Quand sonne le fusil à pompe

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« Quand sonne le fusil à pompe, tout le monde se couche » et les grandes gueules y vont toujours de leur commentaire méprisant sur les victimes.
La mort de Rémi comme celle des autres victimes de la répression de l’État ne fait pas exception à la règle.
Les stars du bavardage y vont tous de leur commentaire méprisant sur l’apparence de Rémi sur ses engagements bucoliques et son tempérament. Aujourd’hui, pour Rémi les insultes et le mépris habituels sont condensés en quelques sentences : « punk a chien » « gaucho » « drogué ».
Rémi Fraisse n’appartient pas à notre univers des quartiers populaires, mais sa mort ne peut nous laisser dans l’indifférence.

Car les quartiers ont servi de laboratoire aux forces de l’ordre sur la manière d’opérer. L’état y a testé la capacité de tolérance de « l’opinion publique » lorsqu’une personne meurt parce qu’elle a croisé la route des garants de l’ordre public.
L’opinion publique n’existe pas ex-nihilo, elle est façonnée par les médias et les opinionistes de droite plus ou moins dure.
Hier c’était « délinquant », « islamo racaille », « allogène » pour Zyed ou Bounaou plus récemment pour Wissam El Yamni. Aujourd’hui c’est Rémi.
A chaque fois la victime est méprisée par les tenants du soutien aux corps constitués que sont les policiers, l ‘armée et la justice.

«Quand sonne le fusil à pompe toute le monde se couche » et pourtantdans nos quartiers ou dans les ZAD il y a toujours des Hommes et de Femmes qui se relèvent pour aller demander des comptes a ceux qui tirent. On sait toutes et tous le courage qu’il faut pour aller de l’avant et affronter l’injustice, surtout lorsqu’elle porte l’uniforme. Dans ces moments les braves sont rares. Rémi était de ceux-là.
Pourtant, il n’était pas venu à Sivens pour en découdre avec la gendarmerie mais pour participer à une lutte contre un projet pharaonique inutile. Mais face à la violence de la répression il s’est porté vers les zones de bagarres comme le font toujours ceux qui sont mus par un idéal de justice.
Contrairement à ce que dit le Conseiller Général responsable de la situation de tension, Rémi Fraisse n’est pas mort stupidement pour ses idées . Il vivait pour ses idées, par contre des gens l’ont tué pour défendre des intérêts, leurs intérêts.

La suite : http://quartierslibres.wordpress.com/2014/11/03/quand-sonne-le-fusil-a-pompe/#more-7192

 

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