Monsanto dégage !

946746_519051381465197_1720752187_nLa manif contre Mon$anto, c’est le 25 mai partout dans le monde ! 

Strasbourg : rassemblement symbolique à 14h devant le Parlement Européen (Boulevard de Dresde), puis direction Place Broglie

- 14h00 : rassemblement devant le Parlement européen,
- 14h30 : départ du cortège en direction de la place Broglie
- 16h00 : discours et hommage à Pierre Azelvandre
- 18h00 : fin de la manifestation

- 14h00 – 18h00 : Place Broglie
zone d’information Mon$anto, OGM, pesticides, etc…
petit marché paysan avec des produits proposés par des agriculteurs locaux.
—————- (sous réserve d’autorisation de la ville)

Initiative citoyenne avec le soutien de :
Les amis de la Conf’ Paysanne d’Alsace
La Confédération Paysanne
Greenpeace
Occupy Monsanto France…

https://www.facebook.com/events/168117836687303/

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 Les Roms sont comme nous: ils ont besoin de lumière

Incendie de caravanes roms à Strasbourg.

Et l’enquête sur les causes, elle en est où?


 

 

 

 

 

 

 

 

Les Roms sont comme nous

Article de Mediapart :
«Les Roms sont comme nous, ils ont besoin de lumière»

 

 
13 MAI 2013 | PAR CARINE FOUTEAU
Alors que les incendies de campements de Roms se multiplient depuis plusieurs semaines en France, jusque-là sans faire de victimes, celui qui a eu lieu à Lyon dans la nuit du 12 au 13 mai a été meurtrier. Au moins trois personnes, deux femmes et un enfant âgé d’une douzaine d’années, sont décédées après qu’une usine désaffectée (l’ex-usine Leroy-Somer) dans laquelle elles vivaient avec 200 à 300 autres personnes a pris feu.
À proximité du sinistre, la police bloque le passage. © Reuters
En fin d’après-midi, les corps n’avaient pu être sortis des décombres car le bâtiment, situé rue Audibert et Lavirotte dans le 8e arrondissement de la ville, menaçait toujours de s’écrouler. Des rescapés sont restés toute la journée dans les parages, refusant de quitter les lieux avant que l’opération de dégagement n’ait eu lieu. D’autres ont été évacués, en état de choc, et conduits en minibus dans le gymnase d’une école située avenue des Frères-Lumière, dans le même arrondissement, à une vingtaine de minutes à pied. La gestion de l’accueil a été confiée à la Croix-Rouge « avant qu’un relais soit pris par l’association Notre-Dame des sans-abris », a fait savoir la préfecture, qui ajoute qu’une « cellule d’aide médico-psychologique » a été mise en place.
Les occupants, parmi lesquels « un certain nombre » était de nationalité roumaine, avaient trouvé refuge dans ces locaux depuis octobre dernier. Le bilan est provisoire, ont insisté les pompiers inquiets de trouver d’autres personnes sans vie. Les flammes auraient totalement embrasé l’un des bâtiments du site peu après minuit. Dans la matinée, la préfecture indiquait ne disposer d’aucun élément sur l’origine du sinistre. Le procureur a demandé à la police judiciaire d’ouvrir une enquête. Les secours ont fait appel à des renforts, dont des équipes cynophiles. Le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, en déplacement ce jour dans l’agglomération lyonnaise pour dresser le bilan des zones de sécurité prioritaire, s’est rendu sur place, accompagné de la ministre de la justice, Christiane Taubira.
Militante de la Ligue des droits de l’homme (LDH), Gilberte Renard est l’une des premières à être arrivées sur place à l’aube, car elle s’attendait d’un jour à l’autre à une expulsion par les forces de l’ordre. Elle connaissait presque toutes les familles, d’origine Roms, y compris les personnes décédées. « Une des deux femmes étaient une mère de quatre enfants », indique-t-elle. « Il y avait beaucoup d’enfants, des tout-petits et des femmes enceintes », insiste-t-elle. « Ils dormaient souvent dans le grenier. Ils ont essayé de s’échapper par une lucarne, certains ont réussi, pas d’autres. Ça a été affreux », poursuit-elle.
« Tous vivaient en France depuis longtemps. J’en avais rencontré certains dès 2006 », se souvient-elle, énumérant les expulsions successives subies par les uns et les autres. Le terrain est une propriété privée. Une nouvelle fois, une décision de justice a ouvert la voie à une expulsion. Mais l’incendie a ravagé les lieux avant.
Pour Gilberte Renard, qui est également membre du Collectif lyonnais pour l’accès à la scolarisation et au soutien des enfants des squats, ces deux événements ne sont pas sans lien : « Une fois par semaine environ, les familles avaient la visite des policiers. Il y a sept ou dix jours, ils sont venus pour relever les identités de tout le monde, parents et enfants. Mercredi dernier, ils sont venus pour dire que l’expulsion était imminente. À peu près au même moment la mairie a coupé l’électricité. Les Roms sont comme nous, ils ont besoin de lumière. Ils ont dû s’éclairer à la bougie. Voilà le résultat », lance-t-elle, les pompiers ayant laissé entendre qu’une bougie sur une poutre était à l’origine du sinistre. « C’est une sacré responsabilité pour la mairie tout de même », souligne-t-elle.
Représentant local du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié avec les peuples (Mrap), Jean-Philippe, très investi sur le terrain, confirme : « L’électricité fonctionnait jusqu’à récemment. Puis effectivement, cela a été coupé. Ces derniers jours, il n’y en avait plus. La partie dans laquelle vivaient les Roms n’était pas en si mauvais état que ça. C’était même plutôt sain. Il faut être inconscient pour pousser les gens à s’éclairer à la bougie, avec les risques que cela comporte », s’indigne-t-il.
«Cela faisait six mois que l’on demandait le ramassage des ordures. En vain.»
La venue de deux ministres et la conférence de presse du maire de la ville, Gérard Collomb, n’ont en rien apaisé la colère des représentants associatifs présents sur les lieux, tant les pouvoirs publics semblent avoir négligé certaines de leurs responsabilités. Depuis la circulaire interministérielle du 26 août 2012 voulue par Jean-Marc Ayrault, les préfets sont censés intervenir en amont sur les campements pour aider les personnes à trouver des solutions de logement.
Selon ce texte, peu mis en œuvre, les occupants doivent faire l’objet d’un diagnostic et être suivis individuellement. Les collectivités territoriales sont supposées participer. « Rien de tout cela n’a été fait », regrette Aurélie Neveu, coordinatrice de la mission Roms à Lyon de Médecins du monde. « C’est même l’inverse qui s’est produit. Cela faisait six mois que l’on demandait le ramassage des ordures. En vain. Qui dit poubelles qui s’entassent, dit rats, dit maladies, dit aussi problèmes avec les riverains », poursuit-elle. « Les tensions avec les habitants du quartier étaient réelles, mais la mairie n’a pas fait ce qui est de son ressort pour les empêcher », déplore-t-elle.
La responsabilité de l’État est selon elle aussi engagée : « À deux reprises, nous avons sollicité madame Aimée Dubos, préfète déléguée pour l’égalité des chances, qui était la référente sur les questions de logement des Roms. En vain également. » En même temps qu’elle répond au téléphone, alors qu’elle se trouve dans le gymnase où sont accueillis les survivants du drame, elle décrit l’arrivée sur place d’agents de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), autrement dit des agents de l’État, proposant aux personnes… de retourner dans leur pays d’origine, moyennant une « aide au retour ».
Elle indique aussi que l’hébergement d’urgence local est saturé, estimant à 400 le nombre de refus au 115 ces derniers jours. « En raison de la fin de la trêve hivernale, il y a moins de places disponibles », observe-t-elle. Le gymnase a été réquisitionné pour une durée de quinze jours. Que deviendront ensuite ces personnes ? « Rien n’est prévu pour elles », s’étrangle Jean-Philippe. « Vous verrez qu’après leur avoir proposé de partir, les policiers viendront leur apporter des OQTF, c’est-à-dire des obligations de quitter le territoire », anticipe-t-il. « Si ces personnes ont brûlé, c’est qu’elles ont été expulsées d’autres campements, du quartier de Vaise notamment, sans diagnostic et sans solutions de relogement », reprend-il. « La passivité des pouvoirs publics aboutit à ce genre de situations », insiste-t-il, rappelant l’existence d’une récente décision du tribunal administratif de Lyon qui a condamné le 4 avril le préfet, Jean-François Carenco, à trouver d’urgence un hébergement, sous peine d’astreinte, pour dix familles qui venaient d’être délogées de leur campement à Villeurbanne. Après le démantèlement, des Roms de ce terrain avaient erré jusqu’à s’installer dans l’ex-usine, celle-là même qui a brûlé.
Parmi les enfants désormais hébergés dans le gymnase, certains étaient scolarisés. Mais là encore, à cause des évacuations à répétition, les parcours scolaires s’étaient effilochés. « Que va-t-il leur arriver ? » s’interroge Gilberte Renard. Outre le respect de la circulaire du 26 août, les acteurs associatifs demandent l’accès de ces personnes à des logements « dignes et pérennes ». En attendant, elles exigent l’arrêt des expulsions et la sécurisation des lieux habités, avec une mise à disposition des services vitaux (eau, sanitaires, électricité).
« Devant ce drame, il convient d’abord de s’incliner devant la mémoire des victimes, de s’interroger tous ensemble sur notre collectivité humaine et nos actions », a indiqué la préfecture dans un communiqué, refusant de répondre aux accusations portées à son encontre. La mairie, de son côté, fait savoir à Mediapart qu’un diagnostic a été réalisé sous l’égide de la Maison de la veille sociale, créée en 2009 et regroupant l’ensemble des partenaires concernés. Quant à l’électricité, elle a reconnu qu’elle avait été coupée il y a environ deux semaines parce que les « squatteurs s’étaient branchés sur le transformateur de secteur qui gère la production d’électricité sur le quartier » et que ce branchement « était risqué ». Des « raisons de sécurité » sont donc – paradoxalement – évoquées.
« L’agglomération ne peut pas accueillir tous ceux qui à travers le monde se trouvent en difficulté », a affirmé Gérard Collomb devant des journalistes, considérant être « totalement en harmonie » avec Manuel Valls qui, après avoir exprimé un « sentiment de profonde tristesse », venait d’ajouter qu’« en même temps, ces squats, comme les campements de fortune, doivent être évacués chaque fois quand ils présentent, ici comme ailleurs, de vrais dangers ». Une manière de justifier sa politique de démantèlement, sans s’interroger sur les effets pervers qu’elle peut avoir.

 Appels des étudiantes et étudiants, de l’Education, de la Santé… pour la 6e République

Appel des étudiantes et étudiants pour la 6e République:

La République que nous voulons est le lieu de l’émancipation de toutes et tous et doit permettre à chacun-e de prendre effectivement part à la vie civique. Pour les étudiant-e-s, cela passe notamment par la libération des lieux d’éducation et de savoir – moyens de l’émancipation citoyenne que nous souhaitons – des politiques néo-libérales qui les contraignent.

Dans cette 6e République, l’université ne sera pas un lieu où l’on apprend quoi penser, mais un lieu où l’on apprend à penser. Elle contribuera à la production et à la transmission d’un savoir libre. La République ne transformera plus ce savoir en marchandise et ne soumettra plus l’université aux aléas des conjonctures économiques. Notre 6e république n’est pas celle des autoproclamés « pôles d’excellence universitaire ». Notre excellence, c’est l’égalité : l’université de la 6e république ne sera pas le lieu de la reproduction sociale, mais celui de la justice sociale, un endroit favorisant l’auto-détermination des individus ; elle ne hiérarchisera pas les disciplines en fonction de leur prétendue rentabilité. L’université de la 6e République travaillera aussi aux évolutions concrètes que nous souhaitons, en formant par exemple chacun-e aux besoins de la transition énergétique et de la planification écologique, quelle que soit sa place dans la société. La rentabilité financière ne sera plus la toise sous laquelle devront passer les diplômes pour survivre. Au contraire, l’intérêt général sera l’étalon de toute chose. L’université de la 6eRépublique sera aussi celle de la démocratie : les droits des étudiant-e-s et des personnels ne seront pas soumis à une gouvernance opaque et asservie au monde des entreprises. Les étudiant-e-s recevront un revenu garantissant leur autonomie financière, grâce à laquelle nous passerons de l’égalité des chances à l’égalité des droits. Ils et elles n’auront plus à faire le choix entre travailler et réussir leurs études, entre s’endetter et arrêter leurs études. La 6e République garantira une université qui permet à tou-te-s les étudiant-e-s de se doter d’un diplôme vraiment protecteur, grâce auquel la rémunération sera en relation avec le niveau de qualification. Seul un cadre national des diplômes assurera ce droit face au patronat.

Parce que la 6e République affirmera que l’université est un service public, donc accessible à tou-te-s, et qu’elle est une des clés accompagnant le changement que nous voulons ; parce que nous sommes potentiellement tou-te-s des constituant-e-s de cette nouvelle République, nous, étudiant-e-s appelons toutes celles et tous ceux qui veulent une Université au service du Peuple et non de la finance à participer à la grande marche citoyenne pour la 6e République le 5 mai !

Appel de l’éducation pour la 6ème République

Les professionnel-les et usager-es de la santé et du social appellent à la marche citoyenne du 5 mai pour la 6e République

Appel de syndicalistes à la marche unitaire du 5 mai, contre la finance et l’austérité, pour la 6ème République

Appel de la culture pour la marche citoyenne pour la 6ème République

Appel des Français de l’Étranger pour le 5 mai 2013

Appel des économistes pour une VIe République, contre la finance et l’austérité

Appel pour la défense des libertés associatives et de l’éducation populaire à la marche du 5 mai pour la 6e République

Appel des écologistes à la grande marche citoyenne du 5 mai pour la 6e République

Appel d’élu-e-s pour la 6ème République

D’autres appels nationaux: http://www.marchepourla6eme.fr/?cat=5

D’autres appels locaux: http://www.marchepourla6eme.fr/?cat=4

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 Factieux and co

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Complètement barjot, en effet!

Hollande veut du sang, il en aura ! Tout le monde est furieux. Nous vivons dans une dictature

Mais on aurait tort de sous-estimer le danger de cette alliance layette rose-bleu sous laquelle pointe le marron facho.

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lu sur l’Obs

“Peu avant 22h00, plusieurs centaines de manifestants, dont certains appartenaient au mouvement traditionaliste Civitas avec leurs drapeaux blancs frappés du Sacré Coeur rouge, ont tenté de gagner le Sénat aux cris de “Hollande démission”. Rue de Médicis, une artère qui longe le jardin du Luxembourg, des manifestants se sont approchés des gendarmes mobiles qui ont tiré des gaz lacrymogènes.”

L’alliance de l’UMP avec les factieux d’extrême-droite:

“Le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, a de son côté estimé que “le président de la République prend le risque d’une confrontation violente avec les Français“.”

 Après le referendum : affaiblissement ou renforcement de l’identité alsacienne ?

Alsace Agonie 07-11-2009 10-34-06

LIBRE OPINION

Après le referendum : affaiblissement ou renforcement de l’identité alsacienne ?

Pierre Klein

Jean-Marie Woehrling[1]

Dès les résultats connus, on a avancé la thèse de la « fin du particularisme alsacien ». Il est vrai que l’affirmation d’un projet régional alsacien était sous-jacente à l’idée de fusion des trois collectivités et que celle-ci a été attaquée pour ce motif par les éléments les plus extrêmes et les plus jacobins, en même temps que d’autres aspects de ce « particularisme » (le droit local, l’enseignement bilingue paritaire) étaient remis en cause.

Toutefois, ni le déroulement de la campagne ni l’analyse du scrutin ne permettent de retenir la thèse d’un rejet de la dimension alsacienne. C’est plutôt la permanence de certaines traditions alsaciennes qui s’expriment dans ces résultats : la méfiance à l’égard d‘un leadership strasbourgeois jugé lointain et hautain, la préférence pour le concret et l’existant plutôt que pour les constructions abstraites et nouvelles (Besser a Spatz en der Hand statt a Duwa uf’m Dach), la méfiance à l’égard d’un projet dont les modalités auraient été arrêtés à Paris. Tout ceci ne traduit pas un rejet de la personnalité régionale.

C’est au contraire l’insuffisant affirmation de l’identité alsacienne dans le projet, au bénéfice d’arguments « technocratiques », qui a suscité l’indifférence voire la méfiance des électeurs. Plus d’Alsace aurait été un slogan davantage porteur que plus d’efficacité. Ensemble, les électeurs des deux départements, les uns par le non, les autres par l’abstention, ont fait entendre qu’ils veulent un autre projet régional et non que l’identité régionale ne les intéresse plus. C’est bien en fin de compte une certaine idée d’Alsace qui sort vainqueur du scrutin. Plus que jamais, les Alsaciens sont conscients de leur situation géo-économique au sein du Rhin supérieur et de que ce facteur décisif pour le dynamisme de la région implique un certain nombre d’investissements culturels, notamment dans la langue régionale, c’est-à-dire l’allemand dans sa version standard comme dans ses formes dialectales.

Malgré le grand gâchis qu’il représente, l’échec du projet de réforme des structures peut nous donner l’opportunité de nous concentrer sur les contenus : un projet régional impliquant toutes les composantes géographiques de l’Alsace axé sur des questions concrètes. Comment mieux vivre ensemble, comment être plus efficaces dans le monde de la compétition, comment nous sentir bien dans notre peau malgré l’inéluctable nécessité d’ajuster nos dépenses à nos ressources, comment cultiver la solidarité sans brider l’initiative, comment gérer avec parcimonie notre territoire ?

Les réponses à ces questions, nous devrons les trouver, même sans réformes institutionnelles, dans notre cadre territorial qui est l’Alsace. Celui-ci offre à tous les habitants de l’Alsace une richesse culturelle considérable s’ils veulent bien la prendre en main. A titre d’exemple, même sans fusion, la Région et les deux Départements sont appelés, à l’occasion des assises de la langue et de la culture régionales en voie de préparation, à adopter une charte linguistique qui mettra en œuvre les grands principes européens de respect des langues régionales, qui à la fois nous donnera plus d’atouts économique, plus d’ouverture sur le monde et plus de personnalité. JMW et PK

[1] Pierre Klein est président d’Initiative Citoyenne Alsacienne (ICA) ; Jean-Marie Woehrling est président de Culture et Bilinguisme d’Alsace et de Moselle – René Schickele Gesellschaft

 Non à la fermeture du Restaurant Universitaire Pasteur à Strasbourg

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Diaporama
http://www.flickr.com/photos/69546723@N03/sets/72157633213194492/show/

Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées une fois de plus entre midi et deux heures devant le restaurant universitaire que le CROUS veut fermer cette semaine.

Les syndicats, partis, associations, habitants du quartier, élus présents s’opposent à cette destruction d’un lieu de vie et de rencontre entre étudiants en médecine, en archi avec les habitants du quartier populaire de la gare.

Encore une fois il s’agirait d’une grande perte d’un lieu où il est possible de manger chaud à des tarifs encore à peu près abordables malgré les hausses.

Il est à craindre qu’en cet endroit des intérêts privés succèdent aux œuvres universitaires, augmentant le profit de quelques uns au détriment de tous-tes.

Après les prises de parole des uns et des autres, tout le monde est entré pour y déjeuner en signe de solidarité avec les personnels qui y travaillent depuis des années. Souhaitons que ce ne soit pas la dernière fois!

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RU Pasteur Strasbourg

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 Honte à ceux qui font de l’antisémitisme leur fond de commerce!

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Honte à ceux qui font de l’antisémitisme leur fond de commerce !

par Pierre Stambul

Des officines zélées (CRIF, BNVCA* …) ont pris l’habitude de dégainer instantanément pour faire taire toute critique de la politique israélienne.

Une propagande bien rodée

Vous vous réclamez du droit international, vous revendiquez l’égalité des droits pour les Palestiniens ? Vous êtes antisémites.

Vous dénoncez l’occupation et la colonisation ? Vous êtes antisémites.

Vous n’acceptez pas l’expulsion du peuple palestinien de son propre pays en 1948-49 et vous êtes pour le droit au retour des réfugiés palestiniens ? Vous voulez « jeter les Juifs à la mer » et vous êtes antisémites.

Le tribunal Russell sur la Palestine utilise les mots justes pour qualifier ce qui est à l’œuvre : apartheid, sociocide … ? Ce tribunal est bien sûr antisémite.

Sur le modèle de ce qui s’est fait en Afrique du Sud, 172 associations de la société civile palestinienne lancent un appel mondial au BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) de l’État d’Israël ? Les Palestiniens veulent bien sûr « achever l’œuvre des Nazis ». D’ailleurs « Arafat était un nouvel Hitler ». Et ceux qui pratiquent le BDS sont des antisémites.

Des personnalités juives françaises critiquent publiquement la politique israélienne ? On les traîne dans la boue. On fait un procès à Edgar Morin qui fut un grand résistant. On récuse la judéité et les combats dans la résistance de Stéphane Hessel et on proclame qu’il fut « un maître à ne pas penser » (lire Prasquier, président du CRIF). On orchestre une campagne de diffamation contre Charles Enderlin accusé d’avoir « bidonné » un reportage sur l’assassinat de Mohamed al-Durah. Tous ces Juifs critiques sont des « traîtres ayant la haine de soi », voire des Juifs nazis.

Les Pays-Bas décident de demander l’étiquetage des produits des colonies ? Cette décision est qualifiée d’antisémite. Et le ministre de l’intérieur israélien déclare que les Pays-Bas n’ont pas correctement indemnisé les Juifs néerlandais victimes du nazisme. Bref, vous leur parlez colonialisme, droit international, égalité des droits et ils vous répondent Shoah.

Comprendre ce qu’est l’antisémitisme …

C’est le christianisme qui a inventé l’antijudaïsme à la fin de l’Empire Romain quand il est devenu religion d’État. Il y a eu l’accusation de déicide et de crimes rituels, les stéréotypes racistes (« les Juifs veulent dominer le monde »), les nombreux interdits professionnels (notamment à la possession de la terre), les expulsions et spoliations répétées, l’enfermement dans les juderias et les ghettos, puis les pogroms qui commencent dès la première croisade et connaîtront leur apogée en Espagne et en Ukraine.

Une réécriture de l’histoire est en marche, à la fois pour masquer l’antijudaïsme chrétien et pour prétendre que les Juifs ont vécu l’enfer dans le monde arabo-musulman. Les Juifs ont eu le statut de « dhimmi » (= « protégé ») auquel avaient droit les adeptes des « religions du livre » non musulmanes : chrétiens, zoroastriens, juifs … Ce n’était certes pas la citoyenneté (elle n’existait nulle part à l’époque). Il y a eu des moments difficiles, mais rien de comparable (avant l’apparition du sionisme) avec les massacres et discriminations incessants subits par les Juifs dans l’Europe chrétienne. Et d’ailleurs c’est au Maghreb ou dans l’empire Ottoman que la majorité des Juifs expulsés d’Espagne trouveront refuge et accueil.

L’émancipation des Juifs commence en Europe à la fin du XVIIIe siècle et c’est paradoxalement elle qui va provoquer la transformation de l’antijudaïsme chrétien en antisémitisme racial. En sortant du ghetto et en se laïcisant, les Juifs deviennent une minorité invisible et un obstacle au rêve fou d’États ethniquement purs. Le consensus antisémite parmi les dirigeants européens apparaît en Europe dans une période d’exacerbation de nationalismes niant les droits de « l’autre ». C’est pourtant sur ce terreau idéologique qu’est né le sionisme.

… qui n’a rien à voir avec l’antisionisme

Les Juifs ont été les parias de l’Europe, réputés être des « asiatiques inassimilables ». Balfour était Premier ministre anglais en 1905. Il prononce devant la Chambre des Communes un discours antisémite virulent considérant les Juifs polonais comme des agitateurs révolutionnaires et il interdit leur immigration en Angleterre. Plus tard en 1917, il envoie à Lord Rothschild (choix pas vraiment neutre) la fameuse déclaration Balfour promettant aux Juifs que la Palestine (où moins de 10% de la population est juive) deviendra un « Foyer National Juif ».

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 Loos/Hermann: un débat peut en cacher un autre

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En apparence, le débat d’hier soir entre le premier adjoint Robert Hermann et l’ex ministre François Loos portait sur la Collectivité territoriale d’Alsace quelques jours avant le référendum du 7 avril.

Et les deux hommes, si proches politiquement, bien que l’un vote non et l’autre oui, ont effectivement parlé du sujet devant une salle remplie de partisans de Loos à voir les applaudissements à sens unique.

Hermann Loos CTA feuille2chouphoto

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Mais derrière un débat quasi consensuel, du genre de ceux plaisamment dénoncés dans Les nouveaux chiens de garde, où deux larrons d’accord sur presque tout, font semblant de s’opposer, on voyait déjà se profiler les municipales de Strasbourg, chacun des deux hommes, ayant déjà fait savoir qu’il était prêt à s’y coller. On espère qu’ils n’ont pas de compte en Suisse. Ou alors, qu’ils penseront à les fermer illico s’ils ne veulent pas se faire cahu-saquer.

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On peut écouter-réécouter, pour les masos, ce débat ci-dessous, mené par Antoine Spohr et Christian Bach.
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L’évocation finale de la vieille affaire du synchrotron qui a opposé Grenoble et Strasbourg, suffit à rappeler le vrai enjeu, d’ailleurs pas du tout occulté de ce scrutin, à la différence de la campagne officielle et du document électoral envoyé aux gogos-électeurs, qui est de mettre en place les régions fortes et concurrentielles exigées par le néo-libéralisme mondial.

Hermann regretta même qu’on n’ait pas choisi de ne faire que sept grandes régions en France au lieu des vingt-deux actuelles. Idem pour la future métropole autour de Strasbourg qui pourrait s’étendre au-delà de l’actuelle CUS, à une super CUS étendue à une grosse partie du département du Bas-Rhin.

Bref, les deux compères étaient d’accord, avec quelques nuances, pour taper sur les responsables actuels de la région et des départements qui jouent petit bras.

Les réponses respectives des deux challengers avaient ceci de commun qu’ils sont incapable de penser la politique autrement qu’en termes économico-financiers. Dès qu’on suggère qu’il peut y avoir autre chose que la concurrence dans la vie, et que le monde s’en porterait mieux, Hermann ne trouve rien de mieux comme argumentaire qu’une critique de la “décroissance” dont le nom n’avait pas été prononcé! Produire toujours plus au meilleur coût et pour le profit maximum du capital, sans jamais se poser la question des besoins essentiels pas satisfaits, voilà l’horizon commun de ces messieurs.

N’oubliez pas, dimanche 7 avril, de voter NON!

Communiqué de presse du NPA 67

La Collectivité Territoriale d’Alsace : un laboratoire du capitalisme

Le NPA 67 se prononce contre la Collectivité Territoriale d’Alsace sur laquelle les alsaciens sont appelés à voter lors du référendum qui se déroulera le 7 avril prochain.

La fusion des trois collectivités (conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin et du Conseil d’Alsace) et de leurs services publics n’est rien d’autre que l’application de l’austérité budgétaire au niveau territorial. Ce projet s’inscrit dans la continuité de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) de Sarkozy que poursuit actuellement le gouvernement social-libéral de Hollande.

Ce projet ne fera qu’accentuer la concurrence entre les régions. L’Alsace ne sera pas le laboratoire du démantèlement des services publics locaux !

Pour la défense et le développement des services publics de proximité et de qualité, le NPA appelle à refuser le projet de la Collectivité Territoriale d’Alsace en votant « NON » ou en s’abstenant le 7 avril.

Le NPA 67 vous donne rendez vous le 8 avril à 20h à la Maison des associations (1 place des orphelins, 67000 Strasbourg) pour débattre de la construction d’une opposition de gauche au gouvernement et au patronat.

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