Un épisode de collaboration entre sionisme et nazisme

Ken Livingstone, ancien maire de Londres accusé d’antisémitisme parce qu’il avait dit que Hitler avait soutenu à un moment la solution sioniste.

Jewish members – we are alarmed that Labour has bowed to demands for the suspension of Ken Livingstone
http://www.writeyou.co.uk/jewish_members_alarmed

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Naomi Wimborne-Idrissi Naomi Wimborne-Idrissi on 07 April 2017

Pierre Stambul

C’est une demi-vérité.

Les faits incontestables c’est qu’en 1933, les autorités nazis signent avec la fédération sioniste d’Allemagne les accords de Haavara (transfert) pour autoriser les Juifs allemands à partir en Palestine avec leurs biens.

Ce qui est historique c’est que Shamir, dirigeant du groupe Stern, envoie un émissaire au consulat allemand d’Istanbul pour sceller une entente (1943).

Et enfin qu’en 1944, quand Eichmann entreprend l’extermination des Juifs hongrois (1944), il rencontre le Judenrat (conseil juif dont les dirigeants sont des industriels sionistes Weyl et Kästner). L’accord est signé : 1600 sauf-conduits pour la Palestine contre la liste de 500 000 Juifs hongrois qui seront exterminés. Kästner sera assassiné en 1957 en Israël et son assassin acquitté. Tout ceci est magnifiquement raconté par Hannah Arendt.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que la décision de l’extermination n’a été prise que la veille de l’attaque contre l’URSS. Jusque là, comme tous les autres antisémites, les Nazis apprécient la solution sioniste : qu’un maximum de Juifs quittent l’Europe.

JCS2

Daniel Lévyne:

Voici ce qu’écrivait Hannah Arendt , citée par Emmanuel Lévyne dans son libre « Judaïsme contre sionisme » :

Ce sont surtout les sionistes et leurs dirigeants qui ont le plus collaboré avec les nazis et se sont le mieux entendus avec eux :

« Dès l’entrée en fonction d’Eichmann, révèle Hannah Arendt, son nouveau patron (un certain Von Mildenstein) lui ordonna de lire « Der Judenstaat » de Theodor Herzl. Ce grand classique de la littérature sioniste convertit Eichmann, immédiatement et pour toujours, au sionisme. Il semble que ce fut là le premier livre sérieux qu’il ait jamais lu, et « Der Judenstaat » le marqua profondément. Dès lors — et il le répéta mille et une fois — il envisagea une « solution politique » (à distinguer de la « solution physique », la première signifiant l’expulsion et la seconde l’extermination des Juifs) et chercha les moyens de « mettre un peu de sol sous les pieds des juifs ». A cette fin, Eichmann se mit à répandre le message sioniste dans les milieux S.S., fit des conférences et écrivit des pamphlets (…). Ses premiers contacts personnels avec des responsables juifs bien connus, sionistes de longue date, furent tout à fait satisfaisants. L’ « idéalisme » d’Eichmann était, selon lui, à l’origine de sa fascination pour la « question juive » ; contrairement aux assimilationnistes, qu’il avait toujours détestés, et aux juifs orthodoxes, qui l’ennuyaient, ces sionistes étaient, comme Eichmann lui-même, des « idéalistes ». Un « idéaliste », tel que le concevait Eichmann, était quelqu’un qui ne vivait que pour son idée et qui était prêt à sacrifier tout et notamment tout le monde à cette idée. Le Docteur Rudolf Kastner était le plus grand « idéaliste » qu’Eichmann rencontra parmi les juifs. C’est avec lui qu’il négocia au moment des déportations des juifs de Hongrie. Ces deux hommes parvinrent à un accord selon lequel Eichmann laisserait partir « illégalement » quelques milliers de juifs pour la Palestine (en fait leurs trains étaient convoyés par la police allemande) ; en échange, « l’ordre et la tranquillité » régneraient dans les camps d’où étaient expédiés en direction d’Auschwitz des centaines de milliers de juifs. Les quelques milliers de rescapés mentionnés dans cet accord étaient des Juifs éminents et des membres des organisations sionistes de jeunesse, « le meilleur matériel biologique », selon les termes employés par Eichmann lui-même. A l’en croire, le docteur Kästner aurait sacrifié ses coreligionnaires à une « idée », et cela était bien ainsi ». (« Le Nouvel Observateur », numéros 99-100).

Le Sionisme et l’antisémitisme: l’Accord signé en août 1933 entre les plus hautes autorités sionistes et nazies

http://www.investigaction.net/Le-Sionisme-et-l-antisemitisme-l/

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