Déni de démocratie en campagne électorale

Déni de démocratie en période électorale


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votez Meyer Bouchama

Autrefois, une partie des campagnes électorales se déroulait dans les préaux d’école, lieux républicains d’instruction civique par excellence.

 

De nos jours, la démocratie n’a plus de lieu. Ses rites se déroulent pour l’essentiel, dans le virtuel, à la télévision. A part les marchés où la plupart des candidats ne mettent les pieds que pendant leurs campagne électorale, le porte à porte, les réunions à domicile, les commerces, où ils rencontrent l’électeur au compte-goutte, un à un, il est devenu quasi impossible de rassembler le peuple « souverain » des citoyens pour les écouter, ensemble, et débattre. Si un candidat veut organiser une réunion-débat, il se heurte à une difficulté de taille: où se réunir, dans quelle salle?

 

On pense spontanément à des lieux publics, généralement bien situés au cœur des quartiers, les centres socio-culturels que les citoyens et leurs enfants connaissent pour en fréquenter les activités.

Ces centres sont construits, financés par le budget municipal, fruit de l’impôt payé par les contribuables, Ils devraient donc, à défaut de maison du citoyen, ou de maison des femmes, des enfants, du troisième âge, être à la disposition de ceux qui les payent.

 

Or, ce n’est pas le cas. Candidat indépendant aux élections cantonales à Strasbourg 9, je viens d’en faire l’expérience.

 

J’avais obtenu, oralement l’accord d’un centre socio-culturel, pour l’organisation d’une réunion, le 16 mars,avec les électeurs, de plus agrémentée par un concert. Les affiches avaient été tirées, quand on m’annonça que le centre ne pouvait accueillir les citoyen(ne)s pour ce débat!

 

Le motif? Cela nuirait à la neutralité!

 

Quelques questions plus tard, pour essayer de comprendre d’où provenait cette éradication de la politique en temps électoral, dans des lieux financés par les électeurs-contribuables, la réponse fut celle-ci.

 

Il y a quelques années, à Strasbourg, on ne sait qui, ou quelle direction ou quel élu, a décidé que l’accès des CSC serait interdit aux débats politiques, donc aux candidats aux élections. Pourquoi?

 

Il s’agissait, d’après les explications fournies, par une responsable fort sympathique de centre d’empêcher le Front national et les autres partis d’extrême-droite, de diffuser leurs idées (certes nauséabondes) dans ces lieux. Mais du coup, comme la Ville ne pouvait décemment et légalement, appliquer cette mesure aux seuls partis racistes, les Centres socio-culturels furent en même temps interdits à tous les partis et même aux candidats, comme c’est mon cas, sans parti, indépendant. Et voilà pourquoi votre fille est muette et votre électeur chassé d’un lieu public!

 

Circulez, y a plus de démocratie! Venez chanter, jouer, danser, cuisiner, vous former, etc, dans les CSC, mais pas de politique pour cause de « neutralité » aseptisée. Et après, des politologues et autres sondologues stipendiés se plaindront que les abstentionnistes sont le premier parti de France!

 

Certes, ce n’est pas la seule explication, mais à priver le citoyen de lieux naturels de débats de proximité, pour le livrer aux jeux du cirque électoral télévisé, on obtient toujours plus de désintérêt et de pécheurs à la ligne les dimanches de vote,

 

La politique, comme trop souvent on dit en Alsace, Pfuii, c’est sale! Scheisse!

 

Il faudrait savoir! Ou bien le Front national est un parti diabolique et anti-républicain, factieux, violent, etc, et alors, il faut, comme certains, dont ici le sociologue Philippe Breton, le proposent, que le gouvernement l’interdise et prononce sa dissolution selon la loi de juin 1936.

 

Ou bien, et c’est ma position, conforme à la liberté d’expression, droit constitutionnellement garanti, ce parti , malgré ses idées puantes, est légal, a renoncé, au moins en apparence, à user de la violence, présente des candidats à toutes les élections, comme d’autres partis.

 

Et alors, au nom de quoi lui interdire l’organisation dans les Centres socio-cuturels, de réunions, qui plus est, en période électorale. Et du coup, tous les candidats de tous les partis, et sans parti, peuvent disposer des salles des centres socio-culturels.

 

D’ailleurs il nous revient au moins deux cas, il y en a sûrement d’autres, où des réunions se sont tenues dans ces lieux: lors d ‘une campagne électorale, la candidate Zoubida Naïli, du Parti socialiste (tiens, tiens) avait organisé une telle réunion au CSC du Rieth à Cronenbourg, Et à Hautepierre, en dehors d’une campagne électorale, Tariq Ramadan a rassemblé à deux occasions, des centaines de personnes: on y était.

 

Que reste-t-il au candidat pour réunir des électeurs?

Les salles paroissiales – bonjour la laïcité! – et les cafés- par ici la monnaie!

 

Contraint en dernière minute de trouver un lieu alternatif, à moins d’aller en justice, alors que l’affiche annonçant le débat-concert a déjà été imprimée, je proteste contre l’éviction des citoyens et des débats politiques des centres socio-culturels.

 

Cette protestation sera envoyée à Roland Ries, sénateur-maire de Strasbourg, à Jacques Bigot, président de la CUS, tous deux, « socialistes » et laïques ainsi qu’aux médias. Un double est destinée à la Fédération du Bas-Rhin du Parti socialiste. Et, bien entendu, ce libelle pourra être lu illico dans la Feuille de Chou.

 

Si vous êtes avocat, vous pouvez m’indiquer les possibilités de recours urgent contre cette mesure anti démocratique,

 

Les autres peuvent m’envoyer leur signature en cas d’accord avec ce propos,

 

Jean-Claude Meyer, candidat indépendant aux élections cantonales à Strasbourg 9, Koenigshoffen, Elsau, Montagne-Verte. Remplaçante: Malika Bouchama.

souscription cantonales Strasbourg IX Meyer à l’ordre de Mohamed Ketbach

9 mars 2011 7h

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