La Licra sélectionne parmi les racismes à combattre

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La LICRA a soumis semble-t-il au maximum de candidats la signature d’une charte “pour la république” où ils s’engagent à lutter contre le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie et l’homophobie.

A priori, comment être contre !

Et pourtant, militant de l’Union juive française pour la paix, je crois devoir vous dire que cette Charte est un piège.

En effet, la LICRA tient à faire systématiquement une distinction entre le racisme et l’antisémitisme, refusant de ne voir dans l’antisémitisme qu’une forme parmi d’autres du racisme. En ne nommant pas la négrophobie, la rromophbie, le racisme anti arabe, et ce que les instances internationales de défense des droits humains appelle à juste titre l’islamophobie, la LICRA contribue à faire de l’antisémitisme “le racisme des racismes”, avec la référence à la Shoah comme “le crime des crimes”, alors que malheureusement ce génocide n’a été ni le premier ni le dernier, même si par son ampleur il a des caractéristiques particulières – ce ne sont pas les membres de l’UJFP qui vont le nier.

Surtout, cette manière de mettre l’antisémitisme à part fait système avec la tentative de donner de l’antisémitisme une définition particulièrement extensive, incluant pratiquement toute critique un peu argumentée de la politique et des structures d’Israël comme de l’idéologie sioniste, accréditant l’idée que cet État serait le représentant légitime des Juifs du monde entier et justifiant une politique contraire au droit international au nom de sa spécificité.

Je constate avec satisfaction qu’aucun candidat de la France Insoumise de Gironde n’a signé ce texte. Mais ce n’est pas le cas au niveau national. Vous pouvez peut-être alerter le réseau sur les ambiguïtés cachées de cette opération.

Il faut savoir en effet que la LICRA, devenue avec le CRIF les deux groupes de pression principaux du lobbying israélien, poursuit en justice comme provoquant la haine antisémite les militants de la campagne citoyenne et non-violente Boycott Désinvestissement Sanctions que plus de 170 organisations de la société civile palestinienne ont initié.

Je comprends que cette question n’est pas celle sur laquelle vous êtes prioritairement interrogés, mais vous aurez à en connaître si vous êtes élus !

A.R. UJFP 33

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