Zakaria Zubeidi libéré

Communiqué de presse du Théâtre de la Liberté du camp de réfugiés de Jénine

12 janvier 2012

Zakaria Zubeidi libéré suite à une campagne internationale

Communiqué de presse du Théâtre de la Liberté du camp de réfugiés de Jénine

12 janvier 2012

Zakaria Zubeidi libéré suite à une campagne internationale

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 Nouvelles très inquiétantes pour les emprisonnés du Freedom Theatre de Jénine

Voici en pièce jointe et ci-dessous la traduction de l’article de la journaliste israélienne Amira Hass, publié en anglais dans l’édition du 18 août du journal Haaretz. Le lien pour la version en anglais est :

http://www.haaretz.com/print-edition/news/shin-bet-accused-of-exceeding-its-authority-in-mer-khamis-murder-case-1.379205

Cet article contient des nouvelles alarmantes.

Adnan Naghnaghhiye et Bilal Saadi, fidèles collaborateurs de Juliano Mer Khamis assassiné le 4 avril, sont détenus en Israël sous le régime de la « détention administrative » et sont donc suspendus au bon vouloir des autorités d’occupation.
Rappelons que l’armée et la police israéliennes sont intervenues en dehors de toute légalité internationale, perpétrant un coup de force et ne tenant aucun compte des procédures d’enquête au sein des instances judiciaires palestiniennes.
Qu’en serait-il si la France avait opéré un tel coup de force à l’encontre d’un autre pays sous prétexte d’enquêter sur l’assassinat de l’un de ses ressortissants dans ce pays ?

Des réactions ont commencé à se propager dans plusieurs pays, dont ici, aussi bien parmi les milieux culturels, parmi les personnalités ou parmi les associations et partis défendant les droits humains.

Une nouvelle audience est prévue le lundi 22 août. Après cette audience nous vous inviterons à participer à diverses initiatives, nationales, européennes ou internationales pour exiger la libération immédiate des trois détenus. En attendant nous vous invitons à continuer à mobiliser vos réseaux et à interpeller les autorités et les milieux concernés.

Le Shin Beth accusé d’abus de pouvoir dans l’affaire du meurtre de Mer Khamis

Selon les avocats l’assassinat n’ayant pas été caractérisé comme crime de sécurité, le Shin Beth n’a pas, conformément à la loi, autorité pour enquêter.

Par Amira Hass – article paru le 18 août 2011 dans le quotidien israélien Haaretz

Deux avocats qui s’occupent de l’affaire ont accusé le service de sécurité Shin Beth d’avoir outrepassé ses pouvoirs en enquêtant sur le meurtre du 4 avril de Juliano Mer Khamis, qui était directeur général du Théâtre de la Liberté de Jénine.

Abeer Baker, représentant la famille de Mer Khamis, et Smadar Ben-Natan, qui représente l’un des suspects, font valoir que du fait que le meurtre n’est pas déclaré crime de sécurité, le Shin Beth n’a pas légalement pouvoir d’enquêter.

Lors d’un renvoi d’audience mercredi dernier concernant Adnan Naghnaghiye de Jénine, qui travaillait en tant que responsable de la régie et des locaux du Freedom Theatre et vivait à l’étage au-dessus du théâtre, Ben-Natan a demandé si le crime dont il est suspecté « comporte un quelconque élément de délit de sécurité.» Le représentant de la police, l’inspecteur Nasser Salah Nasseraldin, a répondu : « Non, il est soupçonné de meurtre. »

Le Shin Beth a commencé ses investigations presque quatre mois après le meurtre, quand il est devenu clair que l’Autorité Palestinienne ne progressait pas dans l’enquête. Bien que Mer Khamis travaillait à Jénine et que le meurtre a eu lieu là-bas, il était citoyen israélien.

L’enquête du Shin Beth s’est concentrée sur quatre personnes : Naghnaghhiye ; Bilal Saadi, un membre de l’équipe du théâtre, qui a été arrêté le 27 juillet ; Raida Sawalem, la baby-sitter du fils de Mer Khamis, qui était dans la voiture avec lui lors de l’assassinat ; et Rami Hwayel, un étudiant acteur du théâtre. Sawalem n’a pas été arrêtée, mais a été interrogée trois fois.

Naghnaghiye et Saadi ont tous deux été arrêtés pour suspicion d’implication dans le meurtre. Saadi est aussi soupçonné d’appartenance au Front Populaire de Libération de la Palestine.

Officiellement, la police israélienne est responsable de l’enquête. Mais lors d’une conversation entre Baker et l’un des enquêteurs de police, il est devenu clair que la police n’avait pas été prévenue des arrestations – même si au tribunal Nasseraldin a dit que la police et le Shin Beth coopèrent.

Saadi et Naghnaghhiye nient tous deux une quelconque implication dans le meurtre. Mais d’après des documents secrets que le Shin Beth a soumis à la cour militaire via la police, la cour a décidé de les renvoyer à lundi prochain.

Ben-Natan a demandé si la police enquêtait aussi auprès de gens non liés au théâtre, dans la mesure où Mer Khamis s’était plaint de recevoir des menaces de gens opposés à son travail. Nasseraldin a répondu oui, mais il a admis que les documents secrets ne contenaient rien qui conduise vers d’autres pistes.

Il est aussi apparu pendant l’audition que la police n’a jamais questionné l’Autorité Palestinienne sur les déclarations que ses enquêteurs ont collecté auprès de témoins oculaires ou d’autres gens interrogés.

Rami Hwayel, l’étudiant acteur, a été arrêté le 6 août mais a été en mesure de prouver qu’il se trouvait à l’étage du théâtre quand le meurtre s’est produit. En conséquence, la cour n’a trouvé aucun fondement permettant de le considérer comme suspect du meurtre – mais elle le tient de toute façon en détention préventive pour suspicion d’être entré une fois illégalement en Israël.

La famille et les amis de Mer Khamis ont dit qu’ils sont contents que des efforts soient effectués pour trouver le meurtrier, mais qu’ils déplorent les méthodes utilisées par le Shin Beth, qui violent les droits des suspects. Par exemple, Saadi et Naghnaghhiye ont été interdits de rencontrer leurs avocats depuis qu’ils ont été arrêtés il y a deux semaines. Ben-Natan a dit que de telles mesures draconiennes sont rarement prises lors d’enquêtes criminelles ordinaires.

De plus, elle a dit que le Shin Beth, contrairement à la police, soumet de façon routinière les suspects à des privations de sommeil et les menotte pendant les interrogatoires, et qu’il ne procède pas à un enregistrement vidéo des interrogatoires. Saadi, par exemple, s’est plaint au juge d’avoir été privé de sommeil, d’avoir du consulter un docteur quatre fois à cause des traitements qui lui ont été infligés pendant les interrogatoires et de ne pas avoir pu manger la nourriture qui lui était donnée parce que ses mains étaient menottées.

Le Shin Beth a répondu que l’enquête « est conduite conjointement par le Sin Beth, les Forces de Défense Israéliennes et la police israélienne, à la lumière du fait qu’un citoyen israélien a été assassiné et en suspectant que le meurtre a été motivé par des raisons nationalistes. La coordination entre le Shin Beth et les autres services de sécurité est conduite conformément aux procédures habituelles mises en œuvre dans toutes les investigations du Shin Beth.»

(Traduction JGG)

 Amis du Freedom Théâtre de Jénine

L’Appel au secours du Théâtre de la Liberté (Freedom Theatre) situé dans le camp de réfugié de Jénine :

Vous avez certainement appris la nouvelle tragique de l’assassinat le 4 avril, de leur directeur, Juliano Mer-Khamis. Juliano qui avait repris la belle création de sa mère Arna (voir le film « les enfants d’Arna ») avait réussi à donner à ce théâtre une dimension internationale. Cet assassinat n’a pas été élucidé. La police israélienne s’est saisie de tous les documents, de l’ordinateur de Juliano et pièces pouvant être utile à l’enquête.

Depuis le 27 juillet les forces spéciales de l’armée israéliennes ont attaqué le Théâtre de la Liberté, situé dans le camp de réfugiés de Jénine à 3 H 30 du matin (voir communiqué ci-dessous). Bilal Saadi, président et Adnan Naghnaghiye, directeur en charge de la logistique, ont été arrêtés et emprisonnés semble-t-il à Jalame et Meggiddo, prisons de haute sécurité en Israël.

Je me sens particulièrement concernée car depuis 2006 je suis membre actif d’ATLJ, les « Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine », une association rassemblant des adhérents d’origines et de sensibilités diverses, dans toute la France et soutenant le Théâtre de la Liberté.

Notre association vient d’organiser une tournée du Freedom Theatre en France. Nous avons maintenu et réalisé ce projet malgré l’assassinat de Juliano. J’ai ainsi accompagné début juillet durant une dizaine de jours une troupe de 8 jeunes acteurs, leur metteur en scène, Nabeel Al Raee, et sa femme, chorégraphe, ainsi que Bilal Saadi, président du Conseil d’administration du Théâtre (qui est donc désormais emprisonné), lors de leur participation aux rencontres du Jeune Théâtre Européen à Grenoble

Ils sont rentrés en Palestine le 18 juillet (sauf Nabeel et sa femme qui sont au Portugal), fiers de leur succès et heureux des liens tissés avec des troupes de théâtre du monde entier. C’était magnifique

Hier, 5 Août, nous avons joint Jacob Gough, directeur par intérim du théâtre.

Adnan Naghnaghiye et Bilal Saadi n’ont toujours pas accès à leur avocat, Smadar Ben-Natah (détention administrative prolongée)..

Haaretz a rapporté « que les deux hommes, Adnan Naghnaghyeh et Bilal Saadi ont été emmené pour interrogatoire en Israël probablement par le SHABAC. Ils seraient incarcérés dans l’un des centres d’interrogatoires. »

Ce jour, à 15h, enlèvement par l’armée israélienne de Rami Awni Hwayel, 20 ans, un acteur ayant le rôle principal dans la pièce actuellement préparée par le Freedom Theatre.

Nous, les Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine, craignons de mauvais traitements et nous nous inquiétions beaucoup.

Il faut sans doute agir vite. Peut être faire savoir à la SHABAC que ces arrestations sont connues d’Amnesty et demander des explications?

Voici les coordonnées de l’avocat : Smadar Ben-Natan at +972 (0) 523589775

Vous pouvez-aussi joindre

Jacob Gough directeur général par intérim at +972 (0)59 534 83 91

Jonatan Stanczak co-fondateur du FT at +972 (0)54 391 57 08

Email : Jonatan Stanczack : jonatan.stanczak@gmail.com

Jacob Gough : jacobllyr@hotmail.co.uk

 « Freedom Theatre » sous occupation – Nouvelles du personnel kidnappé.

Communiqué de presse publié le 1er août 2011
par le Freedom Theatre du camp de réfugié de Jénine, en territoire palestinien occupé.

Lire à l’adresse:
http://www.aloufok.net/spip.php?article4991

 Le Freedom Theatre de Jénine vivra!

LE FREEDOM THEATRE DE JENINE VIVRA
LIBERATION IMMEDIATE DE ADNAN NAGHNAGHIVE ET BILAL SAADI

Les « Amis du Théâtre de la Liberté » dénoncent vigoureusement l’attaque très grave du Freedom Theatre.

Le matin du 27 juillet à 3.30 une force spéciale de l’armée israélienne a attaqué le Freedom Theatre à Jenine. Le régisseur général des lieux, Adnan Naghnaghiye, a été arrêté et emmené vers une destination inconnue, ainsi que Bilal Saadi, un des membres du Conseil d’administration. Aujourd’hui, le 28 juillet, nous ignorons où ils sont détenus, nous n’avons plus des nouvelles d’eux.

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 Handala, par le théâtre Al Rowwad, au Maillon-Strasbourg-Hautepierre

Handala MK photo

handala prélèvement sonore 1

La salle du théâtre du Maillon à Strasbourg-Hautepierre était comble hier soir pour la venue de la troupe Al Rowwad du camp d’Aida.

Handala MK Photo

handala prélèvement sonore 2

Tous les amis de la Palestine étaient là et ont assisté à un très beau spectacle, construit à partir des dessin du dessinateur  du personnage de Handala, ce petit garçon qui tourne le dos au public, les mains jointes dans le dos, et qui ne se retournera que lorsque la Palestine sera indépendante et libre.

handala prélèvement sonore 3

A l’issue de la pièce, pendant le débat avec la salle, on a pu entendre un magnifique cri d’amour pour la Palestine ( ma Palestine, disait-il) de la part du responsable de la troupe, partisan d’un seul État avec les droits égaux à tous les citoyens.

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handala abdelfatta habousrour 3

 

Handala MK photo

 

AAR dossierpresse

Le Monde.fr 18_06_11

AFFICHE AL ROWWAD-2

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 La compagnie Al Rowwad à Strasbourg le 5 juillet

 

http://culturebox.france3.fr/all/37303/handala-l_amertume-du-peuple-palestinien-par-la-compagnie-al-rowwad#/all/37303/handala-l_amertume-du-peuple-palestinien-par-la-compagnie-al-rowwad

AL ROWWAD

CENTRE POUR LA CULTURE

ET LA FORMATION

THÉÂTRALE

CAMP DE RÉFUGIÉS D’AÏDA

BETHLÉEM – PALESTINE

Présente

Une pièce d’ Abdelfattah Abousrour

Le 5 juillet à 20h

Au Théâtre de Hautepierre

13, place André Maurois, Strasbourg – Tram ligne A, arrêt « Maillon »

Représentation en arabe, surtitrée en français

Réservations

lecollectifsbg@yahoo.fr

ou, par téléphone : 06 08 02 18 33Billets : 10 €

étudiants et chômeurs : 5

 

 Théâtre-forum à Strasbourg

Théâtre  Forum avec nos amis du Polygone

samedi à 20h au Foyer du Jeune Travailleur

Quand tu es français d’origine tsigane, que tu habites au 45 rue de l’Aéropostale et que tu n’as pas de diplômes, c’est difficile de trouver du travail même si tu as des compétences et que tu en veux !

Venez vivre l’expérience du théâtre forum avec Lupovino et la Compagnie du Potimarron et remplacer les acteurs pour dire ce que vous pensez, ce que vous vivez et ce que vous voulez voir changer !

Rendez-vous au LE SAMEDI 18 JUIN AU FOYER DES JEUNES TRAVAILLEURS ADOMA, 24 rue de Mâcon à Strasbourg-Neuhof ! »

AVEC LE SOUTIEN DE
:         

 Un spectacle sur les Tsiganes français sous l’Occupation censuré par le Bureau de liaison de la Commission européenne au Kosovo.

« Mérignac-Beaudésert, Tsiganes français sous l’Occupation », est une adaptation de documents historiques relatifs à l’internement et la déportation de Tsiganes français pendant la seconde guerre mondiale. Ce texte a été édité aux éditions l’Espace d’un instant, en partenariat avec La voix des Rroms, les Nouvelles alternatives transeuropéennes et la Fédération nationale des déportés et internés, résistants et patriotes. Il a également
fait l’objet d’un spectacle mise en scène par Christophe Sigognault, dans le cadre d’une résidence de création à la Maison d’Europe et d’Orient, qui a notamment été représenté en ouverture du festival du Printemps de Paris, le
9 mai dernier, jour de la fête de l’Europe.

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