Peut-on faire des économies en matière de santé ? La réponse de Guillaume Sarkozy, Délégué général de Malakoff Médéric.

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La stratégie décomplexée des patrons en matière de gestion de notre santé, par la voix du “frère de”, qui se définit lui-même comme “délégataire de services d’intérêt général” et “co-acteur de la protection sociale” : “Nous sommes sur des questions opérationnelles”, “nous lançons une politique de +gestion du risque+ car nous pouvons appuyer sur la tête du risque, pour être vulgaire, mais c’est ça la réalité de notre travail…”, “Une fois que l’État aura décider de ce que la Sécurité sociale rembourse, les assureurs complémentaires répondront aux exigences de leurs clients…”

Exemple concret de gestion du capital humain.

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1 Commentaire

  1. Federmann Georges Yoram Federmann Georges Yoram
    16 avril 2014    

    Ecrit il y a un ou deux ans déjà:

    Nous sommes tous des médecins grecs.

    Il y a 4 ans, j’ai proposé ma candidature afin d’essayer de rendre plus familière l’idée que nous puissions tous ensemble et avec l’accord des bénévoles de l’Institution «rendre Médecins du Monde inutile en douze ans ». L’objectif n’est pas encore atteint.
    Dans l’intervalle la situation politique et sociale s’est aggravée à l’échelle européenne et l’exemple de la Grèce devrait nous inciter à investir professionnellement les marges de nos sociétés.
    Si nous n’en prenons pas l’initiative, nous serons aussi les victimes des effets des mécanismes d’exclusion qui frapperont de plus en plus de nos patients et nous deviendrons les médecins des riches.
    J’ai toujours la conviction qu’il est possible que la Corporation Médicale puisse faire un signe très fort à la Communauté des Citoyens en signifiant qu’elle est prête à réduire, pour tendre à la faire disparaître, l’exercice d’une médecine à deux vitesses.
    Il s’agirait toujours d’envisager la mise en place de quelques aménagements relativement simples comme un numéro vert gratuit qui permettrait aux usagers d’aboutir à des régulateurs qui offriraient à tous les Strasbourgeois la possibilité d’accéder aux cabinets libéraux en toutes circonstances.
    Les régulateurs orienteraient vers un groupement de médecins volontaires (généralistes et spécialistes).
    L’idéal étant que nous fassions tous partie de ce groupement.
    Nos engagements multiples au plan professionnel, les charges de travail énormes qui pèsent sur nous et souvent l’horizon indépassable de la gestion du cabinet et de notre adaptation sociale, font que nous ne voyons peut-être pas toujours les énormes souffrances qui s’accroissent à nos portes et notamment celles des étrangers malades (qui sont à peine 36000 sur le territoire national).
    Or ceux-ci sont peu reçus par les spécialistes et s’adressent directement aux urgences pour des situations parfois sérieuses mais qui devraient être traitées « en ville ».
    Il n’est pas utopique de pouvoir faire mentir les conclusions de l’enquête de la HALDE qui soulignaient il y a près de 5 ans que plus de la moitié de nos confrères spécialistes du Val de Marne refusaient d’accueillir en première intention les bénéficiaires de la CMU.
    Nous devons reconnaître, traiter et soutenir les étrangers malades.
    L’expertise Strasbourgeoise, notamment en psychiatrie (60% des 1500 demandes médicales à la DDASS en 2005) s’est imposée et a permis d’aider des populations très marginalisées.
    Le sauvetage des urgences passe aussi par une critique du libéralisme mondialisé qui est posé (notamment par Mr Duhamel dans ses chroniques dominicales)comme une évidence ou une fatalité et non pas comme un adversaire.
    Les investisseurs et les fonds de pension (qui ont déjà racheté des cliniques à Strasbourg) iraient naturellement là où le marché les guiderait, c’est à dire là où le travail aurait le coût le moins élevé possible, comme si le marché était au centre de nos intérêts et non pas l’homme, comme si l’homme était au service du marché et comme si nos vies étaient au service de cette religion, dont nous serions dorénavant les prêtres.
    Cette parti pris entrainant son lot de détresses humaines (dépressions, suicides, problèmes de conjugalité et de parentalité, cancers, maladies psychosomatiques,…)et augmentant la précarité ,le coût des soins et le recours abusif aux urgences.

    Mr Duhamel n’évoque jamais le fait que le salaire qu’il faudrait peut être préserver et la cotisation sociale, contiennent un extraordinaire potentiel d’émancipation du capitalisme et de la logique marchande et favorise la vitalité de structures publiques comme la sécurité sociale, la retraite ou la maladie.

    Dr Georges Yoram Federmann

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