Critique du discours STM, scientifique, technique, marchand

 

 

 

 

 

 

Public très attentif hier à la librairie Kléber à Strasbourg pour écouter Dominique-Jacques Roth, auteur du livre Critique du discours STM, scientifique,technique, marchand (Erès).

Plus l’auteur, en compagnie de Jean-Pierre Lebrun, psychanalyste, parlait, plus certains visages laissaient apparaître l’angoisse. El les dernières questions tournaient toutes autour d’un “que faire?” à la recherche d’un espoir d’échapper à la catastrophe généralisée annoncée.

Quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites“, disait l’immortel Sapeur Camembert, dans La famille Fenouillard, retrouvant le sens de l’ubris (la démesure) grecque.

Lire la suite

Lire

 Tahar Benjelloun: au nom du roi

Tanger.- Qu’on se le dise, Tahar Benjelloun est un grand écrivain francophone. Le Prix Goncourt 1987 est entré dans l’histoire de la littérature mondiale avec des livres comme La plus haute des solitudesLa nuit sacrée et autres chefs d’oeuvre. Si ses pairs français, ou étrangers, reconnaissent la qualité de ses ouvrages, nous aussi.

Lire la suite

 Bf Editions a 35 ans et toutes ses dents

Samedi soir, Bibliothèques Idéales avait donné carte blanche à Armand Peter le créateur et animateur de Bf éditions. Bf, c’est à dire Budderflade (tartine de beurre) du nom d’une revue alternative des années 70 à Strasbourg.

Pour l’occasion, Armand Peter avait invité tout ce qu’il compte comme ami(e)s sur scène et dans la salle où les amis de l’Alsace et de l’édition avaient répondu présent

Comme il l’avait annoncé à ses proches, Armand Peter n’a pas mâché ses mots dans son bref et incisif discours d’ouverture, ou le courageux éditeur s’en est pris à la concurrence déloyale des Dernières Nouvelles d’Alsace qui publient gratuitement les pavés publicitaires de la maison d’édition du groupe DNA, les Éditions de la Nuée bleue avant de saluer l’Alsacien Antoine Wicker qui risque de pâtir des conséquences des concentrations du groupe EBRA.

On peut l’entendre ici:

Armand Peter et les DNA

Les musiciens, les poètes, les écrivains, les chanteurs se succédèrent sur la scène. On les aime tous, mais on ne peut s’empêcher, au vu de leur moyenne d’âge, d’avoir des craintes pour l’avenir de l’Alsace comme des éditions Bf qui manquent des quelques centaines d’euros nécessaires chaque mois pour payer la location du 14 rue Ste Hélène à Strasbourg.

http://bfeditions.com/#

Au vu du service rendu par Armand Peter avec son immense modestie à la culture vivante d’Alsace et d’ailleurs en trois langues, on ne peut que souhaiter longue vie aux éditions qu’il anime.

 

Lire

 La maison au citronnier

Surprenante et scandaleuse absence de promotion d’un livre merveilleux sur la création d’Israël et le dramatique épisode de la Nakba…

 

 

Flammarion – ISBN 9782081245945

Présentation de l’éditeur

Israël, 1967. Dans la ville d’al-Ramla, un jeune Palestinien, Bashir Khairi, frappe à la porte d’une vieille bâtisse de pierre flanquée d’un citronnier. C’est la maison dans laquelle il a grandi ; il est revenu voir le cadre de son enfance, dix-neuf ans après que sa famille a fui précipitamment, au moment de la première guerre israéloarabe. Bashir est accueilli par Dalia Eshkenazi, une jeune Israélienne ; la famille de la jeune femme vit dans l’ancienne demeure des Khairi depuis qu’elle a quitté la Bulgarie pour Israël en 1948. Sur le seuil de leur maison commune, Dalia et Bashir nouent malgré tout ce qui les sépare une amitié profonde, qui survivra à quatre décennies du conflit le plus âpre au monde.

C’est l’histoire de ces deux familles, qui existent réellement, que raconte Sandy Tolan. Et en narrant le contexte dans lequel se déroule la vie des Eshkenazi et des Khairi, il peint une fresque saisissante des destins intriqués d’Israël et de la Palestine au XXe siècle. Avec une rigueur remarquable et sans porter de jugement sur aucun des deux camps, Sandy Tolan parvient à faire comprendre au lecteur qu’il n’y a là ni bons ni méchants, seulement des êtres humains.

Le livre qu’il faut lire pour comprendre, sans préjugés, la tragédie du Moyen-Orient.

Bonjour à tous,

Voici ce qui semble être une “victime collatérale” de plus de la propagande israélienne actuelle dont les méthodes sont celles d’une véritable entreprise révisionniste…

Alors qu’il y a quelques jours, les éditions Hachette annonçaient une nouvelle version des manuels scolaires français révisée et débarrassée du (gros?) mot “NAKBA”(http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-07-07-Nakba), un étrange phénomène se produit ces dernières semaines dans le monde de l’édition, plus particulièrement dans la partie communication et promotion des dernières parutions. L’un des ouvrages majeurs de cet été, La maison au citronnier de Sandy Tolan, qui décrit très brillamment la création d’Israël et le dramatique -et consécutif- épisode de la Nakba, fait l’objet d’une omerta scandaleuse de la part de tous les médias: aucune promotion, aucune critique, comme si l’ouvrage n’était jamais paru voire jamais écrit.

Troublante coïncidence, n’est-ce pas?

Les rares libraires qui, à titre privé, s’en étonnent et s’en émeuvent, ne donnent pas cher du succès de ce livre magnifique car, comme chacun sait, un livre dont on ne parle pas est un livre qui ne se vend pas, et c’est une oeuvre et un auteur qui disparaissent durablement des rayons des librairies et des bibliothèques…

Or, dans le contexte actuel de volonté de ré-écriture de l’Histoire selon Israël, il paraît nécessaire de valoriser tous les témoignages sur cette période historique déterminante de la seconde moitié du XXème siècle; et c’est bien de cela dont il s’agit dans La maison au citronnier.

En effet, si l’auteur a choisi une forme littéraire (le roman), un point de vue original (celui d’un jeune palestinien et d’une jeune israélienne) et un décor symbolique fort (la maison de leur enfance), il n’en dresse pas moins un tableau minutieux et irremplaçable des événements de 1948 et 1967, vus de l’intérieur, au jour le jour, dans les moindres détails de la vie courante -y compris les plus sordides-.

Ce remarquable travail d’auteur-archiviste qui confère, à l’ensemble de l’ouvrage, une valeur politique et historique incontestable, est aussi une arme d’une efficacité redoutable.

De l’abondance de détails, de la complexité en toute chose, du caractère inextricable de chaque événement, naissent autant de situations favorables à l’écoute, à la tolérance, à la réflexion, à la compréhension mutuelle et à l’amitié.

Pointant du doigt les politiques gouvernementales criminelles, renvoyant dans les cordes les discours xénophobes, dégonflant les baudruches identitaires et réduisant à néant les tentatives d’usurpation de l’Histoire, Sandy Tolan affirme haut et fort et à sa manière, qu’il ne peut y avoir d’avenir serein si, que cela plaise ou non, le second chapitre de l’histoire de la création d’Israël ne s’intitule pas, et pour toujours: NAKBA!

E. B. “Durga”

 

 

 Lecture: La joie venait toujours après la peine, de Michel Weckel

La joie venait toujours après la peine, de Michel Weckel

 

Les éditions Jérôme Do Bentzinger ont publié un livre de Michel Weckel au titre emprunté à un poème célèbre de Guillaume Apollinaire, La joie venait toujours après la peine.

D’une couverture noire, très chic, ressort la photographie d’une sculpture de Canova « Psychè ranimée par le baiser de l’amour ».

Le livre a un peu moins de 130 pages, et coûte 19 €.

On connaît un peu Michel Weckel, moins que son psychanalyste, certes, puisqu’il en est pas mal question, et que le livre est comme une sortie d’analyse. On le croise sur le terrain des religions, puisqu’il s’occupe actuellement d’inter-religieux à Strasbourg. On sait qu’il a travaillé longtemps à la Cimade, et qu’il est très préoccupé de la situation en Palestine. Il est proche aussi des réseaux militants qui luttent pour la défense des sans-papiers, et en ce moment, il diffuse à un carnet d’adresses de plusieurs centaines de noms, la bonne parole, que parfois on reprend dans la Feuille de Chou. On l’a entendu très récemment au Club III de la Communauté juive de Strasbourg où il a été question (très prudemment sur le fond) de dépassionner le sujet brûlant du conflit palestinien, tâche difficile s’il en est.

Lire la suite

 Dieu nous l’avait donné, Le Pen l’a repris

  1. 128k – Adobe PDF
    La galaxie Dieudonné. Depuis ses “dérapages”, l’humoriste Dieudonné a rassem- blé autour publié deux livres aux éditions Syllepse : la Restauration na

    www.syllepse.net/syllepse_images/divers/galaxie diedu.pdf

Table des matières
Introduction
1re partie. Les leviers de l’imposture
1. Une vision conspiratrice
La théorie du complot vue par l’extrême droite
Les Larouchiens
Le Réseau Voltaire
2. La traite des Noirs et « le Juif négrier »
3. De l’antisionisme à la dénonciation du « péril juif »
Dieudonné à la croisée des antisémitismes
2e partie. Deux impostures
4. Dieudonné et la croisade contre le « Nouvel ordre mondial »
Haro sur les altermondialistes et bienvenue chez les
alternationalistes
Axis for Peace
5. Alain Soral, éminence grise et gauche canada dry
Alain Soral ou l’imposture marxiste
La pensée « anti-68 » d’Alain Soral
Pour Soral, ni socialisme ni libération des femmes
Alain Soral, un nationaliste avant tout
3e partie. Les sept familles de la « galaxie Dieudonné »
6. L’extrême droite plurielle
Égalité et Réconciliation
Le Parti solidaire français
« Jean-Marie et Dieudonné », un duo qui ne fait pas rire
7. Les « bons juifs » de Dieudonné
Les rabbins antisionistes de Neturei Karta
Le pseudo rabbin converti
8. Les ethno-différencialistes de Kémi Séba
La lutte des races plutôt que la lutte des classes
De la Nation of Islam au New Black Panther Party, un retour
aux sources ?
9. Dans les wagons du négationnisme
10. Les convergences entre extrêmes droites
et fondamentalistes musulmans
Les années 1940
Aujourd’hui, les convergences avec la « droite des valeurs »
musulmane
11. Les sectaires
Christian Cotten
Dieudonné chez les petits hommes verts
12. Impostures export
Tous à Bruxelles !
La nébuleuse chez les Helvètes
Une extrême droite utilisée par certains États
4e partie. L’homme qui aimait les élections
13. Avant la liste antisioniste
Dieudo Président !
Candidat contre le futur patron du FMI
Dieudonné Président (bis) !
14. L’aventure de la liste antisioniste
La liste EuroPalestine, un précédent ?
Les réponses à l’appel de Dieudonné
La liste antisioniste, un assemblage hétéroclite
Claude Guéant, secrétaire général de l’Élysée, tombe dans
le piège
Une campagne électorale « petits bras »
L’argent de l’étranger ?
« Qui paye les violons choisit la musique »
Un imprimeur militant
Une liste qui usurpe son soutien au combat des Palestiniens
Des résultats nuancés
Un vote « ethnique » en faveur de la liste antisioniste ?
Des résultats diversement appréciés au sein de la liste
Ce qu’en a dit la presse « antisioniste » d’extrême droite
Une configuration électorale sans suite
Conclusion
Bibliographie / Filmographie

Read