Tunisie: tirs et tensions en plein coeur de la capitale

Entendu sur France Culture ce matin

Une femme se réjouissait de la nouvelle liberté (avec les chars dans la rue?), demandait des élections démocratiques et tout de suite après, sans se rendre compte de la contradiction exigeait que les “intégristes” ne puissent de présenter!

C’est comme si en France, on interdisait à la Marine (antinationale) de se présenter aux présidentielles! Qu’on l’apprécie ou pas, elle est, comme son père , représentative d’une certaine France, hélas.

On a vu aux dépens du peuple algérien, ce que cette “liberté” limitée a donné comme résultat après l’interruption du processus électoral qui allait donner la victoire à des islamistes: 200 000 morts!

Il aurait mieux valu les laisser gagner et arriver au pouvoir. On aurait déploré moins de victimes.

Vers un pouvoir populaire ?

Contre le chaos, et les milices benalistes, des citoyens ont formé des groupe de surveillance et de défense. Ils ont construit des barrages et des barricades. Et emplissent un tache d’habitude attribuée à la police, et en ce moment à l’armée. Ces groupes de défense de citoyens, qui exigent l’ouverture des magasins lundi matin pour que le peuple puisse s’approvisionner, peuvent se transforme en début d’organes de pouvoir alternatif à celui de l’armée qui défend les intérêts du capiatal tunisien et étranger dans le pays.

A terme, l’armée ne tolèrera pas le maintien de ces organes de double pouvoir.

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DÉPÊCHES (source : El Watan.com)

Tunisie: tirs et tensions en plein coeur de la capitale

le 15.01.11 |

Des tirs nourris se poursuivaient dimanche après-midi dans le centre de Tunis…

Des tirs nourris se poursuivaient dimanche après-midi dans le centre de Tunis totalement déserté par ses habitants en raison de la tension persistante, deux jours après la fuite de Ben Ali.
Des tirs réguliers, d’abord sporadiques, puis de plus en plus nourris, étaient échangés depuis environ 15H00 GMT entre des personnes cachées dans des immeubles et des policiers, tout près de l’avenue Bourguiba, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Un hélicoptère survolait la zone du ministère de l’Intérieur tandis que le centre de la capitale était totalement désert, à l’exception d’une forte présence policière.
Un peu plus tôt dans l’après-midi, des tirs avaient également été échangés devant le siège d’un parti d’opposition, le Parti démocratique progressiste (PDP) à l’issue desquels plusieurs personnes ont été arrêtées, dont deux étrangers, a indiqué à l’AFP un des responsables de cette formation.
Alors que la nuit de vendredi à samedi avait été émaillée d’actes de vandalisme et de pillages, la capitale tunisienne s’était réveillée dans le calme. Des comités de vigilance avaient organisé des rondes dans les quartiers.
“On n’a pas peur: les hommes protègent nos quartiers des miliciens armés qui sont là pour terroriser. Je me sens en sécurité”, a témoigné Mouna Ouerghi, 29 ans, professeur d’université.
La situation s’est brusquement tendue en début d’après-midi. Les policiers sont alors devenus de plus en plus nerveux, contrôlant systématiquement les véhicules pour vérifier notamment s’il n’y avait pas d’armes à l’intérieur.
Des rumeurs font état de taxis transportant des miliciens.
L’ex-chef de la sécurité du président tunisien déchu Ben Ali, le général Ali Sériati, a été arrêté dimanche aprés avoir été formellement accusé d’être le responsable des exactions de ces derniers jours contre la population.
Une source officielle non identifiée a indiqué à l’agence TAP qu’il avait été établi que cet homme-clé de l’ancien régime était derrière les milices responsables des désordres récents dans la capitale et d’autres villes du pays.
Plusieurs témoignages avaient attribué les pillages et exactions de ces derniers jours, notamment à Tunis et sa banlieue, à des membres de l’appareil sécuritaire liés à Ben Ali et cherchant à créer le chaos pour favoriser son retour. L’ex-président, cédant à la pression de la rue, a fui vendredi en Arabie saoudite.
L’ambassadeur démissionnaire de la Tunisie à l’Unesco Mezri Haddad a accusé dimanche Ben Ali d’avoir “prémédité l’anarchie avant son départ” du pouvoir vendredi et de “téléguider les opérations”, dans un communiqué reçu par l’AFP
Un neveu de l’ex-président tunisien, Kaïs Ben Ali, a été interpellé par l’armée à Msaken (centre), dans la nuit de samedi à dimanche avec dix autres personnes qui “tiraient en tous sens” à bord de véhicules de police, selon des témoins.
Au Palais du gouvernement, le Premier ministre tunisien Mohammed Ghannouchi consultait dimanche des représentants des partis politiques et de la société civile pour amorcer le processus de transition après la chute du régime de Ben Ali.
Ces consultations devraient aboutir à la mise en place de trois comités: l’un chargé de proposer des personnes pour former un gouvernement d’union nationale, un autre pour examiner les exactions et dérives sécuritaire et le dernier sur les accusations de corruption de l’ancien régime.
Tous les partis politiques dits légaux, représentés au Parlement ou non sont appelés à rencontrer M. Ghannouchi mais pas le Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT) de Hamma Hammami qui est interdit ni les islamistes du Ennahdha de Rached Ghannouchi qui vit en exil à Londres.
“Pourparlers limités, démocratie boiteuse”, ont immédiatement réagi des manifestants à Regueb (centre-ouest), une localité qui a connu de violentes manifestations durement réprimées par la police.
Environ 1.500 manifestants y ont défilé dimanche matin pour réclamer un véritable changement. “Nous ne nous sommes pas révoltés pour la formation d’un gouvernement d’union avec une opposition de carton-pâte”, ont-ils scandé avant d’être dispersés par l’armée qui n’a pas recouru à la violence.
A Tunis, de rares cafés avaient rouvert le matin. Au marché central, un bon quart des étals étaient approvisionnés en fruits et légumes mais les clients se plaignaient d’une soudaine montée des prix. Une soixantaine de personnes se pressaient en vain devant la seule boulangerie ouverte mais cela ne gâchait pas la bonne humeur générale.
“Nos enfants vont vivre dans un pays libre”, proclamait une cliente.
Après plusieurs journées de manifestations et de violences qui ont vu la très grande majorité des commerces baisser leur rideau, les Tunisois se pressaient autour des échoppes du marché couvert, le plus important de la capitale, même si un tiers d’entre elles seulement étaient ouvertes.
“Il y a un manque flagrant de nourriture. On n’a pas assez de pain, de farine, on risque une crise alimentaire si cela continue”, expliquait Najla, en remplissant son panier de viande et de légumes “au cas où”.
Dans un autre quartier, Mouna Ouerghi, en revanche, estimait que “la situation s’améliore quand même depuis trois jours. Le premier jour, tout était fermé. Aujourd’hui, beaucoup de boutiques sont ouvertes. On a confiance en notre peuple”.
Dimanche matin, des proches du photographe français de l’agence EPA, Lucas Mebrouk Dolega, 32 ans, blessé vendredi à Tunis par un tir tendu de grenade lacrymogène, ont annoncé sa mort. La répression des émeutes a fait des dizaines de morts parmi la population.

AFP

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