Alsace: enseignement bilingue

lu dans les DNA

Associations et collectivités « sur la même longueur d’onde »

Sept associations favorables à l’enseignement bilingue ont exprimé une nouvelle fois leurs inquiétudes, hier, face au projet du rectorat de tester un nouveau système bilingue en 2012. Philippe Richert, président du Conseil régional, Guy-Dominique Kennel, président du conseil général du Bas-Rhin, et Pascale Schmidiger, vice-présidente de la commission bilinguisme à la Région, ont prêté une oreille attentive à leurs craintes et propositions.

« Aujourd’hui, on demande à être écouté, ça, on le sera ; mais aussi à être entendu, ça, on va bien voir », confiait, dubitatif avant le début de la réunion, Thierry Loth, président de l’APEPA (association des parents d’élèves de l’enseignement public en Alsace).

« Nous avons les mêmes objectifs »

Une bonne heure et demie plus tard. Le doute a laissé place à la satisfaction et la conciliation. « Comme les associations, nous sommes d’accord sur l’importance que joue la connaissance des langues aujourd’hui, assure Philippe Richert qui ne remet pas pour autant en cause le projet d’Armande Le Pellec- Muller, recteur de l’Académie de Strasbourg. La solution du recteur, nous acceptons qu’elle soit expérimentée à condition qu’elle nous en explique les contours. »

Pour Guy-Dominique Kennel, même son de cloche. « Il n’y a pas l’ombre d’une feuille de papier de cigarette entre nous. Même si nos responsabilités sont différentes, nous avons les mêmes objectifs ». Parmi eux : permettre à plus d’Alsaciens de profiter de ce système, améliorer le dispositif en milieu rural, régler le problème de la formation et du manque d’enseignants.

Pour y répondre, les élus ont salué la proposition des associations de créer des Assises du bilinguisme en 2012. Ils assurent que les moyens seront mis en œuvre. Ils ont également donné leur accord de principe pour la mise en place d’un lieu de rencontre et débat entre l’État (le rectorat), les collectivités et les associations pour préparer les Assises et travailler concrètement sur les difficultés existantes.

Jean-Marie Woehrling, président de Culture et Bilinguisme, au nom des associations présentes, assure que tous sont « sur la même longueur d’onde. Il y a eu un consensus fort. Nous sommes d’accord pour dire que nous sommes d’accord ».

Les associations restent cependant sceptiques quant à l’expérimentation du projet du recteur. « On attend des précisions et également cette même démarche positive de l’Éducation nationale »,

Adèle Paquelier

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