Cercle de silence de Strasbourg

Les naîfs, -mais en reste-t-il?- auraient pu penser qu’avec le nouveau président, la majorité de “gauche”, le gouvernement PS-EELV, les Cercles de silence cesseraient de se rassembler, la question des étrangers “sans-papiers” ayant été réglée, par la régularisation.

Erreur!

Le pouvoir actuel poursuit pour l’essentiel, avec le zélé Valls-”du- white-du-blancos”, la détestable politique de Sarkozy, Besson, Hortefeux, Guéant.

Aussi, les Cercles de silence, réunis récemment à Toulouse, n’ont pu que décider de poursuivre les rassemblements contre la criminalisation des étrangers dits sans-papiers.

 Rassemblement pour Pinar Selek à Strasbourg



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

50 personnes se sont mobilisées un 1er août place Kléber à Strasbourg sous un soleil plus que brûlant afin de soutenir Pinar Selek, sociologue en butte à une féroce répression du gouvernement et de la justice turcs. Exilée à Paris, elle vient d’apprendre le résultat en forme de mascarade du procès contre elle, remis à l’automne prochain.

Les poursuites contre elle doivent être levées pour qu’elle puisse, comme elle le souhaite, rentrer au pays et poursuivre son travail sur des groupes sociaux jugés peu “halal” par le gouvernement…

 Cercle de silence de Strasbourg: an 5


Le changement, c’est maintenant”, disait le candidat François Hollande.

Pour les sans-papiers criminalisés, comme en bien d’autres domaines, on n’a rien vu venir.

Et le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, annonce pour la rentrée, une loi pour remplacer la rétention administrative, désormais rendue illégale par la Cour européenne des droits de l’homme, par une loi d’exception autorisant la détention pendant 12h, à la demande des responsables policiers, selon lesquels la garde à vue de 4h serait insuffisante.

Quelle que soit sa durée, six mois renouvelable en Israël, ou 12h en France, la détention administrative est contraire aux droits de l’homme! Même si des associations, comme la CIMADE, s’occupant des étrangers sans-papiers en font elles-mêmes la demande…

 Cercle de silence de Strasbourg : an quatre, avec frère Alain

Après une conférence de presse donnée au Club de la presse Strasbourg-Europe, le frère Alain, franciscain et inventeur des cercles de silence s’est joint à celui de Strasbourg qui se tient depuis quatre ans; quelque chose nous laisse penser, qu’après le 6 mai, quel que soit le résultat, le cercle de silence aura encore, hélas, un avenir en défense des étrangers pourchassés, retenus, expulsés.

Frère Alain a insisté sur le retour à l’intériorité de chacun(e) pour ancrer les actions de solidarité avec l’humanité blessée des étrangers, la nôtre et, même celle de ceux qui maltraitent les étrangers. Pas besoin pour cela d’être chrétien ou même croyant, les athées aussi ont été cités à juste titre ainsi que la méditation zen.
Il a évoqué plusieurs expériences dont on peut s’inspirer, celle de Gandhi, avec sa poignée de sel, celle de Martin Luther King, de Rosa Park qui a décidé un jour de violer la loi injuste de ségrégation dans les bus.

Audio:
frère Alain bio express
frère Alain bavardage et silence
frère Alain poignée de sel

Il n’a pas exclu de passer à un autre stade de la désobéissance civile non violente, en appelant à l’inventivité de tous-tes, tout en précisant que nul ne doit se tenir obligé d’accomplir des actes qui ne répondraient pas à un acquiescement interne propre de sa sensibilité et d’une raison non raisonnante.

Audio:
frère Alain Munsterhof
Casas
Pierre Greib Cimade Clapest
frère Alain aux 4 coins du cercle
Xavier Cuche les bébés aussi
frère Alain livres film

 

 

Lu dans les DNA du 290412
http://www.dna.fr/societe/2012/04/29/faire-du-bruit

Diaporama:
http://www.flickr.com/photos/69546723@N03/sets/72157629571009718/show/

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 Indignés et antinucléaires manifestent à Strasbourg

En ce magnifique samedi d’automne ensoleillé, aux milliers de badauds et de touristes déambulant dans l’hypercentre, se sont ajoutés plusieurs centaines d’Indignés place Kléber, entrainés par les percussifs  Allons enfants de la batterie et en même temps sur le parvis de la cathédrale des centaines d’antinucléaires d’Alsace, des Vosges de Champagne,d’Allemagne, de Suisse.

http://youtu.be/y6jpWoYAC_g

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 Un Etat palestinien est-il encore possible?

 Un oeil sur la planète a passé un excellent reportage sur la Palestine.

Le CRIF et ses affidés n’ont pas manqué de lancer une campagne honteuse contre le service public.

On lira la lettre de Dominique Vidal à ce sujet, adressée à Richard Prasquier, président du CRIF et véritable vice consul d’Israël en France…

 

http://www.pluzz.fr/un-oeil-sur-la-planete.html

Monsieur le censeur, bonsoir!

 “Des Noirs et des hommes”, sur la chaîne LCP

Une émission “Des Noirs et des hommes”
Réalisateur : Amélie Brunet, Philippe Goma.
rediffusée

 

  • Le 18/08 à 00:01 sur LCP / PS
  • Le 26/08 à 15:01 sur LCP / PS  Une critique du Nouvel Observateur.

La patrie des droits de l’homme a toujours eu le plus grand mal à concilier l’image qu’elle veut donner d’elle-même et son histoire : deuxième empire colonial au monde (après l’Angleterre), pratique intensive de la traite négrière, légitimation de la possession d’esclaves par le Code noir.
Tout cela a laissé des traces : d’une part, la foi dans le « métissage, avenir du monde » ; de l’autre, les pratiques discriminatoires quotidiennes, notamment dans le domaine de l’embauche, du logement, de l’orientation scolaire.
Selon Françoise Vergès, présidente du Comité pour la Mémoire de l’Esclavage, « une ligne de couleur traverse la citoyenneté française ». Nous retrouvons le même clivage : d’un côté, le blanc, «couleur tellement naturelle qu’elle en devient invisible » ; de l’autre, le noir, plus ou moins différencié selon la personne qui regarde. « Si un Blanc entre chez mon coiffeur, il ne voit que des
Noirs ; si un Antillais entre, il ne voit que des Africains ; si un Africain entre, il ne voit que des Congolais », note l’historien François Durpaire. De la même façon que le Blanc crée le nègre, comme l’a dit le psychiatre antillais Frantz Fanon, être considéré comme noir dans l’espace français constitue une « expérience sociale » souvent stigmatisante, estime l’historien Pap Ndiaye, auteur de  ”la Condition noire” (Calmann-Lévy).
Il ne suffit pas d’applaudir à l’élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis, il faudrait aussi souhaiter que la vie politique se renouvelle et engager des réformes en ce sens. «Est-ce que cette démocratie est représentative de l’ensemble de la population ? » : telle est la question que se posent les jeunes s’ils allument leur téléviseur un mercredi après-midi et tombent
sur les débats de l’Assemblée nationale. Mais forcer la diversité dans les lieux où elle n’a pas cours – le monde politique, les grandes entreprises, les écoles qui forment les élites – scandalise les gardiens de l’orthodoxie, qui rejettent toute politique d’ouverture sociale au nom de l’égalitarisme républicain.
« Ce qui me paraît essentiel, c’est de reconnaître l’existence de difficultés.
Pour améliorer la situation des minorités, il faut des données quantitatives », note Pap Ndiaye, d’accord sur ce point avec le Conseil représentatif des Associations noires.
Mais la mesure de la diversité est un sujet tabou en France. Et celle de la discrimination ethnique, du même  coup, plus improbable.
Eric de Saint Angel © Le Nouvel Observateur