Atlantico: tout va bien à Gaza…

Atlantico

Quand on dit « Gaza » il faut ajouter aussitôt : « camp de concentration à ciel ouvert ». L’expression a été forgée par les gauches pro-palestiniennes car Auschwitz les Juifs connaissent bien. Il ne faut pas oublier non plus de l’assortir d’une mention obligatoire : « les victimes sont devenues des bourreaux ».

Le ton est donné dès l’entame de l’article paru sur Atlantico -comme son nom l’indique…
Ce journal confond exprès camps de concentration et camps d’extermination. Tout le papier consistera à s’appuyer sur l’existence d’un centre commercial en tout point semblable à ceux que nous fréquentons en Occident. Donc, tout ce que les amis de la Palestine disent à propos de Gaza serait pure propagande mensongère…

Selon ce rituel psalmodié depuis des années à Gaza on meurt de faim, de maladie. La faute évidemment au blocus Israélien. On le dénonce sans jamais citer le blocus égyptien. Et pour cause : les Egyptiens sont des Arabes comme les habitants de Gaza. Et des Arabes ne peuvent pas faire de mal à d’autres Arabes. Les Juifs s’en chargent.

Tout se passe comme si du fait que des épiceries de luxe ou d’autres commerces existent en France, il n’y aurait ni pauvres, ni SDF, ni familles se procurant la nourriture aux Restos du Coeur. On laisse de plus entendre que les Palestiniens seraient antisémites.

Et soudain dans cet océan de souffrance surgit la vision féérique d’un centre commercial. Tout beau, tout neuf : sa construction a coûté 4 millions de dollars et ses escaliers mécaniques ont été importés d’Israël. Ce ou commercial, qui n’a rien à envier aux nôtres, c’est la caverne d’Ali Baba. Il porte le joli nom d’Hyper Mall.

Le journal ne nous dit pas qui est le propriétaire de ce centre commercial. Riche Palestinien, ou magnat du Golfe?

On y trouve de tout. De la viande, des fruits, des légumes, des vêtements, des appareils ménagers. Et ça ne désemplit pas. Curieusement on y voit que des hommes. On sait que les femmes sont très dépensières et qu’il vaut donc mieux qu’elles restent à la maison. Mais l’hypothèse la plus recevable est qu’elles ont toutes été tuées par les Israéliens.

On y voit que des hommes...”, susurre Atlantico en oubliant la négation. Et en proférant deux remarques machistes.

Eh oui ce « camp de concentration à ciel ouvert » recèle bien des surprises. C’est quand même un peu éloigné d’Auschwitz… Continuons à chicaner. La monnaie en cours à Gaza est le shekel israélien, pas la livre égyptienne. L’électricité dont l’enclave a besoin est fournie par Israël. Tous les jours, des camions, venant de la maudite entité sionniste, acheminent des milliers de tonnes de marchandises vers Gaza. Ce blocus qui bouleverse les bonnes consciences semble avoir plus de trous que le gruyère.

N’en déplaise à Atlantico, Gaza est comparable à une prison à ciel ouvert, contrôlée au nord et à l’est par Israël et au sud en plus par l’Egypte. L’Etat sioniste contrôle tout ce qui entre et sort de la bande de Gaza. Ciel, mer et terre, tout est soumis à l’ordre sioniste condamné des dizaines de fois, en vain, par l’ONU.

Le camp d’extermination d’Auschwitz est cité une nouvelle fois, au mépris de la distinction entre camp de concentration et camp d’extermination.

A Gaza, il y a une université avec des milliers d’étudiants et d’étudiantes. Un centre culturel français y accueille tous les jours ceux qui veulent s’enrichir au contact de notre civilisation. De temps en temps, certes, des bombes israéliennes s’abattent sur Gaza ripostant aux roquettes tirées par le Hamas qui fait le service minimum pour montrer qu’il combat les Juifs.

Pas un mot sur l’étranglement permanent depuis des années par l’ordre injuste du colonisateur, qui certes a quitté, avec Sharon, le territoire où vivaient des juifs protégés par l’armée, mais emprisonne plus de deux millions de personnes et contrôle leurs faits et gestes quand il ne bombarde pas ou ne détruit pas les champs, les usines et les bureaux en plus des habitations civiles et des infrastructures.

Mais surtout ce qui pleut sur Gaza ce sont les millions de dollars qu’y déversent l’ONU, le Qatar et d’autres Etats du Golfe. Sans ça comment croyez-vous que les Gazaouis pourraient aller faire leurs courses dans ce si beau supermarché ? Si vous êtes tentés, vous pouvez y aller vous aussi.

Quel cynisme d’inviter les lecteurs français à se rendre eux-mêmes à Gaza, pour constater de visu ce que décrit ce merdia. Comme si on y entrait ou en sortait comme d’un moulin.

En tant que Français, vous passerez – après quelques contrôles tatillons – les check points égyptiens ou israéliens. Bien sûr, le voyage en avion pour se rendre au Caire ou à Tel Aviv ça fait un peu cher. Allez-y quand même. Les produits proposés par le supermarché (dont nous vous rappelons qu’il est installé dans « un camp de concentration à ciel ouvert ») sont à des prix défiants toute concurrence et vierges de tout pesticide.

Bien sûr, Atlantico n’a pas remarqué que Gaza produit en quantité, quand les colonisateurs ne les détruisent pas, des fruits, des légumes des fleurs, etc. Et qu’il est donc normal d’en trouver dans ce centre commercial.

Reste que demeure la saloperie de laisser croire que tout va bien à Gaza et que tous ses habitants peuvent y dépenser leur argent.

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