du coté des communistes libertaires

Courant alternatif janvier 2010 : des articles en ligne sur http://oclibertaire.free.fr/

Edito intégralement ci-dessous

Vous avez aimé 2009 ?
Vous adorerez 2010 !

C’est les yeux encore pleins des larmes d’émotion provoquées par les vœux de môssieur le président de la république que nous bouclons ce 1er CA de 2010. Si l’on met en parallèle les sujets traités dans CA en 2009 et ceux abordés lors de cette allocution, incontestablement cela concorde. Nous avons donc bien vécu ces 12 derniers mois sur la même planète. Quoi que… Aussi étonnant que cela puisse paraitre, si parfois nous faisons le même constat que lui, il n’y a pas corrélation sur les causes et les conséquences. Nous avons repris ici quelques perles.
« L’année qui s’achève a été difficile pour tous. Aucun continent, aucun pays, aucun secteur n’a été épargné ». « A nos compatriotes d’Outre-mer je veux dire ma détermination à ce que la République tienne à leur égard cette promesse d’égalité et de dignité qu’elle n’a pas suffisamment tenue par le passé ». 2009 a vu le pouvoir se faire secouer en Islande et en Grèce, la Grèce où la détermination populaire ne s’est pas émoussée. La politique ultra-violente d’Israël à l’égard du peuple palestinien a encore été accompagnée de désastres humains. Mais il y a aussi parmi les refuzniks nos camarades « anarchistes contre le mur » pour dénoncer cet état théocratique, raciste et colonial. Le ver est dans le fruit mais ici, c’est le ver que nous voulons voir fructifier. Le colonialisme à la française – qui a pourtant été bien malmené en Gwadloup ainsi qu’en Kanaky – a toujours de beaux jours devant lui, en particulier en Polynésie où le système chiraquo-Flossien perdure. A Madagascar où les méfaits du passé colonial sont prégnants, les règles imposées par le capitalisme ont plongé l’ile dans une situation de tension sociale et de misère épouvantables. Colonialisme aussi en Chine où le peuple Ouïghour subit la violence de l’état chinois sous l’œil bienveillant de la communauté internationale. Il est vrai qu’à l’instar des Tchétchènes, ils sont musulmans alors on peut les rayer de la surface du globe sans même se faire tirer l’oreille… La brutalité de l’état chinois atteint son paroxysme avec la construction du barrage des trois gorges sur le Yang-Tsé-Kiang : violence sociale et écologique, destruction de villes, villages, terres agricoles et sites archéologiques sur l’autel de la fée électricité. Mais c’est une énergie propre n’est-ce pas ? Colonialisme encore en Euskadi où manipulations électorales et barbouzeries sont élevées au rang de disciplines olympiques. Dans les geôles espagnoles comme dans les prisons du monde entier, c’est la mort lente au fil des jours pour les militant(e)s révolutionnaires, quand on ne les fait pas disparaitre. Colonialisme toujours, imposé au peuple Kurde qui n’a pas le droit d’exister autrement que sous la domination des États turcs, irakiens, iraniens et syriens (voir le site internet de l’OCL).
Enfin quand la France et ses amis font semblant de s’émouvoir des massacres commis fin 2009 en Guinée par la junte militaire au pouvoir, c’est par pure empathie n’est-ce pas ? Qui oserait croire que pour le système international, le véritable motif de cet émoi est de désavouer une dictature capable de remettre en cause des intérêts économiques qui la dépassent ? Réponse en page 4…
« Les idées que la France défend vont pouvoir s’imposer dans la recherche d’un nouvel ordre mondial : plus d’équilibre, plus de régulation, davantage de justice et de paix ». Dans les rubriques Immigration ou sans frontières parues en 2009, on peut constater ce en quoi consiste le nouvel ordre mondial que l’on veut nous imposer : contrôles toujours plus systématiques des personnes n’affichant pas un teint albâtre ou au bronzage autre qu’issu d’UV, répressions à tout va contre les sans-papiers et les collectifs qui les soutiennent, traques, rafles et violences se généralisent dans les pays occidentaux. Fermeture de Sangatte contre ouverture de camps de rétention. Le droit d’asile est réduit à néant. Dans les pays riches les migrant(e)s vivent traqué(e)s et risquent à tout instant de tomber sous les griffes de fonctionnaires ou de mouchard(e)s zélé(e)s, la reconduite (fatalement ?) musclée vers un pays qui n’est pas ou plus le leur ou un régime qui les attend à potence ouverte… Cet équilibre n’est pas celui que nous voulons et nous ne pouvons que soutenir les révoltes qui se sont produites dans les camps de rétention.
« Je le conduirai [le travail] avec le Premier Ministre et le Gouvernement dans le dialogue et avec un esprit de justice ». « En 2010, nous réformerons notre Justice pour qu’elle protège davantage les libertés et qu’elle soit plus attentive aux victimes ». Soyons clairs (et brefs, vous allez en prendre pour 10 pages là) : à en croire la teneur et le nombre d’articles sur ce sujet parus dans CA en 2009, nous ne devons pas avoir bien compris ce que le gouvernement français entendait par les mots justice et liberté. Yvan Colonna doit aussi se le demander. Nous remettons donc le couvert dès maintenant avec un dossier bien cossu. Si certaines personnes se demandaient encore comment l’état procède pour que SA justice protège SES libertés, les réponses dans l’inénarrable et riante rubrique Big Brother.
« […] un lycée qui prépare mieux à l’enseignement supérieur, des universités enfin autonomes, […] une formation professionnelle davantage tournée vers les jeunes et vers ceux qui cherchent un emploi, un système hospitalier […] mieux adaptés aux besoins de notre époque ». Des réformes liberticides de la psychiatrie, la loi Bachelot destinée à transformer l’hôpital en entreprise, les lycées professionnels qui se muent en fabriques de précaires, la réforme-dépeçage de Xavier Darcos – Luc Chatel dont le but est la suppression de postes… La santé et l’éducation à deux vitesses, c’est une affaire qui marche. Si nos gouvernants jugent de ce qui est adapté à notre époque en consultant les partenaires sociaux, on a déjà une clé pour comprendre comment on en est arrivé là. Mais Nico la talonnette sait être reconnaissant envers ses amis : « Je veux rendre un hommage particulier aux partenaires sociaux qui ont fait preuve d’un grand sens des responsabilités ». Déjà si les syndicats jouaient vraiment leur rôle, on parlerait d’adversaires sociaux… Mais il est vrai qu’en matière de collaboration de classe les directions des syndicats dits représentatifs ont atteint des sommets en 2009. Alors que cela commençait à chauffer, ils ont réussi à étouffer la grogne des salarié(e)s du public comme du privé. La palme revient à la CGT qui a définitivement troqué le syndicalisme de classe contre le syndicalisme d’accompagnement. Un aperçu de son 49ème congrès s’imposait.
« Grâce au Grenelle de l’Environnement nous allons pouvoir relever le défi de la protection de notre environnement. C’est un domaine où il est bien difficile de faire évoluer les mentalités et les comportements ». Là nous avons tou(te)s bien compris que seule la plèbe est responsable du désastre écologique vers lequel la planète se dirige. En aucun cas les choix énergétiques des états, l’industrie, la surproduction ou la course aux profits. Pour preuve la relaxe prononcée en faveur d’AZF (mais où est donc « la justice pour les victimes » ?). Un retour sur l’état de délabrement des centrales nucléaires françaises et les problèmes techniques et financiers posés par le tout-nucléaire prouve qu’il est effectivement urgent « de faire évoluer les mentalités ».
Notons enfin que notre bon président fait référence à la fraternité « qui est inscrit[e] dans notre devise républicaine ». Outre le fait qu’une fois de plus nous ne pensons pas donner le même sens à ce mot, il est intéressant de constater que la liberté et l’égalité ne sont que vaguement abordées. Dont acte. Il est souhaitable que ce personnage ignore que la véritable devise révolutionnaire était « Unité, indivisibilité de la République. Liberté, égalité, fraternité ou la mort ». Il serait bien capable d’en faire une interprétation dangereuse.

OCL Région Parisienne,
03 janvier 2010.

trois articles en ligne surhttp://oclibertaire.free.fr/

Guinée-Conakry

La vision que l’on a de la Guinée en 2009 est celle d’un pays en crise, où l’on ne comprend pas trop ce qui se joue derrière le jeu des factions qui se disputent le pouvoir. La junte militaire au gouvernement semble désormais discréditée, après les massacres du 28 septembre, tant sur le plan national qu’au niveau international. Mais comment la Guinée se trouve aujourd’hui plongée dans une telle situation  ?

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Réforme des lycées : Chatel plus fort que Darcos

Lorsque Luc Chatel a annoncé sa nouvelle réforme des lycées, il l’a fait sur le mode tranquille, genre c’est pas grand-chose et on va tenir compte de tout le monde, au lieu de jouer l’air de la rupture entonné par son prédécesseur. En réalité, sa proposition de réforme va plus loin encore que celle de Darcos, et a bien des chances de passer dans un silence médiatique généralisé (hormis la suppression de l’histoire-géo obligatoire en terminale S), et avec l’aval non seulement des syndicats habituels (UNSA et SGEN), mais même de la FCPE. Bien sûr, son objectif premier est d’adapter l’enseignement à la suppression massive de postes prévue sur quelques années (plusieurs dizaines de milliers, rappelons-le). Mais son ambition va encore au-delà.

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L’antirépression n’a pas besoin de spécialistes  !

Ces dernières années, la nécessité, coûte que coûte, d’appliquer les réformes dictées par les intérêts de la bourgeoisie a accru la répression. Dans les pays occidentaux, des pans entiers de luttes que les démocraties parlementaires toléraient auparavant au nom de la paix sociale sont aujourd’hui traînés devant les tribunaux au premier prétexte. En France, on peut dater le début de cette «  intolérance  », avec la répression sans faille qu’appliqua en 1998-1999 le gouvernement de gauche Jospin face au mouvement de chômeurs et précaires. Comme quoi cet accroissement répressif n’est pas dicté par une idéologie partisane à l’intérieur même de cette démocratie parlementaire, mais bien nécessaire pour l’ensemble des tenants de cette dernière.
Avant, l’antirepression était essentiellement le fait de mouvements ou organisations révolutionnaires antiparlementaires qui faisaient fi des conséquences des foudres répressives. L’illégalité était à revendiquer et la rupture avec la société capitaliste devait passer par l’acceptation et la revendication de cette illégalité. Deux choses ont changé aujourd’hui  : la première est celle que nous introduisions  ; la bourgeoisie se fiche de la paix sociale et se tourne exclusivement vers la brutalité comme mode de gestion de ses intérêts (guerres, licenciements, législations sécuritaires, répression judiciaire…). Le deuxième changement est celui de l’accroissement des luttes, non pas que la paix sociale aie été abandonnée, mais parce qu’entre autres la brutalité bourgeoise provoque de telles injustices quotidiennes (aussi bien locales que globales) que la résistance, heureusement, se fait entendre et est même des fois gagnante.

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Le reste (voir sommaire ci-dessous) en lecture papier en kiosque (3 euros) ou à commander à

OCL/Egregore
BP 1213
51058 Reims cedex

1 exemplaire gratuit sur demande. Abonnement un an 25 euros, (18 euros pour les très fauchés)

Le sommaire :

Edito

International

Guinée-Konakry

Grèce

Sans frontière

Évolution des camps de rétention pour étrangers

Géographie critique des politiques migratoires (Atlas des migrants)

Brûlons les frontières

Dossier répression antirépression

L’antirépression n’a pas besoin de spécialistes

Répression internationale, riposte globale

L’antirépression pire produit de la répression ?

Poitiers : forum contre la répression des mouvements sociaux

Carhaix : la répression est un plat qui se mange froid

Hadopi 2 : quelques nouvelles de l’évolution de la loi

Pense-bête juridique

Big Brother !

Chronique du contrôle et de la répression

Social

Réforme des lycées : Chatel plus fort que Darcos

A propos du 49e congrès de la CGT

Ecologie

Nucléaire : dernières nouvelles avant l’accident

Débats sur les nanotechnologies : participer c’est accepter

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