17 octobre 1961 – 17 octobre 2016 (55ème anniversaire) Vérité et Justice

14590311_1226189324108933_2941711484771759269_n

17 octobre 1961 – 17 octobre 2016 – 55ème anniversaire Vérité et Justice

Rassemblement le lundi 17 octobre 2016 à 17h30

au Pont Corbeau à Strasbourg

Cortège vers la place du 17 octobre 1961

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur avait été imposé par Maurice Papon, préfet de police de Paris. Ils défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés – notamment par la force de police auxiliaire – ou pour nombre d’entre eux, refoulés en Algérie.

Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une brutalité extrême des forces de police.

55 ans après, la Vérité est en marche. Cependant la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées- en particulier la guerre d’Algérie – ni le cortège de drames et d’horreurs qu’elles ont entraînés, comme ce crime d’Etat que constitue le 17 octobre 1961.

Cette année, le 17 octobre 2016, nous appellerons à lutter contre le racisme d’Etat, l’islamophobie et les violences policières à caractère raciste dont la justice est complice et dont les premières victimes sont les descendants des manifestants du massacre en 1961 et des victimes de l’Etat colonial français.

Depuis plusieurs décennies, ce sont des centaines de personnes qui ont perdu la vie dans des conditions similaires. Jeunes ou moins jeunes, presque toujours noires ou arabes, habitants de quartiers populaires, ils ont été tués dans l’indifférence générale et les responsables – directs ou indirects – de leur mort n’ont pas été condamnés.
Enquêtes bâclées, pressions politiques, indifférence médiatique, justice complice, etc. : tout est bon pour protéger policiers et gendarmes, à coup de non-lieux. Les contrôles au faciès systématiques sont ainsi autant de rappels quotidiens à un ordre raciste, auquel participe la justice, en garantissant une impunité presque totale aux agents coupables de ces violences.
Sous le label « politique de la ville », c’est en effet tout un dispositif ramifié et omniprésent de contrôle social et d’encerclement quasi-militaire des populations qui s’est construit au cours des trente dernières années dans les quartiers populaires, où sont concentrées les franges les plus opprimées du prolétariat. Conséquence de ce traitement d’exception qui prolonge, au moins en partie, les méthodes du colonialisme français : les violences policières à l’égard des non-blancs sont endémiques. Dans les quartiers populaires, on tue des noirs et des arabes en silence, et en général impunément.

Rassemblement organisé par le collectif D’ailleurs Nous Sommes d’Ici.

————————–
Contacts :
– dailleursici67@gmail.com

14708082_1226189317442267_1158092662519947771_o

Similar posts
  • Maxime Alexandre, au Centre culturel ... Table ronde animée par Charles Fichter, Jean-Michel Niedermeyer, Armand Peter et Jean-Paul Sorg Maxime Alexandre from feuille de chou on [...]
  • Discours d’Ismahane Chouder à l... Discours d’Ismahane Chouder à la Marche contre l’islamophobie 10 novembre 2019 Marche contre l’islamophobie 10 novembre 2019 Comment faut-il vous le dire ? Une nouvelle fois, la surenchère islamophobe est au rendez-vous chez nombre de politiques relayés par des médias porte-voix. Depuis la rentrée, chaque jour compte une nouvelle ignominie, une nouvelle indignité, particulièrement à [...]
  • URBEX RDA de Nicolas Offenstadt Débat au Quai des Brumes à Strasbourg le 13 novembre 2019 [...]
  • ” Nègre marron” n’e... Correspondant F2C au TGI de Strasbourg “Le marronnage était le nom donné à la fuite d’un esclave hors de la propriété de son maître en Amérique, aux Antilles ou dans les Mascareignes à l’époque coloniale. Le fuyard lui-même était appelé marron ou nègre marron, negmarron, voire cimarron (d’après le terme espagnol d’origine).“. [...]
  • Conférence de Laurent Jeanpierre sur ... In girum-les leçons politiques des ronds-points (La découverte, [...]

Aucun commentaire jusqu'à présent.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.