L’État grec fait sauter les derniers remparts contre le fascisme

http://roarmag.org/2013/01/in-greece-the-criminals-live-in-other-villas/

Traduction automatique:

Prétendant lutter contre l’anarchie et le chaos, l’Etat grec est sévir sur l’un des derniers remparts contre le fascisme: l’anarchiste squats d’Athènes.

La semaine dernière, le Premier ministre grec Antonis Samaras, de concert avec le ministre de l’Ordre public Dendias Nikos (le même homme qui a menacé de poursuivre le Guardian pour avoir publié un rapport sur la torture de 15 militants antifascistes par la police grecque), a ordonné à la police d’un raid l’un des plus anciens squats anarchistes et les plus actifs d’Athènes: Villa Amalias.

En plus d’être un des plus anciens squats, ce qui rend encore plus Amalias Villa spécial est le fait qu’elle se situe dans un quartier d’Athènes, où vivent de nombreux immigrés: une région que Aube dorée a longtemps pris pour cible des raids mort de leur Agios Panteleimonas forteresse. Grâce à ses activités sociales, qui rassemblent les habitants et les immigrants – bien que généralement tenter de lutter contre la propagation de l’idéologie de la haine – Villa Amalias est l’un des derniers remparts contre la propagation de Aube dorée.

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 Tour de Fessenheim à vélo

Du 22 au 24 juin, les associations Anti-Atom-Gruppe Freiburg, Stop Fessenheim et le CSFR s’associent pour proposer une nouvelle forme du fameux “Tour de Fessenheim”, une manifestation cycliste pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, dont la dernière édition date de 2006.

Plutôt que de réitérer le schéma des éditions précédentes, à savoir un tour cycliste entre Freiburg et Fessenheim, cette édition 2012 se veut pédagogique et conviviale. En effet, les associations écologistes ont choisi cette année de mettre l’accent sur le développement des énergies renouvelables dans la Regio.

C’est donc sur leur vélo que les participants sont conviés à découvrir quelques installations des deux côtés du Rhin, avec nuitées sous tentes et soirées ponctuées de présentations d’expert, d’échanges et de musique. L’objectif est de montrer comment l’énergie nucléaire peut être remplacée par ses alternatives, nombreuses et réalisables à l’échelle locale.

Au programme, entre autre : des initiatives, locales justement, telles que les microcentrales hydrauliques d’Oskar Kreuz à Emmendingen en Allemagne ou le toit solaire et la chaufferie bois sur le domaine viticole de Jean Pierre Frick à Pfaffenheim.

Le danger du nucléaire reste néanmoins en toile de fond de ce projet et sera mis en exergue par une action symbolique au cours de l’étape qui passera par Colmar. Les associations souhaitent ainsi faire entendre au nouveau président François Hollande que le danger de Fessenheim est permanent et qu’une simple promesse est tout bonnement insuffisante.
D’autant que cette promesse ne concerne que la fermeture de Fessenheim, alors que s’impose la nécessité d’une véritable transition énergétique, faite de sobriété énergétique, d’efficacité énergétique et du développement de toutes les énergies renouvelables, bien plus créatrice d’emplois que le nucléaire : l’Allemagne en est un exemple flagrant.

Cette transition, que le gouvernement français se refuse encore à reconnaître et à promouvoir, est pourtant déjà enclenchée par des initiatives locales, des deux côtés du Rhin, grâce à la volonté des citoyens désireux de garder le choix de leur mode de vie, respectueux de notre planète et responsable vis à vis des générations futures.

Les pionniers du solaire ne sont-ils pas issus de la farouche résistance au nucléaire des années 70 à Wyhl, puis de Kaisergaust à Gerstheim dans la plaine du Rhin ?

Des mouvements tel celui de Rob Hopkins, initiateur des “Villes en transition” sont également là pour prouver qu’il nous est possible, sans pour autant revenir à l’âge de pierre, de remettre en question les acquis de la société actuelle et d’évoluer vers un mode de vie plus respectueux de la nature et donc de l’homme.

Un « village en transition », comme il en existe quelques-uns en France, et en Alsace en particulier, à Ungersheim en l’occurrence où s’achèvera ce circuit familial : la commune accueillera la troupe itinérante dès 11h le dimanche, avec présentation par le maire JC Mensch des très nombreuses mesures mises en oeuvre, suivie d’un après-midi festif et musical à partir de 14h.

-> En savoir plus…

(Source Alsace Nature)

 Le fascisme “nouveau” se déguise en alternatif

Un petit résumé de l’organisation qui est derrière le tueur de Sénégalais en Italie

 

Suite à l’assassinat de vendeurs ambulants sénégalais à Florence

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/12/13/italie-expedition-meurtriere-contre-des-vendeurs-senegalais_1618141_3214.html

 

l’auteur de la tuerie était membre de Casa Pound

 

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 Confuses DNA: L’Alsace gagne aux points…

Confus

 

Ci-dessous, un article des DNA de la page fait divers.

J’ai eu beau le relire plusieurs fois, pour essayer de démêler les faits relatés, je ne suis pas sûr d’y être parvenu, tant le récit, dans la succession hasardeuse des paragraphes, semble mal construit et finalement incompréhensible.

La seule chose très claire, sans qu’on puisse l’expliquer véritablement, est l’existence de jeunes néo-nazis en Alsace.

 

Colmar / Tribunal correctionnel

Trois skinheads et un auto-stoppeur

Crâne rasé, treillis militaire, rangers, Alexandre Ehret revendique haut et fort à 19 ans son appartenance au mouvement skinhead. Et plus encore son racisme, sa haine de l’autre. Déjà condamné pour exhibition d’emblème nazi, il comparaissait hier pour avoir molesté et injurié avec des propos racistes un homme qui tentait de mettre fin à une altercation, le 29 janvier, sur la place de la mairie à Kunheim.

La nuit du 20 novembre 2010, il circule dans une voiture avec deux autres skinheads originaires de Jebsheim et de Mackenheim, Guillaume Schultz et Lucas Bernabel. Alcoolisés, ils remarquent un adolescent en train de faire du stop non loin d’Artzenheim.

Sans ouvrir la discussion, deux d’entre eux le rouent immédiatement de coups avec une batte et leurs rangers jusqu’à le faire sombrer dans l’inconscience. Le jeune homme, âgé de 15 ans, et qui n’a dénoncé les prévenus que récemment par crainte de représailles, s’en tire avec cinq jours d’hospitalisation et des séquelles auditives.

« On pensait que c’était un drogué, une racaille, confie l’un des prévenus. C’était juste parce qu’on voulait taper ». Pourquoi, demande le président du tribunal ? Être skinhead, c’est un mode de vie qui consiste à taper et à revendiquer son appartenance au nazisme, développe le meneur, Alexandre Ehret, lequel, selon son avocat, a été évincé du mouvement skin « parce qu’il avait une petite amie maghrébine ». « Combien y a-t-il eu de blessés durant la Seconde Guerre mondiale selon vous ? », poursuit le président. « Pas assez ».

Le tribunal est allé au-delà des réquisitions du procureur en condamnant Alexandre Ehret à quatre années d’emprisonnement dont une avec sursis, Guillaume Schultz à deux ans ferme et un avec sursis, et Lucas Bernabel à un an ferme et six mois avec sursis.

JF-O

Feuille de Chou

Ne revenons pas sur le fait que selon nos « experts», déjà cités, ce qui est nommé, et même auto-nommé « skinhead » devrait s’appeler bonehead, les skins à l’origine ayant été de gauche et pas d’extrême-droite.

Suivons l’ordre d’exposition de l’article.

On rencontre d’abord un délinquant récidiviste comparaissant le 12 mai (“hier”, dans un quotidien daté du 14, mais on suppose que le journaliste a écrit le 13). Il comparaît pour une affaire qui s’est déroulée le 29 janvier (2011, probablement) à Kunheim.

Puis, brutal décrochage du récit et de la temporalité des faits, on passe subitement à un événement qui s’est déroulé le 20 novembre 2010, près d’Artzenheim. La différence de lieu et de date laisse supposer qu’il s’agit de deux faits distincts. Mais déjà on est dans la confusion du fait du décrochage incohérent des premiers paragraphes.

Troisième paragraphe: nous sont décrits les faits d’agression concernant ces jeunes gens »alooolisés » qui tabassent sans raison apparente un autre plus jeune de 15 ans.

Puis vient, entre guillemets, un élément de la défense du principal prévenu, le chef de bande.

On ne sait pas si le tribunal a répondu au curieux argument consistant à dire que la victime pouvait être une « racaille » ou « un drogué ». Comme le journaliste n’en dit rien, le lecteur peut croire que dans le cas avéré d’une « racaille » ou d’un « drogué », il serait licite de faire « justice » soi-même!

Le « meneur » justifie tranquillement , si on en croit l’article, mais là, pas de guillemets, ses actes et son goût du nazisme.

Bizarrement, le président du tribunal aurait demandé au prévenu combien de “blessés” il y a eu pendant la seconde guerre mondiale. Pourquoi les “blessés”, et pas les morts ( 50 millions, chiffre plus connu), on ne sait pas.

Après relecture, on croit comprendre que les prévenus ont été condamnés pour l’agression du 20 novembre 2010. Mais alors, que vient faire la phrase du premier paragraphe où il est dit: « il comparaissait hier pour avoir molesté et injurié avec des propos racistes un homme qui tentait de mettre fin à une altercation, le 29 janvier, sur la place de la mairie à Kunheim. »?

C’est confus, de chez Confus!

Merci au correspondant qui m’a signalé que le quotidien L’Alsace permettait de comprendre ce qui est confus chez son confrère des DNA: il suffit d’un adverbe, “également“! Comme quoi, la concurrence a parfois du bon!

Justice Le skinhead, le « petit con » et « l’idiot » derrière les barreaux

le 14/05/2011 à 00:00 par Thierry MartelAmbiance surréaliste, hier après-midi, au tribunal correctionnel de Colmar. Trois hommes, âgés de 18 à 22 ans, étaient jugés en comparution immédiate pour une agression à caractère raciste, dans la nuit du 20 au 21 novembre 2010, à Artzenheim.

Alors qu’ils étaient à bord d’une voiture pour se rendre dans un bar, les trois hommes avaient croisé un homme qui faisait de l’auto-stop. Selon le terme utilisé par un des mis en cause, c’est parce que l’auto-stoppeur était habillé comme une « racaille » que le trio est descendu de voiture et l’a frappé à coups de batte de base-ball et de rangers. Plus de cinq mois après les faits, la victime, un habitant de Marckolsheim âgé de 15 ans, souffre encore de maux de tête et d’acouphènes.

Depuis cette agression purement gratuite, deux des trois prévenus disent s’être éloignés de la mouvance skinhead. Guillaume Schultz, 20 ans, dit qu’à l’époque, il était « un petit con ». Quant à Lucas Bernabel, 22 ans, il regrette. « J’aurais dû faire quelque chose », dit-il. Celui qui dit n’avoir pas donné de coups et n’avoir fait que regarder conclut : « J’étais comme un idiot ».

Le 3 e, par contre, est toujours dans le même état d’esprit. Vêtu d’un t-shirt Lonsdale et d’un pantalon treillis, rangers noirs à lacets blancs aux pieds, Alexandre Ehret, 18 ans, tient des propos qui font froid dans le dos. Quand le président lui demande combien de personnes ont été blessées lors de la Second Guerre mondiale, il répond : « Pas assez .» Le jeune majeur devait également répondre d’insulte raciale et de violences commises le 29 janvier à Kunheim.

De la haine

Stupéfaite par la haine émanant des yeux du plus jeune prévenu et horrifiée par la gravité de l’agression, la représentante du parquet a demandé de lourdes peines : trois ans de prison à l’encontre des deux plus jeunes, 18 mois pour le plus âgé. Elle a également demandé à ce qu’ils soient maintenus en détention. Mission difficile pour les avocates de la défense : « Un client qui vit dans un autre monde » pour décrire le plus jeune, « pas un habitué des bagarres » pour le plus âgé…

C’est après une bonne vingtaine de minutes de délibéré que la sentence est tombée : quatre ans, dont un an avec sursis et mise à l’épreuve (SME), pour Alexandre Ehret, trois ans, dont un an avec SME pour Guillaume Schultz, et 18 mois, dont six mois avec SME, pour Lucas Bernabel. Tous les trois ont été écroués à l’issue de l’audience.

le 14/05/2011 à 00:00 par Thierry Martel

 Juliano Mer Khamis, par Amira Haas

traduit par Jacques Jedwab

Par sa vie et son corps, Juliano Mer-Khamis a donné corps à la possibilité d’un mouvement de résistance bi-national.

Ceux qui connaissaient Juliano Mer-Khamis, l’acteur et metteur en scène né a Nazareth qui a été tué à Jénine lundi, auront la tâche d’écrire sur lui ; les autres écriront sur les points marquants de sa vie.

Juliano avait de la chance. Il était né palestinien et juif, juif et palestinien. Cet homme en colère vivait déchiré par ses identités conflictuelles et complémentaires. Il était l’ombre portée de la communauté binationale qu’on imaginait dans les années 50. Comme un Peter Pan qui refuse de grandir, Juliano donnait corps à la possibilité d’une vie partagée ( ta’ayush en arabe ) en lutte pour l’égalité. Fils d’une mère juive et d’un père palestinien, il était né de deux cultures et avait choisi de vivre dans les deux. Il n’avait rien à expliquer.

Je crois que Juliano ne se faisait pas d’illusion ; prenant des coups de tous cotés, la possibilité du ta’ayush s’amenuisait. Ta’ayush est une vision saine, mais la chance qu’il se réalise est très mince. Certains fantasment sur les jours de la venue du messie pour éviter de penser aux jours d’avant le prochain désastre. Juliano était le rejeton d’un fantasme de ta’ayush. Sa naissance était la réalisation d’un fantasme de ta’ayush et sa mort est un désastre.

Juliano était en colère. Sa rage était de celles que seul un juif , qui était né dans un milieu de gauche et qui combattait pour l’égalité jusqu’à sa fin, pouvait se permettre d’exprimer par son mode de vie. Les palestiniens doivent maîtriser la colère, l’adoucir ; ils doivent la tempérer, la réprimer, la sublimer. C’est le seul moyen qu’ils aient pour rester en vie et sains ( sans être arrêtés, blessés ou tués ) dans les conditions de violence , qu’elle soit physique et non, suscitées par Israël.

Oy, la violence brute qui empeste le rationalisme et la suprématie et se prétend éclairée. On la trouve dans chaque détail de la vie, à tout moment, du berceau au tombeau. On la trouve depuis les ordres d’expulsion, et dans les cartes qui vont avec jusqu’à la meurtrière du mirador, du Ministère de l’Intérieur expulsant les Hiérosolymitains palestiniens de leur ville, jusqu’au blocage du retour au village galiléen de Bir’im ; depuis les réponses racistes de la jeunesse juive lors des sondages jusqu’au drone qui pointe sur un toit de Gaza où jouent des enfants. La violence est toujours là, depuis les taxes municipales à Jérusalem, alors que les routes sont défoncées et les poubelles ne sont pas ramassées, jusqu’aux caméras de sécurité dans le faubourg juif, shtetl croisé, de Siwan, depuis le vert luxuriant des colonies jusqu’à la citerne palestinien détruite par un bulldozer israélien, depuis les autorisations données aux ranchs privés du Néguev jusqu’à l’inculpation de bédouins comme « infiltrés ». En bref de juif à démocratique.

Une violence sous tant d’angles qu’elle peut vous rendre fou. Juliano avait la chance d’être un artiste, et la folie était un de ses pinceaux. Grâce au théâtre qu’il avait fondé à Jénine, Juliano pouvait se permettre de critiquer les aspects répressifs de la société palestinienne. On peut penser qu’il faisait ça comme homme de gauche, comme acteur engagé par la vocation de l’artiste pour la vérité, et comme palestinien. Espérons que le tueur sera trouvé, et que nous sachions alors si un artiste palestinien a été tué à cause de son courage de vivre d’une façon qui dérangeait l’ordre, ou si un artiste juif a été tué parce qu’il se donnait la permission de critiquer ouvertement une société qui, pour certains, n’était pas la sienne ou si un gauchiste a été tué parce qu’il dérangeait la norme. Ou peut-être les trois à la fois. Même s’il a été tué pour d’autres raisons, Juliano était un artiste et un palestinien, un gauchiste et un juif.

Maintenant que la perspective de la saine vision du ta’ayush est réduite, que nous reste-t-il ? Le chemin. C’est l’option d’une mouvement de résistance binationale qui veut démanteler une domination qui ressemble à celles de Kadhafi, de Moubarak, d’Assad, la domination d’un peuple sur un autre.

Certains s’accrochent à imaginer un mouvement binational comme une nécessité historique, comme une antithèse logique à l’idéologie de séparation démographique qui est devenue la bible du processus d’Oslo. Il faut dire la vérité : dans le même temps, la plupart de ceux qui soutiennent un tel fantasme est juive. Ainsi nous adoucissons la contradiction entre, d’une part, notre amour pour ce pays et ce peuple et d’autre part, l’horreur de la violence éclairée.

Par sa vie et son corps, Juliano Mer-Khamis a donné corps à la possibilité d’un mouvement de résistance binational. Le tueur, quelle que soit sa motivation, s’en est pris à ce corps. Dans sa mort Juliano nous lègue le possible.