La présidence de l’Université de Strasbourg occupée

APPEL DE STRASBOURG,

AUJOURD’HUI, LUNDI 18 OCTOBRE 2010, ETUDIANTS-ENSEIGNANTS et PERSONNELS
A STRASBOURG, UNE ASSEMBLEE GENERALE A DECLARE L’OCCUPATION ET LE BLOCAGE DE LA PRESIDENCE DE L’UNIVERSITE.
AINSI, AUJOURD’HUI, ETUDIANTS-ENSEIGNANTS ET PERSONNELS EN LUTTE DE STRASBOURG, OCCUPONS LE BATIMENT DIT “NOUVEAU PATIO”, A SAVOIR LE BATIMENT DE LA PRESIDENCE ET DE LA GESTION ADMINISTRATIVE du CAMPUS DE LA RECENTE UDS.
CETTE OCCUPATION EST POLITIQUE : ELLE S’INSCRIT DANS LE CADRE DE LA
LUTTE GLOBALE CONTRE LA CASSE SOCIALE GENERALISEE.

EN TANT QUE PREMIERE FAC UNIFIEE ET PRIVATISEE DE FRANCE, DONT SE
PAVANE TANT BERETZ-LE-PRESIDENT PAR DE GRANDES PARADES A FLONFLON, COMME CELLES DU 5 FEVRIER 2009 AVEC LA VENUE DE LA SINISTRE PRECRESSE où 2000 étudiants-profs et personnels ont tenté de se réapproprier le Palais U réquisitionné pour la mascadre sacrilisant la casse de
l’enseignement supérieur qui préfère la loi du fric et du marché au
libre-apprentissage de la connaissance par et pour tous; OU ENCORE COMME
DU DEBUT DE CETTE ANNEE MEME, FIN SEPTEMBRE 2010, où LA SINISTRE
PECRESSE a osé revenir pour justement inaugurer ce nouveau batiment, qui n’est que le symbole artificiel et doré d’une puissance économique et politique
dont nous sommes les victimes; EN TANT QUE PREMIERE FAC UNIFIEE ET PRIVATISEE DE FRANCE, ET MAINTENANT PREMIERE FAC EN LUTTE PAR OCCUPATION DE LA PRESIDENCE, NOUS APPELONS TOUTES LES FACS DE FRANCE A REJOINDRE LA LUTTE PAR BLOCAGE ET OCCUPATION, CE POUR AMPLIFIER ET DURCIR LE RAPPORT DE FORCE ACTUEL CONTRE LA REFORME DES RETRAITES ET LE GOUVERNEMENT.

EN EFFET, CETTE OCCUPATION EST POLITIQUE CAR S’INSCRIT DANS LE CADRE DU GRAND MOUVEMENT SOCIAL CONTRE LA REFORME DES RETRAITES.
Par cette occupation, nous entendons durcir et amplifier la lutte
contre un gouvernement aveugle, sourd et menteur, qui ne cesse de
mépriser ouvertement le pouvoir de la rue. Par cette occupation, nous
décrétons que le pouvoir c’est nous, que le pouvoir c’est la rue, c’est-à-dire les
personnes en lutte.

Depuis ce matin, les lycées de Strasbourg entament un mouvement de
blocage en appelant à la grève générale illimitée de tous les lycées.
De même, nous, étudiants-enseignants et personnels en lutte de
Strasbourg, appelons au blocage et à l’occupation de toutes les
universités, de toutes les présidences d’université.

Nous avons choisi de reprendre l’offensive. nous décrétons ainsi
l’occupation politique et permanente dudit “nouveau patio” pour en faire un QG de lutte d’abord, mais aussi et surtout pour en faire une zone libre, pour recréer le lieu dans une université qui veut correspondre à l’image morbide du
monde institutionnalisé et déshumanisé par le pouvoir totalitaire-marchand. Par cette occupation, nous paralysons et abolissons le pouvoir présidentiel universitaire, reprenons notre lieu d’étude en main, et appelons à toutes les universités de France à faire de même, ainsi que tous les travailleurs quant à leurs lieux de production et de direction.

Alors que cela fait plus d’un mois que les grosses journées d’actions syndicales s’enchaînent avec une moyenne de 3millions de manifestants, une semaine bientôt que la grève générale reconductible voire illimitée s’organise à la base, une semaine bientôt que les lycéens amplifient le mouvement,
NOUS CONSIDERONS LE MOUVEMENT SOCIAL EN COURS ENTRER DANS UNE PHASE CRUCIALE, QUE CETTE PHASE EST CELLE DE LA RADICALISATION DU RAPPORT DE FORCE. CE TANDIS QUE L’ETAT CHOISIT LA CARTE DE LA REPRESSION : contre les lycéens dans la rue ou dans leurs piquets de blocage dans leurs bahuts, contre les travailleurs qui agissent en vue du blocage économique du pays, notamment en ce qui concerne les dépôts de carburant.
LE MOUVEMENT DE GREVE GENERALE RECONDUCTIBLE EST A SON PAROXYSME, LES ROUTIERS REJOIGNANT LA LUTTE.

Nous reprendrons les mots de l’Appel de Rouen dont chacun ici se souvient :
” Nous savons que le préalable à tout mouvement est une suspension du cours normal des choses. D’où la grève. Nous avons besoin de temps et de lieux pour nous retrouver, nous organiser et penser ensemble. D’où l’occupation. Nous pensons que ce monde se tient par la circulation ininterrompue d’argent, de travail, et d’information et que pour l’entamer il nous faut enrayer cette machine. D’où le blocage. Nous appelons ceux qui nous entendent à nous rejoindre, à s’organiser là où ils sont. Le travail est à déserter, les lieux sont à occuper, les flux sont à bloquer.”

AUSSI NOUS, ETUDIANTS EN LUTTE DU CAMPUS DE STRASBOURG, PENSONS L’OCCUPATION ET LE BLOCAGE DE LA PRESIDENCE UNIVERSITAIRE COMME UN ELEMENT DE PLUS DANS CETTE PHASE DE RADICALISATION, APPELONS AU BLOCAGE ET A
L’OCCUPATION DE TOUTES LES FACS DU PAYS,
A L’OCCUPATION DES LIEUX de TRAVAIL ET AU BLOCAGE DE TOUS LES FLUX ECONOMIQUES DU PAYS,
A DURCIR ET RADICALISER LA LUTTE CONTRE L’ETAT ET LE CAPITAL DANS LE
MOUVEMENT SOCIAL EN COURS PAR LA GREVE GENERALE ILLIMITEE.

ASSEZ BATTU EN RETRAITE,
PRENONS L’OFFENSIVE !

-Etudiants, enseignants et personnels en lutte de Strasbourg

DNA

Plusieurs dizaines d’étudiants ont brièvement occupé le toît de la présidence de l’université de Strasbourg, un nouveau bâtiment inauguré il y a quelques semaines, en début d’après-midi. La décision de procéder à cette occupation a été prise en début d’après-midi lors d’une assemblée générale à laquelle ont assisté moins de 100 étudiants. A son arrivée sur place, à 15h, une reporter des DNA a pu constater qu’une vingtaine d’étudiants étaient encore réfugiés sur le toit de la présidence. Cette occupation a ensuite pris fin. Les forces de l’ordre ne sont pas intervenues sur place. Peu après 15h, un groupe d’étudiants décidait de se réunir au quatrième étage du bâtiment de la présidence.

A 15h20, quelques dizaines d’étudiants étaient réunis en assemblée générale à la cafétéria du bâtiment de la présidence. Un lieu qu’ils avaient décidé de rendre inaccessible à la presse.

Peu après 16h, les quelques dizaines d’étudiants réunis en assemblée générale ont décidé l’occupation et le blocage du bâtiment de la présidence de l’université, sur le campus central de Strasbourg. Cette occupation reconductible doit se poursuivre toute la nuit, jusqu’à une nouvelle assemblée générale demain.

En fin d’après-midi, une assemblée générale avec des étudiants en lettres, en art et en philosophie se tenait dans un autre bâtiment.

Demain matin, à 11h, une assemblée générale doit se tenir dans le grand amphithéâtre des Mathématiques du bâtiment “maths et informatique” sur le campus central.

Dans un communiqué distribué à la presse, les étudiants en grève demandent “le paiement des jours de grève pour tous les travailleurs”, “le paiement mensuel des vacataires ainsi que la mise en place d’un statut non-précaire” et “la fermeture administrative de l’Université les jours de grève”.

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8 Commentaires

  1. Schlomo Schlomo
    19 octobre 2010    

    c’est un collège Pailleron qui a brûlé!
    bon débarras…

  2. Danton Danton
    19 octobre 2010    

    Le gouvernement n’a pas besoin de bruler les collèges ou les hôpitaux …

    il les ferme, c’est plus simple.

  3. Schlomo Schlomo
    19 octobre 2010    

    où ça?
    évidemment je désapprouve

  4. Morlot Comac Morlot Comac
    19 octobre 2010    

    Et pendant ce temps on brule des collèges!
    Et bien sur tu approuves?

  5. Schlomo Schlomo
    19 octobre 2010    

    tous les grévistes?
    sauf quelques petits villages d’irréductibles…

  6. Nouveau Parti Anticonformiste Nouveau Parti Anticonformiste
    18 octobre 2010    

    On en reparle la semaine prochaine si tu veux bien , quand en coulisses tous les leaders syndicaux, tous les grévistes négocieront avec le patronnat et avec l’État pour que leur soit paye leurs jours de grève!

    On est en France Schlomo..
    Les héros ont déserte notre pays depuis longtemps…

  7. Schlomo Schlomo
    18 octobre 2010    

    tu vas déchanter!

  8. La gauche grolandaise La gauche grolandaise
    18 octobre 2010    

    Coucou réveillez vous, le mouvement social est fini…

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