les quartiers populaires ». —- Si on suit cette logique jusqu’au bout, le mariage pour tous n’est donc pas la priorité des priorités. Il ne serait même qu’une
nouvelle offensive de « l’impérialisme gay » et du « monde blanc », qui veut imposer à la terre entière « l’universalisation de l’homosexualité ». —- Moi, écrivain marocain homo, je suis choqué —- Sans entrer dans l’analyse politique (assez facile à faire) de ces thèses, et de ce qui motive ces personnes à tenir de tels propos, je voudrais dire que moi, Abdellah Taïa, écrivain marocain homosexuel de 39 ans, vivant en France depuis 13 ans, je suis choqué et écœuré par ces paroles, ces dénégations.Par cette ignorance.

J’ai l’impression d’entendre des vieux Marocains attachés à un passé glorieux qui n’a jamais existé, à une identité fantasmée. Des membres de ma famille qui, une fois qu’ils m’ont bien insulté, me sortent l’argument majeur :
« L’homosexualité, ce n’est pas nous, ce n’est pas notre culture.Nous, nous sommes des musulmans. Des purs. Les autres ne connaissent pas Dieu. Ce sont des mécréants. »

Mais voilà : ce discours, qui mélange tout, le religieux comme le traditionnel, le racisme comme l’idéologie d’un autre temps, est complètement dépassé dans le monde arabe.

Des voix se battent pour nous faire exister

Au Maroc, au Liban, en Egypte et ailleurs, on a vu ces dernières années émerger des voix qui se battent pour faire exister les homosexuels arabes, les faire sortir de la honte où
on les enferme, les protéger des lois injustes et des regards qui tuent.

Et ce ne sont pas seulement les associations arabes homosexuelles qui font ce travail. Les organisations des droits de l’Homme, notamment au Maroc, demandent la même chose : la reconnaissance des homosexuels comme individus, comme citoyens, et non comme des criminels.
Appeler à la liberté individuelle et sexuelle pour tous,hétérosexuels comme homosexuels.
Installer enfin un espace où l’individu arabe peut se libérer du groupe, jouir pleinement de tous ses droits sans qu’on vienne lui rabâcher des discours traditionnels qui relèvent
plus d’une identité rêvée que de la réalité.

Bien sûr, les gouvernements dans les pays arabes ne font absolument rien pour écouter, aider ces associations. Le changement des mentalités sur des sujets aussi importants est imposé souvent par des individus qui se sacrifient, qui sont maltraités et qui, pourtant, ne renoncent pas. La presse marocaine, ces dix dernières années, a joué un rôle formidable, courageux, pour accompagner ce mouvement, lui donner une crédibilité.

Participer à cette mission : libérer les homosexuels et, du même coup, tous les autres.
J’ai pu, moi personnellement, parler de mon homosexualité au Maroc, donner des interviews et des conférences sur ce sujet. Tous mes livres, publiés aux Editions du Seuil, sont disponibles là-bas, certains traduits en arabe.

Cinq mensuels gays en arabe

Depuis le début du Printemps arabe, ce mouvement a même pris une ampleur inédite. On a vu sur Internet l’apparition d’autres associations gays. Les homosexuels arabes ont pris part à cette révolution qui, malgré les victoires électorales des partis islamistes, est en train de changer en profondeur la société et la pensée arabes.

Mieux : il existe maintenant au moins cinq mensuels gays en arabe : « Aswat » au Maroc, « Ihna » en Egypte, « My Kaly » en Jordanie et « Mawaleh » en Syrie. Ils sont tous disponibles sur Internet, librement. Ils sont tous dirigés par des jeunes arabes qui
travaillent sérieusement à cette mission, changer le regard social et historique sur les homosexuels.

Des jeunes qui ont compris que la liberté ne viendra ni des sociétés conservatrices ni des pouvoirs qui, au même titre que les islamistes, instrumentalisent à longueur de journée l’islam pour asservir encore plus les Arabes.

Les exemples, pour montrer à quel point les Arabes sont en train en ce moment de travailler à la libération des individus (hétérosexuels comme homosexuels) et le dépassement de toutes les idéologies (y compris occidentales), sont très nombreux. Pour certains, tout cela est encore underground, timide, et ne représente rien au sein des
sociétés arabes d’aujourd’hui.

Dès 747, des écrivains en ont parlé librement

J’ose, à travers ce papier, affirmer le contraire. J’ose rappeler l’histoire arabe où l’homosexualité n’a pas été toujours condamnée. Certains des plus grands auteurs arabes, Abou Nouass (747-815), Al-Jahiz (781-869), Ibn Arabi (1165-1240), Ibn Hazm (994-1064), en
ont parlé librement. Leurs livres sont encore étudiés dans tout le monde arabe.

J’ose redire ceci, qui me paraît la preuve simple de ce que j’avance : il existe, depuis à peu près six ans, un mot arabe et neutre pour désigner l’homosexuel. Ce mot est très simple : « Mithly ». Il est aujourd’hui utilisé partout dans le monde arabe, dans la
presse écrite comme à la télévision.

Alors, quand j’entends ce discours sur l’homosexualité venant des Indigènes de la République, je suis tout simplement meurtri. J’ai l’impression de faire une double peine.
Surtout, et c’est cela le pire, je me retrouve encore une fois en France face à l’ignorance totale de ce qui se passe dans le monde arabe. Se fonder sur ces visions erronées pour imposer un discours sur « les quartiers populaires », et au passage exprimer
une homophobie latente, me paraît à la fois triste et dangereux.

Le mariage pour tous est d’abord l’égalité pour tous. Tous les Français de toutes les origines. Qu’ils habitent à Gennevilliers ou à Saint-Germain-des-Prés. C’est cette évidence historique qu’on devrait retenir. Et non pas fantasmer de nouveau sur un passé
depuis trop longtemps révolu et sur des identités qui relèvent tout simplement de la fiction.
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(Canada, La Commune UCL Montreal)

Indigènes de la République

http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=1792

Rue89
http://www.rue89.com/2013/02/08/les-indigenes-les-arabes-et-lhomosexualite-le-texte-integral-239460