Tonio Gomez poursuivi par la justice après une réunion électorale musclée d’Alain Fontanel

Le procureur a requis 400 euros avec sursis et interdiction de port d’arme pendant un an (une lacrymo…).
Jugement rendu le 18 février.

Photos de la sortie du tribunal par A. Papadopoulos

Rappel des faits

Lors du meeting électoral municipal organisé par Alain Fontanel, ex PS passé à LaREM, dans la Halle du marché de Neudorf, des opposants ont hué le candidat. Son service de sécurité s’est dirigé vers la sortie en bousculant tout le monde puis en intervenant brutalement au dehors. Trois personnes, dont Tonio Gomez, militant ancien et connu du NPA et de la LCR auparavant ont été contrôlés par les policiers. Et seul Tonio a été poursuivi!

Il s’ajoute à la longue liste des militants syndicaux et politiques ou écologistes poursuivis depuis des mois par une justice dont on se demande quelle est son indépendance réelle par rapport au pouvoir macronien.

Alain Fontanel a perdu fort heureusement les élections, gagnées par Jeanne Barséghian de EELV. Comme quoi, même avant le jugement à venir en février, il y a parfois une justice.

Pendant. des mois, toutes les manifestations syndicales et de gilets jaunes ont hué celui qui se voyait déjà maire de Strasbourg et n’avait pas hésité à s’allier avec le Républicain très à droite Vetter: “Fontanel au fond du Rhin!“.

Dommage pour les saumons qui ont retrouvé le chemin du fleuve, obligés de frayer avec cet individu.

Merci aux électeurs-trices d’avoir donné une belle claque à cet arriviste sans principe. Il se console, peut-être, avec le poste obtenu par son épouse, directement venue du cabinet présidentiel…

Communiqué de presse du NPA

Les militants au Tribunal judiciaire de Strasbourg…suite…
Le Tribunal a examiné le mardi 09/02/21 la 3ème et dernière affaire concernant un militant du NPA 67, cette fois-ci Tonio Gomez.
Pour mémoire, le Parquet l’a poursuivi pour des faits de violence, usage et menace avec une arme, une bombe à poivre, à l’encontre d’un agent d’une milice privée, faits qui se sont déroulés le 30/01/2020 à l’extérieur de la halle du marché de Neudorf lors du meeting du candidat Fontanel à la mairie de Strasbourg.
Tonio était défendu par Maître Florence Dole qui venait d’obtenir 2 relaxes pour les 2 procès précédents d’un autre militant.
L’avocate a plaidé la nullité de la procédure constatant que la bombe au poivre incriminée avait été saisie puis mise sous scellés de manière illégale avant d’être détruite par la justice, faits qui ne permettaient pas de demander une contre expertise. Elle a insisté aussi sur la violence de la milice privée de Fontanel qui a éjecté les militants présents dans la salle, 8 d’entre eux ayant déposé plainte avec certificats médicaux. Aucune de ces plaintes n’a fait l’objet de poursuites.
Procès politique ? Tonio a insisté sur le côté politique de l’affaire. Pourquoi lui seul, militant anticapitaliste connu, et pas les sbires de Fontanel, est-il poursuivi ?
Le procureur, après avoir constaté la tension qui régnait ce soir-là entre les parties suite à leur évacuation manu-militari du meeting, a requis 400 euros d’amende avec sursis et 1 an d’interdiction de port d’arme, estimant que la procédure avait été régulière.
Le jugement sera rendu le 18/02/21 à 8h30.
Comme d’habitude, le NPA 67 avait organisé un rassemblement devant le Tribunal avec café et affichage de photos montrant la répression dont sont victimes les militants locaux, anti-GCO, gilets jaunes …. Ce rassemblement couvert par le média « La feuille de chou » a été largement soutenu par des militants syndicaux politiques, antiraciste antinucléaire, anti-GCO : NPA 67,FI,PCF 67,POI, PCOF,LO ,UD CGT,CNT, ATTAC, Strasbourg, DNSI 67, CJACP, Femmes Egalité, GJ, UJFP…. la présence de nombreuses personnes qui ont apporté leur solidarité et aussi les messages de soutien envoyés à Tonio.
Merci de votre solidarité !
Il a permis encore une fois de faire une collecte financière car si pour l’instant le NPA 67 en a terminé avec les affaires pénales sous réserve que Tonio soit relaxé, de nombreuses amendes et frais de justice concernant des actions militantes injustement poursuivies et condamnées par la justice sont encore à régler.
La solidarité est une arme contre le pouvoir répressif. Utilisons-la.
Après le militant anti GCO, le NPA 67, les Gilets jaunes, à qui le prochain tour ?

Communiqué NPA 67
le 9 février 2021

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