Des militants de la Cimade relatent leur expérience dans les CRA dans une série documentaire radiophonique

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CRA de Rennes

Attendre. Il n’y a rien d’autre à faire pour ces immigrés dont l’administration française n’a pas reconnu le droit de séjour. Hommes, femmes et enfants sont privés de liberté dans ces Centres de rétention administrative (CRA) où ils peuvent rester jusqu’à 45 jours consécutifs, pendant que l’administration française organise leur expulsion. C’est cher payé pour ceux qui n’ont commis aucun crime, si ce n’est de ne pas avoir de papiers. La peur au ventre, ils ne savent ni quand, ni comment ils ressortiront de cet endroit. Et ça, “c’est bien pire que la prison“, affirme Maud Steuperaert, responsable régionale de la Cimade sur l’Arc Atlantique (Bretagne, Pays de la Loire, Sud-Ouest).

Soucieux de témoigner d’une réalité méconnue du grand public, des bénévoles de la Cimade sont allés à la rencontre des migrants au Centre de rétention de Rennes. Bénévole militante depuis un an, Julie Fillonneau raconte l’origine de cet engagement : “Témoigner, c’est un engagement politique, et c’est en même temps rassurant. J’ai beau avoir fait des études de sciences politiques, j’ai toujours buté sur la notion de frontières. Peut-être parce que je suis une amoureuse des voyages, et un peu idéaliste aussi. Mais j’avais envie de passer à l’action et d’écrire, surtout depuis que j’ai vu le film Vol spécial, de Fernand Melgar.

Face au durcissement de la politique d’immigration, marquée par la mise en place de la politique du chiffre et ses dérives dès 2003, la Cimade a dû se battre pour poursuivre sa mission de témoignage et d’aide aux personnes en rétention : “En 2008, la Cimade est accusée de monopole par Brice Hortefeux, ancien ministre de l’Immigration, et soumise à un appel d’offres. Un nouveau marché prévoit alors de modifier en partie la mission d’aide à l’exercice effectif des droits des personnes retenues. La liberté de témoignage est également remise en questionraconte Maud Steuperaert, juriste de formation. Après un long combat devant les tribunaux, la Cimade gagne finalement en justice le droit de continuer à exercer sa mission de témoignage et d’aide aux étrangers dans l’application de leurs droits.

Les témoignages et capsules sonores : http://www.terristoires.info/sommaires/migrants-et-militants-1595.html

 

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