Gaza: “Rock The Casbah” [bande annonce]

De Yariv Horowitz
Avec Yon Tomarkin, Roy Nik…

A peine sortis de l’adolescence, Tomer (Yon Tomarkin), Aki (Roy Nik), Iliya (Henry David) et Isaac (Lavi Zytner) sont envoyés, sous l’uniforme de Tsahal, à Gaza afin d’y maintenir l’ordre. Après la mort d’un soldat, écrasé par une lessiveuse jetée d’un toit, les quatre appelés ont l’ordre d’investir la terrasse de la maison d’une famille palestinienne… Visiblement, le réalisateur sait de quoi il parle lorsqu’il décrit, de l’intérieur, la vie quotidienne de ces jeunes Israéliens plongés dans le chaos d’un conflit sans fin et sans solution. Réaliste jusque dans les moindres détails, « Rock The Casbah » rejoint le commando des films qui dénoncent l’absurdité de cette guerre. [Paris-Match]

 A boy and his atom

Le plus petit film du monde

Les scientifiques de la société IBM ont présenté ce mercredi le « film le plus petit du monde », une oeuvre révolutionnaire réalisée avec un microscope très puissant qui montre les mouvements d’atomes agrandis… 100 millions de fois. Certifié par le Livre Guinness des records, « Un garçon et son atome », qui dure environ 1 minute et 30 secondes, raconte l’histoire d’un petit personnage qui joue avec un atome et le suit dans ses mouvements, une manière d’expliquer la science de manière pédagogique. [L'Alsace]

 Notre Monde, le film de Thomas Lacoste

Synopsis

Rassemblant plus de 35 intervenants, philosophes, sociologues, économistes, magistrats, médecins, universitaires et écrivains, Notre Monde propose un espace d’expression pour travailler, comme nous y enjoint Jean-Luc Nancy à “une pensée commune”.

Plus encore qu’un libre espace de parole, Notre Monde s’appuie sur un ensemble foisonnant de propositions concrètes pour agir comme un rappel essentiel, individuel et collectif : “faites de la politique” et de préférence autrement.

Thomas Lacoste, initiateur de L’Autre Campagne parallèle à la campagne présidentielle de 2007, auteur des entretiens Penser critique, kit de survie éthique et politique pour situations de crise(s) (47 films, 24h, éditions Montparnasse, 2012), nous offre ici une respiration, comme un temps de pause, face au rythme haletant de la vie politique.

http://www.notremonde-lefilm.com/index.html

Strasbourg
Le Star / tous les jours : 21h30
Du 20 au 27 mars

 Where Should the Birds Fly? Vers où les oiseaux devraient-ils voler?

Where should the birds fly

Where should the birds fly

La réalisatrice Palestinienne de Gaza, Fida Qishta a fait un documentaire sur les conditions de vie en Palestine et l’attaque 2008/2009 sur Gaza du point de vue d’un jeune réalisateur et d’une fille de 10 ans, Mona Samouni. Sa famille a été forcée d’entrer une maison par des soldats israéliens, qui ensuite continuaient à bombarder la maison.

Plus de renseignements:
http://beitzatoun.org/cms/Events/View/12-12-05/Film_Where_Should_The_Birds_Fly.aspx

 Syngue Sabour [Pierre de patience]

syngue

Syngue Sabour, le roman couronné au Goncourt en 2008, est devenu un film, magnifique et terrifiant, réalisé par l’auteur même de l’ouvrage, le poète afghan Atiq Rahimi.

Atiq Rahimi feuille2chouphoto

Audio:
Atiq Rahimi 1
Atiq Rahimi 2

Un film qu’il ne faut pas manquer. Dans un Afghanistan en guerre, une femme, mère de deux fillettes, veille sur son époux, dans le coma, une balle dans la nuque. Elle bricole une perfusion avant de pouvoir acheter du sérum. L’homme est muet. La femme peut enfin lui parler. Peu à peu, tout en s’occupant de son “confort”, elle lui confie tout de sa vie de femme, d’épouse, délaissée par un héros de guerre, qu’elle a épousé en photographie, du fait de son absence. Quand des combats se déroulent dans la rue, elle se réfugie dans une cave avec les voisins. Tout ce qu’elle n’a, pas plus que les autres femmes, pu dire, elle le murmure de sa voix douce de plus en plus assurée, sans fard, jusqu’à des révélations inavouables sur sa sexualité, et les rapports qui l’ont rendue mère, dans une langue directe et crue. Des combattants entrent dans la maison, un commandant brutal; on craint pour la vie de la femme; un jeune soldat, qui reviendra plusieurs fois: il bégaie… La vie quotidienne est difficile, sans électricité, ni eau, ni argent. Le mollah se présente trois fois, mais chaque fois, il reste à la porte, astucieuse manière de mettre la religion à l’écart. Les plans sont magnifiques, les séquences d’intérieur et d’extérieur, la ville, les rues, se succèdent, dans une lenteur quasi hypnotisante donnée dès le générique où la caméra glisse doucement sur les figures d’un rideau. La femme, interprétée par une actrice iranienne, très belle, parle, de plus en plus assurée, enfin maitresse d’elle-même. A l’intérieur, elle est en cheveux, quand quelqu’un frappe au portail, elle se couvre d’un foulard, quand elle sort, elle revêt la burqa. On découvre sa tante, au maquillage, tenancière de bordel, et les clients, fugacement aperçus. L’époux dans le coma, dont elle est persuadée qu’il l’entend, est cette pierre de patience forcée, qui donne son titre au roman comme au film. La pierre restera-t-elle inerte?

Atiq rahimi feuille2chouphoto

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