Macron à Strasbourg privatise la place Broglie et les rues d’accès à ses rendez-vous

Macron à Strasbourg

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Contrôle de police musclé du tenancier de la Feuille de chou

https://la-feuille-de-chou.fr/archives/103241

Plus de libertés d’aller et venir le 1er octobre 2019, dans la Capitale des Droits de l’Homme, non loin de la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Et Macron de clouer au pilori les dictatures en Russie et en Turquie, alors qu’il l’installe en France!

Macron à Strasbourg, ce sont des rues et des places désertifiées, des cars de police par dizaines, des gendarmes partout, des policiers en civil en veux-tu en voilà, des contrôles abusifs, des commerçants interdits de travailler, comme le kiosquiste Bertani, au coin de la place Broglie situé- merci Monsieur le préfet- derrière les barrières métalliques cernant la place, alors qu’à côté l’accès au Café Broglie était libre, du moins la rangée de tables de la terrasse le long du café, car deux autres rangs vers la place avaient été interdits d’accès: comment mieux dire la séparation totale de deux extrêmes du pays qui ne peuvent même plus se mélanger, la caste d’en haut et tout le reste du peuple? Les bourgeois, les riches autorisés à accéder à leur café, les pauvres, les sans-dents, ceux qui ont beau traverser la rue et ne trouvent aucun travail, ni pognon de dingue, empêchés de consommer crêpes, sodas et sucreries. Au bout de la place vide, du côté de la librairie, une petite centaine de curieux et de manifestants Gilets jaunes étaient autorisés, sans déclaration, -merci mon bon roi- à se coller au barriérage, surveillés de près par des gendarmes, des policiers, des baqueux et, en haut des maisons proches, par des tireurs d’élite planqués aux lucarnes- voir la photo ci-dessus où le tireur s’est reculé. La très petite foule était jeune, souvent sortie des écoles proches, privées, Providence, Gymnase Sturm, des jeunes de quartiers, rebeux goguenards, quelques bourgeoises et des Gilets jaunes, seule opposition organisée présente – où étaient les partis, les syndicats, les associations?- qui ont animé les lieux de leurs chants déjà traditionnels. A un moment un gilet jaune a été entouré par des flics en civil pour être exfiltré vers la base policière, rue de la Mésange, délesté de son mégaphone- mon dieu, des fois que le roi micron entende les slogans, quel lèse-majesté- puis rendu à ses camarades. On lui a assuré qu’il pourrait récupérer l’aboyeur. Jadis, lorsque de Gaulle, Mitterrand, Sarkozy, déjà moins et Hollande encore moins, venait à l’Hôtel de ville, la foule des partisans s’amassait sous le balcon, les opposants étant cantonnés plus loin, mais au moins il y a avait du peuple, dans tous les sens du terme. Avec Macron, c’est le vide total. Seuls les macroniens, munis de carton d’invitation, étaient admis au saint des saints, Conseil de l’Europe, Opéra du Rhin, Théâtre du Maillon, et enfin Hôtel de préfet où les journalistes avaient interdiction de photographier lors de la remise de médailles aux “héros” anti-terroriste strasbourgeois.. Les macroniens de seconde zone ou les musiciens obligés de collaborer -il faut bien vivre- se sont fait copieusement huer du côté de la rue du Dôme au moment de leur sortie, alors que les super macroniens de la caste pouvaient dégager loin des quolibets, derrière l’Opéra, hors de portée de la maigrichonne foule et de ses gilets jaunes turbulents.

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