« FLOTTILLE DE LA LIBERTE »

Interpellez vos députés et sénateurs !

Au-delà des nombreuses condamnations par la communauté internationale, l’attaque de la flottille a montré les conséquences du blocus illégal imposé depuis Janvier 2006 à la bande de Gaza et l’absence de résultat de la communauté internationale dans sa capacité à faire changer Israël de politique.

1,5 millions de personnes demeurent entièrement coupées du reste du monde et en conséquence dépendent à 80% de l’aide internationale. Le secteur économique formel s’est effondré alors que la reconstruction, après les destructions de l’opération « Plomb durci », n’a toujours pas pu débuter en raison du blocus. La bande de Gaza, pourtant région côtière, est contrainte d’importer du poisson depuis Israël ou par les tunnels en raison des limitations israéliennes de la zone de pêche. Cette situation est le fait d’une politique délibérée.

Le Comité International de la Croix Rouge a récemment déclaré que « l’ensemble de la population civile de Gaza se retrouve pénalisée pour des actes dont elle ne porte aucune responsabilité. Le blocus représente donc une sanction collective imposée en violation flagrante des obligations qui incombent à Israël en vertu du droit international humanitaire ». Tant que ces violations du droit international resteront impunies, des violences comme celle de l’attaque de la flottille se reproduiront. Celles–ci sont depuis trop longtemps permises par la passivité du gouvernement français et des pays européens, voire par ce qui peut être perçu comme un encouragement : le renforcement des relations économiques, politiques, diplomatiques (avec le dernier exemple en date, l’adhésion d’Israël à l’OCDE).

Les déclarations ne sont plus suffisantes. Des actes sont nécessaires. Des pressions internationales doivent obliger Israël à se conformer au droit.

Nous vous encourageons à prendre rendez-vous avec vos député(e)s et sénateurs(trices) et leur demander d’agir pour que le gouvernement français :

o soutienne l’envoi d’observateurs européens aux points de passage terrestres et maritimes vers la bande de Gaza et assurer le bon déroulement de leur mission ;

  • agisse en toute urgence pour qu’Israël ne procède pas seulement à l’allègement du blocus illégal de la bande de Gaza mais qu’il y mette un terme définitif, en utilisant les outils de coopération dont la France et l’Union européenne disposent, notamment la suspension de l’accord d’association avec Israël tant que celui-ci ne respectera pas le droit international.

L’Association France Palestine Solidarité a lancé une action similaire dans certaines régions. N’hésitez pas à vous associer à leur démarche et le cas échéant aux rendez-vous qu’ils ont pu obtenir.

Enfin, afin d’avoir une visibilité sur les rencontres organisées, nous vous invitons à vous rendre sur ce lien http://www.palestine-nos-elus.org/spip.php?page=contribuez pour nous faire part des compte rendus de vos rendez-vous.


Elsa Putelat

Secrétaire exécutive

Maxime Guimberteau

Chargé de communication


Plateforme des ONG françaises pour la Palestine
14, passage Dubail
75010 Paris
(00 33) 1 40 36 41 46
contact@plateforme-palestine.org
www.plateforme-palestine.org

Membres : AITEC, Association France Palestine Solidarité, Association des villes françaises jumelées avec des camps de réfugiés palestiniens, CBSP, CCFD, Cedetim, CEMEA, CICUP, Cimade, Comité Gaza Jérusalem Méditerranée, CVPR, Enfants du Monde – Droits de l’Homme , Enfants Réfugiés du Monde , Fédération Artisans du Monde, FSGT, Génération Palestine, GREF, Le Mouvement de la Paix , LIFPL, Ligue des Droits de l’Homme, Mouvement International de la Réconciliation, MRAP, Palestine 33, Secours Catholique-Caritas France, SIDI, Terre des Hommes-France, Union Juive Française pour la paix.

Observateurs : ACAT, Afran-Saurel, Agir ensemble pour les droits de l’Homme , Amnesty International , Association Pour Jérusalem , Collectif judéo-arabe et citoyen pour la paix, Coordination SUD, CRID, Francas, GAIC, Handicap International, Médecins du Monde, Pax Christi, Ritimo, TVEAC.