Une expo sur les fosses du franquisme refusée au Parlement européen

COMMUNIQUE DE PRESSE
Date : 06/05/2013

“Les victimes du franquisme manifestent leur mécontentement face à la position du Parlement Européen relative aux fosses communes en Espagne. L’exposition, frappée du veto du Parlement Européen, pourra finalement être vue à Bruxelles”

Suite au refus du Parlement Européen d’accepter, au mois de février dernier, que l’Eurodéputé Raul Romeva I Rueda (Los Verdes/ALE) puisse montrer l’horreur des fosses communes de la dictature franquiste en Espagne au travers de l’exposition “Exhumation des fosses, récupération des dignités en Espagne” – exposition qui montre le travail réalisé par l’Association pour la Récupération de la Mémoire Historique ARMH et la Société des Sciences Aranzadi dans la recherche des disparus et leur identification depuis l’année 2000- divers collectifs de victimes du franquisme ont décidé de manifester leur mécontentement face à cette décision du Parlement Européen le 7 mai à 12h30 à la Place du Luxembourg à Bruxelles.

Sous le slogan “Contre l’impunité des crimes franquistes en Espagne”, les organisateurs rejettent la position prise par le Parlement Européen et le défenseur du peuple (Ombudsman) au mois de février dernier, parce qu’ils considèrent qu’en agissant de la sorte, ils veulent museler les victimes du fascisme espagnol et leur refuser une place dans l’espace de tous les européens.

Finalement, l’exposition frappée du veto du Parlement Européen sera accessible au public du 7 mai au 23 juin aux Halles St-Géry de Bruxelles. Autour de l’expo Exhumation des fosses, récupération des dignités en Espagne, de nombreuses activités sur les conséquences du franquisme en Espagne et la recherche de disparu(e)s seront organisées, auxquelles prendront part de nombreuses associations de mémoire historique et des parents de victimes du franquisme.

Des centaines de fosses communes, éparpillées sur tout le territoire espagnol, abritent toujours les corps de 113.000 disparus durant le franquisme. Au jour d’aujourd’hui, aucune politique de réparation pour les victimes et leurs familles n’est mise en place en Espagne, laissant complètement impunis ces crimes contre l’humanité.

ARMH – Los Verdes/ALE – Foro de la Memoria

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Articles associés:

http://www.levif.be/info/actualite/international/le-parlement-europeen-refuse-une-expo-sur-les-victimes-du-franquisme/article-4000298894290.htm

http://www.rtbf.be/info/dossier/toute-l-info-europeenne-de-la-rtbf/detail_une-expo-sur-les-fosses-du-franquisme-refusee-au-parlement-europeen?id=7990400#newsImagesPane

 

L’exposition:

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 [BDS France] 31 associations européennes et internationales protestent contre la visite d’un représentant de l’UE en Israël à l’invitation du KKL-FNJ

Début avril, Richard Freedman, attaché de presse et conseiller du Pdt.
du parlement européen Martin Schulz, a parcouru les sites établis par le
KKL-JNF sur les terres des réfugiés palestiniens et sur ceux en cours
d’installation dans le Naqab/Néguev (voir la vidéo :
http://fr.jn1.tv/video/israel/le-conseiller-de-schulz-visite-le-kkl-jnf-en-israel.html).

La campagne Stoppons le KKL-FNJ – Stop The JNF a élaboré une lettre de
protestation (français et anglais) qui a été adressée aujourd’hui à
Martin Schulz, à son staff (30 destinataires) et aux députés européens
(730 destinataires).

A lire sur le site de BDS-France:
http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=1079

La lettre est signée par 31 associations internationales et de 12 pays
européens. C’est la première action (verbale) internationale sur le
KKL-JNF, la prochaine fois on fera mieux et plus vite.

 Elections locales: ce qui va changer en 2014/2015

Elections

La Feuille de chou pratique

Collectivités locales
17/04/2013 – « le Courrier des maires » – Élections locales : ce qui va changer en 2014 et 2015

La réforme des scrutins locaux a été définitivement adoptée par le Parlement le 17 avril 2013. Sous réserve des conclusions du Conseil constitutionnel, saisi le même jour par l’opposition, des règles nouvelles vont s’appliquer aux élections des conseillers départementaux, municipaux et intercommunaux. Et modifient le calendrier électoral. Explications.

http://www.courrierdesmaires.fr/15056/elections-locales-ce-qui-va-changer-en-2014-et-2015/

 Shmuel Trigano voit des antisémites partout et pratique la multiplication des Arabos-Musulmans

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Shmuel Trigano était hier soir à la salle Hirschler de la Communauté israélite de Strasbourg, invité par deux associations maçonnes juives, pour traiter de ce qu’il nomme “nouvel antisémitisme“.

La salle était pleine, la moyenne d’âge élevée. On y participait d’ailleurs…

Son exposé, assez long, et qui l’aurait été encore plus si l’un des présidents ne lui avait fait passer un petit billet pour qu’il ne prolonge pas plus, avait cette particularité de mêler deux registres, habituellement séparés, l’un historico-sociologique, parfois acceptable, l’autre, beaucoup moins rationnel, qui relevait de la croyance en un dieu créateur d’un peuple juif de toute éternité, en butte à l’hostilité des autres nations.

Il a suffisamment fait peur au public, en un tableau apocalyptique, pour qu’à la fin, répondant à la question, mais alors, que faire, -Was tun?- si la situation est si mauvaise, après avoir renvoyé chacun à sa décision en son âme et conscience, et renvoyé dos à dos, les juifs orthodoxes, an-historiques, et les juifs assimilés, il a clairement laissé entendre qu’il fallait partir, quitter la France, et l’Europe. Pour où? L’État juif bien sûr, à moins que, comme ma voisine on ne préfère, si on n’est pas trop pratiquant, le Canada?

Le nouvel antisémitisme serait très répandu dans les médias. L’anti-israélisme, ou antisionisme en ferait partie. Très présents, selon ses dires, à l’extrême-gauche, chez les islamistes (confondus avec l’Islam) et en Israël dans la population arabe et même les universitaires israéliens. Il y aurait une véritable diabolisation du juif et de l’État du même nom.

Et le plus pervers serait que cette diabolisation se ferait au nom de la condamnation verbale de la Shoah. Un “philosémitisme déclaratoire” cacherait une obsession antijuive.

On assiste, selon le conférencier à un “abaissement d’Israël” en même temps qu’à une “crise de la démocratie européenne“.

Il fait un tableau effrayant, sans aucun chiffre, d’une vaste (?) immigration arabe à son apogée. Jihad partout, sans qu’il ne distingue les sens divers du terme qui peut renvoyer aussi bien à l’effort du musulman pour pratiquer sa croyance, qu’à un combat armé contre les infidèles. Aucune nuance n’est faite: tous les musulmans sont des ennemis.

La preuve? Mohammed Mérah a déclaré vouloir venger les enfants de Gaza. Pourtant, dit-il benoitement: “les juifs (yehoudi, juifs et/ou Israéliens) n’ont jamais agressé les musulmans.“, oubliant que l’État israélien, depuis 1948, agresse le peuple palestinienet les musulmans du monde entier en occupant leur lieu saint à Al Qod.

Il distingue trois vagues de haine antijuive, l’antijudaïsme chrétien, l’antisémitisme moderne, depuis le 19e siècle, et l’antisionisme, post-moderne…Il s’agit d’une hostilité contre les juifs comme groupe.

Il fait un vaste tour d’horizon, de la féodalité à l’époque contemporaine, en passant par la monarchie et la Révolution française, pour montrer que, du fait de l’individualisme moderne, il n’est plus possible d’exister comme peuple ou nation juive en Europe. Il semble rsté bloqué à l’époque triomphante des nationalismes du 19e siècle qui a pourtant mené aux catastrophes du 20e..

Il ne le dit pas explicitement mais on comprend qu’il y a un peuple juif essentiel depuis l’origine, et que doit exister une nation juive, donc un État, Israël, auquel tous les juifs appartiennent qu’ils soient là-bas ou en diaspora. Et on s’étonne, après ça, que ce qu’il appelle “antisémitisme“, se développe!

C’est précisément cette assimilation entre Israéliens et Juifs du monde qui est la cause de la montée d’une judéophobie, ancienne ou nouvelle. C’est le sionisme et les actions armées de l’État d’Israël, qui produisent ce “nouvel antisémitisme” Mais bien entendu, ce n’est pas ce qu’il conclut.

Au contraire, il parle de l’État d’Israël, comme d’une “résurgence” du passé immémorial. A l’opposé de Shlomo Sand, pour qui il n’y a pas de peuple juif, puisque cette religion a été prosélyte et que les juifs d’aujourd’hui sont loin de tous descendre d’une souche commune, il affirme la continuité mystérieuse et la permanence intemporelle de ce “peuple” qui a une mission particulière à remplir. Ce serait la raison aussi de la haine perpétuelle des autres nations.

Juif séfarade,du Maghreb, au profond ressentiment, il n’a pas de mots assez durs pour les Arabes et l’Islam. Il compare les 600 000 “Arabes” (Palestiniens) chassés en 1948 aux 900 000 juifs chassés des terres arabes après la création de l’État d’Israël.

C’est tout juste s’il n’affirme pas que les six millions de morts ont été victimes des Arabes! En tout cas, c’est à eux de payer la note, manifestement, maintenant que l’ex peuple paria a été intégré dans la magnifique civilisation “judéo-chrétienne“, afin de combattre les amis d’Allah, au côtés de Tsahal.

Les goyim en voudraient au “peuple secret” et à sa continuité supposée. Les juifs sont des exilés, même en terre d’Israël (il devrait signaler ça à la droite et à l’extrême-droite israéliennes qui exaltent le sol et la Uzi, sinon le sang…

Nous serions un peuple-église (assemblée) dans l’attente messianique, et au contact de la transcendance. Dans l’histoire juive, pas de hasard! Tout obéit à un plan divin. Comme disait Leibniz, au 18e siècle, par la bouche de Voltaire: “Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes“.

L’ennemi, c’est la modernité post-révolutionnaire qui empêche les juifs d’avoir une existence nationale. Les sociétés d’ancien régime, les monarchies, l’Empire ottoman, ou austro-hongrois permettaient l’existence nationale des peuples, donc des juifs; l’époque contemporaine ou post-moderne l’interdit. N’ont de droits que des individus.

Le peuple juif ne peut donc vivre en démocratie. Napoléon a rendu obligatoire l’appartenance au Consistoire. L’Abbé Grégoire a souhaité la fin des juifs et des patois. Après le printemps des nationalités, dans la seconde moitié du 19e siècle, il n’est plus possible de garder son caractère national. Les identités collectives n’ont plus de place dans les nations citoyennes. Il ne dit rien des nations ethniques comme l’Allemagne et…Israël.

D’où, l’antisémitisme, puis au 20e siècle le génocide des Juifs.
Israël, c’est la “réparation de la Shoah“. Il omet de rappeler que le projet sioniste date du 19e siècle et que l’État-nation juif, en retard ‘un siècle, s’est construit dans la seconde moitié du 20e, alors qu’après la décolonisation, les cadres nationaux volent en éclat sous les coups de la marchandisation mondiale et de la construction européenne ici.

Cela l’entraîne à de vives attaques contre l’Union européenne, qualifiée d’empire sans empereur, alors qu’il oublie le Parlement européen élu au suffrage universel.

A l’opposé exact de Shlomo Sand, qu’il caricature d’un mot par un “bon débarras” à cause du titre de son livre “Comment j’ai cessé d’être juif”, il prétend que “le peuple juif devient nation israélienne”. Quid des Russes, des Palestiniens, des Asiatiques, des Africains en Israël, avec leur tampon ethnique sur leurs papiers? Comment l’État juif peut-il devenir l’État de tous ses citoyens? Il ne le peut. C’est pourquoi Sand veut démissionner de sa judéité. Mais les rabbins et l’Etat l’en empêchent, sauf s’il se convertit à une autre religion.

Pour la diaspora, on a affaire, selon Trigano, à un “sionisme sans alya“, autrement dit, par procuration; et ce sont les pires!. Se rend-il compte que ce genre d’affirmation, en assimilant les juifs du monde à ceux de l’État sioniste, est précisément la cause principale du développement de ce qu’il nomme nouvel antisémitisme, et qui n’est, en général, sauf exception pour de vrais antisémites traditionnels, qu’un anti-israélisme du fait de l’oppression et de la colonisation.

Vers la fin, précipitée, de son pensum, il se livre à une invraisemblable charge, à la fois, contre l’Europe et contre de grands intellectuels, dont Derrida, Bourdieu, Foucault, accusés avec leur déconstruction, ou leur anti-humanisme, ou autre différance ou dissémination, de détruire le sujet et de remplacer le réel par de pures constructions.

Il en irait de même pour la théorie du genre pour laquelle il n’y a plus de sexes naturels, mais des constructions volontaristes. La nation est déconstruite en territoires, les réseaux et autres rhizomes, qu’il a oubliés d’ajouter dans sa liste, prolifèrent, la démocratie participative favorise la dictature des minorités intellectuelles, qui propageraient une sorte de post-marxisme, post-moderne qui serait l’idéologie des classes défavorisées dont ils sont issus.

En conclusion, après le débat, une vision du monde complètement pessimiste et terrorisante pour les juifs qui n’auraient de salut qu’en Israël au sein de la nation juive, protégée par ses têtes nucléaires.

On n’invente rien!

A noter que, selon une détestable coutume établie depuis fort longtemps, et qui en dit,long sur l’éthique juive aujourd’hui, à Strasbourg, mais ça doit être pareil à Paris, avec les “intellectuels du CRIF“,sans même parler de ce pauvre rabbin Bernheim, moraliste faussaire, inscrit en troisième position pour intervenir, selon les règles du débat académique, connu partout, à l’exception de la CIS, (et l’exception dans l’exception que constitue la SHIAL), on a, comme d’habitude, en ces lieux où figure pourtant à l’entrée, la belle sentence, selon laquelle, toute la torah se résume en ceci qu’on ne doit pas faire à autrui ce qu’on ne souhaite pas qu’il nous fasse, été interrompu grossièrement par les vociférations de plusieurs personnes des deux premiers rangs, puis, après la fin de la séance, copieusement insulté, surtout de la part que quelques femmes déchaînées autant qu’incapables d’articuler le moindre argument à l’affirmation de ma proximité spirituelle pratique dans le Boycott Désinvestissement Sanctions, avec Michel Warschawski, fils du rabbin Max (zal) à qui je dois, initialement, toute ma judéité, laïque, athée et antisioniste.

Réparons immédiatement un oubli fâcheux dont le rappel nous situera en très bonne compagnie. Trigano a rappelé à l’auditoire qu’il avait préalablement chauffé un peu, que dans l’histoire juive, au cours des siècles, il y a toujours eu ce qu’il a nommé des “catholiques” c’est à dire des universalistes.

Le premier, le juif Paul, créateur du christianisme, le second Spinoza, rejeté par un herem de la communauté d’Amsterdam, puis Karl Marx, et sa “Question juive” dont, Dieu merci, il n’a pas eu le temps d’affirmer un antijudaïsme, contesté par Daniel Bensaïd et quelques autres, enfin Sigmund Freud soi-même.

On était en plus mauvaise compagnie avec Shmuel Trigano!

Schlomo ben Jacov

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 Ne dites plus UHA, dites UNISTRA!

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Et ce sera pareil avec la Collectivité Territoriale d’Alsace si vous oubliez de VOTER NON le 7 avril!

lu dans les DNA:

Mulhouse
Contrat de site Alsace UHA : « La mort de l’autonomie »

Les enseignants et les personnels de l’Université de Haute-Alsace découvrent, atterrés, le contrat de site transmis par le ministère. S’il est voté, dans le cadre du rattachement, l’Université de Strasbourg sera le seul pilote.

À l’appel du syndicat FSU, les enseignants et les étudiants se sont réunis hier en assemblée générale à Mulhouse. La plupart des élus universitaires étaient présents, visiblement très inquiets du contenu de ce texte, qui s’inscrit dans la nouvelle loi sur l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) que le Parlement va étudier prochainement. Le rattachement, pour lequel ils se sont prononcés après des tensions récurrentes au sein du conseil d’administration précédent, est en train de se transformer en fusion. L’UHA serait alors réduite à un « simple collège universitaire de premier cycle », et le Sud-Alsace perdrait « un levier majeur de sa dynamique territoriale ».

La présidente, Christine Gangloff-Ziegler, était présente pour les débats. Avec son équipe, elle a demandé à décaler les délais prévus pour la signature du contrat de site, qui lui est parvenu le 8 mars ; suivi par le contrat d’établissement, le 20 mars. Dans le contexte de l’ESR et de la collectivité territoriale d’Alsace, la région « devient le lieu d’expérimentation idéal ; l’idée est de créer un modèle que l’on puisse transmettre ». Mais « le modèle coopératif » fait place à « un modèle intégratif. Si le ministère veut concentrer les universités, qu’il l’affirme ! Nous avons précisé que le texte était inacceptable. »
« La chimie disparaîtra de Mulhouse »

« Tout est organisé autour de l’Unistra. Dans cette logique de grand pôle, elle est le grand vainqueur », indique Hervé Boeglen (Snesup-FSU). L’UHA se retrouve sur le même plan que l’Institut national des sciences appliquées de Strasbourg ou que la Bibliothèque nationale et universitaire. L’identité commune aux établissements du supérieur sera d’ailleurs réduite à « Université de Strasbourg ».

Aux chercheurs réunis dans l’amphithéâtre, Hervé Boeglen lance : « Vous allez tous rejoindre des laboratoires de l’Université de Strasbourg. Je pense qu’aujourd’hui, on a perdu nos écoles doctorales. Il y aura un pilotage centralisé de la recherche. » Au niveau de la chimie mulhousienne, qu’il pensait être la seule préservée, il est contredit par Pierre Llopiz, directeur de l’École nationale supérieure de chimie de Mulhouse. « J’ai une lecture contraire. Si le texte est appliqué, la chimie disparaîtra de Mulhouse. » Dans le calendrier, la structuration de la filière est prévue pour 2015.

En attendant, l’UHA suit de très près l’accréditation de l’école doctorale de sciences chimiques. Face à « ce match inégal », les membres du conseil d’administration émettent l’hypothèse de voter contre le contrat de site si elle leur échappe.

« Les décisions politiques sont très lourdes et l’enjeu est considérable », estime Pascal Maillard, secrétaire académique du Snesup-FSU (CA de l’Université de Strasbourg). « En Alsace, on anticipe le contrat de site, alors que la loi de décentralisation et la loi ESR ne sont pas encore votées. Si on excepte l’université pilote, c’est la perte progressive et programmée d’autonomie de dizaines d’établissements. C’est un rattachement pré-fusionnel. L’Insa a déjà dit non à cette fusion. »
par Karine Dautel, publiée le 03/04/2013 à 05:00

 “Révolution citoyenne” ou lutte des classes?

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Quand Galet et les frères Morenas révisent Marx et substituent le national-républicanisme à la lutte des classes.

« Karl Marx a probablement été « dépassé » depuis longtemps; »
Par qui ? Par Kévin Galet et les frères Morenas du Parti de Gauche qui envoient des pétards mouillés contre la Feuille de chou!

Si on considère la longueur des pamphlets de ces nouveaux petits marquis et futurs bureaucrates d’une social-démocratie juste un peu à gauche du PS, proche de la dite aile gauche de ce parti , – on ne répond cash qu’au second- on se dit que le tenancier de la Feuille de Chou doit disposer de plusieurs divisions combattantes, du simple fait de l’audience de ce média indépendant de tout parti, et de toute organisation.

Il est vrai que les forces réunies du PCF et du PG en Alsace sont si maigrelettes qu’elles semblent menacées dans leur emprise idéologique par le courant révolutionnaire à l’extérieur et à l’intérieur du Front de gauche. Ce n’est sans doute pas par hasard que les polémiques galeto-morenasiennes s’en prennent ainsi maintenant à une pensée et à une activité pratique indépendante de tout parti.

Juste avant la venue de Mélenchon avec son compère Laurent à Mulhouse, ils ont bien choisi le moment pour se hausser du col en défendant la pensée du Leader Maximo. Ils seront récompensés.

Le problème avec notre trio, c’est qu’ils falsifient la pensée de leur alter-ego en prétendant que celui-ci aurait qualifié leur groupe d’« organisation national-fasciste crypto-stalinienne » !

Nous n’avions parlé que de national-républicain, en distinguant une aile gauche (PG-PCF) à quoi on peut ajouter le POI, et une aile droite, plus dispersée avec, entre autres, Dupond-Aignan et quelques autres petits partis.

Nos polémiste en herbe défendent, et c’est leur droit , une introuvable « révolution citoyenne ». Ils se croient obligés d’opposer la République, sans qualificatif (chez Jaurès, déjà, elle était sociale au moins) à l’offensive néo-libérale. Le patriotisme républicain serait le bouclier contre les atteintes aux droits sociaux attaqués les uns après les autres par le Capital.

Ils retardent de plus de deux siècles en croyant qu’on peut revenir à l’État-Nation progressiste des débuts de la bourgeoisie nationale lorsque celle-ci luttait avec le peuple contre le féodalisme arriéré des puissances centrales comme à Valmy. Ont-ils entendu parler de la Commune de Paris en 1871 qui, selon Marx, ouvrait la voie à l’ère des révolutions prolétariennes?

Ne savent-ils pas que 1914 marque la trahison de la social-démocratie européenne lorsque les socialistes français et allemands lançaient les ouvriers les uns contre les autres au cris de « A Berlin » ou « Nach Paris » !

Ignorent-ils que la glorieuse Révolution d’Octobre ouvrait dans les faits, avec Lénine allié à Trotski, l’ère des révolutions permanentes bien loin de l’étapisme d’inspiration stalino-réformiste qu’ils osent encore prôner en 2013 !

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C’est le capital et la marchandise, et pas de méchants politiciens, qui ne sont que les voix des banques et des gros capitalistes, qui détruisent toutes les frontières, pas seulement nationales.

Et Marx aujourd’hui encore, comme dans le Manifeste communiste en 1847, ne nous pousserait pas à retrouver une forme plus archaïque d’organisation politique, dans les États-Nations qui n’ont plus de semblant d’indépendance que dans les ministères régaliens.

Tout retour en arrière est, par définition, réactionnaire. La classe ouvrière doit défendre pas à pas ses acquis sociaux attaqués par le néolibéralisme, mais aucune bouée de secours n’est à trouver dans le cadre de l’État national, dont le pouvoir est rogné par le cadre européen.

Pas de retour en arrière , mais une Europe sociale, avec le mieux-disant des droits sociaux, voilà la perspective, mais pas comme l’entend le PS ou les écologistes qui se proposent de gagner des miettes. Il s’agit pour les travailleurs européens de faire converger leurs luttes, comme l’ont fait à Strasbourg récemment, et les Morenas et Galet y étaient, pour arborer leur banderole, les Belges, les Luxembourgeois et les Français de Lorraine de Arcelor-Mittal

Le Parti de Gauche va-t-il proposer aux ouvriers internationalistes de lutter chacun dans son propre pays alors que leur patron se fout des frontières nationales et que ces ouvriers rassemblés devant le Parlement européen, élu, ont d’ores et déjà abandonné le cadre de leurs nations respectives.

« quand une Nation opère des transformations de nature révolutionnaire, elle est enviée par toutes et par tous. Elle terrorise les puissants »

Alors, oui, « toute victoire à l’échelon national ne fait que préparer le terrain aux conquêtes internationales.», mais ces conquêtes se moquent des frontières des États bourgeois comme on l’a vu en 1968. « Les ouvriers n’ont pas de patrie ! »

Leurs luttes commencent dans les frontières des États nationaux, mais les dépassent aussitôt dès lors qu’ils se heurtent à un patronat international qui réunit son conseil d’administration à Davos tous les ans.

Galet et les jumeaux Morenas ignorent la nécessité basique de l’indépendance des partis ouvriers à l’égard de la bourgeoisie

Ils interrogent :
« Que peut signifier cette expression « d’indépendance absolue » à l’heure où le gouvernement « socialiste » décide de faire signer des accords avec le MEDEF par une minorité syndicale? »
Relisez Marx !

Et ceci, encore pire :
« l’indépendance du mouvement ouvrier » dépend pour l’essentiel du gouvernement en place. »  (sic)

Et ils y opposent un salmigondis :

« Le Front de gauche, ce n’est un secret pour personne, défend la perspective (plus opérationnelle) de l’autonomie conquérante, pour l’hégémonie à gauche. Or, tout cela dépend bien évidemment du « cadre national »
Savent-ils seulement que, même le PS, est membre d’une Internationale, la Seconde ?

Il s’agit de discourir entre ex-staliniens et nationaux-républicains de gauche :

« un groupement politique comme le Front de gauche, solidement arrimé au PCF et armé du petit Parti de Gauche, peut alors  construire l’autonomie du discours, préalable à tout développement révolutionnaire. Il s’agit de rompre avec l’orthodoxie des dominants. Quitte à faire jaser les gauchistes. » ???

Ce n’est pas un hasard si sont oubliés les petites organisations qui, à la différence du NPA, ont rejoint le Front de Gauche et pourraient, si elles s’unifient, en constituer l’aile réellement anticapitaliste. Tirer sur la Feuille de Chou, pour atteindre ceux-là?

« Parler de Marx sans l’avoir lu » (comme Galet et les Morenas?)

« Avec beaucoup de prétention, « Schlomo » croit citer Karl Marx lorsqu’il prétend que celui-ci aurait valorisé la puissance du capital apte à « abolir les frontières », condition de la victoire du « prolétariat révolutionnaire ».

[A propos, Schlomo n'est pas un pseudonyme, mais un hétéronyme. C'est vous qui vous cachez dans l'anonymat!]

Citons, au contraire, ce passage magnifique du Manifeste, en rappelant qu’il date de 1847 :

. « Par l’exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Au grand désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à l’industrie sa base nationale. » 

Et c’est en 1847 que Marx a publié ça !
Et l’on voudrait nous faire retourner, en 2013, à nos bases nationales?

Contresens sur Marx, et ignorance de l’État et la Révolution de Lénine, pour qui l’État de « dictature du prolétariat » doit immédiatement commencer à dépérir ce que Staline avait “oublié”. .

« tout n’est pas bon à prendre chez Karl Marx, critiquable comme n’importe quel autre auteur. Il souhaitait que le prolétariat prisse le contrôle de l’État et que l’État centralisât tout – y compris les moyens de transport, pour libérer les forces productives. » [au 19e siècle, hé!]

Le monde à l’envers !

Nos auteurs inversent les processus réels. Ce n’est pas la République qui a accordé les conquêtes ouvrières ! Pour ne rappeler qu’un seul exemple : ce n’est pas la Troisème République ni Léon Blum qui auraient « offert » les congés payés aux travailleurs, mais la vague de grève et d’occupation d’usines !
La République, la Quatrième, avec Jules Moch, a fait tirer sur les ouvriers. Sans parler de la politique coloniale de la France jusqu’en 1962 et ses prolongements néo-coloniaux jusqu’au Mali de 2013.

Défense de la République ou des luttes ouvrières?

« Parlons de la République qui a légalisé les syndicats, salarisé la plupart des activités sociales, construit la socialisation du salaire via la cotisation sociale, établit un Code du Travail et l’Inspection du Travail chargée du contrôle administratif de son application, mis en place le salaire minimum, les retraites par répartition, les congés payés, créé le statut général de la Fonction Publique, multiplié les dispositifs sociaux favorables à la classe ouvrière, lutté par la loi contre le patriarcat, et tout ce qui n’a pu être conquis que parce que le salariat s’est organisé dans des partis et des syndicats dans le fameux « cadre national ». C’est la République qui a construit la classe ouvrière. Voilà qui est certain: la patrie concrète des travailleuses et des travailleurs Français, c’est la France républicaine. »

Du délire !

Ne reculant devant aucune ineptie, Galet et Morenas osent perler d’un ”concept creux de lutte des classes » ” !

Cocorico !

Ou, comment le discours pégéiste remplace la lutte des classes par la lutte pour l’indépendance nationale…

« la défense de l’unité et de l’indépendance nationales ne sont pas des questions idéologiques. Cette défense n’est nullement déduite du discours, par amour des symboles et du drapeau tricolore, mais de la nécessité de contrer la stratégie des dominants, lesquels veulent détruire toute souveraineté populaire. Il est d’ailleurs démontré qu’il est impossible de se réclamer des idées anticapitalistes sans en passer, d’une manière ou d’une autre, par la réhabilitation des cadres républicains de souveraineté populaire que l’oligarchie tente de démanteler par tous les bouts. »

Encore un effort, mais un gros, pour être lutte de classes et ne plus confondre « révolution citoyenne » et révolution socialiste internationale !

JCM, en réponse à http://republique-ecosocialiste.fr/WordPress3/?p=161