Goethe et Malraux, sur l’Islam

834 connexions le 9 janvier 2011

Merci aux fidèles lecteurs-trices!

Reçu de Michel Weckel

(UEPAL) Union des églises protestantes d’Alsace-Lorraine

Ce que disaient deux grands hommes sur l’islam…

Johann Wolfgang von Goethe écrivait en 1819 :

« J’ai toujours eu une grande estime pour la religion prêchée par le prophète Sidna Mohammed, parce qu’elle déborde d’une vitalité merveilleuse. Elle est la seule qui me paraît contenir le pouvoir d’assimiler la phase changeante de l’existence, pouvoir qui peut la rendre attractive à toute période. J’ai étudié cet homme merveilleux, et, à mon avis, loin d’être un antéchrist, il doit être appelé le sauveur de l’humanité. J’ai prophétisé sur la foi de Mohammed, qu’elle sera acceptable à l’Europe de demain comme elle commence à être acceptable à l’Europe d’aujourd’hui. »

Wer sich kennt und andre kennt,

Wird auch hier erkennen :

Orient und Occident

Sind nicht mehr zu trennen.

Sinnig zwischen beiden Welten

Sich zu wiegen, lass’ich gelten;

Also zwischen Ost- und Westen

Sich bewegen, sei’s zum besten.

Celui qui se connaît lui-même et les autres

Reconnaîtra aussi ceci :

L’Orient et l’Occident

Ne peuvent plus être séparés.

Heureusement entre ces deux mondes

Se bercer, je le veux bien ;

Donc aussi entre l’Est et l’Ouest

Se mouvoir, puisse cela profiter.

André Malraux, disait le 3 juin 1956 :

« C’est le plus grand phénomène de notre époque, que la violence de la poussée islamique. Sous estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l’islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine. Les conséquences de ce phénomène sont encore imprévisibles. A l’origine de la révolution marxiste, on croyait pouvoir endiguer le courant par des solutions partielles. Ni le christianisme, ni les organisations patronales ou ouvrières, n’ont trouvé la réponse. De même aujourd’hui, le monde occidental ne semble guère préparé à affronter le problème de l’islam. En théorie, la solution paraît d’ailleurs extrêmement difficile. Peut-être serait-elle possible en pratique, si, pour nous borner à l’aspect français de la question, celle-ci était pensée et appliquée par un véritable homme d’Etat.

Les données actuelles du problème portent à croire que des formes variées de dictature musulmane vont s’établir progressivement à travers le monde arabe. Quand je dis « musulmane », je pense moins aux structures religieuses qu’aux structures temporelles découlant de la doctrine de Mahomet. Dès maintenant, le sultan du Maroc est dépassé et Bourguiba ne conservera le pouvoir qu’en devenant une sorte de dictateur. Peut-être des solutions partielles auraient-elles suffi à endiguer le courant de l’islam, si elles avaient été appliquées à temps. Actuellement il est trop tard. Les « misérables » ont d’ailleurs peu à perdre. Ils préfèreront conserver leur misère à l’intérieur d’une communauté musulmane. Leur sort sans doute restera inchangé. Nous avons d’eux une conception trop occidentale. Aux bienfaits que nous prétendons pouvoir leur apporter, ils préfèreront l’avenir de leur race. »

Sur toutes ces questions, ici, l’excellente émission d’Yves CALVI, « C dans l’air », du 5 janvier 2011 :

« Religions : guerres à venir ? »

Avec Antoine SFEIR, Odon VALLET, Abdenour BIDAR

http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1616

Note Feuille de Chou:

Chez le successeur du dictateur Bourguiba, l’assassin Ben Ali, le couvercle saute…

Mais aucun parti, même islamiste, ne semble en mesure de prendre la tête de la révolte de la faim et du mépris tant la répression a terrorisé la population.

Une chance pour le pouvoir direct du peuple? On le souhaiterait.

Michel Weckel

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