Daniel Bensaïd, le révolutionnaire mélancolique

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Le philosophe marxiste Daniel Bensaïd, infatigable militant et théoricien de la Ligue communiste révolutionnaire, est décédé ce mardi 12 janvier 2010 à soixante-trois ans. Acteur phare de mai 68, tête pensante de l’extrême-gauche trostkiste et anti-stalinienne, il a publié près d’une trentaine de livres, qui traquent le sens des rendez-vous manqués avec l’histoire à la lumière de Karl Marx, de Walter Benjamin ou encore d’ Antonio Gramsci.

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ON AURA TOUT VU!

Mais les avez-vous vus, et entendus,elle et lui?

Non? Zavez pas honte?

le 22 Janvier 2010 à 20h30
Liselotte Hamm et Jean-Marie Hummel (la manivelle)
à Riegel KUMEDI (en face de Markolsheim)

Dans le cadre des journées de l’entente franco-allemande

 photo Jean-Georges Ott (libre de droits)

Cette fois cela commence avec un Haut-sommet-de-l’alémanique !
Wasisdas ? c’est de là que nous venons ! enfin nos « soi-disant ancêtres », qui se sont installés aux bords du Rhin-des-deux-côtés, ont essaimé un peu en Autriche, en Suisse et avaient de commun une langue, certains précisent : un dialecte, pas grand-chose disent d’autres…Mais enfin c’est la faute à Johan-Peter HEBEL qui a édité ses Alemannische Gedichte en 1803 (admiré aussi pour ses « histoires d’almanach », de Goethe à Elias Canetti en passant par Kafka, Heidegger et Walter Benjamin…) ;Hebel est le premier qui a mis sur papier cette langue orale parlée chez lui entre Sud de la Forêt-Noire (Schwàrzwàld – où l’on fabrique les meilleurs biscuits bien nommés Schartzwäldertorte : chocolat, kirsch et crème fouettée) Bâle (-les Läckerli) et le Sundgäu (Nathan Katz, René Ehni, Louis Schittly et la route de la carpe frite…).Voilà pour le paysage et pour les hommes et les femmes qui y circulent.

Liselotte et Jean-Marie vont présenter un premier état de travail en cours autour de cette « Internationale Alémanique », avec André Weckmann, Claude Vigée, Albert Schweitzer, Adrien Finck, (ces 4 écrivains d’Alsace ont obtenu le Prix Hebel entre 1951 et 1992 : c’est un beau et délicieux nœud de bretschdel à défaire de l’Alsace. Un regard sur nos voisins, nos langues, nos coutumes, les nations…et tout finit en discours de remerciements et chansons.

Ensuite Liselotte et Jean-Marie présenteront des fleurons du répertoire bilingue tel que le chantent d’un côté les Allemands et de l’autre côté les Français : chansons de Cabaret, tubes du premier cinéma parlant et chantant, du Cactus à l’asperge, du roi d’Yvetot à Napoléon et du gars de la marine aux bons copains

et qu’écrit la critique ?
« à côté de la tension que porte en lui le spectacle très varié, ce sont les artistes eux-mêmes qui en deux heures et demi n’ont pas cédé sur le plaisir de chanter, accordéon, voix, piano, percussions…Cette légèreté a séduit le public réjoui, qui dès le début du spectacle a chanté avec eux… » Badische Zeitung 2009