Liberté, égalité, fraternité? Pour les musulmans aussi?

COMMUNIQUE de la Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie (CRI)

Nouvelle agression islamophobe !

Sarko, Guéant, Hortefeux, Valls, Hollande, : vous êtes co-responsables !

La Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie condamne avec fermeté et colère l’agression islamophobe et ignoble qui vient de se dérouler sur la commune d’Argenteuil en Région Parisienne.

Le 20 mai 2013 entre 20h30 et 21h00, Rabia B. jeune fille de confession musulmane portant le foulard a été agressée et frappée par deux individus en blousons noirs à coups de poings et pieds. Traiter de « sale arabe » et de « sale musulmane » ses agresseurs lui arrachèrent son foulard.

Choquée et traumatisée, la victime de 17 ans, préféra se murer dans le silence et ne pas parler de son agression de peur de représailles mais ses proches l’ont convaincu de déposer plainte et de parler de son agression mais aussi de celle de son amie Nadia C. attaquée à coups de cutter dans la même commune quelques mois plus tôt avec aucun résultat et aucune arrestation, comme dans la plupart des agressions et profanations islamophobes.

Étonnamment, la police n’a pas jugé utile de prendre des photos de traces de coups et d’hématomes sur le visage et le corps de la plaignante.

Plus grave, la Municipalité d’Argenteuil a dépêché des émissaires pour dissuader la famille de parler de cet acte ignoble prétextant le risque d’émeutes en banlieue. Ni la Mairie, ni la Police n’ont accepté de visionner les images de vidéo surveillance, qui selon eux seraient floues et inexploitables !

Nous avons chargé notre avocat Maître Maati d’assister la famille et de faire notamment la lumière sur ces vidéos soi-disant inexploitables.

La Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie exige des pouvoirs publics et particulièrement des Ministres de l’intérieur et de la Justice de tout mettre en œuvre afin que les coupables soient retrouvés au plus tôt et traduits en justice.

Nous appelons le Président de la République à prendre ses responsabilités en condamnant publiquement l’islamophobie dont la classe politico-médiatique est amplement responsable.

Enfin, nous appelons les citoyens français de confession Musulmane, abandonnés par la République à s’auto-organiser pour défendre leurs lieux de culte, leurs cimetières et leurs enfants face à cette vague islamophobe sans précédent et dont 95% des auteurs restent impunis et non recherchés sérieusement.

Le 5 Juin 2013
www.crifrance.com
Pour tout contact 06 18 79 76 61

 Lettre ouverte des protestataires d’Istanbul au peuple de Tunisie

kjho

Nos cher/ère frères et sœurs de Tunisie,

Il n’y a pas très longtemps, vous avez créé une étincelle dans votre région qui s’est répandue partout rapidement, devenant le flambeau qui guide non seulement votre pays, mais aussi beaucoup d’autres vers un chemin où les régimes oppressifs ne sont plus tolérés. Cet essor a été fait au nom de la démocratie, de la liberté et des droits dont vous étiez privés. Vous avez été une inspiration et le monde vous a regardé mener votre pays vers un demain plus humain, plus signifié et plus libre.

Aujourd’hui, en Turquie, nous vivons des moments très importants, marqués par la solidarité entre les gens qui se révoltent de manière pacifiste contre un gouvernement oppressif. La police, en qui nous faisons confiance, que nous appelons quand nous avons besoin d’aide, qui a juré de nous protéger nous attaque avec des armes chimiques qui brulent la chair, différents types de gaz qui nous empêche de respirer, de l’eau à haute pression, des balles plastiques qui sont tirées directement sur la tête des gens. Pourquoi ? Parce que nous avons agi comme notre constitution nous permet d’agir : nous avons protesté.

Il y a cinq jours, les habitants du quartier de Taksim à Istanbul ont commencé à protester contre un projet de construction d’un centre multi-fonctionel au lieu du seul parc restant du quartier. Ils étaient des écologistes qui voulaient simplement faire arrêter la construction donc ils ont pris leurs tentes et commencé à y faire un camp. Un jour à 5 heures du matin, la police a lancé une opération et a pulvérisé les gens avec le gaz poivre et l’eau à haute pression alors qu’ils dormaient sous leur tentes.

Cette opération contre une simple manifestation qui se faisait en paix a eu une importante réponse de toute la Turquie. Aujourd’hui, des centaines de milliers de personnes sont venus à İstanbul, et il existe des mouvements de résistance dans de nombreuses autres villes qui dénoncent la violence de la police qui est complètement arbitraire et qui va contre tout principe démocratique. La foule est devenue immense, pourtant ils restent ensemble et calmes, ils s’avertissent les uns les autres pour pouvoir rester calme aux moments de tension et pour éviter tout acte de violence en dépit de l’utilisation disproportionnée de la force de la part de la police. Du coup, aujourd’hui, nous sommes unis. Aujourd’hui, nous ne nous battons plus. Aujourd’hui, nous résistons.

Chaque jour, il devient plus clair que nous sommes des pacifistes qui n’essayent que de se protéger, tandis que la réponse de la police devient de plus en plus brutale. Une recherche rapide apportera devant vos yeux des milliers d’images atroces, des vidéos et des histoires personnelles des manifestants. Vous verrez des images d’une fille seule, battue et insultée par 10 policiers. Vous verrez les policiers jeter les bombes de gaz dans des immeubles d’habitation et verrouiller les portes afin que les gens ne puissent pas sortir. Vous verrez les policiers pulvériser par les gaz des mosquées où les jeunes volontaires réalisent les premiers secours pour sauver les blessés. Pourtant, cela va vous montrer une solidarité qui n’a jamais été vu jusqu’à ce jour en Turquie.

Nous sommes devenus un peuple qui se sent coupable quand il va se coucher, quand il n’est pas dans les rues avec ses amis, à respirer le gaz chimique constamment pulvérisé sur eux. Le soir, nous devenons des chimistes, des pharmaciens, des infirmiers, des agents de renseignement et des journalistes; et simplement des amis. Or, à travers la même recherche, dans les rues vous verrez des gens se faire des boucliers humains pour protéger des inconnus. Vous verrez des gens qui protègent et se soutiennent les uns des autres par tous les moyens possibles.

Vous verrez les manifestants résister, main dans la main, pendant toute la nuit et nettoyer les rues qui ont vu leur combat de la veille pendant la journée – à nouveau main dans la main. Vous verrez un flux irrépressible d’informations entre les manifestants à travers les médias sociaux et les émetteurs-récepteurs, malgré les restrictions sur les moyens de communication adoptées par le gouvernement pour nous empêcher d’utiliser notre droit démocratique de citoyens dignes, pour protester et se faire entendre.

Nos chaînes d’information opprimée par le gouvernement refusent de montrer ce qui se déroule sous leurs yeux, c’est pour ça que vous voyez les gens s’organiser pour que tout le monde soit au courant de cette férocité à la fois en Anatolie et dans le monde entier. Cette violence contre les générations qui sont l’avenir de notre beau pays n’est plus tolérable. Nous ne sommes pas des terroristes, et nous refusons d’être perçus comme tel.

Aujourd’hui, nous sommes unis. Aujourd’hui, nous sommes Un. Nous refusons d’être associés à un parti politique ou une idéologie. Notre idéologie est la liberté et la démocratie. Nous sommes des personnes de tous âge, de toutes religions, de toutes minorités ethniques, de toutes idéologies qui, épaule contre épaule, se révoltent contre un gouvernement qui ne respecte pas les principes d’une véritable démocratie.

Nous nous révoltons contre notre Premier ministre, qui a répondu à nos appels en nous rappelant qu’il détenait 50% de la population de la Turquie qui ont voté pour lui et s’il le veut, il pourra rassembler un million de personnes pour aller dans la rue et se révolter contre nous. C’est très dommage, car nous ne sommes pas contre une partie de notre population; nous sommes contre la mentalité qui perçoit le pourcentage de ses votes comme une source de légitimité pour ses actions arbitraires. Or, ceci n’est pas comment une démocratie est définie; une démocratie est polyphonique pendant et après les élections.

Nous nous révoltons donc contre ce même système dont chaque communauté a souffert dans différentes périodes de l’Histoire de la Turquie moderne; la communauté islamique, laïque, kurde, arménienne et plusieurs autres. Nous revendiquons aujourd’hui, le droit d’être entendu et respecté par le gouvernement qui a la fonction de nous protéger et de nous rendre le droit de vivre comme des êtres humains dignes de respect dans notre pays que nous aimons. Nous voulons que notre Premier ministre arrête les forces de police et nous laisse nous exprimer. De cette façon, il va voir que c’est ses propres jeunes qu’il est en train d’attaquer et personne d’autre.

La raison pour laquelle nous vous écrivons cette lettre est que cette semaine, notre Premier ministre Tayyip Erdoğan va visiter votre pays au lieu de rester en Turquie et de régler la situation qui est arrivée au point de causer les morts de nos amis. Cela nous indique que malheureusement, il ignore tous ceux qui sont morts et blessés par suite de l’application brutale de ses directives par les forces de la sécurité. Cette lettre est notre cri, notre appel à vous, à nous aider, à nous rejoindre dans notre protestation en vous-même protestant son arrivée en Tunisie.

S’il vous plait, montrez-lui que nous ne sommes pas seuls. Montrez-lui que les manifestants pacifiques et démocratiques gagnent toujours, comme vous l’avez montré au monde entier.

Au nom de la paix, de la liberté et de l’expression.

Vos frères et sœurs en Turquie

http://nawaat.org/portail/2013/06/04/lettre-ouverte-des-protestataires-distanbul-au-peuple-de-tunisie/

 Liste des condamnations pénales et mises en examen des élus UMP

Alain Agostini (UMP) 2008, condamné pour proxénétisme aggravé en bande organisée.

Alain Carignon (UMP) 1999, condamné pour corruption, abus de biens sociaux et subornation de témoins.

Alain Ferrand (UMP) 2006, condamné pour faux et usage de faux. 1998, condamné pour prises illégales d’intérêts et condamné pour fraude fiscale.

Alain Juppé (UMP) 2007, condamné pour abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt.

Alain Tuduri (UMP) 2009-2010, condamné pour discrimination raciale, pour avoir préempté les biens immobiliers que voulait acheter des personnes d’origines étrangères dans sa commune.

Axel Poniatowski (UMP) 2010, condamné pour diffamation.

Brice Hortefeux (UMP) 2010, condamné pour atteinte à la présomption d’innocence. Il a également été condamné pour injure non publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine. Le Parquet Général a requis sa relaxe, la décision a été mise en délibéré au 15 septembre.

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 Fatou Diome: Impossible de grandir

Fatou Diome feuille2chouphoto

Fatou Diome feuille2chouphoto

Fatou Diome, à dix-sept heures trente, ce jeudi, à la librairie Kléber, à Strasbourg, venait de loin. Pas seulement de son île du Sénégal natal, cette Alsacienne d’adoption qui, vers la fin de son intervention, lança, en riant, et dans les rires du public, à propos de la France, « Si elle, ne m’adopte pas, moi, je l’ai adoptée », ajoutant, « la France de Victor Hugo, de Cosette, celle de Brassens, Brel, Piaf… ».

Fatou Diome, à dix-sept heures trente, ce jeudi, à la librairie Kléber, à Strasbourg, venait de loin. Pas seulement de son île du Sénégal natal, cette Alsacienne d’adoption qui, vers la fin de son intervention, lança, en riant, et dans les rires du public, à propos de la France, « Si elle, ne m’adopte pas, moi, je l’ai adoptée », ajoutant, « la France de Victor Hugo, de Cosette, celle de Brassens, Brel, Piaf… ».

Comment le public, assis, pour certaines, bien avant l’heure, pouvait-il être impatient, pour son retard d’une demi-heure ? Le meneur de jeu, et d’entretien, annonça une surprise, et la surprise débarqua.

Juste le temps de tomber la veste, de passer, en un geste familier et répété, sa main droite dans ses cheveux, les rejetant en arrière, et, sur des extraits de musique qu’une animatrice de la salle blanche faisait sortir, selon le geste de l’auteure, d’une radio-cassette, et elle se lança dans un récit, en une gestuelle qui tirait vers la danse, mais tout en retenue, car elle ne bougeait que moderato cantabile, pourrait-on dire. Un poème émergea. Le public, à quatre vingt dix pour cent féminin, était conquis, et le resta, tout du long.

Fatou Diome feuille2chouphoto

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Elle venait de loin, cette « bâtarde », aux yeux de ses compatriotes de là-bas, qui ne supportaient pas, et semblent toujours, pour elle ou d’autres, né(es) après, qu’elle soit née de parents fougueux de dix huit ans qui avaient « oublié » de se marier, avant de la concevoir .

Elle venait de loin, cette fillette, cette jeune fille, battue, « cognée » dit-elle, par sa mère ou un de ses oncles, parmi la grande famille, à l’africaine, de tantes, d’oncles, de cousins, de cousines.

Elle venait de loin, qui a eu la chance, et la volonté, d’aller à l’école, jusqu’à devenir professeur de lettres, et écrivain. Elle rend hommage à ses grands-parents, à ce grand-père qui l’a élevée comme un garçon, lui apprenant à pécher le poisson, activité dont les filles, là-bas, ne sont pas instruites, mais il faut bien savoir être indépendante en tout. Elle rend hommage aussi à sa grand-mère qui l’a élevée en fille.

Dans son roman, Impossible de grandir, [ Flammarion], c’est de son expérience qu’elle nous parle, sous les traits du personnage principal. On n’en sait à ce jour -on ne l’a pas encore lu- que ce qu’elle en a dit et qu’on peut écouter, ou voir, dans une version vidéo ou audio.

Elle raconte qu’elle ne supporte pas les invitations à déjeuner ou à dîner chez les gens. Cela a pu heurter tel ou telle, mais, c’est irrépressible, il faut s’y faire, ou alors accepter rupture et séparation.

Dans sa parole, nulle plainte, et aucune servitude. Une résilience indomptable, au contraire, devant les coups subis, fillette. Et nul besoin de s’allonger sur le divan des psys. Elle se soigne par son œuvre et sa vie.

On se souvient que, déjà licenciée en lettres, et femme de ménage dans une famille alsacienne, elle a dit ses quatre vérités à son employeuse raciste, et en a tiré un livre, La préférence nationale.

Elle nous raconte comment elle a appris à ne pas baisser les yeux, restant stoïque, au rigoureux sens antique, devant les coups, les moqueries, les méchancetés d’hier, d’aujourd’hui et de demain, quand elle retourne au pays, et qu’on lui demande des comptes sur ce qu’elle écrit de l’Afrique et d’elle même, en Europe.

Rien ne peut lui arriver, puisqu’elle est née, inattendue, et demeure dans l’existence. Tant qu’elle est en vie, avec un tel conatus, cette puissance d’exister spinoziste, c’est un bonheur, quoi qu’il puisse lui arriver. Inatteignable. Nul tyran, nul bourreau ne peut vous soumettre, comme il ressort du Contr’un, de la Boétie. Il n’y a de servitude que volontaire.

On se souvient, après Le Ventre de l’Atlantique, de sa bataille littéraire, mais pas que, sans doute, avec les frères, les cousins, qui ne rêvent que de « l’Europe aux froids parapets », pour qu’ils demeurent au pays.

Déjà, au Sénégal, alors que son dernier livre n’est pas encore distribué, les ragots, comme une bile, circulent. Peu lui chaut, elle a de quoi riposter.

A la fin, Fatou Diome s’est livrée au jeu de la dédicace auprès des lectrices-teurs empressés.

Fatou Diome feuille2chouphoto

Fatou Diome feuille2chouphoto

Note: 31 03 13 à 17 h 36
Suite à une demande liée à des questions de droits, la Feuille de chou a accepté de supprimer des vidéos et de l’audio de ce billet.

 Le conspirationnisme : danger et impasse d’une critique sociale

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Les théories conspirationnistes sont de retour, notamment sur Internet. Il faut constater que les sites et vidéos de théorie du complot fleurissent sur internet et ont de l’écho. Même si les théories du complot ont toujours existé, elles ont su s’adapter à ce nouveau média et toucher une population assez large. Il n’est plus rare de constater les relents « conspi » de certains discours en manifestation. Même à Saint-Imier, aux rencontres internationales anarchistes, quelques personnes faisaient part de leur volonté de parler du groupe de Bilderberg ou de la commission trilatérale, comme « LE » sujet dont il faut parler, dépassant en importance tous les autres. Dans le rap français aussi, on trouve des textes reprenant pleinement les thèses conspirationnistes : par exemple Rockin’ Squat (ancien membre du groupe Assassin) et Keny Arkana, deux artistes renommé·e·s et politisé·e·s, qui n’ont pas hésité à « dénoncer » les Illuminati, groupe secret qui comploterait pour dominer le monde. Les théories du complot sont souvent associées à l’antisémitisme, le racisme et la haine de l’autre, on imagine une sorte de fantasme qui permet de justifier un État fort, autoritaire, fasciste pour s’attaquer à un bouc émissaire. Historiquement les succès des théories du complot ont toujours permis l’expansion des thèses d’extrême-droite et pourtant, ceux et celles qui portent ce discours ne sont pas toujours de mauvaise foi. C’est pourquoi il nous parait important de réagir, de proposer un discours politique sur ce sujet afin de mettre en garde contre cette façon de raisonner. Il faut pour cela connaître et identifier ce type de propos et ensuite analyser les pièges dans lesquels il ne faut pas tomber.  la suite

 Bédouins, nomades malgré eux…

Quelques vidéos d’Adalah qui valent mieux qu’un long discours… (Chacune dure 5mn environ et n’ont pas besoin de leurs sous-titres anglais; les images se suffisent !).

Tout d’abord un petit film “Nomades malgré eux” qui nous montre le village d’Umm al-Hiran, village créé en 1956 par Israël pour y regrouper quelques familles bédouines (mais toujours sans raccordement d’eau, électricité, égouts …) tel qu’il est aujourd’hui, comment il pourrait devenir s’il bénéficiait du minimum de ressources accordées aux autres villages israéliens… et ce qui l’attend dans les jours qui viennent (images de la 21e destruction d’al-Araqib):

L’Etat d’Israël a planifié à sa place la construction de la ville juive d’Hiran. 30 familles de colons (religieux du mouvement juif américain Or –c’est à dire “Lumière”) se sont donc installés à côté sur un emplacement appelé Camp Yatir. On les voit eux-mêmes se mettre en scène découvrant Umm al-Hiran où il n’y a que du sable et des Bédouins (!!). Petit traveling sur le “camp” pendant lequel on peut voir une plaque (à 1mn 44sec.) indiquant que ces maisons provisoires ont été construites grâce au JNF, le KKL américain !

Et enfin, la vidéo faite par les colons eux-mêmes, morceau de propagande infecte, et qui n’ont pas hésité à piquer -et détourner- des images du film d’Adalah “Nomades malgré eux”: