Chaud devant!

Histoire de doigts.

Mélenchon:

Je vous montre du doigt parce que vous passez les bornes!

Remballez vos grands airs sur les élus!

Demorand…(2 de trop)

Je prends pas d’air

Il ferait mieux de prendre l’air…

Le même Demorand (sinon rien?) qui, en, plus populiste tu meurs, vers 5′, dit “eh, oh laissez moi parler” lui qui ne fait que ça, puis “un peu court jeune homme...”, en opposant au début la paume de sa main pour essayer de bloquer la loco à vapeur Mélenchon, finit par lui intimer, après l’annonce du plan média de JLM (clouer le bec à Nicolas D.):

Baissez le doigt“!

http://dai.ly/g0Y6gP

Lien (merci Acrimed)

LOPPSI 2 : le vigile-tévé Nicolas Demorand caviarde un trop réel “fond d’écran” – Lettre ouverte à l’intention de Nicolas Demorand
mis en ligne mercredi 22 décembre 2010 par jesusparis

Le dimanche 19 décembre, alors qu’une poignée de gens plutôt jeunes il est vrai, ont tenté de quitter leur rang de « fond d’écran » (selon l’expression de ton invitée) pour intervenir dans ton émission [ C politique, ndr] afin de parler de la loi LOPPSI 2, tu as réagi en bon professionnel des médias d’État et de la Finance (avec toi, les liens sont très clairs : aussi bien Europe 1 que France 5) c’est-à-dire tu n’as pas laissé la parole à ton « public », tu as censuré notre intervention, en lançant un sujet, invisibilisant ce qui s’est passé alors sur le plateau pour le spectateur (l’émission était en direct, bien sûr).
À ce moment là, je suis intervenu et tu m’as reconnu : eh oui, « on se connaît », on a travaillé ensemble comme pigistes pour l’émission Staccato, d’Antoine Spire sur France Culture en 97-98 (il y a 12 ans, une éternité : tu dois plus trop le rappeler cela, que tu as bossé pour Spire, un ancien du parti communiste, militant, engagé jadis contre les violences d’Etat à la Ligue des Droits de l’homme, qui aurait, lui, très probablement fait une émission entière sur la LOPPSI 2 s’il avait encore une émission). Je t’ai demandé de nous laisser prendre la parole, que c’était important de dénoncer cette loi liberticide qui permettra l’expulsion de camps de roms, de cabanes et de squat sans passer par la case justice en donnant tous les pouvoirs aux préfets, de jeter en prison les vendeurs à la sauvette (criminaliser les biffins ou les vendeurs du métro, ah c’est beau), de museler internet sans décision judiciaire (avec le super prétexte de la pédophilie que l’on nous ressert à chaque fois qu’il faut faire passer une mesure horrible), etc.
Bref, on avait des choses à dire, on souhaitait interpeller les gens qui regardent une émission intitulée C Politique (alors que ce n’est qu’une tribune pour les politiques d’état : hier Roselyne Bachelot, la semaine prochaine Christine Boutin ; cela s’appelle servir la soupe, non ?). Mais tu t’es fâché, tout rouge sous ton maquillage : « ça ne se fait pas » (et que si, et on va pas se gêner), « il fallait m’appeler » (bah oui, allo bonjour, est-ce que tu crois qu’on peut venir dénoncer à l’antenne l’horreur de LOPPSI 2 pendant que tu caresses la « numéro 4 du gouvernement » s’il te plaît ? : tu nous prends pour des cons ou quoi ?).
Non, finalement, un gars (de la régie ? Un vigile ?) super pro en arts martiaux s’est jeté sur moi par derrière, m’a fait une clef de bras, m’a plaqué au sol, sous tes yeux, sans que tu ne dises mot (« on se connait » mais on n’est pas pote apparemment) et il m’a expulsé du studio violemment.
Ton nez dans ta merde : je ne sais pas ce que tu as pensé sur le moment ou après coup mais cette scène a permis de matérialiser très clairement de quel coté du manche tu te trouves : du coté de ceux qui veulent faire passer la loi LOPPSI 2, c-à-d ceux qui ont besoin de vigiles, de taser, de flashball, de caméra de surveillance, de fichiers encore plus totalisants, ceux qui ont besoin d’être protégés dans leur domination et leur prévarication. Après, tous les copains et copines ont été aussi manu militari viré-e-s du plateau, et tu as pu continuer ton émission de propagande : « Alors, Nathalie Kosciusko-Morizet, qu’est ce vous pensez de la neige qui bloque les aéroports ? »
Avec mon profond dégout,
Benoît A