Le piéton de Strasbourg a vu

Une campagne d’affiches féministes sur les abribus:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un homme enterrant sa vie de garçon en soulevant des personnes volontaires pour dire leur poids:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux brocanteurs de livres rue des Hallebardes: salut, Roger!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une femme peintre de retour de Chine: Ann Loubert à la  galerie-bamberger

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une œuvre d’Ann Loubert

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et (merci E.B.) une sculpture pornographique sur le porche de la Cathédrale Notre-Dame à Strasbourg…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La seconde flèche de la cathédrale de Strasbourg

 Guernica 1937 – Homs 2012

Par E.B. pour la Feuille de Chou

Ce jeudi 12 avril, en soutien au peuple syrien et en l’honneur du 75 ème anniversaire du bombardement de la ville de Guernica, une réplique de l’œuvre éponyme de Picasso, réalisée par des étudiants de l’École des Arts Décoratifs, a été transportée dans les rues de Strasbourg jusqu’au pavillon du Kaysersguet où elle restera exposée jusqu’au dimanche 22 avril inclus.

 

 

Voir le diaporama du cheminement de Guernica à travers les rues de Strasbourg

Guernica 1937-Homs 2012

Roger Dale, artiste peintre et enseignant de l’ESADS à l’initiative de ce projet, a souhaité par cette action mettre en parallèle deux événements dramatiques (l’un passé, l’autre présent) dont les images -bien que distantes par l’histoire et la géographie- font étrangement écho.

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 Anselm Kiefer au Musée Würth à Erstein

Anselm Kiefer au Musée Würth à Erstein

Magnifique exposition d’œuvres de Anselm Kiefer, peintre allemand né en 1945, qui vit et travaille en France à Bajarc.

Dans la première salle, de très grands formats, une peinture épaisse, d’où émergent des objets inclus, des tons terreux, mais éclatant de couleurs plus vives quand on s’attache aux détails; des ciels, des ciels étoilés, avec comme les lignes des groupes d’étoiles, des avions de plomb, des branchages. Les titres renvoient à la mythologie grecque. Mais on y voit aussi bien l’ombre géante de Maozedong, le bras levé comme dans une image connue à l’époque et l’inscription Que cent fleurs éclatent, et des roses noicies, sortent de leurs tiges plantées dans la croûte picturale.

Dans le fond, un poème de Celan, Lait noir de l’aube… inscrit en allemand et en traduction française fait face à une œuvre de taille plus habituelle, où de la paille figure les cheveux de la Margarete nommée par le poète.

Au premier, nous attend le Dormeur du Val de Rimbaud, une toile à l’horizon très haut vers lequel convergent des sillons par deux points de fuite distincts.

Des champs parfois blancs de neige ou d’autres marron, sont marqués par des bâtons de bois, certains peints, d’autre incorporés dans la masse picturale.

Des chaise de jardin, sortent du tableau. Une boule comme une tête est posée sur l’une d’elles.

Puis, retour en arrière temporel, on a des toiles et des photographies des années 1970, avec un Kiefer qui se représente, à divers endroits, toujours seul faisant le salut nazi, comme, est-il dit, pour sentir ce qu’on peut sentir en ces lieux et dans cette posture. Il revisite ainsi l’histoire allemande qu’il n’ a pas vécue et que l’école n’a pas, selon ses dires, vraiment enseignée.

Des photographies gouachées, le donnent à voir encore, mais sous l’égide de la phrase de Kant « Le ciel étoilé au-dessus de ma tête et la loi morale dans mon cœur »

L’exposition dure jusqu’en septembre.

 Un préfet-taliban à Pau?

fresque condamnée par un TA à disparaitre sur demande du préfet Rey

On n’efface pas la honte !

Nous étions hier dans le froid à Billère dans la banlieue de Pau avec tout le ban et l’arrière ban des militants pour dire au revoir à cette fresque que le maire avait commandée à des artistes bordelais pour commémorer le mauvais sort fait aux enfants expulsés par le pouvoir actuel.

Lui dire au revoir parce que sur plainte du préfet Rey, le tribunal administratif a condamné la mairie à effacer cette fresque murale, au prétexte que cette commande officielle ne respectait pas son obligation de « neutralité ». Mais comment rester neutre devant l’inanité de ces expulsions perpétrées pour la seule satisfaction d’expulser et de le faire savoir à ceux qui veulent l’entendre ?

Depuis la destruction des bouddhas par les talibans, c’est la première destruction officielle d’une œuvre d’art à la demande d’une autorité.

bouddha détruit par les talibans

On a les modèles que l’on peut. Mais cet autodafé imbécile ne tuera pas la fresque, car si l’on peut effacer le mot honte, on n’efface pas la honte elle même. Reproduite avec l’autorisation des artistes, la fresque refleurit déjà sur des t-shirts.

Reproduisons là donc, tous, partout, sur cartes postales, sur nos
tracts, t-shirts. Et remercions le préfet REY, apprenti sorcier pris à son propre piège qui, en croyant l’effacer, n’aura fait que la faire fleurir et essaimer. Et nous aura conforté dans notre lutte pour ces deux valeurs qui semblent lui faire si peur, celles de partage et de solidarité.