Raz-de-marée révolutionnaire

Et la fRance?

En Libye, Kadhafi est acculé à Tripoli vers où les colonnes d’insurgés convergent, par l’Ouest et par l’Est. Aujourd’hui, il a harangué ses troupes les plus fidèles, promettant la lutte à mort et sans pitié, laissant penser à une bataille sanglante. Le chiffre de plus de 2000 morts parmi le peuple libyen est quasiment officiel.

En Tunisie, plus de 100 000 tunisiens ont défilé et occupé Tunis pour faire tomber le gouvernement provisoire, et l’abolition de beaucoup d’institutions d’Etat dont les services de sécurité; et commencent à faire valoir les Comités Populaires derrière le Conseil de Vigilance (sorte de conseil populaire de défense de la révolution). De la révolution bourgeoise à la révolution sociale et populaire.

Au Maroc, de violentes émeutes ont secoué plusieurs grandes villes ce début de semaine. La “jeunesse du 20 février”, comme on dit maintenant, qui veut faire tomber le régime et même la royauté (contrairement à ce que les médias dominants cherchent à nous faire croire), ne cesse de croître. Les chars ont été déployés par le pouvoir et assiègent la ville d’Al-Hoceima. Au moins deux morts, nombreux blessés, arrestations de masse et terreur policière-militaire. Appel à prendre la rue le 26 et 27 février prochain. L’agitation grandit.

Au Yémen, ils sont maintenant des centaines de milliers à prendre la rue dans tout le pays, donnant lieu à de nombreux affrontements, la répression ayant fait plusieurs morts (déjà une 15aine de tués depuis plusieurs jours).

En Egypte, des milliers d’egyptiens reprennent progressivement la rue pour faire tomber le gouvernement de transition, l’armée encadre sévèrement, déploie les hélicoptères, a fait de nombreux tirs de sommation. Comme en Tunisie, c’est le début de la vraie révolution sociale et populaire.

A Paris, une trentaine d’opposants activistes libyens ont pris d’assaut l’Ambassade de la Libye, en ont chassé les employés et personnels, ont pris le contrôle du bâtiment dont les locaux sont occupés par le groupe qui déclare avoir pris le pouvoir et chassé l’ambassadeur en soutien au peuple libyen. Ils ont accroché le drapeau de l’insurrection populaire à la place du drapeau national du régime-Kadhafi. Le bâtiment est encerclé et assiégé par les forces de police qui empêchent tout ravitaillement des occupants par des sympathisants et camarades solidaires qui sont également empêchés d’entrer. Les occupants menacent de se suicider collectivement en cas d’intervention de la police pour les déloger.

A Paris, la résurgence du groupe armé anarchiste Action Directe, qui menace d’attaques sur cinq commissariats de Haut-de-Seine. La police antiterroriste sur l’affaire.

En Inde, des dizaines de milliers de personnes manifestent et lancent un mouvement contre le gouvernement et la misère sociale. Ce sont surtout les communistes qui appellent au mouvement. 2000 flics déployés à New Dehli.

Nombreuses tensions en Chine du Sud le week-end dernier par des petites foules qui sont sorties dans les rues contre le pouvoir totalitaire et la misère par des appels lancés sur Facebook, reprenant l’exemple des révolutions arabes. Menaces d’une grève générale. Appel à manifester tous les dimanches et lancer un mouvement de “révolution du jasmin”. La police déployée, nombreuses arrestations.

En Grèce, la grève générale de mercredi fut quasi-totale, le pays complètement paralysé, de nombreux et violents affrontements, qui ont fait plusieurs blessés chez la police. Face à l’impuissance et à la trahison des centrales syndicales et du KKE (parti communiste grec), des mouvements anarchistes appellent à occuper la place Syntagma et assiéger le Parlement, comme en Egypte et en Tunisie. Lors de premières tentatives, arrestations de masse. KKE et centrales syndicales n’appellent toujours pas à une mobilisation illimitée. Opérations auto-réduction se multiplient. Dans de nombreux secteurs, le peuple refuse de payer : loyers, péages, supermarchés…Crainte de l’Etat d’un éclatement insurrectionnel soudain.

Aux Etats-Unis, suite notamment à la colère populaire massive dans l’Etat du Wisconsi qui aura entraîné l’invasion du Parlement d’Etat par 70.000 personnes en se réclamant de l’exemple des révolutions arabes, le gouvernement américain fait fermer des milliers de sites internet alternatifs, militants, et indépendants. Verrouillage policier de la toile.

A Marseille, les marins de la SNCM sont en grève totale depuis 25jours, le ton monte face à la fermeté de la direction.

* * *

DETAILS >>>

* LIBYE

Libye, l’étau se resserre autour de Kadhafi, tirs sur des manifestants à Tripoli
25 FÉVRIER 2011

BENGHAZI — Les forces de l’ordre libyennes ont tiré sur des manifestants dans plusieurs quartiers de la capitale Tripoli à la sortie de la prière du vendredi, faisant des morts, ont indiqué à l’AFP des témoins joints par téléphone. Evènement

« Les forces de l’ordre ont tiré sur des manifestants sans distinction. Il y a des morts dans les rues de Soug Al Jomaa », a indiqué à l’AFP un habitant de ce quartier.

D’autres témoins dans d’autres quartiers de la banlieue est, comme Ben Achour et Fachloum (est de la capitale), mais aussi Ghout Achaâl à l’ouest, ont signalé également des « tirs nourris sur tous ceux qui se trouvent dans la rue ».

« Ils tirent sur des civils sans armes qui sortent de la prière », a déclaré à l’AFP un habitant du quartier résidentiel de Ben Achour.

Des forces de police et des « milices pro-régime » s’étaient déployées autour de certaines mosquées de la capitale pour empêcher les manifestations, selon des témoins. Dans leur prêche de vendredi, les imams ont relayé à Tripoli le discours officiel, appelant au retour de la stabilité et à la fin des « actes de sabotage », mettant en garde contre « la sédition », a-t-on ajouté de même source.

Selon des fidèles, le prêche aurait été imposé aux Imams.

L’étau se resserrait vendredi, au 11è jour d’une insurrection contre le pouvoir du dirigeant Mouammar Kadhafi, pris entre l’opposition qui affirme avoir libéré l’est et des combats violents à l’ouest, alors que la communauté internationale accentuait la pression pour tenter de stopper le bain de sang.

Les partisans du « Guide » sont concentrés à Tripoli, où la milice Khamis disposerait notamment de 9.000 combattants, de chars et d’avions, selon des informations non confirmées d’habitants anti-Kadhafi dans la ville d’Al-Baïda (est).

Signe que le pouvoir cherche à endiguer la vague de contestation, la télévision libyenne a annoncé une aide de 400 dollars aux familles libyennes, ainsi que l’augmentation de 150% des salaires de certains fonctionnaires.

Dans sa première intervention télévisée mardi, le colonel libyen avait juré de réprimer l’insurrection, avertissant de possibles « boucheries ». Les violences ont déjà fait plusieurs centaines de morts, de 300 à un millier selon les sources.

Jeudi, Mouammar Kadhafi a accusé dans un message audio diffusé par la télévision, Al-Qaïda d’orchestrer l’insurrection en donnant selon lui des « pilules hallucinogènes » aux opposants. Il a aussi exhorté les habitants à arrêter les partisans d’Oussama ben Laden et de les traîner devant la justice.

– Kadhafi harangue ses troupes à Tripoli

Alors que les protestations et les combats n’ont cessé d’agiter la Libye, le colonel Mouammar Kadhafi a exhorté ses partisans à se battre, vendredi lors d’une apparition publique surprise à Tripoli. Dans le même temps, la communauté internationale prépare sa réponse à une situation de plus en plus confuse.

“VIVRE ET MOURIR EN LIBYE”
A la surprise générale, le colonel Mouammar Kadhafi est apparu vendredi sur la place Verte à Tripoli et a demandé à ses partisans de se préparer à “défendre la Libye”, selon des images diffusées par la télévision d’Etat. “Nous allons nous battre et nous les vaincrons”, a-t-il lancé à la foule au 11e jour d’une insurrection dans son pays, selon des images en direct de la télévision d’Etat.

“S’il le faut, nous ouvrirons tous les dépôts d’armes pour armer tout le peuple”, a-t-il ajouté s’exprimant depuis des remparts surplombant la place verte où étaient rassemblés des centaines de ses partisans. Le peuple libyen “aime Kadhafi”, a également dit le dirigeant libyen. “Nous sommes le pays de la dignité et de l’intégrité, ce pays a triomphé de l’Italie”, a-t-il poursuivi en allusion à l’ancienne puissance coloniale. “Vous devez danser, chanter et vous préparer (…) Votre esprit est plus fort que toutes les tentatives des étrangers et des ennemis pour vous détruire”, a-t-il crié.

De plus en plus enflammé, le dirigeant libyen a déclaré: “Mouammar Kadhafi est parmi vous. Je suis avec le peuple et nous allons nous battre et nous allons les tuer si c’est ce qu’ils souhaitent.” “Voyez la force du peuple. Voilà la force du peuple qui ne peut être vaincue.” “Faites ce que vous voulez. Vous êtes libres de danser, de chanter et de faire la fête sur toutes les places pendant toute la nuit. Mouammar Kadhafi est l’un d’entre vous. Dansez, chantez, réjouissez-vous!”

Cette intervention a fait suite à une interview accordée par le principal porte-parole de Kadhafi, son fils Saïf al-Islam, à la chaine de télévision CNN-Türk, lors de laquelle il a assuré que le gouvernement contrôlait la situation. “Nous avons des plans A, B et C. Le plan A est de vivre et de mourir en Libye. Le plan B est de vivre et de mourir en Libye. Le plan C est de vivre et de mourir en Libye”, a-t-il dit.

“M. KADHAFI EST UN FOU”

Ibrahim Dabbashi, vice ambassadeur de la Libye à l’ONU, le 25 février.AFP/CHRIS HONDROS
Le nombre de morts en Libye se compte par milliers et non par centaines, a affirmé l’ambassadeur adjoint de la mission libyenne à l’ONU, Ibrahim Dabbashi, lors d’une conférence de presse. “J’appelle la communauté internationale à intervenir maintenant et à envoyer un message clair au colonel Kadhafi qu’il doit cesser les tueries immédiatement. Autrement je pense qu’il va continuer ces meurtres”, a ajouté le diplomate d’une voix forte. “Je pense que le nombre de morts se compte (déjà) par milliers. Il est difficile de savoir exactement car ils récupèrent les corps et les emmènent dans le désert ou quelque part. Je suis sûr que le nombre se compte par milliers, pas par centaines”, a-t-il encore souligné.

“M. Kadhafi est un fou. Il est psychologiquement instable”, a encore indiqué M. Dabbashi, qui s’exprimait dans les locaux de la mission libyenne à l’ONU. “M. Kadhafi a le choix entre être tué ou se suicider. Il pourrait chercher à envoyer certains membres de sa famille à l’étranger mais je crois qu’il préfère mourir en Libye du fait de son caractère narcissique. Il veut agir en héros”, a avancé M. Dabbashi.

ÉCHANGES DE TIRS À TRIPOLI
La contestation contre Kadhafi a gagné des quartiers de Tripoli et, selon des témoins, les forces de sécurité ont tué plusieurs manifestants dans la capitale libyenne. Les opposants contrôlent les deux principales villes de province, Benghazi dans l’Est et Misrata dans l’Ouest. Dans d’autres villes clés, les soldats de Kadhafi sont en échec, comme à Zaouiah, ville pétrolière à 50 km de Tripoli, ou sont passées à l’ennemi, comme Adjabia, dans le golfe de Syrte. Ras Lanouf et Marsa el Brega, les deux principaux terminaux pétroliers du pays à l’ouest d’Adjabia, sont également contrôlés par les rebelles selon des habitants. Outre Tripoli, Kadhafi ne contrôlerait plus que son fief de Syrte parmi les grandes villes libyennes, presque toutes situées sur la côte.

Des manifestants anti-Kadhafi, le 25 février à Tripoli.REUTERS/SUHAIB SALEM
Les manifestations annoncées en ce jour de prière à Tripoli, qui était désertée depuis plusieurs jours, ont bien eu lieu selon plusieurs témoins. Rassemblés devant les mosquées, les manifestants ont ensuite tenté de converger vers la place Verte. Les forces gouvernementales ont tiré sur la foule dans le quartier de Djanzour, dans l’ouest de Tripoli, selon un habitant qui a recensé cinq à sept morts. Un autre témoin a déclaré à Reuters que des tireurs embusqués tuaient des manifestants dans la capitale. À chaque rassemblement, les forces de sécurité ont tiré en l’air pour disperser la foule, avec succès dans certains quartiers mais pas dans d’autres, a dit un habitant à Reuters.

Selon un autre témoin, des quartiers de Tripoli sont désormais contrôlés par les opposants. “Certains quartiers sont contrôlés par l’opposition, d’autres, principalement ceux autour de Bab al Azizia, sont contrôlés par les partisans de Kadhafi et l’armée”, a-t-il dit à Reuters, en allusion au quartier où réside le dirigeant libyen. “Nous restons chez nous. C’est trop dangereux de sortir dans Tripoli.” Les informations sont dans l’ensemble difficiles à vérifier, les journalistes étrangers ne pouvant pas se rendre dans l’ouest du pays et les réseaux téléphoniques et internet étant souvent inaccessibles.

Dans les régions conquises par la rébellion, notamment à Benghazi, des comités créés ex nihilo et composés de médecins, avocats, militaires et chefs tribaux semblent fonctionner. Le règne totalitaire du “guide de la révolution” a annihilé toute structure politique. Les islamistes radicaux, accusés par Kadhafi d’avoir fomenté la révolte, ne semblent pas en profiter. Un ministre ayant quitté le gouvernement cette semaine a prédit que Kadhafi finirait “comme Hitler”, en se suicidant.

* YEMEN *

Yémen, 100 000 manifestants ce vendredi pour faire tomber Saleh

25 FÉVRIER 2011

SANAA — Des échauffourées avec la police ont fait un mort et une vingtaine de blessés vendredi dans le sud du Yémen, qui a connu une nouvelle journée de forte mobilisation contre le président Ali Abdallah Saleh.

Des marches massives à Sanaa, Aden (sud), Taez (sud) et Moukalla (sud-est), ont rassemblé plusieurs centaines de milliers de manifestants, selon les organisateurs, qui ont annoncé le « début de la fin » pour le président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

M. Saleh, un allié des Etats-Unis dans la lutte contre Al-Qaïda, a multiplié en vain les gestes d’apaisement face à une révolte de la rue qui ne se calme pas depuis la fin janvier, dans ce pays pauvre dont les 24 millions d’habitants souffrent d’un fort chômage.

Dans la capitale, les organisateurs affirment avoir réuni 100.000 manifestants pour une prière collective devant l’Université de Sanaa où des étudiants campent en permanence pour réclamer la chute du régime.

L’imam Abdallah Saatar a affirmé dans son sermon que « la chute du régime était la seule sortie à la situation actuelle ». « Pars, pars », ont scandé pour leur part les manifestants à l’intention du président Saleh.

Les familles de deux personnes tuées par des tirs de partisans du régime lors d’un sit-in des étudiants à Sanaa ont annoncé qu’elle n’avaient pas l’intention de les enterrer « avant la chute du régime ».

La police s’est contentée de fouiller les gens à la recherche d’armes, après les ordres donnés jeudi par le président Saleh aux forces de sécurité pour protéger ceux qui manifestent pacifiquement.

Dans le centre de Sanaa, de nombreux partisans du régime ont également participé à une prière collective à la mémoire des « martyrs du Yémen ».

A Aden, en dépit des instructions de retenue données aux forces de l’ordre, deux défilés ont donné lieu à des affrontements avec la police qui tentait d’empêcher les manifestants de rejoindre une place proche du siège de la sécurité et de plusieurs consulats étrangers dans le quartier de Khor Maksar.

Un jeune homme de 17 ans, Mohammed Ahmed Saleh, touché par des tirs est mort à l’hôpital de la République, un établissement gouvernemental, et 20 manifestants ont été blessés, selon un nouveau bilan de sources médicales.

La police a ouvert le feu et fait usage de grenades lacrymogènes contre la première marche, et a dispersé violemment la seconde, selon des témoins et des sources médicales.

« Le peuple veut la chute du régime », « mort et honte aux traîtres » et « fidélité aux martyrs », scandaient les manifestants.

Treize personnes ont été tuées à Aden depuis le début de la contestation le 27 janvier, et deux manifestants sont morts à Sanaa et un à Taez.

A Taez, au sud de Sanaa, une prière a été organisée par les anti-régime et la foule a été estimée par les organisateurs à plusieurs centaines de milliers.

Selon des habitants de cette localité, important foyer de la contestation et où un sit-in permanent se poursuit depuis deux semaines, la foule a débordé trois larges boulevards de la ville.

Une bonne partie des manifestants a ensuite participé aux funérailles d’un protestataire tué la semaine dernière par un jet de grenade attribué aux partisans du régime.

A Moukalla, capitale de la province du Hadramout (sud-est), quelques dizaines de milliers de personnes ont également manifesté pour la chute du régime, selon des sources locales.

La police était absente de cette ville côtière pendant le défilé qui a été marqué par des violences. Des partisans de la sécession du sud s’en sont pris aux manifestants leur reprochant de ne pas scander de slogans appelant à la séparation du sud Yémen, qui était un Etat indépendant avant 1990.

* EGYPTE *

Egypte, des milliers de manifestants réclament un nouveau gouvernement
25 FÉVRIER 2011

LE CAIRE — Des milliers d’Egyptiens se sont rassemblés vendredi place Tahrir au Caire pour célébrer la « révolution » mais aussi pour réclamer un nouveau gouvernement composé de technocrates, 15 jours après la démission sous la pression populaire du président Hosni Moubarak.

Plusieurs milliers de personnes, dont beaucoup agitaient des drapeaux égyptiens, se sont réunies dans une ambiance de fête sur cette place devenue le symbole de la révolte après son occupation jour et nuit par les manifestants.

« Le gouvernement de Chafic est inféodé au régime corrompu », proclamait une pancarte, tandis que des manifestants exigeaient le départ du Premier ministre Ahmad Chafic et de son gouvernement et leur remplacement par des technocrates.

Le nouveau gouvernement remanié mercredi compte toujours quelques figures (affaires étrangères, défense) de l’ère Moubarak.

Les manifestants réclament également la suppression des très redoutés services de sécurité d’Etat.

Ailleurs, d’autres groupes scandaient « A bas Kadhafi » en agitant des drapeaux libyens en signe de solidarité avec la Libye voisine, où les violences liées au soulèvement contre le régime de Mouammar Kadhafi ont fait des centaines de morts.

Le président Hosni Moubarak a démissionné le 11 février en remettant le pouvoir à l’armée. Le conseil suprême des forces armées a chargé le gouvernement de M. Chafic, récemment remanié, de gérer les affaires courantes en attendant des élections.

Le nouveau gouvernement a assuré qu’il n’y « aurait pas de retour en arrière » tout en s’engageant à poursuivre la lutte contre la corruption.

* TUNIS *

100 000 Tunisiens ont manifesté pour réclamer le départ de Ghannouchi
25 FÉVRIER 2011

Des dizaines de milliers de manifestants sont descendus vendredi dans les rues de la capitale tunisienne, Tunis, pour réclamer la démission du Premier ministre de transition Mohamed Ghannouchi, qui était déjà en fonctions sous le président déchu Zine ben Ali.

Cette manifestation, organisée dans le cadre d’une « journée de colère« , est selon toute vraisemblance la plus importante depuis la chute de Ben Ali le 14 janvier dernier, ont rapporté des témoins.

Des hélicoptères de l’armée ont survolé le cortège des manifestants tandis que les forces de sécurité observaient la foule, qui a défilé malgré l’interdiction de manifester en vigueur depuis la chute de Ben Ali.

Les forces de sécurité ont tiré en l’air à plusieurs reprises, mais les manifestants ne se sont pas dispersés. Il ne semble pas qu’il y ait eu de blessés.

Les protestataires, dont certains brandissaient des portraits de Ghannouchi superposés au visage de Ben Ali, ont scandé: « Honte au gouvernement! » et « Ghannouchi démission!« . La clameur de la foule était perceptible à des kilomètres.

« Notre seule revendication, c’est la chute de ce gouvernement« , déclarait Alia Soussi, une étudiante de 22 ans, parmi le cortège des manifestants. « Nous espérons que Ghannouchi nous entendra.«

Le gouvernement de transition chargé d’organiser des élections pour trouver un successeur à Ben Ali, lequel a fui à Djeddah en Arabie saoudite, a d’ores et déjà été remanié à plusieurs reprises à la suite de manifestations, mais Ghannouchi est resté en fonctions.

Certains voient là un atout étant donné sa connaissance des affaires tunisiennes, puisqu’il est Premier ministre depuis novembre 1999, soit pendant les 11 dernières années de la présidence Ben Ali.

Un peu plus tôt, vendredi, les manifestants avaient protesté contre la répression sanglante en cours en Libye, où les insurgés se sont soulevés en s’inspirant des révolutions qui ont été couronnées de succès dans deux pays voisins, Tunisie et Egypte, depuis le début de l’année.

Eric Faye pour le service français

* MAROC *

Un autre appel est lancé au peuple marocain de sortir et manifester le 26 et 27 février

La répression policière du pouvoir corrompu au Maroc continue de s’abattre sur la jeunesse du 20 Février, un mouvement qui appelle les jeunes et les citoyens à la désobéissance civile pacifiste pour exiger sinon imposer un changement politique et social dans le pays.

Hier soir [lundi 21 février à Rabat], lors d’un sit-in de solidarité avec le peuple libyen en révolte organisé devant le Centre culturel libyen à l’initiative du Réseau démocratique de solidarité avec les peuples arabes en révolte pour dénoncer les crimes contre l’humanité perpétrés par les mercenaires africains à la solde du pouvoir corrompu de Kadafi à l’encontre du peuple libyen en lutte. Il y a eu beaucoup de blessés dont figurent des défenseurs des droits humains dont je cite Abdelkhalek Benzakri et Abdelillah Ben Abdeslam. Un autre citoyen Mohamed Bennani gravement blessé a été transporté d’urgence à l’hôpital.

Selon des sources fiables, il y aurait deux morts et une soixantaine de blessés, des [affrontements] n’ont pas cessé entre la population et les forces de répression dans la région d’Al-Hoceima (Imzouren, Aït Bouayach). Des chars encerclent la ville alors que d’autres brigades sèment la terreur, effectuent des arrestations en masse, défoncent les portes des maisons .

À Séfrou, les affrontements du dimanche 20 février et lundi étaient particulièrement violents. Notre camarade Manjli, cible privilégiée des tortionnaires, s’est vu transporté d’urgence au CHU de la ville de Fès.

Toujours à Fès, les forces de répression ont encerclé l’université se livrant à des affrontements avec les étudiants, sous l’égide de l’Union Nationale des Étudiants Marocains UNEM, déterminés à faire respecter la non violation de l’enceinte de l’université.

À Oujda : une grande manifestation d’étudiants réprimée par les forces de répression causant plusieurs blessés.. Ce silence complice des médias est inadmissible.

Les revendications de la jeunesse du 20 Février restent toujours d’actualité. Devant l’ndifférence du pouvoir, un autre appel est lancé au peuple marocain de sortir et manifester le 26 et 27 février.

Mercredi 23 février 2011.

* GRECE- communiqué *

Athènes : Transformons la place Syntagma en place Tahrir

TRANSFORMONS LA PLACE SYNTAGMA EN PLACE TAHRIR

Ce mercredi 23 février est jour de grève générale et de manifestations dans le centre d’Athènes. Plus le temps passe, plus il devient évident que les grèves générales appelées par les bureaucrates de la GSEE et de l’ADEDY ne sont pas seulement des coups d’épée dans l’eau, mais aussi des occasions de relâcher ponctuellement la soupape du mécontentement et de la rage sociale : depuis l’émission de slogans qui ne mangent pas de pain jusqu’à des pratiques plus concrètes comme s’approcher du Parlement, se battre avec la police anti-émeute ou jeter pierres et cocktails molotov sur les forces de répression.

Cet aspect de défouloir ponctuel et vain nous est confirmé par le fait que la question d’une Grève Générale Illimitée n’a jamais été évoquée. Il nous est de nouveau confirmé par le choix “mystérieux” des dates de ces grèves générales. Et il nous est finalement confirmé par l’énorme délai entre une grève et la suivante (la dernière remonte à plus de deux mois).

Après chaque manifestation, même s’il y a eu énormément de monde, de l’agitation et de violentes confrontations, la même question demeure : “Et maintenant ?”

Cependant et dans le même temps, ce choix des autorités est un jeu avec le feu. La situation va-t-elle rester à un niveau “acceptable”, limitée dans le temps et dans l’espace, ou au contraire va-t-elle quitter ces étroites limites et s’échapper pour prendre le caractère imprévisible d’un feu de forêt, voilà qui reste à chaque fois incertain.

Ce mercredi, nous pourrions essayer quelque chose de légèrement différent, en mettant à profit les révoltes du monde arabe, comme en Égypte par exemple. Nous pourrions montrer beaucoup plus de retenue et de patience que ce que l’État imagine. Nous pourrions inonder avec des milliers de manifestants la place Syntagma. Nous pourrions encercler le Parlement et attendre.

Tenir et ne pas se retirer.

Nous pourrions transformer la place Syntagma en place Tahrir.

Et à partir de là, voir ce qu’il se passe…

Ce n’est pas seulement au Maghreb ou au Moyen-Orient que la révolte doit se répandre, mais à travers la planète.

Rendez-vous ce mercredi à 11h au Musée Archéologique d’Athènes.

Traduit du grec (Ρεσάλτο) et communiqué au JL le 22 février 2011.

* PARIS – AMBASSADE OCCUPEE *

L’ambassade de la Libye à Paris occupée par des opposants qui menaçent de de suicider
25 FÉVRIER 2011

L’ambassade de Libye en France occupé par des opposants

Une trentaine d’opposants libyens, qui se font appeler les «enfants de la révolution», ont pris le contrôle de l’ambassade de Libye à Paris a constaté un journaliste de l’AFP. « On a pris le pouvoir à l’ambassade », a déclaré une porte-parole de ce mouvement, qui a tenu à garder l’anonymat, tandis qu’un cordon de policiers empêchait les entrées dans le bâtiment, et notamment le ravitaillement en nourriture du groupe de jeunes manifestants. « Ils menacent d’un suicide collectif si la police intervient », a précisé la porte-parole du groupe d’opposants, qui a hissé derrière les grilles de l’ambassade l’ancien drapeau libyen de l’indépendance (1951), aux bandes horizontales rouge, noire verte, et non le drapeau uniformément vert adopté par Mouammar Kadhafi.

Rumeurs de démission

« L’ambassadeur n’a plus de légitimité, parce qu’il a refusé d’apporter son soutien au peuple libyen », refusant de recevoir ces derniers jours les manifestants qui dénonçaient la répression en Libye devant l’ambassade », a affirmé la porte-parole. Des rumeurs de démission des ambassadeurs de Libye en France et auprès de l’Unesco, Salah Zaren et Abdul Salam el Galali, avaient circulé mardi. Mais les deux diplomates avaient finalement affirmé qu’ils restaient en poste, tout en appelant « à l’arrêt de la terreur » et en affirmant leur volonté de «servir le peuple libre de Libye».

Un groupe d’opposants libyens, qui se font appeler les «enfants de la révolution», ont pris le contrôle de l’ambassade de Libye à Paris et occupent les locaux. «On a pris le pouvoir à l’ambassade», déclare un porte-parole de ce mouvement, qui a tenu à garder l’anonymat. Un cordon de policiers empêche les entrées dans le bâtiment, et notamment le ravitaillement en nourriture du groupe de jeunes manifestants. Les opposants occupent les locaux de l’ambassade depuis jeudi soir, et en ont chassé tout le personnel. «Ils menacent d’un suicide collectif si la police intervient», précise le porte-parole. Des rumeurs de démission des ambassadeurs de Libye en France et auprès de l’Unesco, Salah Zaren et Abdul Salam el Galali, avaient circulé mardi. Mais les deux diplomates avaient finalement affirmé qu’ils restaient en poste, tout en appelant «à l’arrêt de la terreur».

* ETATS-UNIS – verrouillage policier d’Internet *

Etats-Unis : Les polices US désactivent des sites par milliers
L’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) et son instance décisionnelle le GNSO dénoncent le comportement des autorités américaines dans la gestion de la gouvernance de l’internet. Selon le président du GNSO, le FBI, Interpol et les polices d’Etats américaines procèdent à des désactivations unilatérales de site et de noms de domaine. Ces agences font pression sur le GNSO, instance qui assure un rôle clé dans la régulation d’internet en attribuant les noms de domaine, et font fi des fins de non recevoir émanant de l’instance. Le GNSO dénonce la fermeture unilatérale de plus d’une centaine de noms de domaines se terminant par .com, desquels dépendent des milliers de blogs, de sites internet et de pages personnelles. La désactivation d’un nom peut entraîner que 100.000 sites qui en dépendent soient aussi débranchés alors qu’ils sont tout à fait indépendants. Le gouvernement américain passe en fait outre les structures de contrôle établies. Il décide qu’il y a offense et débranche le site. Le président du GNSO le résume, ’C’est de la prise d’otage de noms de domaine par les autorités américaines … C’est une nouvelle tendance, mais une tendance de fond, il n’y a plus de discussion, seulement des décisions unilatérales de désactivation’.

* CHINE – AGITATION ANTI-REGIME *

Appel à des « rassemblements du jasmin » tous les dimanche en Chine
23 FÉVRIER 2011

PEKIN — Un nouvel appel a été lancé sur l’internet, inspiré par les mouvements de contestation dans le monde arabe, invitant les Chinois à se rassembler pacifiquement tous les dimanches dans 13 villes pour demander plus de transparence du gouvernement et de liberté d’expression.

L’appel mis en ligne cette semaine sur le site basé à l’étranger Boxun.com paraît émaner du groupe à l’origine de rassemblements dimanche dernier en Chine, qui ont fait écho aux soulèvements populaires dans le monde arabe, de la Tunisie à Bahreïn en passant par l’Egypte, le Yémen et la Libye.

Dimanche, d’importants effectifs de police avaient été mobilisés par le pouvoir communiste aussi bien à Pékin, Shangai et Canton que dans 10 autres villes chinoises pour lesquelles des appels avaient été lancés sur l’internet.

Ces rassemblements n’ont pas réuni beaucoup de Chinois et la police déployée avec des caméras a procédé à plusieurs arrestations. « Nous devons faire pression sur le parti (communiste) au pouvoir en Chine. Si le parti ne combat pas consciencieusement la corruption et n’accepte pas la supervision du peuple, il court à sa perte », souligne le dernier appel.

Rédigé sous forme de lettre ouverte au parlement chinois, dont la session annuelle s’ouvre le 5 mars pour une dizaine de jours, le texte reprend à l’encontre des autorités chinoises des griefs adressés par les populations des pays arabes à leurs dirigeants comme la corruption du gouvernement, le manque de transparence, ainsi que le muselage de l’internet et des médias.

« Si le gouvernement n’entend pas réellement résoudre ces problèmes mais se contente de vouloir censurer l’internet et de bloquer l’information pour empêcher les protestations, ces dernières vont au contraire se renforcer », selon l’appel.

« Nous invitons chaque participant à se promener, à observer, voire à prétendre qu’il ne fait que passer. Pour peu que vous soyez présents, le gouvernement autoritaire va trembler de peur », assurent les initiateurs des rassemblements, qui se veulent dans l’esprit de la « révolution du jasmin » tunisienne qui s’est soldée par la chute du régime Ben Ali.

Comme au Moyen-Orient, la corruption, le parti unique et la flambée des prix alimentaires sévissent en Chine, alimentant la grogne.

Inquiété par la poussée de ces aspirations démocratiques de la rue arabe, Pékin a censuré fortement ces derniers jours les forums de discussion de l’internet et les sites de microblogs, moyen prisé par les très nombreux internautes chinois pour propager les informations.

Par ailleurs, on était sans nouvelles d’une centaine de défenseurs des droits de l’Homme, selon des associations. L’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) a critiqué cette répression et en particulier la disparition des éminents avocats et militants Teng Biao, Tang Jitian et Jiang Tianyong, normalement basés à Pékin.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a esquivé les questions de la presse sur l’important déploiement policier dimanche, insistant sur son souci d’ »harmonie sociale ».

La presse officielle a elle fustigé « quelques agités » souhaitant créer des troubles.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ma Zhaoxu a évoqué les « grands résultats » atteints par la Chine au cours des trois décennies et « la volonté commune du peuple chinois de se concentrer sur la construction et le développement du pays ».

« Aucune force ne pourra entamer notre détermination », a assuré M. Ma.

* INDE *

Des dizaines de milliers d’Indiens ont manifesté contre l’inflation et le chômage
25 FÉVRIER 20111

En Inde, des dizaines de milliers de manifestants ont marché dans les rues de la capitale New Delhi pour protester contre la hausse des prix des aliments et le chômage.

La marche, organisée par le Comité des syndicats indiens – affilié au parti communiste et à laquelle se sont joints d’autres syndicats – vise à mettre de la pression sur le gouvernement alors que le parlement indien doit voter le budget lundi.

Il s’agit de la manifestation la plus importante dans la capitale depuis des années. Près de 2000 policiers ont été déployés à New Delhi pour surveiller la manifestation, selon les autorités policières.

Le premier ministre, Manmohan Singh, a récemment indiqué que le fort taux d’inflation était une « sérieuse menace » pour la croissance du pays, tandis que le gouvernement anticipe une croissance de l’ordre de 8,5 % cette année.

Selon les derniers chiffres publiés, l’inflation alimentaire est de 11,05 %, après avoir récemment frôlé les 20 %. L’inflation générale calculée sur les prix de gros était de 8,23 % en janvier.

Par ailleurs, le premier ministre Singh a accepté mardi la création d’une commission d’enquête parlementaire rassemblant tous les partis sur la vente présumée frauduleuse de licences de téléphonie mobile en 2008, qui aurait volé jusqu’à 40 milliards de dollars au Trésor public.

L’opposition avait bloqué la précédente session parlementaire l’automne dernier pour réclamer l’ouverture d’une enquête parlementaire.

* MARSEILLE *

Marseille : à la SNCM le ton monte

vendredi 25 février 2011 (20h51)

25 jours de conflit. Pas de négociations. Les marins en grève restent déterminés. La direction aussi.

Aujourd’hui devant le Paglia Orba, navire à quai symbole de leur lutte, les marins en grève ont tenu une conférence de presse. Colère.

La direction hier sur notre antenne expliquait que les inquiètudes et accusations de la CGT n’étaient pas fondées.

C’est la diminution du nombre des rotations entre Nice et la Corse, avec le non-remplacement du navire à grande vitesse “Liamone” qui provoquait le mouvement des marins, en Janvier. Selon les dirigeants de l’entreprise privatisée en 2006 ( Veolia (66%) et l’Etat (25%)), il s’agit de répondre à une demande des autorités niçoises, adressée également à Corsica Ferries, pour limiter les nuisances supportées par les riverains du port situé en centre-ville.

Pour Frédéric Alpozzo, responsable de la CGT Marins, majoritaire c’est un prétexte. Selon lui ” les signes ne trompent pas, outre le désengagement vers la Corse, le refus de la direction de communiquer un audit externe commandé en 2010 ou encore le projet de vente du siège historique. Après l’échec des négociations, dont chacun des camps se renvoie la responsabilité,le conflit semble aujourd’hui dans l’impasse.

Les marins grévistes réclament une table ronde avec les élus concernés et le secrétaire d’Etat aux Transports pour obtenir “des garanties sur l’avenir” des 1.700 salariés, auxquels s’ajoutent 1.000 postes en été (80% du trafic). Pour le directeur général de la SNCM, Marc Dufour, “la CGT Marins est restée dans cette idée que l’on peut revenir à un stade où l’Etat pouvait décider. L’Etat n’est plus rien, on est sur un marché ouvert et concurrentiel, c’est un conflit interne. Aujourd’hui il n’y a pas de dialogue social parce que c’est un dialogue de sourds”. Marc Dufour “dément formellement” tout plan social, il indique avoir mis en place “un plan de retour à l’équilibre en deux ans”. L’entreprise est déficitaire avec une perte d’exploitation de 15 millions d’euros en 2010 pour un chiffre d’affaires de 285 millions.

En arrière-plan du conflit c’est l’organisation de la desserte de la Corse qui est en débat. La SNCM, détentrice d’une Délégation de Service public a vu ses parts de marché tomber à 30%, contre 60% pour Corsica Ferries, battant pavillon italien et aux tarifs souvent plus bas du fait notamment de ses moindres obligations sociales.

Deux rapports récents, l’un du sénateur UMP Charles Revet, l’autre de la Cour des comptes, ont appelé à une réforme du système.Dans ce contexte, Frédéric Alpozzo appelle à attendre “les décisions de l’Assemblée de Corse sur la prochaine organisation du service public et les subventions accordées aux différentes compagnies, qui conditionnent le rééquilibrage économique de la SNCM”.

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