Nakba

Il y a 65 ans, alors que les enfants dormaient, que les agriculteurs rêvaient d’aller cultiver leurs terres, que les mères voulaient juste voir leurs enfants aller à l’école le lendemain, ils se sont tous réveillés sous le bruit des bombardements de leurs maisons. En ce 15 mai, une nouvelle histoire commençait à s’écrire avec le sang des enfants de Palestine et les rêves de leurs parents. Ce jour-là, le complot international s’est accompli et appliqué par le terrorisme organisé des milices sionistes pour déraciner un peuple entier de sa terre et le remplacer par un autre peuple. Ce jour-là, où plusieurs centaines d’enfants ont été tués de sang froid, plusieurs centaines de femmes se sont faites violer, et des centaines de villages ont été complètement détruits, ce jour-là, une nouvelle page de l’histoire d’un peuple qui est devenu réfugié dans les camps a commencé à s’écrire.

Au cours de cette guerre, les milices sionistes ont commis des crimes contre l’Humanité, sous l’observation et le soutien de la communauté internationale.

65 ans après, l’image n’a pas trop changé. Les réfugiés se sont multipliés et vivent encore dans les camps de réfugiés, dans des circonstances très difficiles. La colonisation continue de confisquer notre terre, pour poursuivre le projet qui vise à déraciner le reste de notre peuple. Les 4900 prisonniers continuent d’affronter la mort lente que l’état d’occupation leur dessine comme destin.

65 ans après, malgré la torture, l’oppression, la poursuite du complot international, le peuple Palestinien continue de rêver. Les enfants des camps de réfugiés rêvent encore toutes les nuits qu’un jour ils se réveilleront à Haïfa et Jaffa. Leurs mères rêvent encore de les accompagner à la plage de Saint-Jean d’Acre (Akka) sans devoir franchir des checkpoints. Leurs pères rêvent encore d’avoir la liberté d’accompagner leurs enfants pour un déjeuner au Liban sans frontière.

Aujourd’hui, après tout ce que nous avons vécu pendant ces années d’occupation, notre peuple est de plus en plus convaincu que ses droits à l’indépendance, la liberté et au retour ne tombent pas dans l’oubli. Les nouvelles générations sentent encore depuis les camps de réfugiés, l’odeur des plages méditerranéennes et ils continuent d’imaginer la maison de leurs grands-parents dont ils possèdent encore la clé autour de leur cou pour ouvrir à nouveau la porte de leur maison. Les prisonniers aussi, rêvent chacun dans leurs cellules du jour de leur libération et de la libération de leur peuple.

Enfin, en ce jour, les martyrs nous rappellent depuis leurs tombes qu’il ne faut jamais oublier leur sang qui a arrosé la terre de la Palestine et qu’il faut surtout continuer leur chemin de lutte et de résistance jusqu’à ce que nous arrachions notre droit, pour vivre libre comme tous les peuples autour du monde.

 Grand succès des 10 heures pour la Palestine à Strasbourg-Neuhof avec Nabil El Haggar, Alain Gresh, Michel Warschawski

Ce qui n’est pas dans le Journal, à la télé ou à la radio est dans la Feuille de Chou…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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De 14 à 23h, au Centre Django Reinhardt, dans le quartier populaire du Neuhof, près de 300 personnes, reflétant toute la diversité de la population française, qu’on ne voit presque jamais à la télé, ont participé à une action de solidarité avec le peuple palestinien, à l’occasion de l’anniversaire douloureux de la Nakba, la catastrophe du 15 mai 1948 qui a vu la création de l’État d’Israël par la colonisation et l’épuration ethnique de centaines de milliers de Palestiniens autochtones.

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https://picasaweb.google.com/104506823580171519612/NeuhofPalestine

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce grand déplacement de population et cet accaparement de terres palestiniennes se poursuit sous nos yeux avec le soutien de la presque totalité de la prétendue communauté internationale, introuvable, et violant le droit international qu’elle est supposé faire respecter. Alors qu’il ne reste que 12 % de la superficie de la Palestine historique, ce confetti, paraît-il, zone A, sous contrôle théorique total de la seule Autorité palestinienne, étant lui aussi à la merci des interventions de l’armée sioniste, y compris comme récemment en plein Ramallah, siège de l’impuissant gouvernement de Mahmoud Abbas, collabo des USA et d’Israël, incapable de protéger la population palestinienne des exactions de cet État-voyou.

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Plusieurs organisations solidaires du peuple palestinien tenaient leur stand dans l’agréable jardin attenant à la salle de spectacle et à la bibliothèque du quartier.

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On assista à un défilé de mode de robes palestiniennes. Boissons, pâtisseries orientales, biscuit géant et coloré étaient proposés au public très familial. En soirée, des femmes d’associations de plusieurs quartiers, Neuhof, Hautepierre, etc, ont servi un délicieux couscous algérien à plus de 200 personnes. Le succès était tel que les organisateurs ont dû se passer de dîner.

20120519 180138 Michel Warschawski

Avant cela, une conférence a réuni autour de Nabil El Haggar,(vice-président Culture de Lille 1, palestinien d’origine) Michel Warschawski (président de Alternative Information Center à Jérusalem)et Alain Gresh (Monde diplomatique). Il y fut question du printemps arabe et de ses répercussions sur le conflit israélo-palestinien, de l’illégitimité au regard du droit international, de l’État d’Israël, qui n’a pas signé de traité de paix avec le peuple autochtone, de la situation actuelle en Israël, en particulier après le mouvement des Indignés qui selon Warschawski, poserait de fait les bases d’un État unique, fondé sur l’égalité des droits de tous ses citoyens. Les orateurs ont répondu aux nombreuses questions du public, et le temps a manqué pour poursuivre le débat.

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Après le repas, plusieurs spectacles de danse, de chant, de théâtre se sont déroulés dans la salle où les jeunes étaient nombreux. On y rappela, entre autres, images, sons, danse, le calvaire du jeune Tunisien qui par son suicide, fut le détonateur du printemps des peuples qui n’en est, comme toute révolution véritable qu’à l’acte 1er.

Comme d’habitude, hélas, les médias se sont contentés d’annoncer la journée, mais aucun ne rendra compte de cette manifestation de solidarité avec la Palestine.

20120519 202310 Désionisation d’Israël et égalité des droits Un Allemand, Michel Warschawski et J C Meyer

Vous trouverez donc ici,dans ce petit média alternatif, la Feuille de Chou, quelques traces écrites et audio-visuelles de tout cela.



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chantier: vidéos à suivre

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 Les eaux territoriales israéliennes jusqu’à Athènes, le Ministère de l’Education israélien jusqu’à Paris ?

Les eaux territoriales israéliennes jusqu’à Athènes,

le Ministère de l’Éducation israélien jusqu’à Paris ?

 

L’union Juive Française pour la Paix a pris connaissance avec effarement de la polémique introduite par les organisations sionistes les plus extrémistes (dont le soi-disant « Bureau national de Vigilance contre l’antisémitisme », officine d’extrême droite) contre le nouveau manuel scolaire des éditions Hachette pour la classe de première. Il apparaît dans les dépêches d’agence que  l’éditeur accepterait de céder à leurs injonctions.

Pour avoir vu la page incriminée, nous comprenons que certains ne supportent pas que soit écrit ce que les historiens savent désormais tous : les Palestiniens ne sont pas partis de Palestine en 1948 à la suite de l’injonction des pays arabes en guerre contre Israël, l’exode de 700000 à 800000 Palestiniens est le résultat d’une expulsion.

On pourrait s’étonner que la reproduction de cette vérité établie par les historiens palestiniens comme israéliens déclenche une telle opposition si on ne savait pas que l’on touche là à une question clé. Ce que ne veulent reconnaître ni le gouvernement israélien qui prétend interdire le mot nakba, ni les organisations sionistes françaises qui le relaient, c’est qu’il est impossible d’imaginer qu’une paix juste s’établisse dans cette région du monde sans la reconnaissance  de l’expulsion des Palestiniens par les milices juives puis par l’armée israélienne en 1947-1948.

En tout cas, le manuel n’est certainement pas suspect de vouloir accabler Israël. Dans la carte du partage proposé par l’ONU, sont indiqués sans précision les lieux des « principaux massacres de civils juifs et arabes »,  et au chapitre des processus de la décolonisation la zone Israël /Palestine est indiquée comme ayant été décolonisée entre 1945 et 1955 . Le sionisme est défini sobrement comme l’idéologie et le projet politique visant à créer un Etat juif indépendant en Palestine, sans le référer aux idéologies nationalistes et coloniales du XIX° siècle.

Sur un autre plan, non seulement le génocide des Juifs d’Europe n’est pas ignoré, ce qui n’est plus heureusement le cas des manuels scolaires des dernières décennies, mais il devient de façon discutable l’élément essentiel de cette guerre (comme l’y invite la formulation du programme officiel).

Parce que dans cette question Israël/Palestine, il y a une composante essentielle qui est la manipulation de l’histoire, de la mémoire et des identités juives, l’UJFP espère que la communauté éducative saura résister aux pressions d’un communautarisme imbécile qui en attisant la concurrence des mémoires risque d’alimenter tous les racismes.

L’auteur du manuel d’histoire modifié sur la Palestine s’explique

 http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/67349/date/2011-07-06/article/manuel-dhistoire-modifie-lauteur-sexplique/