Christian Spiry par lui-même dans les Dernières Nouvelles d’Alsace le 4 janvier 2014

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Alors, je souhaite ici, parler d’une vertu qui est nécessaire dans la conduite de l’action publique et que notre majorité s’est efforcée de suivre et de faire vivre : le respect !

Conseiller municipal (PS) de Strasbourg, délégué à la précarité et au logement, conseiller communautaire, Christian Spiry fera partie de la liste conduite par Roland Ries aux municipales. Il fait le bilan du mandat finissant.

« Nous avons assisté depuis le début de l’année 2013 à l’émergence de clubs de supporters ou de fans décrédibilisant la parole et le sens public.

Il est indéniable que ces travers auxquels nous avons assisté desservent l’intérêt général au profit des clans et des destins individuels.

Je ne reprendrai pas ici l’ensemble des qualificatifs utilisés mais je pense aux déclarations « d’amour » pour Fabienne Keller par Monsieur Loux du club « A Strasbourg » qui soit dit en passant serait un outil de réflexion pour l’innovation… En termes d’innovation, se positionner pour une candidate qui a perdu lourdement face au projet de Roland Ries et de notre municipalité, cela est, vous le concéderez, peu novateur…

Je n’oublie pas les « vénérations » de Monsieur Bon pour François Loos, le candidat désormais repeint en candidat stagiaire. Il faut ici s’interroger sur le sens du mot « stagiaire » qui est d’habitude réservé à un mode d’apprentissage de connaissances et de pratiques.

Moi, j’utiliserais plutôt le terme de candidat en cours de réhabilitation. Pourquoi ? Un feed-back est ici plus que nécessaire. Ancien ministre et député, il avait concouru face à Fabienne Keller lors d’une primaire interne ; Fabienne Keller l’avait alors emporté. Alors, faut-il comprendre que l’on présenterait face à notre ambition pour Strasbourg des personnes ambitieuses pour elles-mêmes ? La réponse est oui et trois fois oui.

Face aux écuries de supporters décrites plus haut, abordons ici, le travail de l’opposition municipale. J’invite les Strasbourgeois à reprendre l’historique de ses positionnements. Ils pourront y découvrir ô combien les « y avait ka », « fallait qu’on » étaient récurrents.

Alors, je souhaite ici, parler d’une vertu qui est nécessaire dans la conduite de l’action publique et que notre majorité s’est efforcée de suivre et de faire vivre : le respect !

La notion de respect comme ligne de conduite

Respect pour l’institution en premier lieu : comment comprendre les dérapages de l’opposition durant les conseils ?

Respect pour l’homme : en effet, comment accepter des remises en cause personnelles sur l’âge ou la probité du maire ?

Respect pour tous les habitants des quartiers de la ville : comment comprendre les prises de position contre les investissements moteurs d’emploi dans la ville, contre la politique de création de logements pour les familles strasbourgeoises, contre la création de nouvelles lignes de tram desservant de nouveaux quartiers ?

Une citation me vient en tête : « Les gens peuvent douter de ce que tu dis, mais ils croiront ce que tu fais. »

Les Strasbourgeois ont mis fin depuis 2008 à la parenthèse de l’arbitraire et de l’autoritarisme. Notre majorité a su faire de Strasbourg une ville en mouvement, une ville qui bouge, qui dialogue et qui attire.

Tout d’abord, une ambition économique d’envergure a permis dès 2008 de développer un grand nombre de projets économiques au service des entreprises et des investisseurs : un futur quartier d’affaires international projet Wacken-Europe, 70 000 m² de bureaux avec à la clef des emplois, la restructuration et l’agrandissement du palais de la musique et des congrès mais aussi la construction d’un nouveau parc des expositions à proximité. D’autres projets viennent illustrer l’attractivité de notre territoire comme la création d’un campus des technologies médicales « TechMed ».

« Une ville en mouvement »

Une ville en mouvement, c’est aussi une ville dont le visage a changé : une rénovation urbaine et une politique du logement dynamique avec 18 000 logements réalisés en 6 ans dont 1 500 logements sociaux par an (610 en 2007 sous l’ancienne majorité) tout en transformant les territoires pour les rendre aux Strasbourgeois : 716 millions d’euros d’investissement pour les quartiers : Meinau, Hautepierre, Neuhof, Cronenbourg.

Ce que nous avons réalisé, nous l’avons fait avec et pour les Strasbourgeois : priorité aux équipements de proximité et amélioration de la vie quotidienne, protection des Strasbourgeois face à la crise (tarification sociale des transports en commun et de la restauration scolaire, clauses sociales dans les marchés publics…). Nos actions ont permis de renforcer la vocation européenne de Strasbourg et la coopération franco-allemande : extension de la ligne du tram vers Kehl, la création de la future Eurométropole renforçant la place de Strasbourg comme ville de stature européenne.

De forts investissements nous ont permis de réaliser ces projets sans augmenter la fiscalité locale pendant tout le mandat, en maîtrisant les coûts de fonctionnement mais aussi en réduisant la dette à l’inverse de l’ancienne municipalité. Sur toutes ces thématiques, l’opposition dit tout et son contraire.

Strasbourg bouge, Strasbourg avance. Nous n’avons pas à rougir de notre bilan, nous sommes fiers de l’orientation que nous avons donnée à notre ville. Sa capacité à innover, à être attractive, à rayonner en Europe et dans le monde se concrétise aujourd’hui.

À l’inverse de l’opposition, nous n’attaquons personne, nous ne désignons personne, nous travaillons pour les Strasbourgeois et c’est devant eux que nous rendrons des comptes.

Non, dire tout et son contraire n’est pas un projet pour Strasbourg mais bien un projet pour soi-même. »

par Christian Spiry, publiée le 04/01/2014 à 05:00

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