La deuxième droite (Quartiers libres)

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Entretien avec le sociologue critique Jean-Pierre Garnier, à l’occasion de la republication en 2013 chez Agone de l’essai au vitriol qu’il avait écrit avec Louis Janover sur la réalité de  “La deuxième droite”, c’est c’est à dire le Parti Socialiste au pouvoir. Difficile de trouver une illustration plus claire du Vallso-Hollandisme, qui n’est en fait que le point d’arrivée du trajet de reniement et de désarmement de la gauche mené depuis 1981, du Programme Commun à Bernard Tapie, de l’autogestion à la rigueur budgétaire et de l’horizon d’une société socialiste à la réconciliation avec le capitalisme.

Le documentaire s’appuie sur des extraits en images des moments forts de cette trahison de classe menée par l’autoproclamée “deuxième gauche”. On y retrouve, dans le rôle de fossoyeurs, outre Miterrand et ses seconds couteaux du PS, les intellectuels organiques de la gauche domestiquée : les sociologues d’accompagnement (Touraine, Wievorka…), les bureaucrates de la collaboration de classe (les “partenaires sociaux”), les parasites publicitaires (Séguéla) et, bien sûr, les tristes figures médiatiques du reniement enthousiaste, comme l’ex-stalinien Yves Montand ou le maoïste (vite) repenti André Glucksman, qui devait finir conseiller politique de Sarkozy et qui entonne ici le slogan “ni rouge ni mort”, mis en musique au même moment par le chanteur de l’OAS Jean-Pax Méfret.

La suite: http://quartierslibres.wordpress.com/2014/04/13/seance-du-dimanche-la-deuxieme-droite/

” Résumé : Le 10 mai 1981, François Mitterrand devient président de la République. Les illusions de la gauche tiennent jusqu’au fameux “tournant de la rigueur” en 1983. Dès 1981, Jean-Pierre Garnier et Louis Janover faisaient partis des sceptiques sur la volonté de changement de cap. En 1986, ils co-écrivent “La deuxième droite” pour répondre à ceux qui s’auto-proclamaient “deuxième gauche”, une gauche moderne, entrepreneuriale. Jean-Pierre Garnier est au moins d’accord sur un point avec Manuel Valls : il faut changer le nom du parti socialiste. J-P Garnier propose de le rebaptiser : le Parti de Solférino. Un an après le retour aux affaires du PS, un an après le retour d’un François au château, l’analyse de J-P Garnier sonne comme un claquement de fouet… ça réveille ! A l’occasion de la sortie de la nouvelle édition du livre “La deuxième droite” chez les éditions Agone (http://atheles.org/agone/contrefeux/l…), et du premier anniversaire du retour aux affaires du Parti Solférinien, nous mettons à disposition ici, en libre circulation, une vidéo réalisée dans notre série des entretiens mutins (contre la pensée tiède). ”
Les Mutins de Pangée.

Dans la série “Entretiens Mutins” (contre la pensée tiède), proposée par Les Mutins de Pangée. Plus de détails et soutiens sur lesmutins.org

Cliquer sur le Time code pour accéder directement au chapitre :

– Ils ont gagné ! : 01:45
– Panthéonade: 7:25
– Sauver le capitalisme : 17:12
– T.I.N.A. : 19:07
– La réforme : 23:35
– La néo-petite bourgeoisie : 27:09
– L’entreprise : 31:36
– Les intellectuels du régime ; 41:35
– La com’ : 50:31
– Des illusions perdues ?: 57:35

Date de sortie: 28 Avril 2013

Crédit:

Réalisation : Olivier Azam
Son : Laure Guillot
Les Mutins de Pangée
Mai 2013

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