La solidarité, contre la com et le protocole: Jean-Michel Augé

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Jean-Michel Augé, conseiller national suppléant du PS, appelle de ses vœux une politique municipale de solidarité dirigée vers les quartiers et les populations les plus fragiles. Les mesures proposées représenteraient 1 % des budgets de la Ville et de la CUS et seraient financées en surveillant la politique des achats et en taillant dans les frais de communication et de protocole.

« La crise est le fruit d’une politique irresponsable conduite durant de longues années. Le choix de privilégier la rente au détriment de la rémunération du travail a conduit à un enrichissement des plus riches et à un appauvrissement des plus pauvres. Notre pays se trouve à présent dans une situation très préoccupante sur le plan économique et social. À Strasbourg, les habitants des quartiers populaires subissent les conséquences de cette crise beaucoup plus lourdement que les autres. Pauvreté, chômage, échec scolaire s’y sont développés massivement sans que l’on y prête vraiment attention. Cette évolution générale a été parfaitement décrite dans le rapport de la cour des comptes : « Politique de la ville, une décennie de réformes – 17 juillet 2012 ». Il est indispensable d’engager, localement comme nationalement, une politique extrêmement volontariste.

Alors que la tête de liste socialiste pour les élections municipales de 2014 sera désignée à la sortie de l’été, et à moins d’un an du scrutin lui-même, il est utile de s’interroger sur la façon dont ces enjeux seront pris en considération dans notre ville et dans notre agglomération durant les six prochaines années.

Les clichés ont la vie dure : l’argent public coulerait à flots – et en pure perte – dans les quartiers populaires. C’est totalement faux quoiqu’en dise l’extrême droite. Dans notre pays, les quartiers populaires n’accèdent pas au même niveau de soutien financier que les autres quartiers. Pire, alors que des efforts exceptionnels devraient être consentis pour compenser les handicaps qui les affectent, ces quartiers reçoivent au contraire moins d’argent public que les autres. Le rapport de la cour des comptes en atteste.

Près d’un Strasbourgeois sur quatre et près d’un habitant de la CUS sur cinq réside dans les quartiers d’habitat social. Les jeunes de moins de 20 ans y sont, en proportion, nettement plus nombreux que dans les autres quartiers. Certes, ces quartiers changent ; la rénovation urbaine a fait son chemin ; de nouveaux équipements voient le jour. Certes, pour faciliter la réussite scolaire, les effectifs de l’Éducation nationale vont être renforcés. Mais cela ne suffira pas compte tenu de l’ampleur considérable des enjeux en question.

 15 millions d’euros de plus chaque année : c’est le montant qui peut raisonnablement être avancé sur le territoire de notre agglomération pour donner un nouveau souffle au principe républicain d’égalité. Cela peut sembler énorme et donc irréaliste. C’est au contraire raisonnable et donc très réaliste. 15 millions d’euros par an – soit 1 % des budgets cumulés de la ville et de la CUS – pourraient financer l’ensemble des actions suivantes :

•2 000 places supplémentaires en accompagnement scolaire pour les jeunes en difficulté

•1 000 places supplémentaires pour l’accompagnement vers la réussite éducative de jeunes en grande difficulté

•150 postes supplémentaires d’éducateurs ou d’animateurs pour le sport, l’éducation à la citoyenneté, et la réalisation de projets culturels

•600 postes en emplois d’avenir supplémentaires pour les jeunes sans qualification

•L’accompagnement vers l’emploi de 500 chômeurs en grande difficulté d’insertion professionnelle.

Est-il utile de préciser que ces actions correspondent à des besoins avérés ?

Des équipements moins coûteux, des dépenses de communication et de protocole réduites, une politique des achats rigoureusement orientée vers les économies pour davantage de bien-être chez ceux qui en ont le plus besoin. C’est par une politique exigeante de réduction des coûts sur les autres dépenses que nous pourrons, à pression fiscale inchangée, mettre en place une audacieuse politique d’égalité des chances dans notre cité. La question de savoir si cela est possible ne se posant plus, reste celle de la volonté politique.

« Vous trouvez que l’éducation coûte cher ? Essayez l’ignorance », disait Abraham Lincoln. En 2014, nous devrons faire le choix de l’éducation. Et plus largement de l’égalité des chances. Nous cherchons régulièrement de nouveaux projets qui contribuent au rayonnement de la capitale européenne des droits de l’homme ? L’esprit de solidarité des élus et des habitants de Strasbourg fera parler de lui bien au-delà des frontières régionales. Je défendrai un tel projet. Je m’y engage dès à présent avec détermination. »
par Jean-Michel AUGE, Conseiller national suppléant du Parti socialiste, Membre du bureau fédéral du PS 67, mandataire de la motion , publiée le 18/05/2013 à 05:00

 Suppression du mot «race» : une première mesure qui en appelle d’autres

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Les députés examinent jeudi 16 mai une proposition de loi, à l’initiative des députés du Front de gauche, visant à supprimer le terme litigieux de « race » figurant dans une soixantaine de textes législatifs, comme cela avait déjà été proposé en 2003.

Le MRAP, qui, depuis sa création et plus spécialement depuis la loi de 1972 contre le racisme, explique, notamment dans ses interventions scolaires, qu’il n’y a qu’une race, la race humaine, se réjouit de cette initiative. C’est au nom de la prétendue existence de « races » que les crimes les plus monstrueux ont été commis dans l’histoire de l’humanité parmi lesquels l’esclavage et les exterminations massives et planifiées d’hommes, de femmes, d’enfants. Comme le disait le généticien Albert Jacquard : « Compte tenu des implications biologiques que tant d’écrits, de doctrines et de politiques ont accroché, de façon indélébile, au mot “race”, ne serait-il pas prudent de l’éliminer, comme on le fait d’un outil inutile et dangereux ? »

Comme l’ont écrit les députés Front de Gauche dans l’exposé des motifs de leur proposition de loi : « En supprimant la catégorie juridique de « races » nous cesserions de donner une légitimité juridique aux idéologies racistes et nous affirmerions, enfin, qu’elles s’appuient sur un concept qui n’a aucun fondement scientifique. »

Certes, la portée de ce vote sera purement symbolique : la suppression du mot « race » n’entrainera malheureusement pas la disparition du « racisme ».

Aujourd’hui, alors que vient de s’achever un quinquennat au cours duquel la stigmatisation, la xénophobie et le racisme se sont exprimés au plus haut niveau de l’État , alors que le concept de race revient en force dans certains discours extrémistes, la flambée du racisme et de la xénophobie a pris des proportions inquiétantes : 69 % des Français estiment qu’il y a trop d’immigrés (+22 % par rapport à 2009), le rapport de la CNCDH indique une hausse des menaces et actes racistes de 23 %. Des thèses racialistes se développent.

Le combat contre toute forme de racisme est avant tout un combat pour l’arrêt de la stigmatisation de catégories de personnes, Roms, immigrés… et un combat pour l’égalité des droits. L’existence sur le sol français d’hommes, de femmes sans droits, sans reconnaissance ne peut que prêter le flanc aux thèses racistes.

Pour le MRAP, la lutte contre le racisme passe par une vigilance de tous les jours et par la régularisation de tous les sans papiers, l’ accès des Roms à tous leurs droits de citoyens européens. Elle passe aussi par le droit de vote et d’éligibilité reconnus pour tous les étrangers vivant sur le territoire français qu’ils soient ou non européens et plus généralement par l’accès à l’égalité des droits pour tous les résidents.

Paris, le 16 mai 2013.
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 On ne danse pas cette Valls-là: deux élèves du Collège Maxime Alexandre à Lingolsheim, d’origine algérienne, expulsables ce mercredi 15 mai 2013

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Adresse de la pétition en ligne :

http://www.educationsansfrontieres.org/article46746.html

P2538 – URGENT : 2 élèves du collège Maxime Alexandre à Lingolsheim menacés d’expulsion

La famille est expulsable du territoire français uniquement pour raison administrative, leur demande de titre de séjour n’ayant pas abouti. Les 6 enfants de la famille sont tous scolarisés en maternelle, primaire et collège.

Texte de la pétition adressée à M. le Préfet :

Les membres de la communauté éducative du collège Maxime Alexandre de Lingolsheim sous-signés ont appris la situation de Kaouther et Chaima, leurs élèves, et de leur père expulsables.

Ils s’en alarment et regrettent profondément cette décision qui touche une famille qui a fait preuve d’honnêteté, ne cachant pas sa situation à l’établissement.

D’autre part les deux petites filles concernées se sont montrées particulièrement sages et appliquées dans leurs études. Elles sont un exemple pour leurs camarades.

C’est à ce titre Monsieur le Préfet que nous vous faisons part de notre émotion et du soutien que nous désirons porter à cette famille. Nous sollicitons de votre part le réexamen de leur dossier.

Nous sommes conscients de la délicatesse du sujet, mais nous ne doutons pas, Monsieur le Préfet que vous voudrez bien revoir leur situation avec bienveillance.

 Une expo sur les fosses du franquisme refusée au Parlement européen

COMMUNIQUE DE PRESSE
Date : 06/05/2013

“Les victimes du franquisme manifestent leur mécontentement face à la position du Parlement Européen relative aux fosses communes en Espagne. L’exposition, frappée du veto du Parlement Européen, pourra finalement être vue à Bruxelles”

Suite au refus du Parlement Européen d’accepter, au mois de février dernier, que l’Eurodéputé Raul Romeva I Rueda (Los Verdes/ALE) puisse montrer l’horreur des fosses communes de la dictature franquiste en Espagne au travers de l’exposition “Exhumation des fosses, récupération des dignités en Espagne” – exposition qui montre le travail réalisé par l’Association pour la Récupération de la Mémoire Historique ARMH et la Société des Sciences Aranzadi dans la recherche des disparus et leur identification depuis l’année 2000- divers collectifs de victimes du franquisme ont décidé de manifester leur mécontentement face à cette décision du Parlement Européen le 7 mai à 12h30 à la Place du Luxembourg à Bruxelles.

Sous le slogan “Contre l’impunité des crimes franquistes en Espagne”, les organisateurs rejettent la position prise par le Parlement Européen et le défenseur du peuple (Ombudsman) au mois de février dernier, parce qu’ils considèrent qu’en agissant de la sorte, ils veulent museler les victimes du fascisme espagnol et leur refuser une place dans l’espace de tous les européens.

Finalement, l’exposition frappée du veto du Parlement Européen sera accessible au public du 7 mai au 23 juin aux Halles St-Géry de Bruxelles. Autour de l’expo Exhumation des fosses, récupération des dignités en Espagne, de nombreuses activités sur les conséquences du franquisme en Espagne et la recherche de disparu(e)s seront organisées, auxquelles prendront part de nombreuses associations de mémoire historique et des parents de victimes du franquisme.

Des centaines de fosses communes, éparpillées sur tout le territoire espagnol, abritent toujours les corps de 113.000 disparus durant le franquisme. Au jour d’aujourd’hui, aucune politique de réparation pour les victimes et leurs familles n’est mise en place en Espagne, laissant complètement impunis ces crimes contre l’humanité.

ARMH – Los Verdes/ALE – Foro de la Memoria

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Articles associés:

http://www.levif.be/info/actualite/international/le-parlement-europeen-refuse-une-expo-sur-les-victimes-du-franquisme/article-4000298894290.htm

http://www.rtbf.be/info/dossier/toute-l-info-europeenne-de-la-rtbf/detail_une-expo-sur-les-fosses-du-franquisme-refusee-au-parlement-europeen?id=7990400#newsImagesPane

 

L’exposition:

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 Grippe aviaire: et si vos patients étaient concernés?

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La Feuille de chou pratique

Grippe aviaire A (H7N9) : Et si vos patients étaient concernés ?

120 cas de grippe aviaire A (H7N9) en Chine et 24 décès. Si aujourd’hui cette infection reste confinée en Asie, il n’est pas exclu que certaines personnes infectées en Chine se rendent sur le territoire français. Pire encore, les experts redoutent que ce virus finisse par devenir transmissible entre humains, ce qui pourrait déclencher une pandémie. Pour ne pas prendre ces infections à la légère, le Haut Comité de Santé publique détaille la conduite à tenir en cas de suspicion d’infection.

http://www.legeneraliste.fr/layout/Rub_ACTU.cfm?espace=ACTU&id_rubrique=101859&id_article=36706

Alerte Info

Grippe aviaire A (H7N9) : Et si vos patients étaient concernés ?

120 cas de grippe aviaire A (H7N9) en Chine et 24 décès. Si aujourd’hui cette infection reste confinée en Asie, il n’est pas exclu

que certaines personnes infectées en Chine se rendent sur le territoire français. Pire encore, les experts redoutent que ce virus finisse par devenir transmissible entre humains, ce qui pourrait déclencher une pandémie. Pour ne pas prendre ces infections à la légère, le Haut Comité de Santé publique détaille la conduite à tenir en cas de suspicion d’infection.

À ce jour, le virus H7N9 de la grippe aviaire a fait 24 morts et 120 cas en Chine. Mais pourrait-il se propager hors d’Asie ? Si ce risque est faible, il n’est pas exclu q’une personne infectée en Chine se rende en Europe ou en France par avion. Pire, les experts redoutent que le virus devienne transmissible entre humains, ce qui pourrait alors déclencher une pandémie.

Cette infection doit donc être prise très au sérieux. C’est pourquoi, afin de se préparer à toute éventualité, le Haut Comité de Santé Publique donne la marche à suivre en cas de suspicion de grippe à virus A (H7N9) ou A (H5N1). Les deux virus ont été pris en considération, étant donné que dans les régions touchées à ce jour, ils peuvent tous deux circuler et que les symptômes ne permettent pas d’orienter d’emblée vers l’infection A (H7N9) ou A (H5N1).

Alors que doit-on savoir sur cette infection grippale ?

En pratique, le diagnostic peut être posé devant une personne ayant séjourné en zone exposée et qui au cours des 10 jours après son retour présente des signes d’infection respiratoire aigue grave basse (nécessitant une hospitalisation), sans autre étiologie identifiée pouvant expliquer la symptomatologie. Le diagnostic pourra aussi être aussi posé chez toute personne ayant été en contact étroit d’un cas possible ou confirmé, qui présente une infection respiratoire aigue quelle que soit sa gravité.

Adopter les gestes adéquats

Au cabinet, un médecin qui voit un patient suspecté d’infection à virus grippal variant doit adopter les gestes adéquats. Tout d’abord, mettre un masque (chirurgical ou FFP2 ) et des lunettes de protection. On proposera au patient suspect de porter un masque chirurgical et on vérifiera que son masque est correctement mis. Le médecin demandera au patient de se laver les mains avec un gel hydro alcoolique jusqu’à sa prise en charge. Lui aussi, il se lavera les mains avec un gel hydro alcoolique, et portera des gants durant l’examen clinique. Si possible, on isolera le patient des autres patients en attente de consultation. Puis, selon l’état du patient, le médecin contactera directement le 15 et l’ARS de sa région afin de classer le cas. La prise en charge du patient ne sera pas orientée vers les secteurs d’accueil d’urgence mais sera organisée afin d’éviter le contact avec d’autres patients (mesures d’isolement)

Au niveau du traitement, les souches A H7N9 et A H5N1 testées sont sensibles aux inhibiteurs de la neuraminidase (oseltamivir et zanamivir) et résistantes à l’amantadine et la rimantadine. Le traitement antiviral par inhibiteur de la neuraminidase est recommandé et doit être institué le plus rapidement possible, au mieux dans les premières 48 heures après apparition des symptômes. Un traitement symptomatique complétera la prescription d’inhibiteur de la neuraminidase.

Un virus de volaille bien discret

Par ailleurs, une étude du Lancet a confirmé que le virus H7N9 provienait bien de la volaille, et qu’il n’y a aucune preuve de transmission du virus d’homme à homme. Dans le détail, ce virus est plus sournois que le virus A (H5N1) car contrairement à ce dernier, il ne rend pas malade les volailles qu’il infecte. « il n’entraîne aucune mortalité ou baisse de productivité chez les volailles domestiques, et il est donc très difficile à détecter », indique Vincent Martin, expert de l’Organisation Des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation. « Ce sont les hommes qui servent de sentinelles révélatrices de l’infection », poursuit-t-il.
Charlotte Demarti
Article du 03/05/2013

Un virus mutant de grippe aviaire créé en Chine inquiète les experts
Une équipe de scientifiques chinois a fabriqué un virus hybride de la grippe H5N1 ayant le “potentiel” de muter encore pour contaminer l’homme.

http://www.francetvinfo.fr/un-virus-mutant-de-grippe-aviaire-cree-en-chine-inquiete-les-experts_316743.html

 Situation en Algérie : L’armée US se prépare à un soulèvement des Algériens

ALGER (SIWEL) — La situation chaotique en Algérie inquiète le gouvernement américain. Prédit à maintes reprises, une révolte populaire en Algérie est inévitable, vue la situation de non-droit qu’impose le pouvoir depuis un demi siècle. Les Américains préparent ce soulèvement, en procédant à l’envoi de centaines de Marines sur les côtes espagnoles. C’est ainsi que le gouvernement de Mariano Rajoy a autorisé diligemment les USA à déployer sur le territoire espagnol, une force d’intervention rapide, en prévision d’un chaos généralisé prévu en Algérie. Le ministère algérien des affaires étrangères apporte un démenti.

La suite: http://www.siwel.info/Situation-en-Algerie-L-armee-US-se-prepare-a-un-soulevement-des-Algeriens-actualise_a4943.html

 Texte d’une militante du Collectif de Soutien aux Rroms du Val Maubuée

Voyez ce campement de baraques multicolores.
Constatez sans peine les tas d’immondices, de ça , de là.
Des rats aussi parfois.
L’autorité locale compétente interdit le ramassage des ordures.
Ainsi le bidonville sera vite répugnant, aux yeux des bonnes gens.
Qu’ils sont sales ces bohémiens.

Voyez ce campement de baraques multicolores.
D’où sortent femmes et enfants.
Ils roulent des caddies qui transportent les bidons, Qu’ils vont remplir d’eau , A la bouche d’incendie, très loin.
Le robinet, à coté, a été fermé par l’autorité locale.
Rendons leur la vie impossible et qu’ils aillent s’installer ailleurs.

Voyez ce campement de baraques multicolores.
Observez ces mères qui portent sur leur dos, Leur enfant endimanché, jusqu’au trottoir.
Ainsi les godillots resteront propres pour l’école, Malgré la boue de l’hiver trop humide qui salit tout.

Voyez ce campement de baraques multicolores.
Ecoutez la mélodie du violon de Katalin.
14 ans, musicien, sans conservatoire et sans professeur, Regardez son sourire, Timide, un peu, Heureux, beaucoup, Quand l’instrument obéit à ses doigts de magicien.

Voyez ce campement de baraques multicolores.
2 familles doivent partir demain,
Référé, jugement , expulsion.
Le juge a statué pour 4 adultes et 6 enfants.

Mais regardez arriver les hommes, en bleu, casquettes et rangers.
Qu’ils partent tous pour que les bulldozers puissent saccager et tout raser.
Menaces, pressions, OQTF* à la main,
Qu’ils partent tous ou elles seront distribuées.
Prenez garde, c’est demain que la loi est bafouée.

Voyez ce campement de baraques multicolores.
Ecoutez le silence.
Ecoutez,
Le violon de Katalin s’est tu,
Il chante ailleurs,
Le bonheur d’être en France plutôt qu’en Roumanie, « C’est ça la vie des Rroms » disait Florea avant de partir.

* OQTF = Obligation de Quitter le Territoire Français

 Agressions homophobes, verbales et physiques, en finir !

Inegalite
http://www.lastation-lgbti.eu/

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=609347312427347&set=oa.600764693269395&type=1

lu dans les DNA

Bischheim
Projet de loi Taubira Les associations LGBTI outrées par l’édito d’André Klein-Mosser

Consacré au Mariage pour tous, l’avant-dernier paragraphe de l’édito signé du maire André Klein-Mosser (UMP) dans les Cahiers de Bischheim du mois de mars – avril scandalise les associations LGBTI de Strasbourg, qui demandent un droit de réponse et interpellent l’élu.
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« […] Dans les derniers Cahiers de Bischheim, datés de mars-avril 2013, Monsieur André Klein-Mosser, maire de Bischheim et premier vice-président du conseil général faisait connaître sa position sur l’ouverture du mariage à tous les couples quelle que soit leur orientation sexuelle. Dans sa forme, ce texte, selon nous, remet en cause les trois principes fondamentaux de notre belle République : celui de la liberté individuelle, de l’égalité devant la loi et de la fraternité.

« Selon Monsieur André Klein-Mosser, “Le mariage pour tous ne rentre pas dans notre schéma de pensée”.

Tout d’abord, à qui [se rapporte] ce “nôtre” […]? Qui englobe-t-il ?

« Cette forme péremptoire et définitive insinue que son opinion personnelle irait de soi pour tous et toutes. Monsieur le maire parle de l’ouverture du mariage à tous les couples indifféremment de leur orientation sexuelle comme d’une question philosophique, religieuse. Nous tenons à rappeler qu’il s’agit de l’ouverture à tous et à toutes des droits et devoirs du mariage républicain et civil et non du mariage religieux. Cette question est avant tout une question d’égalité entre les citoyens et citoyennes de ce pays : elle permet d’abolir une discrimination flagrante et qui n’a que trop duré au mépris des droits humains.

« […] De quoi Monsieur Klein-Mosser parle-t-il lorsqu’il affirme “[Ce projet] dénature fondamentalement notre perspective de structuration de la société” ? Surtout, comment ne pas voir autour de nous qu’il existe d’ores et déjà, en France, une multiplicité de constructions familiales, quelle que soit l’orientation sexuelle de celles et ceux qui la composent ou l’ont recomposée (parents comme enfants) !
Déni de réalité

« Ce déni de réalité contraste fortement avec le ton de son texte. Surtout venant de la part d’un homme censé être en contact avec le terrain, avec la réalité et la diversité de ses administrés et administrées. La loi va enfin prendre en compte et protéger toutes les familles, en laissant moins d’enfants de côté. […]

“La société peut et doit donner sa place à chacun, mais elle doit le faire dans le respect de ceux et de celles qui la composent”, [avance encore André Klein-Mosser].

« Bonne nouvelle, les lesbiennes, les gays, les bisexuel-les, les personnes transgenre et intersexes de ce pays font pleinement partie de la société française. Assez de tous ces propos discriminants. Nous les subissons depuis trop longtemps et de façon récurrente. Ils sont coupables de l’augmentation de la violence verbale et physique envers les personnes LGBTI [pour lesbiennes, gays, bi, trans’ intersexes, Ndlr].

« Ainsi, M. Klein-Mosser doit comprendre qu’il a stigmatisé une partie des administrés et administrées, électeurs et électrices.

« Ainsi, pour toutes ces raisons, et bien d’autres encore, La Station, Centre Lesbien, Gay, Bi’, Trans’ et Intersexe de Strasbourg et d’Alsace ainsi que toutes les associations co-signataires de ce communiqué demandent à pouvoir bénéficier d’un droit de réponse dans le prochain Cahiers de Bischheim. »

Les associations signataires : La Lune, David et Jonathan, Conseil de territoire Alsace d’AIDES, Justice et liberté, Homosexualités et Socialisme, Association Pélicanto, Association Festibad, SOS Homophobie-délégation Alsace, Support Transgenre Strasbourg (STS), L’Autre Cercle Alsace et La Station.
publiée le 18/04/2013 à 05:00

http://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2013/04/18/les-associations-lgbti-outrees-par-l-edito-d-andre-klein-mosser