Fukushima : le même coup que Tchernobyl ?

Fédération Grand-Est STOP déchets nucléaires

BP 17 – 52101 SAINT DIZIER Cedex – France

03 25 04 91 41 – 06 66 95 97 77

www.villesurterre.com – www.burestop.org – www.stopbure.com

______________________________

Communiqué

Mercredi 25 Mai

______________________________

Lettre ouverte

à

ANDRA-Soulaines, CLI-Soulaines, ASN

Fukushima : le même coup que Tchernobyl ?

Mesdames, Messieurs,

L’un des très rares laboratoires indépendants en France, la CRIIRAD -que vous connaissez particulièrement pour ses révélations de novembre 2006- vient de rendre public un communiqué au titre évocateur « Tchernobyl bis repetita ? »

Le suivi de la catastrophe de Fukushima par le laboratoire vient de l’amener à faire d’ahurissantes découvertes, synthétisées par elle-même ci-dessous :

La CRIIRAD publie ce jour la carte qui prouve que la France a été contaminée dès le 22 mars 2011 :

1/ les masses d’air contaminé par les rejets radioactifs de la centrale nucléaire de fukushima daiichi sont arrivées 2 jours avant la date indiquée par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) ;

2/ elles ont affecté les trois quarts de la France (et non pas le seul sommet du Puy-de-Dôme) ;

3/ l’activité de l’iode 131 particulaire était plus de 20 fois supérieure à celle annoncée pour le 24 mars.

Ni l’IRSN, ni les grands exploitants du nucléaire, ne pouvaient l’ignorer. Omission involontaire (mais invraisemblable) ou délibérée… mais dans quel but ?

La CRIIRAD a saisi ce jour, le Premier ministre et le président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire d’une demande d’enquête sur la chronologie des faits et les différents niveaux de responsabilités.

A la lecture du communiqué détaillé et argumenté de la CRIIRAD -http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon_bis/sommaire.html- notre attention a été attirée par le courrier au Premier Ministre, daté de ce mercredi 25 mai.

On peut en effet y lire, en haut de la page 4 :

« (…) Nous vous signalons à cet égard que, le 21 mars 2011, une activité en iode 131 gazeux de 0,98 mBq/m3 a été mesurée par l’Andra sur son site de Soulaines-Dhuys. C’est la seule station concernée (…) »

Dit autrement, le site de déchets nucléaires Andra de Soulaines aurait été le premier à détecter dans l’air la présence d’iode radioactif (absent en temps normal), et ce dès le 21 mars, 3 jours avant les prévisions de l’IRSN.

Une telle information, à priori inédite, soulève de lourdes questions, que nous vous soumettons et auxquelles nous vous demandons réponses :

– cette radioactivité anormale détectée émanait-elle de la poubelle nucléaire Andra ? dans la négative, cet iode était-il dû aux émanations, massives, du complexe atomique de FUKUSHIMA-DAIICHI ? et alors, pourquoi ne dispose-t-on pas de résultats d’autres balises (de la proche centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, par exemple) ?

– cette élévation de radioactivité dans l’air ambiant ayant été décelée, comment expliquer que le public n’en ait aucunement été informé ? d’autant que chacun-e sait que toute dose de radioactivité augmente les risques sanitaires (cf CIPR-CERI…) ; les riverains de Soulaines n’étant pas rassurés du tout par l’étude -polémique- de l’Institut national de veille sanitaire

– pourquoi la CLI de Soulaines n’a-t-elle pas été destinataire de l’information, elle dont l’un des rôles majeurs est de transmettre

– comment expliquer que les outils dits à la disposition du public ne permettent aucune information ? ni par le Réseau national de mesures de la radioactivité de l’environnement -http://www.mesure-radioactivite.fr/- ni par le site CRITER de l’IRSN – http://criter.irsn.fr/exercice/acteur/ – qui, pour Andra-Soulaines, ne donne des indications qu’à partir… du 21 mars, empêchant ainsi toute comparaison avec les jours précédents (pour rappel, catastrophe de Fukushima : 11 mars)

Alors que se succèdent les révélations sur l’ampleur des mensonges tant de l’exploitant de Fukushima (Tepco) que des autorités nipponnes (état des réacteurs, contaminations…), et que nos dirigeants s’enferrent dans le suicide nucléaire, nous vous enjoignons, Mesdames, Messieurs, de nous apporter réponses au plus vite.

En vous en remerciant

Contacts :

Michel MARIE > 06 66 959 777

Michel GUERITTE > 06 71 06 81 17

Similar posts
  • Commémoration du massacre des juifs d... Comme chaque année, le 14 février, Georges Yoram Federmann avait donné rendez-vous place de la République à Strasbourg le jour de la Saint-Valentin, afin de commémorer, non l’amour, mais le massacre des juifs de la ville en 1349, accusés d’avoir empoisonné les puits et d’être responsables de la peste qui sévissait dans toute l’Europe. En [...]
  • Poutou2022 à Strasbourg: une jeunesse... La salle du FEC (Foyer de l’Etudiant catholique), très accueillante pour des réunions politiques diverses, était bourrée dès avant 20 h. Il a fallu rajouter des chaises et, malgré cela, des dizaines de jeunes, qui constituaient l’essentiel du public, sont restés debout au fond et même dans l’antichambre après la montée de l’escalier. A la [...]
  • 3 ans de Gilets Jaunes Strasbourg, Ha... Strasbourg Gilets jaunes, Antipasse et personnes Transgenre Haguenau [...]
  • Le massacre du 17 octobre 1961 à Pari... Quelques dizaines de participants ont assisté hier soir au FEC de Strasbourg à une conférence d’Olivier Lecour-Grandmaison, à la veille de la commémoration du soixantième anniversaire de ce massacre commis par les policiers dirigés par Maurice Papon, sous la présidence du général de Gaulle. L’orateur a souligné particularisme français où aucune reconnaissance ni réparation n’ont [...]
  • 14 février 1349 1200 juifs brûlés à S... Comme chaque année, le 14 février, grâce à Georges Yoram Federmann, on commémore le massacre de 1200 juifs à Strasbourg le 14 février 1349. Alors que la peste noire dévastait l’Europe, il a fallu trouver des boucs émissaires, accusés d’avoir empoisonné les puits. D’où cet holocauste de masse commis près de l’actuelle place de la [...]

Aucun commentaire jusqu'à présent.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.