Deir Yassine le 9 Avril 1948, Abou Jihad le 16 Avril 1988, Jénine le 04 Avril 2002 : Continuité de la politique criminelle israelienne

Continuité de la politique criminelle israélienne

Massacre de Deir Yassine : 9 Avril 1948

Assassinat de ‘Abou Jihad’ : 16 Avril 1988

Massacre de Jénine : 04 Avril 2002

A l’aube du 9 avril 1948, les commandos de l’Irgun (dirigé par Menachem Begin) et le Gang Stern ont attaqué Deir Yassine, un village d’environ 750 habitants palestiniens, pour les expulser ou les assassiner

Le village était situé à l’extérieur de la zone assignée par les Nations Unies à l’Etat d’Israël

Le massacre de Deir Yassin s’est déroulé au petit matin du 9 avril 1948. C’est le bruit des balles qui a réveillé les habitants de ce village palestinien, et aussi l’horrible odeur du sang humain. A midi, les milices Stern et Irgoun (deux cellules sionistes terroristes) avaient tué cent Palestiniens, hommes, femmes et enfants, mettant en place le Plan Dalet, conçu et dirigé par Menahem Begin, le dirigeant du gang de l’Irgoun et futur premier ministre d’Israël.

Aujourd’hui le village de Deir Yassin n’existe plus tel qu’il était mais il vit dans la mémoire de chaque Palestinien. Le monastère pluri- centenaire se dresse au cœur de Deir Yassin comme un témoignage, adressé à Israël et au monde entier, que, il n’y a pas si longtemps, ce lieu était un village palestinien. Comme nous l’avons dit, tuer des gens innocents est mal. Aujourd’hui, ironie de l’histoire, se trouve à Deir Yassin un mémorial juif qui commémore d’autres victimes d’un autre mal fait par les hommes, l’holocauste commis par l’Allemagne nazie, en ce lieu où des terroristes juifs ont commis un autre grave crime contre l’humanité.

Se rappeler Deir Yassin ce n’est pas seulement se souvenir des événements sanglants qui s’y sont déroulés, ce n’est pas seulement commémorer les vies innocentes qui y furent prises c’est plutôt une message des Palestiniens au monde : il y a 62 ans, vous regardiez et vous avez laissé faire cette atrocité. Des atrocités semblables sont commises aujourd’hui. Pour l’amour de l’humanité, mettez fin maintenant à ces actes de génocide.

Visionner la vidéo « Deir Yassine Remembered » :

http://www.palestine-diplo.com/spip.php?article171

Le massacre de DEIR YASSINE, par Alain Gresh et Dominique Vidal

Deir Yassine est sans doute le massacre le plus connu – mais non le seul, loin de là – commis par les troupes juives, en l’occurrence révisionnistes, à la veille de la guerre de 1948-1949. Le 9 avril 1948, 120 hommes de l’Irgoun et du Lehi donnent l’assaut à un village arabe niché sur une colline, à l’ouest de Jérusalem, et s’en emparent. Spécialistes, depuis les débuts de la guerre civile, du terrorisme anti-arabe, les miliciens de Menahem Begin et d’Itzhak Shamir se livrent à une véritable boucherie : après avoir massacré les familles une à une, ils ratissent le village et abattent les survivants. Au total, quelque 250 personnes sont ainsi assassinées. Les habitants qui en réchappent sont expulsés vers Jérusalem-Est.

Vingt-quatre ans plus tard, dans le quotidien Yediot Aharonot, Meïr Païl, alors colonel de la Haganah, présent en tant qu’officier de liaison, témoignera. ” Vers midi, raconte-t-il, la bataille était terminée et les coups de feu avaient cessé. Bien que le calme règnât, le village ne s’était pas encore rendu. Les hommes de l’Irgoun et du Lehi sortirent de leurs cachettes et commencèrent à “nettoyer” les maisons. Ils tiraient sur tous ceux qu’ils voyaient, y compris les femmes et les enfants ; les commandants n’essayèrent pas d’arrêter le massacre (…). J’implorais le commandant d’ordonner à ses hommes de cesser le feu, mais en vain. Au même moment, 25 Arabes avaient été chargés dans un camion (…) on les emmena à la carrière entre Deir Yassine et Givat Shaul, et ils furent assassinés de sang-froid (…). Les commandants refusèrent également, lorsqu’on le leur demanda, de prendre leurs hommes et d’enterrer les 254 cadavres arabes. Cette tâche déplaisante fut assurée par deux unités amenées au village depuis Jérusalem. ” Zvi Ankori, qui dirigeait les forces de la Haganah chargées d’occuper ensuite le village, ajoutera dans un témoignage de 1982 : ” Je suis entré dans 6-7 maisons. J’ai vu des parties génitales coupées et des ventres de femmes broyés. À voir les traces de balles sur les corps, il s’agissait purement et simplement de meurtres. ” Condamnée par l’Agence juive, la Haganah et le Grand rabbinat, l’affaire fait l’objet d’un message d’excuses de David Ben Gourion au roi Abdallah de Transjordanie.

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Deir Yassine : Témoignage de Jacques de REYNIER, (chef de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge à Jérusalem).

Le samedi 10 avril 1948, dans l’après-midi, je reçois un coup de téléphone des Arabes me suppliant immédiatement d’aller à Deir Yassin, où la population civile de tout un village vient d’être massacrée. J’apprends que ce sont les extrémistes de l’Irgoun qui tiennent ce secteur, situé tout près de Jérusalem.

L’Agence juive et le Grand Quartier général de la Haganah me disent ne rien savoir de cette affaire et qu’en outre il est impossible à quiconque de pénétrer dans une zone Irgoun. Ils me déconseillent de me mêler de cette affaire, ma mission risquant d’être définitivement interrompue si j’y vais. Non seulement ils ne peuvent pas m’aider, mais ils déclinent toute responsabilité sur ce qui ne manquera pas de m’arriver. Je leur réponds que mon intention est d’y aller. Cependant, en fait, je ne sais pas du tout comment faire. Sans appui juif, il m’est impossible d’arriver à ce village. Et, soudain, à force de réfléchir, je me rappelle qu’une infirmière juive d’un hôpital d’ici m’avait fait prendre son numéro de téléphone, me disant, avec un air bizarre, que si jamais j’étais dans une situation inextricable, je pouvais faire appel à elle. A tout hasard, je l’appelle et lui expose la situation. Elle me dit de me trouver le lendemain à 7 heures à un endroit désigné et d’embarquer dans ma voiture la personne qui y sera.

Le lendemain, à l’heure et au lieu dits, un individu en civil mais avec les poches gonflées de pistolets saute dans ma voiture. Nous sortons de Jérusalem, quittons la grande route et le dernier poste de l’armée régulière, et nous nous engageons dans un chemin de traverse. Très rapidement, nous sommes arrêtés par deux espèces de soldats, à l’air tout ce qu’il y a de moins rassurant, mitraillettes en avant et large coutelas à la ceinture. Je reconnais la tenue de ceux que je cherchais.

Parvenus à une crête à 500 mètres du village, il nous faut attendre longuement l’autorisation d’avancer. Le tir arabe se déclenche chaque fois que quelqu’un tente de passer sur la route et le commandant du détachement de l’Irgoun ne semble pas disposé à me recevoir. Enfin, il arrive, jeune, distingué, parfaitement correct, mais ses yeux sont d’un éclat particulier, cruel et froid.

Il me raconte l’histoire de ce village, peuplé exclusivement d’Arabes, au nombre d’environ 400, désarmés depuis toujours et vivant en bonne intelligence avec les Juifs qui les entourent. Selon lui, l’Irgoun est arrivé il y a vingt-quatre heures et a donné l’ordre, par haut-parleur, à toute la population d’évacuer toutes les maisons et de se rendre. Délai d’exécution.- un quart d’heure. Quelques-uns de ces malheureux se sont avancés et auraient été faits prisonniers, puis relâchés peu après vers les lignes arabes.

Le reste, n’ayant pas exécuté l’ordre, a subi le sort qu’il méritait. Mais il ne faut rien exagérer. il n’y a que quelques morts qui seront enterrés dès que le « nettoyage » du village sera terminé. Si je trouve des corps, je puis les emporter, mais il n’y a certainement aucun blessé. Ce récit me fait froid dans le dos.

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Hommage à Abou Jihad ou Mémoire d’un enfant palestinien de la Nakba de 1948

Ce texte a été publié en 1988 dans la « Revue d’Etudes Palestinienne » en hommage à Khalil Al-Wazir, alias Abou Jihad, l’un des fondateurs avec Yasser Arafat du Fatah, et qui venait d’être assassiné le 16 avril 1988 par un commando israélien devant sa famille en Tunisie.

« Je ne peux oublier… »
« Je me souviens comme si c’était hier du jour où les forces sionistes ont attaqué Jaffa. Les Arabes de cette ville envoyèrent quelques voitures et des camions chez nous à Ramleh. “De l’aide pour Jaffa !, De l’aide pour Jaffa !”, criaient-ils. Je vois encore les hommes et les femmes de Ramleh montant dans les voitures et les camions. L’un d’eux avait un très vieux revolver, quelques couteaux et des gourdins. Nous nous portions ainsi secours les uns aux autres. Nous savions que les juifs attaqueraient Ramleh et Lodd s’ils arrivaient à prendre Jaffa. C’est exactement ce qui arriva. Une nuit, ils encerclèrent Ramleh et Lodd et ils y parvinrent aisément parce que les soldats jordaniens s’étaient retirés sans combattre. Nous étions encerclés et seuls.

Nos gens ne pouvaient se battre – avec quoi l’auraient-ils fait, nous n’avions pas d’armes. Le maire et une délégation municipale se rendirent auprès des commandants juifs. Le maire leur dit : “D’accord, vous pouvez entrer dans la ville, mais vous ne devez ni faire du mal aux gens ni prendre des prisonniers ; et vous devez permettre aux gens de rester dans leurs maisons et d’y vivre normalement”. Les juifs lui répondirent “non”. Ils voulaient que nous quittions nos maisons, que nous abandonnions notre ville.

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Jénine, enquête sur un crime de guerre

Du 3 au 11 avril 2002, dans le cadre de l’opération « Rempart », plusieurs dizaines de véhicules blindés israéliens, appuyés par des hélicoptères de combat et des bulldozers, envahissent le camp de Jénine. Dans ce que les Israéliens appellent la «bataille de Jénine» et les Palestiniens le «massacre de Jénine», 23 soldats israéliens seront tués. Côté palestinien les rapports parlent d’au moins 52 morts, dont une majorité de civils.

De multiples enquêtes ont établi que l’armée israélienne s’était rendue coupable de nombreux actes de crimes de guerre. Environ 200 habitations ont été totalement détruites au bulldozer et plusieurs centaines d’autres endommagées.

Nous publions ci-dessous un article paru dans le monde diplomatique en Mai 2002:

—-

Le paysage défie toute description. Une incarnation de l’horreur, une vision d’après ouragan. Des maisons détruites, totalement ou partiellement, des débris de béton et de fer, des fils électriques entremêlés. Des voitures pulvérisées par les chars ou les missiles ajoutent une dimension barbare à cet effrayant spectacle. Une odeur âpre de cadavres flotte sur les décombres. Rien ne demeure des infrastructures.

Au milieu du camp, un terrain vague rectangulaire. C’était le quartier Haouachine, qui comptait quelque 150 maisons (sur un total de 1 100). Des bulldozers géants ont complètement démoli ce quartier, avant d’en aplanir la surface. Des femmes, des vieux, des enfants, des hommes errent dans les décombres, à la recherche de leurs proches ensevelis.

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