Déconstruction de Caroline Fourest par les Indigènes de la République

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9 Commentaires

  1. Schlomo Schlomo
    7 juin 2011    

    je m’abstiens d’user du concept de “race”, sauf pour dire que ça n’existe pas chez les humains, donc Houria Bouteldja, est sur le bord dangereux où ça peut basculer du mauvais côté; d’ailleurs c’était dès le début dans le texte fondateur ce qui a empêché certains de le signer; je l’avais tout de même signé, malgré ce désaccord, car le reste l’emportait
    le problème avec l’universalisme de la révolution française c’est qu’il reste abstrait; il faut un universel qui ne gomme pas les différences, c’est la difficulté; sortir de l’identité mortifère, sans se retrouver dans une altérité essentialisée tout aussi mortifère!
    le “tous différents, tous égaux” du Conseil de l’Europe vise à répondre à ça

  2. 7 juin 2011    

    La volonté de faire émerger un phénomène de différentiation est une volonté de Houria Bouteldja : « Mais pour nous, l’« essentialisme stratégique » est un instrument, notamment pour construire une identité collective indigène et une conscience politique de soi.» Cette volonté est adossée sur le constat d’une différence effective de traitement envers certaines catégories de la population française. Mais d’un autre côté la stratification des couches sociales en France ne suit pas les contours imposés par le PIR. Ce dernier propose la construction d’une conscience politique de soi basée sur la race, cela serait une réaction au racisme d’Etat. Il faut reconnaître que nous ne pouvons donner tort à Houria Bouteldja en regard de la politique menée par Sarkozy en tant que ministre de l’intérieur et de président de la République, ce dernier semble mener un double discours. Pour revenir à la construction d’une indentité collective fondée sur la race, il me semble qu’ Houria Bouteldja a conscience de prendre un « risque ». La construction d’un « soi » ne s’effectue que dans la reconnaissance d’un « non soi », c’est à dire d’un ennemi potentiel. L’universalisme de la révolution française a peut être des limites, mais je préfère un projet de disparition des particularisme au sein du creuset national, plutôt qu’une pléiade de forces centrifuges de nature « essentialiste » comme nous le propose madame Houria Bouteldja. Pour conclure, il ne me semble pas curieux de caractériser le projet du PIR comme un facteur de division, c’est son projet affiché. Un projet dont les risques sont consciemment assumés.

  3. Schlomo Schlomo
    7 juin 2011    

    pour ce qui me concerne, je réserve les concept de “race” aux chiens et autres bestioles

    comment ne pas comprendre que le concept d’Indigène (de la République) n’ a été repris de la bouche du colonisateur, par ceux-là mêmes qui étaient ainsi catégorisés lorsque notre drapeau occupait l’Algérie et quelques autres gros confettis de l’ex-Empire, que par ce geste bien connu qui consiste à se targuer d’une épithète qui, stigmatisante dans milieux-là, est revendiquée comme une certaine revanche par les enfants de ces colonisés?
    les gouvernements français de droite ou de gauche, avec quelques nuances, traitent en effet des citoyens français, même après la xième génération, comme ils traitaient les indigènes indochinois, africains et maghrébins;
    vous pouvez lire les livres très éclairants de Olivier Lecour-Grandmaison à ce sujet;

    il est tout de même curieux de traiter de diviseurs ceux-là mêmes qui sont séparés (un apartheid “républicain” si on peut user de cet oxymore…) de mille manières par le pouvoir, par des barrières sociale et ethniques des autres citoyens français jugés plus “de souche”!

  4. 6 juin 2011    

    « En conclusion, il ne faut pas confondre la forme et le fond. Un Noir ou un Arabe qui dit « sale Blanc » exprime au pire un sentiment d’intolérance ou de haine en réaction aux humiliations qu’il subit, un Blanc qui dit « sale Noir » ou sale Arabe » exprime forcément un sentiment raciste.»

    Houria Bouteldja

    Source : http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=1345

    On connaissait le sketch des Inconnus sur les bons et les mauvais chasseurs, maintenant Houria Bouteldja revisite le genre avec les bons et les mauvais racistes. C’est à pleurer. Quant à Fourest, c’est un produit estampillé Val, je pense qu’à partir de là, l’essentiel est dit.

    Qu’il y est des travailleurs de certaines origines plus présent au sein des classes populaires, c’est un fait. Mais ils y sont mélangés avec les véritables indigènes de la Républiques. Un indigène est une personne qui est anciennement originaire d’un pays et qui en possède la langue, les coutumes et les usages, avec une connotation qui n’est pas raciale mais culturelle. En France, les indigènes naissent français, c’est un minimum pour des indigènes. Houria Bouteldja n’est pas une indigène en France, elle le serait en Algérie. Pareil pour Sadri Khiari, il est né dans une Tunisie “indépendante”.En France, c’est le Front National qui se rapprocherait le plus de l’ appellation ” Parti des Indigènes de la République”, que voulez-vous, les mots ont un sens, et ce n’est pas moi qui vais réécrire le dictionnaire. Si les mêmes mots acquièrent un sens radicalement différent pour chacun, les gens auront du mal à se comprendre. C’est peut être le but de Houria Bouteldja et de Sadri Khiari, en tout cas le résultat est là.

    Ils auraient mieux inspirés de se définir comme Parti des Ex-colonisés Rejoignant les Ex-colonisateurs, le PERE. Ils signeraient leurs missives internes en terminant par : « avec mes toutes mes salutations patriarcales ». Ou pour conserver leur acronyme, on peut imaginer Périèques et Ilotes de la République. Mais les Périèques et les Ilotes étaient des indigènes, les Lacédémoniens savaient qu’ils n’étaient pas autochtones, contrairement aux Athéniens, qui eux, en étaient persuadés.

    Voilà donc un parti qui commence mal.

    Maintenant je découvre le concept fumeux de « race sociale ». La « race sociale » serait un concept débarrasser du contenu biologique de race. Il s’agit de prouver qu’il n’y a pas de race au sens biologique, mais en même temps il faut que l’élément biologique resurgisse pour analyser les inégalités sociales. C’est le passage du racisme négatif au racisme positif. L’universalisme à la française est considéré comme un universalisme centré sur la communauté française ou européenne. C’est un universalisme étriqué. Et là, les grosses têtes du PIR enfoncent les portes du relativisme ethnique au sein d’une nation. A l’heure où le talon de fer du FMI commence à écraser l’Europe, il n’y aurait pas plus urgent que de créer de la division.

    Le capital joue de ces “divisions“ ethniques partout où elles servent ses intérêts, en Irak, en Côte d’Ivoire, en passant par la Yougoslavie. Tout cela pour la plus grande gloire de l’économie de marché. Pour moi le PIR est une tête de pont anglo-saxonne de plus dans le paysage français. C’est fou comme les apparences sont trompeuses?

    Pour une fois, je partage un peu l’avis de monsieur Yets-Langst, je me ramollis.

  5. yets-langts yets-langts
    6 juin 2011    

    Oui je sais ça aussi. Pour arrêter là cette discussion, on va tout bonnement dire que j’ai mal lu ceci : «Pour le PIR, la race existe, les races sociales existent ». En tout cas merci pour l’explication de texte.

  6. Schlomo Schlomo
    6 juin 2011    

    le texte parle de “races sociales“…
    bien sûr qu’il n’y a pas de “races humaines“, mais seulement une espèce!
    savez vous qu’aux Indigènes, il y a des gens de toutes les origines?

  7. yets-langts yets-langts
    5 juin 2011    

    Non, j’avais bien lu. Ca vous suffit. Moi pas. Je m’en tiens à ce que Jacquard et les 600 autres scientifiques avaient signé en 1996.

    « Le concept de race ne peut être défini qu’au sein d’espèces dont divers groupes ont été isolés les uns des autres suffisamment longtemps pour que leurs patrimoines génétiques se différencient. Il se trouve que, dans l’espèce humaine, cette différenciation est si peu marquée que le concept de races humaines est non opérationnel.»

    Ca doit être mon coté conservateur et franchouillard. Nul n’est parfait !

  8. Schlomo Schlomo
    5 juin 2011    

    vous faites exprès de piger ce texte de travers?

    exemple:

    Bien entendu, nous savons très bien que ni les Blancs, ni les Indigènes ne sont réductibles à ce statut, qu’ils sont les uns et les autres infiniment complexes et, pour utiliser ce mot tant chéri par les intellectuels de gauche, « universels ». Mais pour nous, l’« essentialisme stratégique » est un instrument, notamment pour construire une identité collective indigène et une conscience politique de soi.

  9. yets-langts yets-langts
    5 juin 2011    

    Si on résume Fourest serait donc «profondément» «raciste«, «islamophobe» et, pour ne rien gâcher, pro-impérialiste. Rien que ça ! Cerise sur le gâteau elle aurait aussi toutes ces années «préparé le terrain» au vote FN (elle a dû commencer bien tôt).

    Après un tel florilège, il va sans dire que Fourest a au moins raison sur un point : «il faut vraiment faire très attention aux mots qui sont utilisés». Enfin ça dépend de ce qu’on veut, si c’est juste pour «faire plaisir» ou se faire plaisir on peut même aller encore plus loin.

    Sinon, vous connaissez la dernière Shlomo ? Sous prétexte de lutte contre l’universalisme (même pas abstrait d’ailleurs !), ces mêmes «indigènes», par la voie de leur très médiatique porte-parole, nous annoncent maintenant que «la race existe», de même que les «intérêts de race». En français dans le texte et avec la caution scientifique de Delphy, Tévanian et quelques autres. On n’arrête pas le progrès !

    http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=1345

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