2400 manifestant.e.s encore à Strasbourg contre les lois liberticides

Fin de manifestation contre les lois liberticides et l’islamophobie d’Etat à Strasbourg

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Gaz non hilarant. Merci, madame la préfète.

Cortège de tête

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préfecture du Bas-Rhin

Troisième grosse manifestation à Strasbourg contre la loi dite de “sécurité globale” (pour Macron et son monde?).

Vers 13h, l’Assemblée générale traditionnelle organisée chaque samedi place de la République à deux pas de la préfecture, s’est tenue devant plusieurs centaines de personnes.

Des prises de parole se sont succédé d’organisations et de particuliers.

Puis le cortège s’est formé devant la DRAC pour faire le demi-tour du rond-point République avant de s’engager, une fois de plus, dans l’avenue de la Liberté.

Le parcours avait encore été imposé, le même que les deux précédentes manifestations, par la préfète de choc, Josiane chevalier, qui a raccourci d’une heure (16h) le temps et a exigé que la fin de la partie soit sifflée place de l’Etoile! Nous souhaitions aller vers Neudorf et terminer au rond-point de l’Esplanade: refusé!

C’est devenu une provocation rituelle, à la fois d’interdire l’îlot insulaire, voué au “Travaille, consomme et ferme ta gueule“, et de fixer la dissolution au plus près de l’Hôtel de police, sur l’arrière de la mairie et de l’Eurométropole.

De telle sorte qu’on sait d’avance que les jeunes révoltés se dirigeront vers le bocal aux flics, et que les lacrymogènes pleuvront sur la foule, en tirs toujours plus proches de la station de tram, puis empliront la place des cars. Pour finir, les salves successives ont embrumé l’air jusqu’à la place de la Bourse et on était picotés par les gaz (pas hilarants du tout) rue Jacques Peirotes et rue de Berne, près de la place d Austerlitz.

La nouveauté de cette manifestation a été la présence de rangs serrés de très jeunes, scotchés à une camionnette qui diffusait du gros son, de la techno, comme à la Gay Pride. La jeunesse emmerde Macron en dansant dans les rues. La fin de l’année va être chaude dans les quartiers! On est censé aller à la messe le 24 et rester chez soi avec couvre-feu le 31! Sans pétard ni artifices…En Alémanie, c’est mission impossible.

Les organisations traditionnelles étaient moins présentes que la fois passée. Et les rangs syndicaux étaient assez clairsemés.

Peu importe, on a eu un cortège dynamique jusqu’au bout où les pancartes individuelles se disputaient le prix d l’humour.

On a même vu un groupe de jeunes femmes regroupées qui avaient inventé une version chantée en 2020 du vieux slogan soixante-huitard ” à bas l’Etat policier“. Elles se sont taillées un gros succès surtout en chantant tout près de la ligne de CRS harnachés qui barrait la rue de Zurich à la hauteur de la pharmacie.

Une grande banderole blanche dénonçait l’islamophobie d’Etat et les Sans Papiers d’Alsace étaient aussi représentés.

Un gros succès que les DNA et la police minimisent comme d’habitude en donnant des chiffres bas, alors que le compteur quasi officiel des manifs strasbourgeoises a dénombré 2400 personnes.

Ce samedi, pas de regroupement des antifascistes comme la semaine passée, mais ils-elles étaient là, attentifs à la possibilité d’une attaque des fascistes. On en a vu roder quelques uns place de la République ou rue d’Austerlitz, mais rien de plus.

La préfecture a encore réussi à interpeller, avant et après le cortège 7 personnes, dont des mineurs, placées en GAV sous des prétextes divers.

On n’en restera pas là. Le combat pour les libertés, contre l’islamophobie et l’installation progressive d’un régime policier autoritaire continuera au moins jusqu’en janvier, moment où la loi doit repasser devant l’Assemblée nationale.

De République à Victoire

vidéos à suivre dimanche 13 décembre; la fin de la manifestation, la provocation de la préfète, le nuage de gaz lacrymogène, etc

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